24/10/2026
« 𝐓𝐮 𝐧’𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐞𝐫𝐚𝐬 𝐩𝐚𝐬 𝐥’𝐢𝐦𝐦𝐢𝐠𝐫𝐞́… » (Ex 22, 20)
𝟑𝟎𝐞 𝐝𝐢𝐦𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞 𝐝𝐮 𝐓𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐨𝐫𝐝𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞
Lectures : Ex 22, 20-26 ; Ps 17 (18) ; 1 Th 1, 5c-10 ; Mt 22, 34-40
Vivre la foi dans l'intimité avec Jésus
𝐌𝐞́𝐝𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐝𝐢𝐦𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞 𝟐𝟓 𝐨𝐜𝐭𝐨𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔
𝐁𝐢𝐞𝐧-𝐚𝐢𝐦𝐞́𝐬 𝐝𝐮 𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭,
Le livre de l’Exode pose un interdit divin : « Tu n’exploiteras pas l’immigré… » Exploiter, c’est regarder une personne et finir par ne plus voir qu’une utilité : une main qui travaille, quelqu’un qui accepte davantage parce qu’il a moins de choix ; parce qu’il vit dans la précarité, la vulnérabilité. L’exploitation s’infiltre discrètement dans notre manière de consommer le service des autres. Elle est présente lorsque nous ne voyons chez un collaborateur, une aide de maison ou même un proche, que ce qu’ils nous rapportent ou ce qu’ils facilitent. Dieu interdit cela à son peuple. Il en donne la raison : « car vous étiez vous-mêmes des immigrés au pays d’Égypte. » En effet, avant d’avoir du pouvoir, le peuple choisi a connu la vulnérabilité.
Ce souvenir est essentiel, car nous aussi, nous avons nos exils : un moment nous avons eu besoin d’un emploi, d’une aide, d’une recommandation, d’un accueil, d’une personne qui pouvait nous ouvrir ou nous fermer une porte. Personne ne traverse toute son existence en position de force. Voilà pourquoi Jésus dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Aimer comme soi-même, c’est refuser de transformer en avantage, chez l’autre, ce que nous aurions vécu chez nous comme une humiliation. Aimer comme soi-même, c’est accepter de regarder la vulnérabilité d’autrui comme le miroir de notre condition.
Dieu nous demande d’aller jusqu’à respecter et protéger le manteau du pauvre. Son manteau doit lui être rendu avant la nuit, car la dette du pauvre ne lui retire pas le droit de dormir à l’abri. Pour Dieu, aucune nécessité ne justifie qu’on piétine une vie.
À chaque messe, Jésus qui se donne dans l’Eucharistie nous rappelle que Dieu ne se sert jamais de l’homme. Il se livre entre nos mains. Il nous apprend à regarder l’autre non comme un moyen, mais comme celui pour qui, lui, Jésus, a donné sa vie.
𝐒𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐮𝐫, 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮’𝐮𝐧 𝐝𝐞́𝐩𝐞𝐧𝐝 𝐝𝐞 𝐦𝐚 𝐩𝐚𝐫𝐨𝐥𝐞, 𝐝𝐞 𝐦𝐚 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐨𝐮 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫, 𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞-𝐦𝐨𝐢 𝐝𝐞 𝐥𝐞 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐬𝐚 𝐟𝐫𝐚𝐠𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́. 𝐍𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐞𝐭𝐬 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐣’𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐭𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐝’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐮𝐢, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐣𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞̀𝐠𝐞 𝐬𝐚 𝐝𝐢𝐠𝐧𝐢𝐭𝐞́. 𝐀𝐩𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐬-𝐦𝐨𝐢 𝐚̀ 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢̂𝐭𝐫𝐞, 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐯𝐢𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐯𝐮𝐥𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞, 𝐦𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐜𝐚𝐫𝐢𝐭𝐞́. 𝐀𝐦𝐞𝐧 !
𝐏𝐞̀𝐫𝐞 𝐃𝐢𝐝𝐢𝐞𝐫 𝐒𝐚𝐥𝐥𝐞́