Forum partage de foi

Forum partage de foi Creuset pour partager nos expériences spirituelles. Nous sommes des disciples du Christ désirant vivre notre foi dans nos milieux de vie respectifs.

21/02/2026

PREMIER DIMANCHE DE CARÊME DE L’ANNEE A

TEXTES : Gn 2, 7-9 ; 3, 1-7a / Ps 50(51), 3-4. 5-6ab. 12-14. 17 / Rm 5, 12-19 / Mt 4, 1-11
PREDICATEUR : P. Martin KOTCHOFFA, SVD
THEME : Les maux qui minent notre vie

Bien-aimé(e)s, en ce premier dimanche de carême, nous sommes confrontés à trois maux existentiels. Trois maux auxquels nous devons faire face tous les jours. Il s’agit de l’avoir, du savoir et du pouvoir. L’excès en toute chose n’est pas bonne car elle nous détruit nous rappelle le sage. Si nos premiers parents ont été incapables de lutter contre ces maux, ce qui d’ailleurs les a conduits loin de Dieu ; Jésus nous montre qu’il est possible de lutter contre ces maux et d’en sortir victorieux.
Le tentateur vient à Jésus au moment où il est dans le besoin. La première des choses qu’il lui propose c’est de la nourriture qui est une possession matérielle que nous recherchons tous au quotidien. Et à côté de cela il y a les autres biens matériels (l’argent, les maisons, les voitures, etc.) pour lesquels nous sommes prêts à tout. Notre soif de posséder nous pousse à résumer notre existence seulement qu’en des questions de possessions matérielles (avoirs). Mais Jésus nous fait comprendre que la parole de Dieu doit, au contraire, être au centre de notre existence pour ne pas laisser les biens matériels contrôler notre vie.
La deuxième proposition du tentateur concerne l’utilisation du savoir. Il est souvent dit que celui qui a la connaissance peut contrôler le monde. Bien-aimé(e)s que faisons-nous de notre savoir, comment est-ce que nous l’utilisons ? Pour Jésus notre connaissance ne doit pas nous pousser à faire le mal ou bien à rechercher la chute de l’autre. Hélas, c’est bien ce que nous faisons. Nous utilisons notre intellect pour le mal, pour détruire et ruiner les autres, pour les éprouver et les torturer. Jésus n’a pas voulu utiliser sa connaissance pour mettre son Père à l’épreuve.
La troisième proposition du tentateur concerne le pouvoir ! la soif du pouvoir ! Tout le monde veut exercer le pouvoir vaille que vaille. Et pour cela, on est prêt à toutes sortes de pactes et de sacrifices. Le pouvoir nous soule au point que nous perdons tout sens d’humanité. Ainsi on installe autour de nous la terreur, la tyrannie et la dictature. Jésus nous propose au contraire de ne point laisser la soif du pouvoir nous éloigner de Dieu et nous pousser à l’abandonner. Car toute véritable autorité vient de Lui. Et c’est en se tournant vers lui que notre exercice du pouvoir deviendra un service rendu à l’humanité.
Bien-aimé(e) tu as l’opportunité de faire le choix de l’humilité devant ces maux et d’en sortir victorieux comme Jésus ou bien tu peux laisser ton orgueil te conduire et finir comme Adam et Eve. A toi de faire ton choix.

Bien-aimé(e), si aujourd’hui tu entends la voix du Seigneur t’invitant à lutter contre les trois maux qui minent ta vie, n’endurcis pas ton cœur. Amen

14/02/2026

SIXIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE DE L’ANNEE A
TEXTES : Si 15, 15-20 / Ps 118(119), 1-2. 4-5. 17-18. 33-34 / 1 Co 2, 6-10 / Mt 5, 17-37
PREDICATEUR : P. Martin KOTCHOFFA, SVD
THEME : Une ère nouvelle !

Bien-aimé(e)s, Jésus nous propose d’entrer dans une société nouvelle en abandonnant l’ancienne avec ses tares. La nouvelle société, que Jésus nous propose, a des caractéristiques bien spécifiques qui diffèrent de l’ancienne. Jésus nous dit clairement que cette nouvelle société sera l’accomplissement du véritable sens des commandements de Dieu. « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5,17) nous dit Jésus. Et pour accomplir la loi, Jésus reprend ce qui se faisait (Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens…) puis ordonne la nouvelle attitude (Eh bien ! moi, je vous dis…) qui doit prévaloir dans la nouvelle société. Jésus nous propose trois nouvelles attitudes :
- La première concerne notre relation avec les autres. Jésus nous invite à ne pas exaspérer nos frères et sœurs. Pour lui, nous devrons œuvrer pour une véritable cohésion sociale et pour le rayonnement de la paix. Et ceci n’est possible que si optons pour la réconciliation au quotidien : Demander et offrir le pardon les uns aux autres. En d’autres termes nous sommes appelés à vivre l’humilité dans nos relations. Une humilité qui nous exhorte à accueillir l’autre tel qu’il est et à ne rechercher que son bien-être.
- La deuxième concerne la fidélité dans nos relations conjugales. Pour Jésus le mariage est pour toute notre vie. Et cela suppose un dévouement profond de chacun des partenaires. Ce dévouement implique une lutte intérieure permanente contre toutes formes distractions qui mettent en danger le bonheur du couple. Ainsi donc, nous sommes invités à identifier les chemins qui nous conduisent à l’infidélité et à les fuir, mieux à s’en débarrasser.
- La troisième concerne notre intégrité. Pour Jésus, dans la nouvelle société nous devons être des hommes et femmes de parole. Nous devons être conséquents envers nous même au lieu de jouer au caméléon. L’honnêteté et la franchise doivent être notre lot quotidien.
Bien-aimé(e)s, Jésus ne nous impose pas ces attitudes mais nous les proposent, tout en nous laissant le libre choix. Et c’est ce que la première lecture rappelle : « Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle » (Si 15, 15). Avec Jésus c’est une nouvelle ère qui commence mais le choix nous appartient. Nous pouvons décider de demeurer dans notre ancienne vie sans Jésus, ou bien d’entrer dans la nouvelle vie qu’il nous propose pour répondre à la volonté de Dieu dans notre vie.

Bien-aimé(e), si aujourd’hui tu entends la voix du Seigneur t’invitant à accueillir cette ère nouvelle de grâce, n’endurcis pas ton cœur. Amen

07/02/2026

CINQUIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE DE L'ANNÉE A

TEXTES: Is 58, 7-10 / Ps 111 (112),.4-5, 6-7, 8a.9 / 1 Co 2, 1-5 / Mt 5, 13-16

PRÉDICATEUR: P. Martin KOTCHOFFA, SVD

THÈME: Sois différent des autres!

Bien-aimé(e)s en ce cinquième dimanche du temps ordinaire de l'année A, les textes liturgiques que l'Eglise notre sainte mère nous propose nous invitent à agir différemment au sein de nos familles et notre société.

Agir différemment, c'est de parvenir à laisser la lumière du Christ briller en nous pour illuminer le monde. C'est ce que Jésus nous rappelle en nous disant que: *"Vous êtes la lumière du monde."*!

Le monde tel qu'il se présente à nous aujourd'hui est sous l'emprise des ténèbres et le Christ veut que nous y apportons sa lumière.

Les nombreuses guerres qui ne finissent jamais, le fossé de plus en plus grandissant entre riches et pauvres, la misère galopante dans nos sociétés, les vengeances orchestrées ici et là, l'usage de la violence à tout bout de champ, le manque de compassion exalté dans l'attitude des hommes, l'égoïsme et l'individualisme érigés en norme sociale, l'expression du *chacun pour soi, Dieu pour tous* chanté à qui veut l'entendre, l'exploitation de l'Homme par l'Homme qui vient confirmer la théorie de thomas Hobbes: *"L'Homme est un loup pour l'Homme"*, le refus des uns de partager avec les autres, la dépravation grandissantes des moeurs: homosexualité, pédophilie, bestialité, fornication, adultère, incestes, etc.....tous ces maux dont souffrent nos sociétés sont des signes de l'emprise des ténèbres.

Et c'est dans un tel environnement que le Christ nous rappellent que nous devons y faire briller la lumière en nous. C'est à dire laisser le bien dominer le mal.

Nous ne devons pas cautionner ces agissements, ni faire pareillement.

Mais ce qu'il y a de triste c'est de voir que bon nombre de soi disant chrétiens sont mêmes des promoteurs de tels agissements. Et aujourd'hui ils s'etonnent que Dieu semble loin d'eux.

Bien-aimé(e)s la conversion est toujours possible. Et le prophète Isaïe nous apporte un message d'espérance.

Isaïe nous dit clairement: *"Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi."*

Le choix donc nous revient aujourd'hui. Il nous faut décider d'abandonner ces chemins ténébreux pour que la lumière du Christ brille encore en nous.

Abandonner ces chemins c'est décider de faire aux autres ce que je désire qu'ils me fassent ; c'est de traiter les autres comme je souhaiterais qu'ils me traitent. Ici, il s'agit de la règle d'or!

Cette règle d'or nous aidera à agir différemment face à l'esprit de ce monde en décadence afin de le relever.

Bien-aimé(e) es tu prêt(e) à cette transformation?

Bien-aimé(e) si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur t'invitant à agir différemment face à l'esprit de ce monde n'endurcis pas ton coeur . Amen

31/01/2026

QUATRIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – ANNEE A

TEXTES: So 2: 3; 3: 12-13 / Ps 145 (146): 7-10 / 1 Co 1: 26-31 / Mt 5: 1-12a
PREDICATEUR: P. Martin KOTCHOFFA, SVD
THEME: les pauvres de cœur

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, nous sommes au quatrième dimanche du temps ordinaire, année A. Et les textes liturgiques révèlent l’inclinaison ou l’amour spécial que Dieu porte au «pauvre ». Lorsqu’on parle du « pauvre » on pense immédiatement à celui-là qui est matériellement dans le besoin, celui-là qui n’a rien mais aussi celui-là qui n’a personne. Et effectivement tout porte à croire que ceux-là sont beaucoup plus tournés vers le Seigneur. Puisqu’ils n’ont rien, ils s’abandonnent beaucoup plus au Seigneur, ils espèrent tout de lui. A vrai dire ils sont plus ouverts au message du Seigneur. Et l’histoire nous démontre que c’est à travers une pauvre fille que le Christ a pris chair et c’est dans une condition de pauvreté qu’elle lui a donné naissance. Ce sont aussi à de pauvres bergers que l’annonce de sa naissance a été faite. Et c’est au milieu des pauvres qu’il a vécu. Ce sont aussi de simples et pauvres pêcheurs qu’il a appelé premièrement à sa suite. Et la multitude qui le suivait était des gens de modeste condition.
C’est donc d’une telle catégorie de personnes que Paul fait mention dans son épitre. Ceci laisse supposer que l’Eglise était majoritairement, dans ses origines, composée de « pauvres » c’est-à-dire ceux-là qui n’ont rien, qui ne sont pas si riches. Mais cela ne veut surement pas dire qu’il n’y avait ni de riches ni de sages ou bien d’intellectuels parmi eux. C’est donc à cause de leur prédisposition naturelle à faire confiance à Dieu, de qui dépend leur sort, que Dieu a toujours eu un regard préférentiel pour les « pauvres ». Et en parlant de pauvres la bible fait mention principalement de la v***e, de l’orphelin et de l’étranger. Mais es ce que la « pauvreté » doit être seulement liée à l’aspect matériel ? A Vrai dire le discours de Jésus aujourd’hui nous démontre le contraire. Car une personne peut bien être matériellement riche mais vivre dans une simplicité totale, détachée de ses biens matériels. Une autre personne au contraire peut être matériellement pauvre mais vivre au-dessus de ses moyens pour faire croire aux autres qu’il est important. Une telle attitude est due à l’orgueil ! Pourtant Dieu élève les humbles et rabaisse les orgueilleux (Lc 1 : 52)
En proclamant bienheureux les pauvres et surtout les « pauvres de cœurs », Jésus donne une nouvelle interprétation à la notion de « pauvreté ». En effet le cœur est le siège de tous les désirs, de toutes les passions, de toutes œuvres bonnes ou mauvaises. C’est du cœur de l’homme que nait aussi bien l’orgueil que l’humilité. Lorsque le cœur choisi l’humilité alors il entre dans la vision de Dieu. Ainsi on peut dire que la notion de « pauvreté » dans la Bible indique beaucoup plus l’humilité, la simplicité et l’obéissance. Le pauvre dans ce sens est celui qui est humble, qui se fait tout petit et qui met toute sa confiance dans le Seigneur en lui obéissant avec joie. C’est celui-là qui espère dans le Seigneur, qui s’appuie sur lui et qui n’a que le Seigneur comme rempart et refuge. C’est d’ailleurs pourquoi le prophète Sophonie invite ces humbles à rechercher constamment la face du Seigneur car quand le pauvre crie vers le Seigneur il est exaucé ! Dieu donc souhaite que son peuple soit entièrement un peuple d’hommes humbles. Un peuple qui « prendra pour abri le nom du Seigneur » (So 3 : 11) Jésus proclame donc bienheureux ceux-là qui sont pauvres de cœur.
La pauvreté de cœur est donc à vrai dire une confiance totale au Seigneur. C’est la capacité de compter pour rien tous nos biens terrestres. C’est la capacité de mener une vie simple et humble bien qu’ayant les moyens d’une vie luxueuse. Ceux-là qui le font recherchent ainsi la face de Dieu, ils ont soif de Dieu, ils s’humilient devant Dieu.
Et nous bien-aimé(e)s sommes-nous humbles, simples et obéissants ? Bien souvent nous sommes les personnes les plus compliquées de la terre. Nos vies ne reflètent pas nos convictions religieuses. L’orgueil s’empare de notre existence et finalement nous ne reflétons plus Dieu dans notre vie. Nous devenons pires que ceux-là qui ne connaissent pas le Christ.
Dieu nous invite à la pauvreté de cœur c’est-à-dire à une vie qui prend appui sur le Seigneur, une vie qui n’a que le Seigneur pour guide, une vie enracinée en Dieu. Dieu nous invite à une vie qui ne met pas le matériel au-dessus du spirituel, une vie qui ne valorise pas les biens terrestres au détriment des biens célestes. Il nous appelle à être humble afin que lui nous élève.
Demandons donc la grâce de l’humilité au Seigneur afin que nos cœurs lui soient dociles et soumis pour sa plus grande gloire.

Bien-aimé(e) si aujourd’hui tu entends la voix du Seigneur qui t’invite à une vie simple et humble n’endurcis pas ton cœur.

24/01/2026

TROISIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE DE L’ANNEE A

TEXTES: Is 8, 23b – 9, 3 / Ps 26(27), 1. 4abcd. 13-14 / 1 Co 1, 10-13. 17 / Mt 4, 12-23
PREDICATEUR: P. Martin KOTCHOFFA, SVD
THEME : Accueille Jésus, la parole vivante de Dieu
Bien-aimé(e)s, nous avions clôturé hier, avec la fête de la conversion de saint Paul, la semaine de prière pour l’unité chrétienne. Notre unité doit se faire autour du Christ, en le mettant au cœur de nos vies. C’est donc à juste titre que le pape François a institué ce troisième dimanche du temps ordinaire « dimanche de la parole de Dieu » pour nous rappeler que nous devons mettre la parole de Dieu au cœur de nos vies. Nous sommes donc invités à vivre de la parole de Dieu et à la laisser vivre en nous. Une telle invitation implique l’abandon de tout ce qui s’oppose à la parole de Dieu dans notre vie. Car c’est souvent notre rejet de la parole de Dieu qui occasionne tant de divisions et de rivalités tant au sein nos familles biologiques, religieuses, qu’entre nos familles chrétiennes de diverses dénominations. N’est-ce pas pourquoi Saint Paul nous exhorte en ces termes : « Frères, je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ : ayez tous un même langage ; qu’il n’y ait pas de division entre vous, soyez en parfaite harmonie de pensées et d’opinions. » (1 Co 1, 10)
Bien-aimé(e)s, cette exhortation de Paul ne prendra tout son sens que si nous nous décidions de nous concentrer sur l’essentiel qui est la parole de Dieu, Jésus lui-même. Accepter donc Jésus, la parole vivante de Dieu, c’est laisser la lumière de Dieu briller dans nos ténèbres pour une vie nouvelle. Les premiers disciples que Jésus appelle à sa suite comprennent cela. Ils abandonnent tout ce qu’ils faisaient, tout ce qu’ils étaient, tout ce qu’ils avaient, pour suivre le Christ. C’est un détachement radical car en Jésus, la parole vivante de Dieu, ils ont vu le guide spirituel pouvant les conduire sur les droits chemins.
Bien-aimé(e)s, aujourd’hui encore, Jésus, la parole vivante de Dieu, se présente à nous et nous invite à sa suite. Il nous invite à l’accueillir dans notre vie pour qu’il la transforme. Il nous exhorte à le mettre au centre de notre existence. Il nous invite à abandonner nos chemins et désirs mauvais pour le suivre, lui notre véritable lumière et notre salut comme nous le rappelle le psalmiste.

Bien-aimé(e) si aujourd’hui tu entends la voix Seigneur t’invitant à l’accueillir ta vie n’endurcis pas ton cœur. Amen

17/01/2026

DEUXIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE DE L'ANNÉE A

TEXTES: Is 49, 3.5-6 / Ps 39(40), 2. 4. 7-11/ 1Co 1, 1-3 / Jn 1, 29-34
PREDICATEUR: P. Martin KOTCHOFFA, SVD
THÈME: Sois lumière dans ton milieu de vie

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, après son baptême Jésus se révèle comme l'agneau de Dieu.
Jésus n'est pas seulement ce serviteur qui vient nous relever de nos péchés mais il est aussi et surtout une référence de vie pour nous, la lumière des nations. Jésus vient donc éclairer notre vie.
Ainsi, en tant que ses disciples, il est de notre devoir de devenir lumière dans notre milieu de vie. Nous devons être des modèles de vie pour les autres. Notre attitude doit refléter celle d'un disciple du christ et transformer notre monde.
Hélas, beaucoup parmi nous ne laissent pas le Christ demeurer en eux pour les illuminer afin qu'ils deviennent lumières là où ils vivent. Et c'est bien triste que le monde ne nous prenne pas pour modèles de vie à suivre.
C'est donc un défi qui nous est lancé aujourd'hui en tant que disciples de Jésus. Nous devons impérativement vivre notre vie chrétienne dans la clarté de l'évangile afin de devenir au sein de notre monde des modèles de vie à suivre.
Bien-aimé(e), si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur t'invitant à devenir lumière dans ton milieu de vie, n'endurcis pas ton coeur. Amen

03/01/2026

SOLENNITE DE L’EPIPHANIE DU SEIGNEUR DE L’ANNEE A
TEXTES: Is 60, 1-6 / Ps 71(72), 1-2. 7-8. 10-13 / Ep 3, 2-3a. 5-6 / Mt 2, 1-12
PREDICATEUR: P. Martin KOTCHOFFA, SVD
THEME: C’est l’heure de ta délivrance !

Bien-aimé(e)s lorsqu’on demeure longtemps dans l’obscurité de la nuit, on a qu’un seul désir : retrouver la lumière du jour. Au fait on scrute le ciel à la recherche du soleil levant. C’est ce que font ces mages. Ils sont à la recherche de ce messie du peuple hébreux et ils savent qu’il est le véritable Roi de toutes les nations sans exception. Il est la lumière des nations et c’est lui qui délivre l’obscurité du péché. Ils accueillent cette étoile qui marque son avènement et la suivent puisqu’ils veulent visiblement sortir de leur obscurité. C’est l’heure de leur libération qui a sonné car la gloire du Seigneur s’est levée sur eux comme nous le dit si bien la première lecture. Alors que les mages accueillent cette étoile et la suivent pour découvrir ce messie qui vient les sauver, Hérode semble ne pas vouloir sortir de son obscurité. Et c’est bien souvent notre attitude à nous. Même quand Jésus vient à nous librement sans que nous l’ayons cherché, nos cœurs sont si renfermés comme celui d’Hérode qu’on ne lui fait pas bon accueil. Comment espérions nous être libérés de l’aveuglement du péché ?
Bien-aimé(e)s, ces mages nous montrent l’attitude à adopter quand on veut réellement sortir de notre obscurité : rechercher, trouver et suivre le Christ ! D’ailleurs ils ne vont pas à Jésus les bras ballants ! Ils y vont les bras chargés de présents très significatifs : l’or symbole de la royauté du Christ, l’encens symbole de sa divinité, la myrrhe préfiguration de sa mort (ensevelissement) prochaine pour sauver l’humanité. Ces précieux cadeaux viennent de leur cœur. Au-delà de ce symbolisme, ils représentent aussi le détachement dont fait montre ces mages pour honorer le messie, la lumière de toutes les nations. C’est une invitation à offrir à Notre Soleil levant tout ce que nous avons de chers, de précieux, etc. et qui souvent prennent la place de Dieu dans notre vie, afin que Jésus ait la primauté en tout et nous délivre de notre obscurité.

Bien-aimé(e) si aujourd’hui tu entends la voix du Seigneur t’invitant à accueillir Jésus, la lumière des nations, pour être libéré de ton obscurité, n’endurcis pas ton cœur. Amen

27/12/2025

SOLENNITE DE LA SAINTE FAMILLE DE L’ANNEE A
TEXTES : Si 3, 2-6. 12-14 / Ps 127(128), 1-5 / Col 3, 12-21 / Mt 2, 13-15. 19-23
PREDICATEUR : P. Martin KOTCHOFFA, SVD
THEME : Vie familiale, chemin de sainteté
Bien-aimé(e)s, quand dans une famille chacun donne le meilleur de lui-même recherchant le bien-être de l’autre avec pour motivation et centre d’intérêt le Christ alors cette famille est sur le chemin de la sainteté. Et c’est ce que nous découvrons au sein de la famille de Nazareth.
Saint Paul, nous propose des attitudes pouvant aider chaque famille à emprunter le chemin de la sainteté. Pour lui, les hommes, comme Joseph, doivent de tout cœur prendre soin de leur épouse et enfants. Il dit si bien : « Et vous les hommes, aimez votre femme, ne soyez pas désagréables avec elle » (Col 3, 19). Hélas, il y a tant d’hommes aujourd’hui qui sont désagréables envers leur femme en les humiliant publiquement et les bastonnant à la moindre opportunité ; En les empêchant de travailler afin de pouvoir les dominer. Ils se sont transformés en tyrans et dictateurs dans leur foyer et ne se soucient pas du bien être leurs enfants. Et malheureusement, ces enfants finissent par élire domicile dans la rue ! Joseph a pris soin de Marie et de Jésus en veillant à ce qu’aucun malheur ne les arrive et qu’ils ne manquent de rien.
C’est cette sollicitude paternelle de Joseph qui motiva Marie à rester à ses côtés dans la soumission évangélique. Elle lui apportait tout son soutien. C’est ce que fait dire à Paul à l’endroit des femmes : « vous les femmes, soyez soumises à votre mari ; dans le Seigneur, c’est ce qui convient » (Col 3, 18). Marie n’était pas soumise à Joseph pas parce qu’il était supérieur à elle mais plutôt en obéissance au Seigneur et surtout parce que Joseph lui-même obéissait au Seigneur dans ses faits et gestes. Donc, les femmes sont appelées, au nom du Seigneur et dans le Seigneur, à être aux côtés de leur mari en toute chose, à être soumise à leur mari. Malheureusement, au nom de l’émancipation féminine, la femme met en cause l’autorité de l’homme dans la famille. Il y a certaines qui décident de tout à la maison et l’homme n’a rien à dire. Puis il y a celles qui ont transformé leur mari en de véritables esclaves de maison. D’autres par contre sèment la terreur à la maison au point que l’homme après le service à peur de rentrer chez lui. Quelle tristesse !
Pourtant, les enfants ont besoin de modèle pour se soumettre eux aussi à leurs parents comme nous le dit saint Paul : « Vous les enfants, obéissez en toute chose à vos parents ; cela est beau dans le Seigneur » (Col 3, 20). L’obéissance des enfants envers leurs parents est source de bénédiction. Et Jésus nous montre un exemple d’obéissance à Joseph et Marie. Quand ils le retrouvent au temple, il retourne avec eux et leur était soumis. Même si les enfants doivent obéir à leurs parents, cela ne donne pas le droit aux parents de faire ce qu’ils veulent de leurs enfants, de les négliger et de les torturer. En agissant ainsi, chers parents, vous créez l’arme de votre propre destruction. Voilà pourquoi saint Paul dit : « Et vous les parents, n’exaspérez pas vos enfants ; vous risqueriez de les décourager » (Col 3, 21).
Bien-aimé(e)s, par-dessus tout, saint Paul recommande ceci à toutes les familles : « Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement » (Col 3, 13). Une famille, où l’on veut coûte que coûte rendre à l’autre ce qu’il nous a fait de mal, marche tout droit vers la perdition et le chaos. Combien de familles ne sont elles pas brisées aujourd’hui à cause du refus de pardonner à l’autre son erreur ! Aujourd’hui, cela peut changer et nos vies familiales pourront devenir des chemins de sainteté.

Bien-aimé(e), si aujourd’hui tu entends la voix du Seigneur, t’invitant au cœur de ta famille à emprunter le chemin de la sainteté n’endurcis pas ton cœur. Amen

25/12/2025

NATIVITE DU SEIGNEUR DE L’ANNEE A
(MESSE DU JOUR)
TEXTES: Is 52, 7-10 / Ps 97(98), 1-6 / He 1, 1-6 / Jn 1, 1-18
PREDICATEUR: P. Martin KOTCHOFFA, SVD
THEME: Dieu a demeuré parmi nous !

Bien-aimé(e)s nous vivons dans un monde déchiré par le mépris de l’autre, un monde où l’indifférence règne en maître absolu, un monde où celui qui détient le pouvoir a toujours raison, un monde où le pauvre est davantage pauvre et le riche davantage riche, un monde qui ne connait pas la notion d’équité, un monde où l’injustice bat son plein, un monde où le faux devient vrai et le vrai faux, un monde où l’être humain est chosifié, un monde où existe une ségrégation raciale et ethnique. Il est clair que ceux qui sont marginalisés, exclus, abandonnés, luttent de toutes leurs forces pour renverser la tendance. Et c’est dans un tel monde de lutte permanente que le Saint des saints décide de demeurer ! C’est étonnant et extraordinaire. « Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, nous avons vu sa gloire » (Jn 1, 14) nous dit saint Jean. Pourquoi donc Dieu déciderait il de pénétrer le cours de notre histoire, de se faire l’un de nous ? Comment est-ce possible que lui qui est saint s’abaisse au point de se mettre à notre hauteur, à notre service, nous qui sommes des pécheurs ?
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la décision de Dieu de s’incarner en ce monde que nous voyons en perte de vitesse vise à redonner espoir à tous ceux qui sombrent dans l’oppression quotidienne, à tous ceux qui sont marginalisés, à tous ceux qui ont prédit le chaos total dans ce monde, à tous ceux qui songeaient déjà au déluge pour notre monde ! Oui l’espoir est permit avec ce Dieu-avec-nous. C’est pour cela qu’à tous ceux qui ne croient plus à un changement, le prophète Isaïe les surprend par cette annonce : « Eclatez en cris de joie, vous, ruines de Jérusalem, car le Seigneur console son peuple » ( Is 52, 9).
En en se faisant l’un de nous, Dieu a voulu être proche de nous afin de nous relever de là où nous sommes tombés. Il a voulu être le Dieu de notre vie, la raison de notre existence, ce roi qui est proche de son peuple et qui connait et comprend sa misère afin de lui offrir un avenir meilleur. Car c’est en étant présent au milieu de son peuple que Dieu parviendra à le consoler, à le relever et à le transformer.
Nous découvrons dans cette attitude de Dieu, un acte d’humilité et de simplicité. C’est un défi qu’il nous lance à tous, chacun à son niveau de responsabilité, : chef de famille, père et mère, chef de quartier et de village, chef d’entreprise et de service, ministre, chef d’Etat, etc. Il nous appartient de nous abaisser pour comprendre et connaître ceux qui sont sous nos ordres afin de les guider sur le droit chemin et de répondre à leurs légitimes aspirations. C’est donc le refus de nous abaisser pour nous mettre à la hauteur et au service des autres qui a plongé malheureusement notre monde dans tout ce qu’il connait aujourd’hui comme maux.
En célébrant Noël aujourd’hui c’est ce défi de taille qui nous est lancé : nous abaisser comme Jésus pour connaître, comprendre, consoler et relever les autres afin de répondre dignement selon les saintes Ecritures à leurs légitimes aspirations.
Bien-aimé(e) si aujourd’hui tu entends la voix du Seigneur t’invitant à t’abaisser pour aider les autres à se relever, n’endurcis pas ton cœur. Amen

20/12/2025

QUATRIEME DIMANCHE DE L’AVENT DE L’ANNEE A

TEXTES: Is 7, 10-16 / Ps 23(24), 1-6 / Rm 1, 1-7 / Mt 1, 18-24
PREDICATEUR: P. Martin KOTCHOFFA, SVD
THEME : Ne dénigre pas les autres

Bien-aimé(e)s, l’égoïsme souvent nous pousse à ne point nous soucier du bien-être de l’autre qui est en face de nous. Ce que l’autre ressent ou endure à cause de nos actions ne nous fait ni chaud ni froid. A vrai dire tant qu’on se croit dans nos droits on se moque complètement de ce que l’autre peut vivre à cause de nos paroles, faits et gestes irréfléchis. Joseph dans l’évangile d’aujourd’hui nous enseigne le contraire. Il constate que Marie est enceinte pourtant ils ne se sont pas encore connus. Cet enfant n’est pas de lui. Il sait bien ce que la loi dit. Il est dans son droit de faire lapider Marie car elle l’a trahi, elle ne lui était pas fidèle. Mais au lieu de trainer Marie dans la boue Joseph veut protéger son image. Il ne veut pas la voir souffrir. Il ne veut pas que sa dignité humaine soit bafouée. Joseph décide d’agir envers elle comme Dieu agit envers nous qui sommes pécheurs. Il ne juge pas Marie, il ne la condamne pas non plus. Par sa décision de la répudier en secret et non en public Joseph révèle son amour pour elle et son désir de la voir heureuse et forte dans cette épreuve.
Hélas dans un monde où la chute ou faiblesse de l’autre est une opportunité en or pour le/la ridiculiser, une telle attitude de Joseph semble démodée. On serait à sa place, de nos jours, le nom de Marie aurait déjà fait le tour des réseaux sociaux avec des commentaires qui sortent de l’ordinaire. Bien-aimé(e)s, quelque soit l’erreur ou la faute de l’autre nous sommes appelés à ne point ternir son image et ne point bafouer sa dignité humaine.
Dans nos communautés, entreprises, associations, etc. on se sert de nos positions pour salir le nom des autres. On use de notre autorité pour dire ce qu’on veut et comme on veut à l’autre sans même nous soucier de l’état dans lequel cette personne sera. Nous créons ainsi des blessures dans la vie d’innombrables personnes. Cela doit finir aujourd’hui !
Acaz, réfléchi aussi à comment Dieu se sentirait s’il lui réclamait un signe. N’est ce pas là un signe de manque de confiance en Lui. Il choisit de laisser Dieu agir en lui faisant confiance. « Non je ne demanderais pas un signe au Seigneur ». Cela veut que je ne salirai pas le nom du Seigneur. Je ne vais dénigrer le nom de celui qui a toujours été là pour moi. Même si aujourd’hui il semble silencieux, je sais qu’il a un cœur bon.
Bien-aimé(e) si aujourd’hui tu entends la voix du Seigneur qui t’invite à ne point dénigrer l’autre, n’endurcis pas ton cœur. Amen

13/12/2025

TROISIEME DIMANCHE DU TEMPS DE L’AVENT DE L’ANNEE A

TEXTES: Is 35, 1-6a. 10 / Ps 145(146), 7-10 / Jc 5, 7-10 / Mt 11, 2-11
PREDICATEUR: P. Martin KOTCHOFFA, SVD
THEME: Sois dans la joie, Dieu vient te libérer

Bien-aimé(e)s, dans un monde où la souffrance est grandissante, où le faible à toujours tort, où les sans voix n’ont que les larmes pour consolation, Dieu qui ne veut pas rester sourd à de telles souffrances, veut venir remettre les pendules à l’heure. C’est pour cela que le prophète Isaïe nous dit : « fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent : ‘‘soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu (…) il vient lui-même et va vous sauver’’ » (Is 35, 3-4). Et cette promesse trouve son accomplissement dans l’évangile d’aujourd’hui à travers la réponse de Jésus aux envoyés de Jean. Il dit : « Allez dire à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. » (Mt 11, 4-5).
C’est cette même promesse qui est sur le point de s’accomplir pour nous aussi, nous qui attendons la venue du messie pour nous libérer de toutes oppressions, de toutes amertumes. Pour ce faire on a besoin d’exercer un peu de patience en attendant la venue de l’Emmanuel. C’est la recommandation de saint Jacques pour nous dans la deuxième lecture. Et durant ce temps de patience notre défi serait d’apprendre à ouvrir notre cœur afin d’accueillir dignement celui qui vient nous sauver.
Bien-aimé(e)s, cette imminente venue du messie pour refaire nos vies et nous restaurer doit provoquer en nous de la joie et nous motiver davantage à ne point perdre espoir face à tout ce que nous traversons.
Bien-aimé(e), si aujourd’hui tu entends la voix du Seigneur te disant qu’il vient pour te sauver n’endurcis pas ton cœur. Amen

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