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Annoncer le Christ Jésus, Troisième dimanche du Temps de Carême, Année B. Textes : Ex 20, 1-17 ; Ps 18b (19), 8.9.10.11;...
02/03/2024

Annoncer le Christ Jésus, Troisième dimanche du Temps de Carême, Année B.

Textes : Ex 20, 1-17 ; Ps 18b (19), 8.9.10.11; 1 Cor 1, 22-25 ; Jn 2, 13-25

Thème : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai »

Bien aimés dans le Christ Jésus, dans ce temps de Carême, les textes liturgiques, nous racontent l’histoire de l’humanité, des alliances de Dieu avec les hommes, avec son peuple : Noé, Abraham et Moise aujourd’hui au mont Sinaï. L'alliance avec Noé était l'alliance cosmique (l’arc-en-ciel), celle d'Abraham était la famille de la promesse dans la foi et celle de Moïse était le don de la loi nationale d’Israël. Noé, Abraham et Moïse sont des figures très importantes dans la vie d’Israël tout comme nous grands parents qui ont manifesté la gloire, la fidélité, l’image de nos pays, de nos clans et de nos familles. Comment devons-nous comprendre ces récits ? Devons-nous vraiment continuer à les comprendre comme des personnages légendaires, mythiques ? L'histoire « sacrée » qui raconte la vie et les miracles de ces personnages a été écrite vers 7ème Siècle avant J.-C. Ce sont des expériences vitales qui répondent aux catégories religieuses de chaque époque. Entre Dieu et nous, son peuple qui utilise qui pour faire quoi ou pour justifier quoi dans la vie ? Voici l’évidence de la vie : une chose est que l’expérience de Dieu que les hommes ont se mesure et se vérifie selon leur niveau, leur époque mais une autre chose c’est que Dieu reste Dieu, il est ce qui est méconnaissable dans la finitude des humains.

Bien aimés dans le Christ Jésus, aussi dans le NT, les évangiles, et précisément à travers celui d’aujourd’hui, Jésus nous enseigne sur le Dieu de « l’Alliance Eternelle ». Il nous montre que Dieu agit de manière unilatérale et à partir de l'Amour inconditionnel, il se donne totalement au monde et en chacun/chacune de nous, car « se donner est son essence, son être ». Alors, en ce Dieu, il n'y a pas de place pour les alliances ». Tout ce qu'il attend de nous c'est que nous découvrions le don total de lui-même, sa présence permanente, sa nuée qui nous enveloppe et nous protège dans ce monde.

En effet, nous estimons qu’il ne s'agissait pas de purifier le temple mais de le remplacer : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai » (Jn 2, 19). En bon Juif, Jésus a développé sa vie spirituelle autour du temple et connait très bien le rôle du celui dans la vie politique, culturelle, sociale et la religion juive. Mais Sa fidélité à Dieu le Père, lui a fait comprendre que ce qui y était fait ou cuisiné n'était pas ce que Dieu attendait. C'est le culte d'hier et d'aujourd'hui, surtout la façon, les manières de le faire qui doivent être purifiés.

Bien aimés dans le Christ Jésus, Jésus voulait manifester par son acte prophétique que cette façon de faire le culte à Dieu n'était pas la meilleure. Au temps de pèlerinage, vu la construction du temple, il nous est impensable qu'un seul homme avec des cordes puisse jeter tant de gens du temple. Le temple avait sa propre garde, qui s'occupait du maintien de l'ordre, voire la garde romaine.

Ainsi, pour comprendre la pensée ou l’acte de Jésus, prenons appui sur les prophètes Isaïe, Jérémie et Zacharie comme clés pour interpréter les faits qui font allusion à tout le contexte. Les synoptiques citent « ma maison sera une maison de prière pour tous les peuples » et « mais vous en avez fait une grotte de bandits » (Jr 7,8-11). Isaïe fait référence aux « étrangers et aux eunuques », et dit : «je les conduirai à ma montagne sainte je les comblerai de joie dans ma maison de prière, leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel, car ma maison s’appellera « Maison de prière pour tous les peuples » (Is 56,3-7). À l'époque Messianique, les étrangers et les eunuques pourront adorer Dieu. Maintenant ils ne peuvent pas passer de la cour des Gentils.

Ensuite, écoutons le texte Jérémie : « Mais voici, vous faites confiance à des paroles de mensonge qui ne servent à rien. Quoi ! Vous pouvez voler, tuer, commettre l’adultère, faire des faux serments, brûler de l’encens pour le dieu Baal, suivre d’autres dieux que vous ne connaissez pas ; et ensuite, dans cette Maison sur laquelle mon nom est invoqué, vous pouvez vous présenter devant moi, en disant : « Nous sommes sauvés » ; et vous faites toutes ces abominations ! Est-elle à vos yeux une caverne de bandits, cette Maison sur laquelle mon nom est invoqué ? Pour moi, c’est ainsi que je la vois (Jr 7,8-11). Alors, à la lumière de ces prophètes, il est clair que les bandits ne sont pas les vendeurs, mais ceux qui font les offrandes sans conversion. Ce sont des bandits, non pas pour aller prier, mais parce qu'ils cherchaient juste la sécurité. Ce que Jésus critique c'est qu'avec les sacrifices, on essaie d'acheter Dieu, comme font les bandits qui se cachent dans les grottes, en sécurité jusqu'à ce que le moment soit venu de voler et tuer à nouveau. Ceci reflète notre société, nos communautés chrétiennes aujourd’hui : Dieu est devenu une enveloppe, mais le contenu de celle-ci ; de nos adorations, prières, célébrations reflètent bien autre chose dans notre agir humain en société. Qui trompe qui ? Dieu ? Où l’homme lui-même ? Malheur à nous-mêmes.

Enfin, Saint Jean cite un texte : « Ce jour-là, les grelots des chevaux porteront l’inscription « Consacré au Seigneur » ; les marmites, dans la Maison du Seigneur, seront comme des coupes d’aspersion devant l’autel. Toute marmite, à Jérusalem et en Juda, sera consacrée au Seigneur de l’univers ; tous ceux qui offrent un sacrifice viendront les prendre pour cuire ce qu’ils présentent. Il n’y aura plus de marchand dans la Maison du Seigneur de l’univers, en ce jour-là » (Za 14,20-21). L'inscription « consacrée au Seigneur » était portée par les clochettes des sandales des prêtres et les casseroles où la viande consacrée était cuite. Dans les jours Messianiques, il n'y aura pas de distinction entre chose sacrée et profane. L’Evangile de Jésus est la vie et non une profession, carrière. « Nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les hommes, mais pour ceux que Dieu appelle, il est sagesse de Dieu » (1 Cor 1, 25). Bons temps de Carême et bonne préparation à nos catéchumènes.

Que devant la Lumière du Verbe et l'Esprit de Grâce se dissipent les ténèbres du péché et la Nuit de l'incroyance. Et que l'Amour de Jésus habite dans nos cœurs. Amen !

P. Roméo Yémso, Svd

Annoncer le Christ Jésus, Deuxième dimanche du Temps de Carême, Année BTextes : Gn 22, 1-2.9-13.15-18 ; Ps 115 (116b), 1...
24/02/2024

Annoncer le Christ Jésus, Deuxième dimanche du Temps de Carême, Année B

Textes : Gn 22, 1-2.9-13.15-18 ; Ps 115 (116b), 10.15, 16ac-17, 18-19 ; Rm 8, 31b-34 ; Mc 9, 2-10.

Thème : Trois tentes, Une voix Solennelle du Ciel.

Bien aimés dans le Christ Jésus, en ce deuxième dimanche de « Quaresima », les textes liturgiques nous invitent à revisiter l’histoire du salut de l’humanité et particulièrement celle du peuple élu, le sacrifice de notre père Abraham ; et d’un point de vue théologique, marquée par trois figures, trois tentes, trois disciples et une voix solennelle venue du ciel : « Celui-ci est mon Fils Bien-Aimé ; écoutez-le ! ὁ υἱός μου ὁ ἀγαπητός, ἀκούετε ». Ecoutez-le est un impératif qui nous tourne vers l’avenir. Écouter (Shema) est l'attitude du disciple. Dans l'Exode, écouter Dieu c'est lui obéir, et mettre en pratique ses paroles. La parole que nous entendons nous arrache de nous-mêmes et nous récrée dans le Fils Bien Aimé, Jésus.
En effet, il est question du dialogue entre Jésus, Élie et Moïse. Notre Évangéliste n’en dit pas le contenu. Leur présence vient donner sens à cette vision céleste. Les deux prophètes font écho à la venue du Messie. Selon Dt 18,15, Moïse promit la venue d’un prophète comme lui. Quant à Élie, le prophète Malachie annonça son retour avant le jour ultime du jugement divin (Ml 3,23). Mais leur présence ne désigne pas seulement l’identité messianique de Jésus. En clair, l’un et l’autre bénéficièrent, en leur temps, de la vision de Dieu sur l’Horeb (Ex 19 ; 24 et 1R 19). De même, selon l’Écriture et la tradition, les deux prophètes furent enlevés auprès du Seigneur à l’heure de leur mort (cf. Flavius Josèphe, Antiquités Judaïques, IV).

Bien aimés dans le Christ Jésus, la voix divine solennelle vient anticiper notre compréhension humaine de cette transfiguration qui nous prépare à la Pâques de l’Agneau Immolé (Jésus). Car les trois disciples sont dans la peur, la confusion totale. Nous avons lu l’interprétation prosaïque de Pierre qui, aujourd’hui désigne Jésus transfiguré par la qualification de « Rabbi », sans référence à un titre messianique. Cela prouve qu’ils n’ont vraiment pas le sens véritable de cette théophanie : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Dans la conscience humaine, nous avons toujours pensé que c’est nous qui défendons la cause de Dieu, mais c’est plutôt le contraire. Au fait, nul besoin de tente pour Jésus, Moïse ou Élie. Ceux qui ont besoin d’être abrités ce sont les disciples, nous aujourd’hui que Dieu couvre de Sa Nuée. Disons ici que la nuée manifeste la protection divine envers le peuple hébreux (Ex 13,21 ;14,20). Signe de la présence de Dieu au milieu de son peuple, la nuée remplit la montagne du Sinaï (Ex 24,15-18), la Tente de la Rencontre (33,9-10) et plus t**d le Temple de Jérusalem (1R 8,10-12).

Bien aimés dans le Christ Jésus, c'est pourquoi la voix divine vient éclairer nos incompréhensions. Comme pour le baptême au Jourdain, elle évoque Jésus dans son lien filial avec Dieu. Ce dernier désigne ainsi, en Jésus, son propre Messie Royal : « C’est moi qui ai sacré mon roi sur Sion, ma montagne sainte. J’énoncerai le décret du Seigneur. Il m’a dit : Tu es mon fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré » (Ps 2,6-7). Bien plus, Jésus est qualifié de Fils Bien-Aimé, tel Isaac, le fils unique et bien-aimé d’Abraham (cf. la 1ère lecture de Gn 22). Ce n’est plus seulement par un titre messianique, mais par un lien d’amour filial que Jésus est maintenant qualifié. Dieu prend fait et cause pour son Fils unique qu’il offre à contempler dans Sa Gloire. La secrète théophanie du Jourdain est maintenant partagée aux disciples. Ces derniers reçoivent cette mission divine de se mettre à son écoute. La voix céleste du Père confirme l’autorité de la Parole du Fils. Et cette Parole de Jésus comprend aussi « l’annonce de sa Passion ». La voix a tout dit et l’essentiel est là. Tout se tait, tout s’efface au profit de Jésus, seul avec eux.

Somme toute, en la transfiguration de Jésus devant Elie et Moise, soulignons que l'important n'est pas que Jésus soit le « Fils Bien-Aimé », mais que chacun/chacune de nous soit le fils/fille aimée car « nous sommes unique ». Dieu nous communique à chaque instant cette même vie et parle au fond de notre être à tout moment. C'est cette voix que nous devons entendre. Nous n'avons pas à accepter la croix par la misère, la pauvreté, l’impérialisme, les théories dictatoriales et informatiques, la domination historique et culturelle voire religieuse pour atteindre la gloire de Dieu. Pour réaliser cela, nous devons écouter « Celui qui est mon Fils Bien Aimé », Jésus pour comprendre la Loi et les Prophètes (Moise et Elie), pas le contraire.
Saint Roméo, priez pour nous.

Que devant la Lumière du Verbe et l'Esprit de Grâce se dissipent les ténèbres du péché et la Nuit de l'incroyance. Et que l'Amour de Jésus habite dans nos cœurs. Amen !

P. Roméo Yémso, Svd.

Annoncer le Christ Jésus, Sixième dimanche du Temps Ordinaire, Année BTextes : Lv 13, 1-2.45-46 ; Ps 31 (32), 1-2.5ab.5c...
11/02/2024

Annoncer le Christ Jésus, Sixième dimanche du Temps Ordinaire, Année B

Textes : Lv 13, 1-2.45-46 ; Ps 31 (32), 1-2.5ab.5c.11 ; 1 Cor 10, 31-11, 1 ; Mc 1, 40-45.

Thème : Jésus est pris de compassion.

Bien aimés dans le Christ Jésus, en ce Sixième dimanche, nous célébrons la Journée Mondiale des infirmes, des malades, faisons mémoire de Bienheureuse Vierge Marie de Lourdes. Par conséquent, les textes liturgiques nous manifestent la puissance transformatrice et performative de la Parole Créatrice de Jésus qui brise les barrières sociales pour toucher et purifier un lépreux. L’expérience de quelques années de Covid-19 peut nous aider à comprendre la gravité de nouvelles lèpres dans nos sociétés d’aujourd’hui. « Suivez mon exemple comme je suis celui du Christ » (1Cor 11, 1), nous dit saint Paul.

Bien aimés dans le Christ Jésus, dans la société juive, le lépreux n'était pas seulement un malade mais avant tout un impur, une personne stigmatisée, sans place dans la société, sans accueil nulle part, exclu de la vie. Et le livre du Lévitique le dit en termes clairs : « Le lépreux portera les vêtements déchirés et et laissera flotter ses cheveux, la tête couverte... Il va crier : impur, impur. Tant que la lèpre dure, il sera impur. Il vivra isolé et habitera hors du village » (Lv13,45-46). La bonne attitude, sanctionnée par les Écritures, est claire : la société doit exclure les lépreux de la coexistence. C'est mieux pour tout le monde. Une position ferme d'exclusion et de rejet. Il y aura toujours des gens en trop dans la société, pensent les puissants du monde.

Mais que fait Jésus ? Cependant, Jésus se révolte face à cette situation dans l’évangile de St Mc, il n'accepte pas une société qui exclut les lépreux et les impurs et n'admet pas le rejet social des indésirables. Jésus sort du village et rencontre le lépreux, celui-ci s'approcha de lui et Jésus le touche pour le libérer des peurs, des préjugés et des tabous. La rencontre se fait en silence, dans un échange de regards : c’est la première forme de prière. L’homme comprend qu’il n’est pas rejeté, qu’il peut avoir confiance. En regardant Jésus, le lépreux a tout compris : si nous savons reconnaître la présence de Jésus, tout espoir est permis. L’homme tombe à ses genoux, il s’abaisse, dans une attitude faite d’humilité, d’adoration et de supplication. De supplication, car il est garanti de la miséricorde et de la toute-puissance du Seigneur. Il le purifie pour dire à tout le monde que Dieu n'exclut ni ne punit personne par la marginalisation. C'est la société qui, en pensant uniquement à sa sécurité, érige des barrières et exclut de son sein les indignes. Dans l’esprit de l’Évangile, un lépreux c’est l’homme qui se sait pécheur, c’est chacun/chacune de nous. C’est pourquoi, nous débutons chacune de nos eucharisties en nous reconnaissant pécheurs/pécheresses, donc indignes de s’approcher du Seigneur, pourtant décidés à venir vers lui qui est l’opposé : la Pureté absolue, le Saint de Dieu, l’Image de Dieu, l’Interprète de Dieu, le Porte-parole et la Présence de Dieu parmi les hommes.

Bien aimés dans le Christ Jésus, cet homme lépreux ne demande pas « être guéri », mais « être purifié ». Ce qu'il cherche, c'est être libéré de l'impureté et du rejet social. Jésus est ému de compassion, il s’approche, le touche, il le guérit par Sa Parole, pleine de force et puissance, Parole créatrice et performative : la compassion- la proximité- le toucher-la parole. « Pas de douanes pastorales » dirait le pape François. Mais, Jésus ne demande pas à l’homme de lui manifester sa reconnaissance, il ne lui demande que deux choses : rester discret et accomplir les obligations de la Loi ; faire constater sa guérison au Temple, et vivre ainsi sa réintégration dans la communauté par le biais des autorités religieuses : il réoriente la demande en plaçant l’accueil de la guérison dans un cadre religieux. Aujourd’hui encore, on songe à remercier quand on veut solliciter une nouvelle faveur ! La prière d’action de grâce, l’eucharistie, est la prière de chaque jour : Merci Seigneur, merci pour toutes les grâces reçues, y compris celles dont je n’ai pas conscience. « Tu es un refuge pour moi ; de chants de délivrance, tu m’as entouré » (Ps 31,7acd).

Mais, pourquoi Jésus insiste sur la nécessité de rester dans la discrétion ? La suite nous enseigne pleines de choses : la discrétion est la condition nécessaire pour que Jésus puisse continuer son œuvre. Mais quand l’homme finit d’obtenir de ce qu’il veut de Dieu, il ne respecte plus les consignes de Dieu. L’homme miraculé n’a pas eu la reconnaissance de respecter les consignes de Jésus, et son indiscrétion devient un obstacle à l’œuvre de miséricorde. La demande de discrétion de Jésus par rapport aux guérisons données est fondamentale dans sa démarche pour éviter les méprises sur sa personne et sa messianité. Cela devrait nous faire réfléchir sur une place trop grande donnée aux témoignages dans les rassemblements d’évangélisation. Et nous poser une autre série de questions : la puissance médiatique pour évangéliser ne doit-elle pas être maniée avec précaution ? Puissions-nous ne pas entraver l’œuvre du salut par notre manque de discrétion, ou par notre orgueil déguisé. Quand la relation avec Jésus est éphémère, la guérison n'est plus qu'un prodige, le Christ un thaumaturge. Dans cette purification, les situations sont renversées : le lépreux guéri peut rejoindre la communauté, mais c'est à Jésus maintenant de se tenir en dehors dans des lieux déserts : « Il ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville », comme un lépreux.

Que devant la Lumière du Verbe et l'Esprit de Grâce se dissipent les ténèbres du péché et la Nuit de l'incroyance. Et que l'Amour de Jésus habite dans nos cœurs. Amen !

P. Roméo Yémso, Svd.

15/01/2024

Le père Aumônier Roland TAMAKLOE était là, avec deux personnes du bureau diocésain, le.president et la secrétaire

Remise du flambeaux à la paroisse sacré cœur de Jésus de dzodzekondzi, Samedi le 13 janvier à 17h30, la flamme circulera...
15/01/2024

Remise du flambeaux à la paroisse sacré cœur de Jésus de dzodzekondzi, Samedi le 13 janvier à 17h30, la flamme circulera sur toute les paroisses de kpalimé ouest jusqu'au jour de la JDJ

03/01/2024
Annoncer le Christ Jésus, Solennité de Marie, Mère de Dieu, Année B.Textes : Nb 6, 22-27 ; Ps 66 (67), 2-3, 5, 6.8; Ga 4...
01/01/2024

Annoncer le Christ Jésus, Solennité de Marie, Mère de Dieu, Année B.
Textes : Nb 6, 22-27 ; Ps 66 (67), 2-3, 5, 6.8; Ga 4, 4-7; Lc 2, 16-21
Thème : Marie, Mère de Dieu et Notre Mère.

Bien aimés dans le Christ Jésus, en ce premier jour de l’année, nous célébrons la solennité de Marie Mère de Dieu et la Journée Mondiale de la Paix en nous et dans notre monde. Pourquoi Marie, Mère de Dieu vient conclure l'octave de la nativité de Jésus ? En effet, le titre de Théotokos (du grec Θεοτόκος, « Celle qui a enfanté Dieu »), ou de Mère de Dieu, attribué à la Vierge Marie, apparaît sous la plume d'Alexandre d’Alexandrie, au 1er concile de Nicée (en 325), avant celui définitif du concile d'Éphèse (431). Dans l'Église latine, le titre de Mère de Dieu est parfois rendu par Deiparae Virginis Mariae (Pie XII,1946). En ce grand jour de bénédictions, de grâces, l'église notre mère, vient confirmer dans notre foi que Marie non seulement elle est Mère de Dieu mais elle est aussi notre Mère qui nous écoute et qui continue de murmurer avec une voix fine : « Faites tout ce qu'il vous dira » nous chante-elle tout le long de cette année nouvelle, de 365 jours. Les textes liturgiques ne manquent pas de nous plonger dans le mystère de l'incarnation, de la naissance d'un Dieu- Homme dans notre monde pour nous apporter la paix, l'unité dans nos diversités culturelle, sociale, politique, religieuse et économique.

Bien aimés dans le Christ Jésus, dans la première lecture tirée du livre du Nombre (Nb 6, 22-27), nous voyons comment les prêtres donnaient au peuple d'Israël la bénédiction au terme de grandes fêtes liturgiques et plus particulièrement de la fête du nouvel an. Offrir ou formuler des vœux à quelqu'un, lui souhaiter du bonheur ou le bénir, c'est toujours affirmer que la vie humaine n'a pas en elle seule son secret, qu'elle relève de la bienveillance de quelqu'un. Mais être bienveillant n'est pas suffisant : Souhaiter le bien, vouloir le bien, ou dire du bien cela ne va pas très loin ! Le bien, il faut le faire et seul peut bénir, seul peut souhaiter le bien en Celui qui peut le faire. Nous chrétiens/chrétiennes seul en Jésus, surtout dans son mystère de l'incarnation que se célèbre la rencontre de deux natures, Dieu et les hommes, la rencontre des libertés divines et humaines prometteuse d'une Nouvelle année qui s'ouvre dans nos vies : Que Dieu te bénisse et te garde. Que Dieu fasse pour toi rayonner son visage et te fasse grâce. Que Dieu te découvre sa face et t'apporte la paix. (Nb 6, 24-26).

Bien aimés dans le Christ Jésus, l'évangile (Lc 2, 16-21) de ce grand jour de bénédictions, de souhaits et formulation des vœux, nous appellent à plus donner de la place à Marie, Mère de Dieu, et Notre Mère dans notre vie. Être Mère revient à dire et à confesser que Marie est là source de la vie, du rachat et d'intercession pour notre humanité. Puis qu'elle la seule créature déclarée Immaculée Conception, Mise en part dès le commencement du monde, c'est d'elle que nous parlons de la dormition ou de l'Assomption. C'est aussi d'elle que le vieux Syméon déclare : ... Et toi ton âme sera traversée d'un glaive. Ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d'un grand nombre. C'est d'elle qu’est : ... Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi. Tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de tes entrailles est béni... Méditons en silence son magnificat, nous comprendrons plus qui est vraiment Marie. Oui à travers elle, nous apprenons la docilité, la discrétion, l'attention, la disponibilité, et l'accueil d'une vie inconnue même si cela devait déchirer notre cœur, notre âme. Vivre ensemble avec Marie c'est se laisser conduire dans la foi, dans la Providence divine en cette année nouvelle quelles que soient ses couleurs, sa teneur. Cherchons avec Maman Marie à construire une humanité vraie, non une humanité parfaite. Cherchons à être des saints, c'est-à-dire à être soi-même dans le Christ en qui le Père a tout remis dans ses mains. Que nos souhaits et vœux soient perpétuels de nos cœurs pour devenir les pages nouvelles de l'évangile de Jésus en ces périodes de froideurs spirituelles. Oui, avec Maman Marie nous retrouverons les chemins de l'Esprit Saint. Avec Maman Marie nous écouterons la voix de l'Ange Gabriel pour notre monde. Avec Maman Marie, nous nous renaîtrons dans la paix pour la paix. Avec Maman Marie quel beau cadeau pour commencer l'année nouvelle !

Que devant la Lumière du Verbe et l'Esprit de Grâce se dissipent les ténèbres du péché et la Nuit de l'incroyance. Et que l'Amour de Jésus habite dans nos cœurs. Amen !

P. Roméo Yémso, Svd

Annoncer le Christ Jésus, Solennité de la Nativité de Notre Seigneur Jésus, Année B.Textes: Is 52, 7-10; Ps 97 (98), 1. ...
25/12/2023

Annoncer le Christ Jésus, Solennité de la Nativité de Notre Seigneur Jésus, Année B.

Textes: Is 52, 7-10; Ps 97 (98), 1. 2-3ab, 3cd-4. 5-6; He 1, 1-6; Jn 1, 1-18.

Thème : « Le Verbe s’est fait chair, il a dressé Sa Tente parmi nous » (Jn 1, 14)

Bien aimés dans le Christ Jésus, « aujourd’hui la lumière a brillé sur la terre, Peuples de l’univers, entrez dans la clarté de Dieu ; Venez tous adorer le Seigneur ». Si hier nuit, les textes liturgiques nous relataient les histoires et les circonstances dans lesquelles Dieu dresse Sa Tente parmi nous et dans le monde, aujourd’hui ils nous en livrent une réflexion théologique de comment et le pourquoi Dieu Emmanuel vient en nous au travers la création entière. Quel privilège pour l’Homme que Dieu fasse Un de nous, Chair de notre chair humaine. Qui dit que le Corps humain est mauvais ? Qui dit que le corps humain est prison qu’il faut négliger, affamer, assoiffer, bastonner, déshabiller et tirer à canon ?

Bien aimés dans le Christ Jésus, notre méditation se penche sur le prologue de l'Évangile de Jean, nous livre un message singulier de toute l’histoire spirituelle, morale, religieuse et théologique entre Dieu-l’Homme-et-la Création, tout en soulignant son essence en tant qu'histoire de la recréation par le « Verbe fait chair ». Ce prologue met l'accent sur la tragédie du péché, où le monde ne reconnaît pas Son Créateur, bien qu'il ait été créé par LE PARLER. Saint Jean explique que l'acceptation du VERBE nous donne le pouvoir de devenir enfants de Dieu, en participant à la Vie Divine. Il aborde l'élévation des réalités naturelles, expliquant que, tout comme les plantes et les animaux sont élevés par des formes de vie supérieures, les humains sont élevés à la vie divine par la condescendance de Dieu. L'Incarnation, où l'esprit devient chair, est au cœur du christianisme, réfutant toute notion selon laquelle la matière est intrinsèquement mauvaise.

Bien aimés dans le Christ Jésus, le message du prologue est profond : Rendre témoignage au VERBE INCARNE, à La LUMIERE, à La GLOIRE de EMMANUEL dans la Création. L’exemple est Jean a rendu témoignage. Et Nous ?

Alors, en cette Fête de Nativité, gardons près/en de nos cœurs la vérité profonde que nous sommes loin d'être des enfants orphelins laissés à errer sans but à travers les complexités de la vie. Au lieu de cela, nous sommes les enfants bien-aimés de Dieu, profondément chéris et constamment surveillés par un Père aimant. Dans chaque pas que nous faisons, que ce soit sur des chemins de joie, de peine ou à travers des vallées de défis, nous sommes accompagnés par la présence inébranlable de Dieu avec nous. Son amour est notre guide et notre force, notre lumière, notre gloire éclairant nos décisions et nos actions. Joyeux Noël, et que la paix de l’Enfant Jésus règne dans nos cœurs maintenant et toujours.

Que devant la Lumière du Verbe et l'Esprit de Grâce se dissipent les ténèbres du péché et la Nuit de l'incroyance. Et que l'Amour de Jésus habite dans nos cœurs. Amen !

P. Roméo Yémso, Svd

HOMÉLIE DU DIMANCHE 17 DÉCEMBRE 2023Annoncer le Christ Jésus, Troisième dimanche du Temps de l'Avent, Année B.Textes: Is...
16/12/2023

HOMÉLIE DU DIMANCHE 17 DÉCEMBRE 2023

Annoncer le Christ Jésus, Troisième dimanche du Temps de l'Avent, Année B.

Textes: Is 61, 1-2a.10-11; Lc 1, 46b-48, 49-50, 53-54; 1 Th 5, 16-24; Jn 1, 6-8.19-28.

Thème : Préparons le Chemin du Seigneur dans la Joie.

Bien aimés dans le Christ Jésus, nous sommes au dimanche de la Joie (« Gaudete in Domino Semper, iterum dico, gaudete ! », ceci remonte à la Tradition latine), car « au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ». En effet, les lectures de ce 3ème dimanche nous encouragent à nous réjouir parce que notre salut est proche. La 1ère lecture annonce la venue du Messie, l'Oint de Dieu. Le cantique évangélique est le Magnificat : « Mon âme se réjouit en mon Dieu ». La 2ème lecture quant à elle, nous encourage à nous réjouir, à prier et à rendre grâce. Et dans l'évangile johannique, Jean-Baptiste dit aux prêtres et lévites qu'il n'est pas le Christ, mais que le Messie vient. Est-ce bien le moment de se réjouir ou devons-nous attendre que tout soit enfin plus certain et plus paisible?

Bien aimés dans le Christ Jésus, Qu’est-ce que la Joie chrétienne ? L’antienne d’ouverture « Gaudete » nous invite à nous immerger dans un esprit de joie, de prière et de gratitude continues. Le prophète Isaïe (Second Isaïe, au temps du retour d’exil, entre 535-520) nous proclame :« Je tressaille de joie dans le Seigneur » et Saint Paul nous écrit « Réjouissez-vous toujours, priez sans cesse, rendez grâces en toutes circonstances », résumant l'essence de la vie chrétienne, particulièrement poignante au temps de l'Avent. Cet appel à la joie perpétuelle n'est pas une invitation à ignorer les réalités de la douleur ou de la souffrance, mais à maintenir une attitude d'espérance face aux défis de la vie. L'anticipation joyeuse de la venue du Christ nous rappelle que la joie n'est pas enracinée dans nos circonstances actuelles, mais dans la promesse de la présence fidèle de Dieu et du salut ultime : « Que votre esprit, votre âme et votre corps soient gardés pour la venue du Seigneur » (1Th 5, 23).

Bien aimés dans le Christ Jésus, Qui est vraiment Jean -Baptiste ? Avons-nous toujours besoin de lui aujourd’hui dans notre société, notre communauté, notre famille ? Ou bien, comment interprétons-nous le concept d'être « porteur de la lumière » du Christ dans notre communauté et à notre proche ? Puissions-nous donner des exemples concrets de la façon dont nous avons témoigné ou pouvons témoigner de la lumière du Christ dans nos interactions quotidiennes.

• Témoignage de la lumière : Le rôle de Jean-Baptiste en tant que témoin de la lumière, qui est Jésus, est souligné. Ce thème souligne l'importance de témoigner de Jésus comme la vraie Lumière qui apporte la vérité et la vie divines.
• Identité et mission de Jean-Baptiste : Le démenti clair de Jean-Baptiste d'être le Christ, Élie ou le Prophète reflète sa compréhension de sa propre identité et de sa mission. Ce thème illustre l'importance de connaître notre rôle dans le plan de Dieu et d'y rester fidèle.
• L'humilité dans le service : La déclaration d'indignité de Jean-Baptiste de dénouer les sandales de Jésus montre son humilité. Il enseigne que la vraie grandeur dans le Royaume de Dieu vient de la reconnaissance de sa propre humilité et de la supériorité de Jésus.
• Préparation au Messie : Le rôle de Jean-Baptiste dans la préparation du chemin pour Jésus souligne le thème de la préparation à la venue du Messie. Elle exige une disponibilité spirituelle et une ouverture d'esprit pour accueillir le Christ dans le monde et notre vie.

Somme toute, en répondant à cet appel, nous nous préparons non seulement à la commémoration de la naissance historique du Christ, mais aussi à Sa Présence continue dans nos vies, nous transformant de l'intérieur et nous préparant à son retour éventuel. « Savoir que Dieu est proche, attentif et plein de compassion, (...), qu'il est un Père miséricordieux qui s'intéresse à nous dans le respect de notre liberté, est motif d'une joie profonde », nous dit Saint Jean-Paul II.
Que devant la Lumière du Verbe et l'Esprit de Grâce se dissipent les ténèbres du péché et la Nuit de l'incroyance. Et que l'Amour de Jésus habite dans nos cœurs. Amen !

P. Roméo Yémso, Svd.

INVITATION À LA RETRAITE AUX FLAMBEAUX               Jeune,... prêt pour la mission !
24/11/2023

INVITATION À LA RETRAITE AUX FLAMBEAUX

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