Ris-Alwahda (Rassemblement Islamique du Sénégal)

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Créé les 11 et 12 avril 2009, le Rassemblement Islamique du Sénégal Alwahda (RIS-Alwahda) est un mouvement qui regroupe des organisations islamiques réunies dans le but d’unifier leurs actions et de promouvoir la civilisation islamique au Sénégal

02/08/2026

Touba 2026 : Cheikh Matar Kebe a participé à la table ronde sur le thème « Les contributions des leaders musulmans sénégalais à la construction de l’identité nationale musulmane » organisée ce 17safar par le dahira Rawdou Riyahine

Ce mardi 28 juillet 2026, le Rassemblement Islamique du Sénégal (RIS Al Wahda) a pris part à la journée de commémoration...
29/07/2026

Ce mardi 28 juillet 2026, le Rassemblement Islamique du Sénégal (RIS Al Wahda) a pris part à la journée de commémoration dédiée à Ceerno Sileyman Baal, organisée par le Comité Permanent pour l'Information et les Affaires Culturelles (COMIAC) de l'Organisation de la Coopération Islamique (OCI), sous la direction du Dr Ameth Diallo.

Cette rencontre a permis de rendre un vibrant hommage à l'une des figures les plus marquantes de l'histoire du Sénégal et de l'Afrique de l'Ouest. Érudit, réformateur et chef de guerre par nécessité, Ceerno Sileyman Baal demeure l'architecte d'une profonde révolution morale, politique et sociale dont les effets continuent d'inspirer les générations.

En 1776, aux côtés de son compagnon Abdoul Kader Kane, il conduisit la Révolution tooroodo en renversant le dernier souverain denianke. Ce tournant historique ouvrit la voie à un nouvel ordre fondé sur les principes de justice, d'équité et de gouvernance vertueuse. Cette révolution permit notamment de combattre les privilèges liés aux castes, de mettre fin à l'esclavage dans le Fouta, de promouvoir la méritocratie, de renforcer la rigueur morale et d'assurer une meilleure protection des couches les plus vulnérables de la société.

À travers sa participation à cette cérémonie, le RIS Al Wahda réaffirme son attachement à la préservation de la mémoire des grandes figures de l'islam et de l'histoire africaine, dont les enseignements constituent une source d'inspiration pour la promotion des valeurs de justice, de bonne gouvernance, de savoir et de cohésion sociale.

25/07/2026
📸 48H du RIS Kaolack 2026 – Retour en imagesComme à l'accoutumée, la section départementale du RIS Kaolack a organisé, c...
28/06/2026

📸 48H du RIS Kaolack 2026 – Retour en images

Comme à l'accoutumée, la section départementale du RIS Kaolack a organisé, ce dimanche matin, une magnifique randonnée pédestre à travers les rues de Kaolack.

Un moment de convivialité, de fraternité et de partage, marqué par la bonne humeur, l'engagement et l'esprit de solidarité qui animent notre mouvement.

Cette marche a également été une occasion de promouvoir les valeurs de citoyenneté, de santé et de vivre-ensemble, tout en renforçant les liens entre les membres et sympathisants du RIS.

✨ Revivez en images les temps forts de cette belle matinée sportive et fraternelle.

48H du RIS Kaolack📸 Retour en images sur la conférence tenue ce samedi 27 juin au CDEPS de Kaolack, autour du thème :« L...
27/06/2026

48H du RIS Kaolack

📸 Retour en images sur la conférence tenue ce samedi 27 juin au CDEPS de Kaolack, autour du thème :

« La famille musulmane sénégalaise au cœur du développement : concilier foi et patriotisme ».

La conférence a été animée par l'Imam Moustapha Thiam, enseignant à l'école élémentaire de Keur Madiabel.

Au cours de son intervention, le conférencier est revenu sur plusieurs aspects essentiels, notamment :

la clarification conceptuelle de la foi et du patriotisme ;
les impacts de ces deux valeurs sur le développement humain, environnemental et social.

Cette rencontre a réuni d'éminentes personnalités, des imams et oulémas de Kaolack, des acteurs du mouvement islamique, ainsi que les sections scolaires et universitaires de l'AEEMS/Kaolack, dans un cadre d'échanges et de réflexion sur le rôle de la famille musulmane dans la construction d'un Sénégal prospère et harmonieux.

À l'occasion du Nouvel An musulman, le Rassemblement Islamique du Sénégal RIS-ALWAHDA adresse ses vœux les plus chaleure...
17/06/2026

À l'occasion du Nouvel An musulman, le Rassemblement Islamique du Sénégal RIS-ALWAHDA adresse ses vœux les plus chaleureux à l'ensemble de la communauté musulmane.

Que cette nouvelle année soit une source de bénédictions, de foi renouvelée et de prospérité pour vous, vos familles et l'ensemble de la communauté musulmane.

Qu'Allah (SWT) nous guide sur le droit chemin, accepte nos œuvres et nous accorde Sa miséricorde infinie.

Bonne et heureuse année 1448 de l'Hégire !
Muharram Moubarak. 🤲🌙

17/06/2026

Ambiguïtés fondatrices et leçons d’un siècle de politique sénégalaise

Un homme émerge du peuple, porté par sa colère et ses espoirs, brise les plafonds de verre que le système lui opposait, accède au pouvoir dans un élan de rupture authentique - puis, progressivement ou brutalement, se retourne vers ce même système, en adopte les logiques, en pérennise les structures, rompt progressivement avec ceux qui l’ont porté. Ce cycle n’est pas une fatalité biologique. Il est une figure récurrente dans l’histoire politique sénégalaise - si récurrente qu’elle en devient archétypale. C’est une pathologie politique structurelle, née avec la modernité électorale sénégalaise en 1914 et reproduite, avec des variations de forme mais une constance de fond troublante, jusqu’en 2026.

Tout commence à Gorée. Blaise Diagne - de son vrai nom Galaye Mbaye Diagne - fils d’un cuisinier, construit en 1914 la première victoire électorale africaine dans le cadre républicain français en mobilisant une coalition inédite : réseaux confrériques, femmes des marchés, dockers, jeunes lettrés. Il invente la grammaire de la politique sénégalaise moderne - la mobilisation transversale, le discours adapté à chaque audience, l’articulation du religieux et du politique. Mais dès 1918, il recrute soixante mille tirailleurs pour les tranchées européennes. En 1923, il signe le Pacte de Bordeaux - garantissant aux intérêts économiques coloniaux la paix sociale qu’il avait menacée. Bénéficiant du soutien confrérique, il est aussi soutenu par les loges maçonniques dès l’entame. Le système colonial ne se laisse pas conquérir - il absorbe ses conquérants.

Diagne est le premier archétype de l’homme qui monte par le peuple et gouverne pour le système. Tous ceux qui viendront après lui utiliseront ses outils sans toujours le savoir.

Car l’histoire politique sénégalaise est aussi, et peut-être surtout, une histoire de ruptures entre alliés. Lamine Gueye avait soutenu Diagne en 1914 avec la ferveur des idéalistes. Il forma ensuite Senghor, le lança en politique en 1945 - avant d’être écrasé électoralement par ce même Senghor qui créa le Bloc Démocratique Sénégalais en 1948, investit les campagnes rurales et les réseaux confrériques que son mentor négligeait, et le battit en 1951. Le mentor forme toujours, malgré lui, l’instrument de sa propre relève. Senghor absorba Lamine Gueye comme Diagne l’avait neutralisé : par la supériorité stratégique, non par la rupture idéologique déclarée.

La rupture la plus lourde de conséquences fut pourtant celle que Senghor consomma avec Mamadou Dia le 17 décembre 1962. Dia n’était pas simplement un rival - il était le porteur d’une vision de développement souverain : planification nationale, réforme agraire, mobilisation de l’épargne intérieure, coopératives de production ancrées dans les communautés de base. Cette vision anticipait de trente ans ce que les économistes du développement redécouvrent aujourd’hui. En éliminant Dia, Senghor écartait simultanément son projet économique et le cadre constitutionnel qui l’aurait rendu possible : un Premier ministre fort, capable de tenir tête aux intérêts néocoloniaux. La présidentialisation qui suivit ne fut pas un accident institutionnel - elle fut la condition politique nécessaire au maintien du modèle de dépendance choisi. L’ambiguïté constitutionnelle et la dépendance économique ne sont pas deux héritages parallèles de 1962 : ce sont les deux piliers d’un même édifice, construits ensemble, qui tient encore debout en 2026.

Ce choix a un nom dans les chiffres : une dette à 132% du PIB, une économie de services sans industrie de transformation, une jeunesse massivement chômeuse dans un pays dont les ressources naturelles n’ont jamais été véritablement mobilisées au profit de son peuple. Wade, qui avait défendu Dia au tribunal en 1963 et dénoncé pendant vingt-six ans les pathologies du système, reproduisit à son tour, une fois au pouvoir, les mêmes logiques de concentration et de patrimonialisation - amplifiées par le tempérament d’un homme convaincu que les règles qu’il condamnait chez les autres lui étaient légitimes. La rupture proclamée, la continuité pratiquée : c’est la troisième grande ambiguïté fondatrice de la politique sénégalaise.

La séquence 2024-2026 s’inscrit dans cette généalogie avec une précision qui confine à la répétition tragique. Ousmane Sonko a construit sa légitimité sur le modèle diagniste de la mobilisation populaire transversale, tout en développant un discours de rupture économique qui rappelle, dans son ambition sinon dans ses modalités, la vision de Mamadou Dia. Il a porté au pouvoir Bassirou Diomaye Faye - reproduisant le modèle du mentor qui produit son successeur. Mais le ticket Diomaye-Sonko portait en lui, dès l’origine, la même ambiguïté fondatrice que tous les duos précédents : deux légitimités concurrentes logées dans le même projet politique. Diomaye avait la légitimité institutionnelle. Sonko avait la légitimité charismatique. Gerti Hesseling l’avait diagnostiqué dès 1985 : l’ambiguïté sur la répartition des pouvoirs au sein de l’exécutif est une bombe à retardement. Elle a explosé en 1962. Elle explose à nouveau en 2026.

La différence décisive est pourtant réelle et porteuse d’espoir : en 1962, Mamadou Dia fut emprisonné douze ans. En 2026, Sonko est élu président de l’Assemblée nationale quatre jours après son limogeage - avec 132 voix sur 165. La démocratie sénégalaise a produit des anticorps institutionnels que 1962 ne possédait pas. Mais cette maturité démocratique réelle ne saurait masquer une rupture silencieuse avec le mandat populaire : depuis que l’enjeu électoral de 2029 a officieusement pris le pas sur la gestion des affaires publiques, c’est le peuple qui paie le prix de cet arbitrage - dans son quotidien, dans son pouvoir d’achat, dans ses espoirs différés. La plus grande rupture de confiance n’est pas toujours celle du détournement de fonds - c’est parfois celle du détournement d’attention. Il faut ajouter à cela une autre perpétuation du système, plus insidieuse encore : le système se reproduit aussi parce qu’on en parle sans jamais le définir. Dénoncer le système est devenu un langage politique universellement partagé - mais un langage sans contenu précis reste une incantation, non un programme. Tant que la rupture ne sera pas traduite en réformes constitutionnelles datées, en mécanismes économiques identifiés et en indicateurs de redevabilité mesurables, elle demeurera ce qu’elle a toujours été dans notre histoire : une promesse électorale de plus.

Trois leçons s’imposent avec la force de l’évidence historique.

La première est constitutionnelle : résoudre enfin l’ambiguïté de 1962 par une architecture institutionnelle claire, négociée hors des cycles électoraux, qui encadre la coexistence des légitimités au sommet de l’exécutif.

La deuxième est économique : renouer - soixante ans après - avec la vision de Mamadou Dia, non par nostalgie mais par nécessité historique. Mobiliser l’épargne nationale, valoriser le foncier, transformer les ressources gazières et pétrolières en capital productif partagé plutôt qu’en rente d’une nouvelle élite.

La troisième est civique : former une classe dirigeante dont la compétence technique est inséparable d’une éthique de la responsabilité publique - une qualité morale fondatrice.

Ces trois chantiers sont les conditions sine qua non sans lesquelles aucune alternance, si populaire soit-elle, ne pourra rompre le cycle séculaire que nous avons tenté de cartographier.

De Blaise Diagne à Bassirou Diomaye Faye, le Sénégal a traversé un siècle de politique électorale sans jamais véritablement résoudre ses contradictions fondatrices. Mais le Sénégal de 2026 a une chance que ses prédécesseurs n’avaient pas : une jeunesse instruite et connectée qui refuse la résignation, une société civile dense et vigilante, des institutions qui ont su produire deux alternances pacifiques en vingt-quatre ans. Cette chance ne se transformera en destin qu’à une condition : que la génération qui gouverne aujourd’hui comprenne enfin que le peuple sénégalais ne lui a pas confié le pouvoir pour rejouer les mêmes pièces avec de nouveaux acteurs. L’histoire, en politique, ne pardonne pas l’amnésie - elle la punit par la répétition.

Mamadou Dia avait compris cela. Il en a payé le prix de sa liberté. C'est cet homme qui disait : « Je préférerais mourir libre en prison que de sortir de prison en devenant prisonnier d’un engagement contraire à mon devoir de citoyen et de patriote africain et sénégalais. », Mamadou Dia, Afrique. Le prix de la liberté, Présence Africaine, 2007.

L’histoire lui a rendu justice à 98 ans. La question qui reste ouverte est simple : faudra-t-il attendre encore soixante-quatre ans pour que la génération de 2026 reçoive le même verdict ?

« Dis : Agissez ! Allah verra vos actes, ainsi que Son messager et les croyants. », Sourate At-Tawba (9:105)

SaLiou Dramé
Développeur immobilier
Observateur des Sociétés et Cultures dans le monde

15/06/2026

LA DÉCLARATION DE PATRIMOINE : UNE MESURE STRATÉGIQUE POUR LA BONNE GOUVERNANCE ET LA LUTTE CONTRE L’ENRICHISSEMENT ILLICITE ET LA CORRUPTION LA JEUNESSE SÉNÉGALAISE : ENTRE FATIGUE SOCIALE ET RENAISSANCE SILENCIEUSE GÉOGRAPHIE DES VULNÉRABILITÉS CLIMATIQUES ET SÉCURITAIRES EN AFRIQUE DE...

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