31/05/2016
Bonjou tout moun,
Nou panse ke ou byen anba gras Bondye vivan an.Bagay yo red se vre men fok nou vanse e nap vanse pi red.Nap raple nou ke Samdi kap 4 jen nan apre midi ap gen sentsen.Alos pi ga ou bliye.
Ke Bondye beniw.Mswete nou bon jounen ak bon lekti
Quand le prophète “coince” son roi
“Cet homme, c’est toi !”
2 Samuel 12. 7
Le roi David a commis l’adultère avec la femme d’un de ses officiers, Batchéba, qui tombe enceinte du roi. Pour faire endosser la paternité à Urie, le mari trompé, le roi essaie plusieurs stratagèmes perfides mais Urie, en mission militaire au loin, ne tombe pas dans le piège (Voir 2 Samuel 11). Finalement, David organise un traquenard dans lequel Urie meurt. Ce dernier ne connaîtra jamais la raison pour laquelle le roi l’a trompé doublement. Ni vu, ni connu ! Sauf que “Ce que David avait fait déplut au Seigneur. Il envoya le prophète Nathan auprès de David…” (2 Samuel 12. 1). Lorsque Nathan est face au roi, il invente un fait divers pour dénoncer la tromperie, la perfidie, le mensonge et le meurtre autour d’un personnage fictif. Le roi, qui a le pouvoir d’exercer la justice, décide de la condamnation du méchant. Et là, le prophète laisse tomber un propos accusateur : “Cet homme, c’est toi !” On imagine la tête que dut faire David. Puis, Nathan poursuit en rappelant tout ce que Dieu a fait pour que le jeune berger devienne le puissant roi d’Israël. L’énumération est longue, et c’est toute la vie de David qui défile, placée sous le signe de la bénédiction divine. Enfin, la question qui tue : “Alors, pourquoi M’as-tu méprisé en faisant ce qui Me déplait ?” (2 Samuel 12. 9). La faute de David est énorme, mais le roi ne semble pas avoir la conscience perturbée.
Le prophète est obligé d’inventer une histoire pour “coincer” le roi, ouvrir les yeux du fautif. Si, au final, David découvre enfin la monstruosité de sa conduite, comment cet homme, capable de composer des psaumes si profonds, a-t-il pu en arriver à cet aveuglement ? Sans doute parce que c’est progressivement qu’il s’est enfoncé dans l’erreur. C’est parfois étonnés de nous-même que nous nous exclamons : “Comment en suis-je arrivé là ? Je ne me reconnais pas !” La réponse est dans l’expérience de David : des dérapages progressifs qui ne semblent pas si graves que cela, mais qui en entraînent d’autres jusqu’à l’inacceptable. Au départ, un regard de convoitise et, au final, l’organisation méthodique d’un assassinat. Nous pouvons alors comprendre la radicalité de Jésus lorsqu’Il dit : “Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le au loin ; il vaut mieux pour toi perdre une seule partie de ton corps que d’être jeté tout entier dans l’enfer” (Matthieu 5. 29). Réfléchissez-y !