06/01/2014
Le mot « faiseur de tentes » est tiré des compétences professionnelles de l’apôtre Paul. Il fabriquait des tentes à certains moments, afin de donner le bon exemple et « pour n’être à charge à aucun » (1 Thessaloniciens 2 : 9). « Ces mains ont été
employées pour mes besoins et pour les personnes qui étaient avec moi » dit-il en Actes 20 : 34. Un tel travail n’était donc pas seulement une source de revenus pour l’équipe de Paul, c’était aussi le moyen d’approfondir leurs contacts personnels avec les personnes qui les entouraient (Actes 18 : 1-4).
Pendant les vingt dernières années, le terme de « faiseur de tentes » a été utilisé plus spécifiquement pour désigner des croyants que le Seigneur a convaincu de s’en aller à l’étranger pour annoncer l’évangile dans des régions où l’on ressent un grand besoin spirituel, tout en étant engagés d’une manière ou d’une autre dans un emploi
séculier. Ce terme recouvre les personnes ou les familles qui ont été envoyées à l’étranger par leurs sociétés ou leurs affaires, mais se sentent profondément concernées par les âmes perdues et l’expression locale du Corps de Christ dans le monde entier. Cela ne comprend pas les chrétiens qui se contentent de travailler à
l’étranger ! les faiseurs de tentes ont la Mission à cœur. Ces chrétiens ne considèrent pas leur emploi séculier seulement comme une source de revenus, mais aussi comme la sphère naturelle dans laquelle rencontrer les habitants du pays, gagner leur confiance et leur parler de Jésus.
Il existe un danger d’idéaliser la vie à l’étranger, comme si le fait de traverser la mer, changer de culture et passer la barrière de la langue vous ferait devenir automatiquement un serviteur de Dieu meilleur et plus efficace. Si je ne suis pas consacré chez moi au Seigneur Jésus, au peuple de Dieu et à Son œuvre, rien ne changera une fois que je vivrai à l’étranger. Un frère hollandais l’a un jour exprimé
ainsi : « travailler à l’étranger, ce n’est jamais l’appel premier de Dieu. Après la conversion, le témoignage commence à la maison ». il est également vrai que, d’une certaine façon, chaque chrétien ayant un emploi séculier est un faiseur de tentes.
Nous devons tous faire face au défi d’être un témoin pour Christ à notre travail. Nous vivons tous avec des contraintes de temps et d’énergie. Nous luttons tous pour vivre selon des priorités pieuses, et sans aucun doute, nous avons tous des comptes à rendre au Seigneur sur la manière dont nous investissons notre vie pour Lui.
Si vous êtes un chrétien ayant un emploi séculier, il est vraisemblable qu’un grand nombre des idées développées ici vous concerneront lorsque vous chercherez à servir le Seigneur dans votre sphère d’influence.
Source : www.philipnunn.com