30/05/2016
Fête des mères à Jéricho : Message de Sylvie Obame.
Textes : Josué 2 : 1-13 ; Exode 1 15-21
THÈME : LE COURAGE DE SE DÉMARQUER
Aujourd’hui, nous célébrons la fête des Mères, l’occasion pour nous de célébrer la femme en général, et le thème choisi nous conduit à relever le courage de la femme qui sait se démarquer en agissant autrement.
Ta façon de louer Dieu doit être différente, ta façon de l’acclamer doit être différente, et ce n’est pas ce que les gens disent qui est important, c’est la manière dont tu le loue, le courage dans ton adoration peu importe ton entourage. Tes acclamations sont différentes, ton cri de joie est différent, ta façon de danser est différente et cela montre que tu es différente des autres : une femme courageuse.
Le courage C’est la fermeté, une forme de caractère qui nous rend prêt à affronter les dangers, les souffrances, les revers : les revers c’est quand tu essaie mais finalement ça ne marche pas comme tu veux. C’est une force de caractère qui nous donne cette personnalité, celle d’affronter les revers, les circonstances difficiles, même la mort : C’est cela le courage ; et cette capacité, nous l’avons en nous, si nous ne l’avons pas en nous, nous ne pourrons pas servir le Seigneur, si nous ne l’avons pas, nous ne pouvons pas aller loin avec le Seigneur ; nous ne pouvons pas remporter des victoires avec le Seigneur, nous ne pouvons pas faire des exploits avec le Seigneur, nous ne pouvons pas être le complément de l’homme.
Hors le Seigneur nous appelle pour accomplir des exploits, le Seigneur nous appelle parce qu’au travers de nous, il veut glorifier son nom. Il ne nous appelle pas parce qu’il en a simplement envie, mais c’est parce qu’il cherche un peuple qui l’adore, il nous appelle pour glorifier son nom dans le monde ; et pour cela, il a besoin de femmes courageuses, des femmes qui ont une force de caractère, qui sont prêtent à affronter la peur, qui sont prêtent à affronter les difficultés, les souffrances et toute forme d’adversité, des femmes qui ont le courage de se démarquer.
Se démarquer : c’est la capacité de ne pas faire comme tout le monde, c’est la capacité de faire les choses différemment. Si nous faisons comme tout le monde alors le Seigneur ne sera pas glorifié car le Seigneur nous appelle parce qu’autant que nous sommes, nous sommes différentes,. Chacun ayant ses talents ;
Nous pouvons avoir les mêmes talents mais nous n’avons pas la même façon de les faire valoir, nous pouvons avoir les mêmes dons, mais nous n’avons pas la même manière de les exprimer et chacun avec son don, doit pouvoir s’exprimer devant et pour le Seigneur ; et c’est ce qui crée la diversité et c’est cette diversité qui crée une force que l’on puise dans le corps de Christ et qui va glorifier le christ, et l’église ira encore plus loin.
Donc nous devons pouvoir nous démarquer dans notre façon de servir Dieu, d’endurer les souffrances, de patienter, de prier, de consoler, d’aider et d’aimer.
Mais souvent, nous disons : Seigneur fais moi comme tu as fais à untel, Dieu va le faire, le résultat sera peut être le même mais le chemin sera différent, mais en pensant que le chemin devra être le même que celui des autres, nous devenons jaloux, nous murmurons et cela crée des envies parce que l’on pense que le Seigneur va agir pour moi comme il l’a fait pour telle personne afin obtenir ceci ; Non le Seigneur ne procède pas de la même manière avec tout le monde parce que nous n’avons pas les mêmes sensibilités, et les mêmes points de vues.
Dans les textes que nous avons lu, il s’agit des femmes : le 1er nous relate l’histoire de Rahab la prostitué qui va cacher des espions chez elle. Quand on regarde cette femme, elle a eu un courage exceptionnel, il y avait le roi de Jéricho qui savait pourtant qu’elle avait caché des espions mais elle a eu le courage de les cacher dans sa maison sachant bien que le roi pouvait faire fouiller sa maison et trouver les espions puis la tuer. Mais elle a affronté ce danger parce qu’elle était une femme qui avait une autre vision, elle savait qui étaient ces espions : j’ai entendu parler de leur histoire, je sais qui ils sont, je sais que je peux être sauvé à travers eux.
Alors, sa vision l’a rempli de force et de courage pour pouvoir cacher les serviteurs de Dieu qui sont arrivé. Ensuite elle est montée pour obtenir la promesse. .Ce qui est bien c’est quand elle obtient la promesse, elle reconnait que l’Éternel est Dieu, et à cet instant, Rahab a décidé de changer de vie. vivre autrement, se démarquer.
A la fin de l’histoire elle ira prendre ses parents et le texte nous dit que, elle et ses parents ont été sauvés.
Mais il y a un autre côté du courage de Rahab, la prostitué : elle a reconnu la grandeur de Dieu mais pas devant le peuple de Jéricho, pas devant ses parents, elle a eu le courage, elle, femme de mauvaise vie, d’inviter ses parents à venir dans sa maison car le salut est certain dans sa maison que sur l’armée de Jéricho, elle n’a pas tenu compte de l’identité qu’on lui collait, elle n’a pas tenu compte de son statut dans la société à cette époque parce qu’elle poursuivait un but plus important : celui de sauver elle, et sa famille. Elle savait qu’elle avait déjà arraché la promesse de la bouche des serviteurs de Dieu qu’elle avait caché, et que ce qu’ils disent, advient. Alors elle a pris le courage peu importe son identité indigne, je veux aller, je vais prêcher l’évangile à mes parents pour qu’ils soient aussi sauvé.
Preuve de courage, de lucidité et discernement et d’amour que seul le saint esprit accorde à ceux qui savent s’humilier
Son courage et sa détermination l’ont amené à avoir certainement des arguments pour convaincre ses parents à adhérer au seigneur.
Cela veut dire qu’avec le courage, et le discernement, nous posons des actes qui déterminent notre salut et celle des autres.
C’est pourquoi, lorsqu’une femme est courageuse, elle a la capacité de poser des actes qui apportent réellement la vie comme ceux posés par de Rahab, elle savait qu’elle pouvait mourir mais elle a regardé au-delà de la mort, elle était prête à mourir pour le salut de ses parents pour qui elle a été le meilleur conseiller.
Être femme, c’est être un océan, qui va de la mère à la sœur, de la femme épouse à la fille, c'est-à-dire matrice au sens physique et culturel.
La femme forge l’homme, lui donne l’amour, de la tendresse, de l’attention, de l’allaite, lui donne un caractère, des croyances, des principes une morale. Tout ceci est énorme.
Le courage de ces femmes a fait d’elles des êtres exceptionnels. Et vous voulez parler de sexe faible ! ;
A cette fête des mères, nous voudrions vous dire ceci : les hommes ont cru à leur supériorité. Si Jésus n’a choisi que des disciples hommes, ce n’est pas qu’il méprisait la femme ou qu’il la trouvait inférieure, c’est simplement qu’à cette époque, dans la conscience des hommes qui vivaient, il n’y avait pas place pour elle.
Dans sa soit disant faiblesse, elle est force tranquille, et c’est pourquoi il est dit : derrière un grand homme se cache une grande femme.
C’est ce courage qui manquait à l’homme dès la création, et l’ayant constaté, Dieu a pris soin de créer la femme pour qu’avec son courage, sa lucidité et son dévouement, elle se démarque en étant une conseillère pour l’homme, son complément. C’est pourquoi Dieu dit qu’il n’est pas bon que l’homme soit seul, il lui faut un bon conseiller, sinon il va se détruire, s’il n’est pas conseillé, il ne pourra pas gérer correctement le monde que Dieu lui confie, si l’homme n’a pas ce conseiller, il ne pourra pas faire advenir la volonté de Dieu sur terre : c’est cela la valeur de la femme. C’est la mission principale de la femme : conseiller de l’homme, son aide son semblable ; afin qu’il ne soit pas perdu.
Femmes, sachons nous démarquer par notre rôle de conseiller, et cela demande beaucoup de courage, de lucidité et de discernement. C’est cela la mission que Dieu nous confie depuis la création et comme l’a dit hier notre conférencier ; les femmes doivent soumission à l’homme, c'est-à-dire elles sont sous une mission, la mission de conseillère des hommes, du genre humain.
A toutes les femmes, notre mission ne sera accomplie que si nous prenons la parole de Dieu comme référence. Et sachons que si l’homme est le chef de la femme, l’homme lui, vient au monde par la femme, l’homme n’existe que par la femme.