28/11/2025
Quand j’ai lu l’histoire de cette petite, ça m’a directement ramenée à mon propre vécu, à peu près au même âge.
Moi aussi, j’ai connu la dépression, j'ai connu le harcelée scolaire. Aussi le trop plein de paroles négatives qui étaient dites sur moi, trop jeune, par des adultes.
À force, j’avais fini par croire que j’étais le “vilain petit canard” de la famille, celle de qui rien de bon ne pouvait sortir.
Petite, j’entendais souvent ma grand-mère et sa petite sœur de ma grand-mère dire que j’étais stérile, que j’étais celle qui devait “rester pour garder la famille”, que je ne devais pas me marier, que certaines choses n’étaient pas pour moi.
Ce sont des réalités que beaucoup d’enfants vivent dans nos familles africaines — surtout chez nous, au Gabon bref .
Et à un moment, je me suis dit :
“Oui, c’est vrai… peut-être que je ne suis rien.”
Je n’arrive même pas à trouver les bons mots aujourd’hui, j'ai pas envie de raconter tout pas aujourd'hui mais je me reconnais tellement dans cette petite.
Je sais ce que c’est, la dépression. Je sais ce que c’est d’aller jusqu’à avaler des comprimés pour en finir.
Parlez à vos enfants.
Vous n’imaginez vraiment pas ce qui peut se passer dans leur cœur.
La dépression est réelle. Et parfois, derrière elle, il y a aussi des réalités spirituelles dont on ne parle pas assez.
Moi, à ma deuxième tentative de su***de, j’entendais des voix…
Je savais que ce n’étaient pas de simples pensées.
Ça remonte à plus de 27 ans, et pourtant c’est comme si c’était hier.
Bref… je n’ai pas envie de me remonter ces souvenirs, pas pour le moment un autre jour mais je me reconnais, et ça me touche profondément.