12/06/2026
L’église célébrait dimanche dernier (7 juin) la fête du Corps et du Sang du Christ, la « fête du Saint-Sacrement ». Cette dénomination s’est substituée, depuis la réforme de la liturgie promue par le Concile de Vatican II, à celui de « Fête Dieu ».
L’Eucharistie manifeste l’humilité de Dieu qui vient nous rencontrer en se livrant à l’homme, sous les espèces et du pain et du vin, transformées par l’action de l’Esprit Saint (c’est la « transsubstantiation »).
Le père Jean-Jacques Adogony
nous a interpellé : avons nous faim de cette rencontre ? Pouvons-nous vivre sans cette rencontre, qui est le cœur de chaque célébration ? Dans la lecture du texte du livre du Déteuronome, nous avions entendu comment Moïse avait fait mémoire devant le peuple de la façon dont Dieu avait nourri les hébreux au moyen de la manne, alors qu’ils connaissaient la faim et le désespoir lors de leur marche de 40 années au désert.
De même l’Eucharistie nous est donnée, avec laquelle Dieu nous nourrit , afin que nous comprenions « que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».
À travers Cette rencontre, une interpellation : que ta conduite se rapproche beaucoup plus encore de ce que Dieu attend de toi…
Quand tu as compris cela, il y a beaucoup de choses qui bougent dans ta vie : ce que Dieu attend de toi, c’est ton attention envers l’alliance qu’il y a entre Lui et toi-même.
Indépendamment du lieu où est célébrée l’Eucharistie , c’est toujours le même Corps, c’est toujours le même Pain. Faire Eucharistie, c’est une action de grâce à Dieu. Que peut-il y avoir de plus Grand ? Rien d’autre ! ….
Aujourd’hui encore, comme au temps de Jésus, cette question survient et divise : « comment peut-il nous donner sa chair à manger »…. une querelle qui résume toutes nos querelles d’aujourd’hui, tout ce qui divise.
Or, ce qui a lieu d’être, c’est l’étonnement devant le mystère de l’Eucharistie, devant ce don fait aux hommes… Dieu devient lui-même eucharistie !
Pour cela il a besoin de prêtres, pour que s’accomplisse son mystère. Le Prêtre n’est qu’une cause instrumentale. Mais Dieu a besoin de lui, pour que le Pain soit donné à son peuple… La raison d’être du prêtre, là où est sa place, c’est dans ce rôle, afin que le peuple de Dieu bénéficie de deux choses :
–l’offrande du pain et du vin.
–l’offrande du cri des hommes, car le Prêtre est aussi celui qui porte la préoccupation du peuple, cette préoccupation qu’il fait monter vers Dieu, et que symbolise l’offrande de l’encens au cours de la messe.