Mosquée de Quba Neudorf

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ٱلسَّلَامُ عَلَيْكُمْ وَرَحْمَةُ ٱللَّٰهِ وَبَرَكَاتُهُ

Retrouvez ici des informations relatives à notre mosquée (salle de prière) et de manière générale sur la religion.

16/06/2026
10/06/2026

deuxième partie

La différence entre l’adorateur et le jurisconsulte

Selon les récits et les traditions prophétiques, l’une de leurs caractéristiques distinctives est qu’ils étaient des hommes de dévotion et d’adoration, mais dépourvus de compréhension profonde et de science religieuse. Telle est précisément la différence entre l’adorateur et le jurisconsulte. C’est pour cette raison que l’islam a placé un grand soin dans l’apprentissage et l’acquisition de la connaissance religieuse, en associant la Révélation à la raison. Allah s’adresse aux doués d’intelligence, les exhorte à méditer, à réfléchir, à observer et à approfondir leur compréhension.

L’histoire de l’adorateur et du savant

Cette leçon apparaît clairement dans le récit rapporté par le Prophète ﷺ concernant l’homme qui avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes. Un jour, sa conscience se réveilla, il éprouva un profond remords pour ses actes et se mit à rechercher quelqu’un capable de lui indiquer le chemin du repentir.

La première personne qu’il rencontra fut un adorateur. Il l’interrogea sur le repentir et sur la miséricorde d’Allah, qui embrasse toute chose. Mais celui-ci, sans réflexion ni discernement, lui répondit de manière catégorique :

« Non, il n’y a pas de repentir pour toi. »

Il oublia — ou feignit d’oublier — qu’Allah a ouvert largement la porte du repentir à quiconque souhaite revenir vers Lui, tant que l’agonie n’est pas survenue et que le soleil ne s’est pas levé de l’Occident. Il oublia que, quels que soient les péchés et les fautes commis, Allah demeure Pardonneur, Très Miséricordieux, et qu’Il est plus miséricordieux envers Son serviteur qu’une mère envers son enfant.

Lorsque cet homme fut gagné par le désespoir à la suite de cette réponse et que l’horizon s’assombrit devant lui, il retomba dans le vêtement du péché qu’il cherchait à quitter et finit par tuer cet adorateur.

Suite du récit et illustration des effets du savoir

Malgré cet acte qui ajoutait une centième victime à son lourd fardeau, malgré la gravité de ce qu’il venait de commettre, le combat intérieur demeurait vivant en lui. Son intention de se repentir était sincère. C’était comme si la miséricorde divine le poussait vers le retour à Allah. Les portes du pardon ne lui avaient pas été fermées ; il n’avait pas été désespéré de la miséricorde divine ni privé de l’espérance du pardon d’Allah.

Allah lui fit alors rencontrer un savant. Il lui posa la même question :

« Puis-je encore me repentir ? »

Le savant répondit :

« Et qui pourrait s’interposer entre toi et le repentir ? »

Par sa science et sa clairvoyance, cet homme sauva une âme des griffes de l’Enfer. Voilà une autre différence fondamentale entre le savant et l’adorateur. Quant à ce dernier, il fut lui-même responsable de son erreur. Son attitude ressemblait à celle d’un auxiliaire d’Iblis, cherchant à conduire les gens vers la perdition. Quelle immense distance entre celui dont l’action devient une cause de salut et celui dont l’attitude ressemble à celle de Satan.

Les Kharijites et leur appellation

Ces gens-là ne retinrent de la religion que son apparence extérieure.

Le nom sous lequel ils sont le plus connus est celui de Kharijites. Cette appellation leur fut attribuée parce que leurs paroles et leurs actes s’écartaient des fondements et des principes de l’islam établis pour les musulmans.

Les Kharijites dans la Sunna

Dans un hadith rapporté par Al-Bukhârî, Yasîr ibn ‘Amr rapporte :

« Je demandai à Sahl ibn Hunayf : “As-tu entendu le Messager d’Allah ﷺ dire quelque chose au sujet des Kharijites ?” Il répondit : “Je l’ai entendu dire — en indiquant l’Irak de sa main — qu’il en sortira un peuple qui récitera le Coran sans que celui-ci ne dépasse leurs clavicules. Ils sortiront de l’islam comme la flèche traverse sa cible.” »

(Sahîh al-Bukhârî, hadith n° 6934)

Dans ce récit, bien que le terme « Kharijites » ne soit pas mentionné explicitement dans les paroles prophétiques rapportées, leurs caractéristiques sont décrites avec précision. De plus, le fait que Yasîr ibn ‘Amr ait utilisé lui-même ce terme en interrogeant Sahl ibn Hunayf montre que les Compagnons les désignaient déjà sous ce nom.

D’autres appellations et leur slogan

On dit également qu’ils furent appelés ainsi en raison de leur rébellion contre Ali ibn Abi Talib. Parmi leurs autres appellations figure celle de « al-Muhakkima » (« ceux qui invoquent le jugement divin »), parce que leur slogan était :

« Nul jugement si ce n’est celui d’Allah. »

C’est précisément ce slogan qu’ils brandirent face à Abû Turâb, Ali ibn Abi Talib. Il leur répondit alors par sa célèbre formule :

« Une parole de vérité par laquelle on poursuit un objectif mensonger. »

Le début des troubles

Il prononça cette phrase lorsque soufflèrent les vents de la discorde et que la porte qui retenait les grandes épreuves se brisa avec la mort du calife al-Fârûq, Omar ibn al-Khattâb, comme cela est rapporté dans le Sahîh d’Al-Bukhârî à travers le dialogue entre Hudhayfa ibn al-Yamân et Omar.

Le hadith de la porte (Hudhayfa et Omar)

Hudhayfa — celui qui disait :

« Les gens interrogeaient le Prophète sur le bien, tandis que je l’interrogeais sur le mal, de peur qu’il ne m’atteigne »,

et qui était le dépositaire des secrets du Messager d’Allah ﷺ, rapporta :

« Nous étions assis auprès d’Omar lorsqu’il demanda : “Qui parmi vous se souvient des paroles du Messager d’Allah ﷺ concernant la fitna ?” Je répondis : “Moi, telles qu’il les a dites.” Il me dit : “Tu es audacieux à ce sujet.” Je répondis : “L’épreuve de l’homme dans sa famille, ses biens, ses enfants et son voisin est expiée par la prière, le jeûne, l’aumône, l’ordonnance du bien et l’interdiction du mal.” Il dit : “Ce n’est pas cela que je veux dire, mais la fitna qui déferlera comme les vagues de la mer.” Je répondis : “Tu n’as rien à craindre d’elle, ô Commandeur des croyants, car entre elle et toi se trouve une porte fermée.” Il demanda : “Cette porte sera-t-elle ouverte ou brisée ?” Je répondis : “Elle sera brisée.” Il dit alors : “Dans ce cas, elle ne sera jamais refermée.” »

Lorsqu’on demanda à Hudhayfa si Omar connaissait l’identité de cette porte, il répondit :

« Oui, avec autant de certitude que l’on sait que la nuit précède le lendemain. »

Puis il précisa :

« Cette porte, c’était Omar. »

La succession des troubles

Après sa mort, les troubles se succédèrent sans interruption au sein de la communauté de Muhammad ﷺ. Puis fut assassiné Dhû an-Nûrayn, Othmân ibn ‘Affân, à qui le Prophète ﷺ avait annoncé le martyre au cœur d’une épreuve et recommandé la patience face à celle-ci.

L’origine des Kharijites dans le hadith

Ali envoya au Prophète ﷺ une quantité d’or. Celui-ci la distribua à plusieurs chefs tribaux afin de gagner leurs cœurs à l’islam. Les Quraysh et les Ansâr s’en indignèrent en disant :

« Il donne aux notables du Najd et nous délaisse ! »

Le Prophète répondit :

« Je cherche à gagner leur adhésion. »

C’est alors qu’apparut un homme aux yeux enfoncés, aux pommettes saillantes, au front proéminent, à la barbe épaisse et à la tête rasée. Il déclara :

« Crains Allah, ô Muhammad ! »

Le Prophète ﷺ répondit :

« Qui obéirait à Allah si moi je Lui désobéissais ? Allah me fait confiance auprès des habitants de la terre et vous ne me feriez pas confiance ? »

Un homme demanda alors l’autorisation de le tuer — il s’agissait vraisemblablement de Khalid ibn al-Walîd — mais le Prophète l’en empêcha.

Lorsque cet homme s’éloigna, le Prophète ﷺ déclara :

« De sa descendance — ou parmi ses successeurs — sortira un peuple qui récitera le Coran sans qu’il ne dépasse leurs gorges. Ils sortiront de la religion comme la flèche traverse sa cible. Ils tueront les musulmans et laisseront les adorateurs des idoles. Si je les atteignais, je les combattrai comme le peuple de ‘Âd fut combattu. »

10/06/2026

Première partie

Introduction générale

Une parole de vérité utilisée à des fins mensongères

Cette expression est devenue, au fil des siècles et des époques, une règle immuable. Son auteur est Ali ibn Abi Talib — qu’Allah l’agrée et l’honore — époux de Fatima, fille du Messager d’Allah ﷺ. Il était également connu sous le surnom d’Abû Turâb, appellation qu’il affectionnait particulièrement. Il fut le premier enfant à embrasser l’islam dans l’histoire lumineuse de cette religion. Ses mérites sont innombrables, qu’Allah l’agrée. Il fut également le conseiller des deux califes bien guidés, Abû Bakr et Omar, qu’Allah les agrée tous deux.

Signification de l’expression et son contexte

Il s’agit d’une formule parfaitement construite et d’une grande profondeur de sens. En quelques mots, elle permit de répondre à ceux qui se contentaient de citer partiellement la parole d’Allah :

« Le jugement n’appartient qu’à Allah. »

C’est précisément ce verset que les Kharijites invoquèrent lorsque fut conclu l’accord d’arbitrage entre Ali ibn Abi Talib, d’un côté, et Mu‘âwiya, de l’autre, à l’issue de la bataille de Siffîn.

L’arbitrage de Siffîn

Lorsque les deux camps acceptèrent le principe de l’arbitrage — après que les exemplaires du Coran eurent été élevés au bout des lances par les partisans de Mu‘âwiya, et que les deux parties manifestèrent leur volonté de mettre fin à l’effusion de sang abondamment versé ce jour-là — chacun désigna un représentant chargé de cette mission.

Le choix de Mu‘âwiya se porta sur l’illustre Compagnon Amr ibn al-‘Âs. À son sujet, le Messager d’Allah ﷺ a dit :

« Les gens ont embrassé l’islam, tandis qu’Amr ibn al-‘Âs a atteint la sécurité de la foi. »

Quant à Ali ibn Abi Talib, il choisit Abû Mûsâ al-Ash‘arî. Le Prophète ﷺ avait dit à son sujet :

« Abû Mûsâ a reçu l’une des voix mélodieuses de la famille de David. »

Omar avait l’habitude de lui demander de réciter le Coran en lui disant :

« Fais-nous aspirer à notre Seigneur, ô Abû Mûsâ. »

Les appellations des Kharijites et leur origine

Ceux qui s’appuyèrent sur ce noble verset furent connus sous plusieurs noms. Nous en citerons trois, dont le premier est : les Lecteurs (al-Qurrâ’).

Aux débuts de l’islam, les Kharijites étaient appelés « les Lecteurs », parce qu’ils récitaient abondamment le Noble Coran sans posséder la compréhension religieuse ni la science nécessaires. Ils ne maîtrisaient ni son exégèse ni son interprétation authentique ; ils le comprenaient plutôt selon leurs propres passions et opinions.

L’imam Ibn Hajar al-‘Asqalânî — qu’Allah lui fasse miséricorde — écrit dans Fath al-Bârî :

« On les appelait les Lecteurs en raison de leur grand effort dans la récitation et l’adoration. Toutefois, ils interprétaient le Coran autrement que selon son sens véritable et se fiaient à leur propre jugement. »

La raison de cette appellation

Cette dénomination provenait donc de leur grande assiduité dans l’adoration et la récitation du Coran. Cependant, ils interprétaient les versets selon leurs inclinations personnelles, loin de leur signification authentique.

Autrement dit, ils étaient incapables d’en extraire le sens réel, car ils n’étaient que des récitateurs et non des juristes ou des savants. Or, celui qui récite sans posséder la compréhension profonde de la religion ne saisit pas les finalités véritables des textes ; il finit alors par les interpréter de manière erronée, selon ses propres désirs.

Ibn Hajar al-‘Asqalânî souligne également que cette appellation de « Lecteurs » tomba progressivement en désuétude, les actes de ces hommes ayant conduit à l’adoption d’un autre nom qui leur fut attribué par la suite.

Leurs caractéristiques dans les hadiths prophétiques

Il est rapporté d’après Abd Allah ibn Mas‘ûd — qu’Allah l’agrée — dans un hadith rapporté par At-Tirmidhî, lequel le qualifia de « bon et authentique » :

« À la fin des temps apparaîtront des gens jeunes d’âge et faibles de jugement. Ils réciteront le Coran sans que celui-ci ne dépasse leurs gorges. Ils prononceront des paroles semblables aux meilleures paroles des créatures, mais ils sortiront de la religion comme la flèche traverse sa cible. »

27/05/2026

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
‎الحمد لله حمدًا كثيرًا طيبًا مباركًا فيه كما ينبغي لجلال وجهه وعظيم سلطانه، الحمد لله الذي أنعم علينا ببلوغ عيد الأضحى المبارك، وجعل لنا فيه نفحات إيمانية وأيامًا عامرة بالطاعة والسرور.
Louange à Allah, une louange abondante, pure et bénie, telle qu’Il convient à Sa majesté et à Sa grandeur. Louange à Lui qui nous a permis d’atteindre l’Aïd al-Adhā et d’y goûter des moments de foi, de joie et d’adoration.
‎اللهم لك الحمد على نعمك التي لا تُعد ولا تُحصى، ولك الشكر على فضلك الذي يغمر قلوبنا.
Ô Allah, à Toi la louange pour Tes bienfaits innombrables, et à Toi la gratitude pour Ta générosité qui remplit nos cœurs.
‎بمناسبة هذا العيد المبارك، أهنئكم تهنئةً صادقةً نابعةً من القلب، ممزوجةً بالمحبة والمودة.
À l’occasion de cette fête bénie, je vous adresse mes vœux les plus sincères, empreints d’amour et d’affection.
‎كل عام وأنتم بخير، عيدكم مبارك، تقبل الله منا ومنكم صالح الأعمال.
Que chaque année vous trouve en bien, Aïd Moubarak, qu’Allah accepte nos œuvres et les vôtres.
‎اللهم تقبل منا الأضاحي والطاعات، واغفر لنا الذنوب والزلات، واكتب لنا الإخلاص والقبول.
Ô Allah, accepte nos sacrifices et nos adorations, pardonne nos fautes et accorde-nous la sincérité et l’acceptation.
‎اللهم اجعل هذا العيد فرحةً للمؤمنين، وشفاءً للمرضى، ورحمةً للموتى، وفرجًا لكل مهموم.
Ô Allah, fais de cet Aïd une joie pour les croyants, une guérison pour les malades, une miséricorde pour les défunts et un soulagement pour ceux qui souffrent.
‎اللهم ألّف بين قلوبنا، وزدنا محبةً وأخوة، واجمعنا دائمًا على الخير.
Ô Allah, unis nos cœurs, renforce l’amour et la fraternité entre nous, et rassemble-nous toujours dans le bien.
‎اللهم اجمعنا في جناتك مع النبيين والصديقين والشهداء والصالحين.
Ô Allah, réunis-nous dans Tes jardins avec les prophètes, les véridiques, les martyrs et les pieux.
‎تقبل الله منا ومنكم، وغفر لنا ولكم، وجعل أيامكم كلها أفراحًا.
Qu’Allah accepte de nous et de vous, nous pardonne et remplisse vos jours de joie.
‎عيد أضحى مبارك، وكل عام وأنتم إلى الله أقرب.
Aïd al-Adhā Moubarak, et que chaque année vous rapproche davantage d’Allah.

La prière de l’Aïd sera célébrée dans notre mosquée à 7h15.Qu’Allah accepte nos œuvres en ces jours bénis et exauce nos ...
24/05/2026

La prière de l’Aïd sera célébrée dans notre mosquée à 7h15.
Qu’Allah accepte nos œuvres en ces jours bénis et exauce nos invocations.

17/05/2026

نفحات في بداية عشر ذي الحجة
مرة أخرى يدور الزمن، ويبارك الله في أعمارنا، ويختارنا سبحانه بفضله ومنَّته علينا لنعيش هذه الأيام المباركة التي شهد لها خيرُ من نطق بلغة الضاد، النبي ﷺ، لهذه الأيام العشر بأنها أعظم أيام الدنيا على الإطلاق، وأن العمل الصالح فيها على تنوعه يربو في ثوابه ومحبته عند الله تعالى على أي وقتٍ آخر. وفي هذا السياق يقدم لنا حديث سيدنا عبد الله بن عباسٍ رضي الله عنهما ميزانًا دقيقًا للمفاضلة، حيث قال ﷺ: «مَا مِنْ أَيَّامٍ الْعَمَلُ الصَّالِحُ فِيهَا أَحَبُّ إِلَى اللَّهِ مِنْ هَذِهِ الْأَيَّامِ - يَعْنِي أَيَّامَ الْعَشْرِ - قَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَلَا الْجِهَادُ فِي سَبِيلِ اللَّهِ؟ قَالَ: «وَلَا الْجِهَادُ فِي سَبِيلِ اللَّهِ، إِلَّا رَجُلٌ خَرَجَ بِنَفْسِهِ وَمَالِهِ، فَلَمْ يَرْجِعْ مِنْ ذَلِكَ بِشَيْءٍ» [البخاري: الصحيح، ٩٦٩]. ولم يقتصر البيان النبوي على إبراز شرف الزمان وعظمته فحسب، بل وضع للمسلمين دستورًا سلوكيًا دقيقًا، ومنهاجًا عمليًا يسيرًا في مبناه، عميقًا في معناه، لاستيعاب هذه الأنوار؛ حيث قال حضرة سيدنا النبي ﷺ: «ما مِن أيَّامٍ أَعظَمَ عِندَ اللهِ، ولا أَحَبَّ إلَيهِ مِنَ العملِ فيهِنَّ مِن هذِه الأَيَّامِ العَشرِ؛ فأَكثِرُوا فيهِنَّ مِنَ التَّهليلِ، والتَّكبيرِ، والتَّحميدِ» [الإمام أحمد: المسند، (٥٤٤٦)]. بل إن رب العزة سبحانه وتعالى أقسم بها فقال: ﴿وَالْفَجْرِ * وَلَيَالٍ عَشْرٍ﴾. فهنيئًا لكم يا من رضيتم بالله ربًّا، وبالإسلام دينًا، وبمحمدٍ نبيًّا ورسولًا، بأن اصطفاكم لتتعرضوا لهذه النفحات الربانية. كيف لا، ومن أيامها يومُ النحر، أعظمُ شعيرةٍ في الإسلام، وأقدسُ يومٍ الذي سمَّاه الله تعالى: «يوم الحج الأكبر». وقبله يومُ عرفة، الذي قال فيه النبي ﷺ: «الحج عرفة». وهو اليوم الوحيد الذي إذا صامه المسلم غيرُ الحاج غُفِرَ له ذنبُ سنةٍ قبلَه، وأخرى بعدَه. وفيه اكتمل البناء، وتمت النعمة من الله عز وجل، وارتضى لنا الإسلام دينًا وشرعًا، قال تعالى: ﴿الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي وَرَضِيتُ لَكُمُ الْإِسْلَامَ دِينًا﴾. وإذا فاضلنا بين ليلة القدر، وما أدراك ما هي، ويومِ عرفة، فإذا كانت ليلةُ القدر تتنزل فيها الملائكة وجبريلُ عليه السلام معهم، فإن يومَ عرفة ينزل الله عز وجل نزولًا يليق بجلاله سبحانه وتعالى، فيباهي بالواقفين على صعيد عرفة الملائكة، ويقول: «انظروا إلى عبادي، جاءوا من فجٍّ عميق، شعثًا غبرًا، أُشهدكم أني قد غفرتُ لهم». فهذا مضمارُ المسابقةِ والمسارعةِ إلى جنةٍ عرضُها السماواتُ والأرضُ قد بدأ، فاغتنمْها؛ فلربما لا تعودُ عليك وأنت بين الأحياء. فربما تسأل: كيف السبيل إلى ذلك؟ وسوف أختصر لك الأمور في نقاطٍ مهمة، فاحرص على العمل بها:
١- الحفاظ على الصلاة المفروضة.
٢- صيام تسعة أيام ذي الحجة.
٣- صيام الاثنين والخميس لمن لم يستطع صيام التسع.
٤- صيام يوم عرفة، وهو يوم ٢٧ من مايو لهذه السنة ٢٠٢٦ ميلادية.
٥- الصدقة، وهي من أفضل القربات، وخاصة في المشاريع الخيرية.
٦- التهليل والتكبير والاستغفار وذكر الله، وعلى رأس ذلك قراءة القرآن الكريم.
وكل حسنةٍ أو عملِ خيرٍ تعمله فهو في ميزان حسناتك يومَ لا ينفع مالٌ ولا بنون إلا من أتى الله بقلبٍ سليم. واعلم أنك في هذه الأيام التي أقسم بها الله عز وجل، إيَّاك ثم إيَّاك أن تقترف ما يغضبه، فكما أن الأجر يُضاعف فكذلك الإثم والمعصية والفسوق، فاحذروا من نقمته وقدرته سبحانه وتعالى

17/05/2026

Les brises spirituelles des dix jours de Dhul-Hijjah

Le temps tourne une fois de plus. Qu’Allah bénisse nos vies et nous accorde, par Sa grâce et Sa faveur, de vivre ces jours bénis que le plus éloquent des hommes, le Prophète ﷺ, a décrits comme les jours les plus éminents de ce monde. Les œuvres pieuses accomplies durant ces dix jours, sous toutes leurs formes, y sont plus aimées d’Allah et plus récompensées que durant toute autre période.
Dans ce contexte, le hadith de notre maître ‘Abd Allah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée) nous donne un repère clair. Le Prophète ﷺ a dit : « Il n’y a pas de jours durant lesquels les bonnes œuvres sont plus aimées d’Allah que ces jours-ci — les dix jours —. » On lui demanda : « Même pas le jihad dans le sentier d’Allah ? » Il répondit : « Même pas le jihad dans le sentier d’Allah, sauf un homme qui est sorti avec sa personne et ses biens et n’est revenu avec rien de tout cela. » [Al-Bukhari, 969]
L’enseignement prophétique ne s’est pas limité à mettre en lumière la grandeur de ce temps, mais il nous a également tracé une voie claire et un programme concret. Le Prophète ﷺ a dit : « Il n’est pas de jours plus grands auprès d’Allah, ni plus aimés de Lui pour les bonnes œuvres que ces dix jours ; multipliez-y donc le tahlîl (dire “Lâ ilâha illa Allah”), le takbîr et le tahmîd. » [Ahmad, 5446]
Et Allah, Exalté soit-Il, a juré par eux : ﴿Par l’aube et par les dix nuits﴾.
Heureux sont ceux qui ont agréé Allah comme Seigneur, l’Islam comme religion et Muhammad comme Prophète et Messager, car ils ont été choisis pour s’exposer à ces miséricordes divines.
Comment en serait-il autrement, alors que parmi ces jours figure le jour du sacrifice (Yawm an-Nahr), le plus grand rite de l’Islam et le jour le plus sacré, appelé par Allah : « le jour du grand pèlerinage » ?
Et avant lui vient le jour de ‘Arafah, au sujet duquel le Prophète ﷺ a dit : « Le pèlerinage, c’est ‘Arafah ». C’est le seul jour où, lorsqu’un musulman non pèlerin le jeûne, il lui est pardonné les péchés d’une année passée et d’une année à venir.
C’est en ce jour que la religion fut parachevée, que la grâce fut accomplie, et que l’Islam fut agréé comme religion. Allah, Exalté soit-Il, a dit : ﴿Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, accompli sur vous Mon bienfait et agréé pour vous l’Islam comme religion﴾.
Si la Nuit du Destin est marquée par la descente des anges et de Jibrîl avec eux, alors le jour de ‘Arafah est un jour où Allah, Exalté soit-Il, descend d’une manière qui Lui convient, et Se vante auprès des anges de Ses serviteurs debout sur ‘Arafah, en disant : « Regardez Mes serviteurs, venus de contrées lointaines, poussiéreux et échevelés. Je vous prends à témoin que Je leur ai pardonné. »
C’est donc le temps de la compétition et de la course vers un Paradis dont l’étendue est celle des cieux et de la terre. Saisissez cette opportunité, car elle pourrait ne jamais se représenter tant que vous êtes encore parmi les vivants.
Voici quelques clés concrètes pour profiter de ces jours :
1. Préserver les prières obligatoires.
2. Jeûner les neuf premiers jours de Dhul-Hijjah.
3. Jeûner le lundi et le jeudi pour ceux qui ne peuvent pas jeûner les neuf jours.
4. Jeûner le jour de ‘Arafah, qui correspond au 27 mai 2026.
5. Multiplier l’aumône, en particulier dans les projets caritatifs.
6. Multiplier le tahlîl, le takbîr, le tahmîd, l’istighfâr, le rappel d’Allah, et en tête de tout cela la récitation du Coran.
Toute bonne action accomplie sera inscrite dans la balance des œuvres, le Jour où ni les biens ni les enfants ne seront d’aucune utilité, sauf pour celui qui viendra à Allah avec un cœur sain.
Et sachez que durant ces jours par lesquels Allah a juré, prenez garde — prenez garde — à ne pas commettre ce qui L’irrite. Car de même que la récompense y est multipliée, le péché et la désobéissance le sont également. Craignez donc Sa colère et Sa puissance, Exalté soit-Il.

16/05/2026

Le Hajj est l’histoire d’une foi immense, d’une confiance absolue en Allah, et d’une soumission qui éclaire les cœurs jusqu’à la fin des temps.

Tout commence dans une vallée désertique, lorsque Ibrahim — paix sur lui — laisse Hajar et son fils Ismaïl dans une terre sans eau ni culture, uniquement par obéissance à l’ordre d’Allah.

Il invoqua :
« Seigneur, j’ai installé une partie de ma descendance dans une vallée sans culture, auprès de Ta Maison sacrée. »

Quelle scène bouleversante…
Une mère seule,
un enfant fragile,
et un désert silencieux.

Mais lorsque la foi habite le cœur, même le désert devient une source d’espérance.

Hajar demanda :
« Est-ce Allah qui t’a ordonné cela ? »
Ibrahim répondit : « Oui. »
Alors elle dit avec une certitude extraordinaire :
« Dans ce cas, Il ne nous abandonnera jamais. »

Allahu Akbar…

Cette parole a transformé la peur en sérénité, la solitude en adoration, et l’épreuve en miséricorde.

Puis Hajar se mit à courir entre Safa et Marwa, cherchant de l’eau pour son enfant avec un cœur rempli d’espoir et de confiance en Allah.
Et Allah fit jaillir Zamzam sous les pieds d’Ismaïl, transformant cette vallée désertique en un lieu béni pour l’humanité entière.

Ainsi, son effort devint un rite éternel que des millions de croyants reproduisent jusqu’au Jour dernier.

Puis Ibrahim revint auprès de son fils, et ensemble ils élevèrent les fondations de la Kaaba en disant :
« Seigneur, accepte cela de nous, car Tu es Celui qui entend et sait parfaitement. »

Quelle humilité magnifique…
Ils accomplissaient une œuvre immense, mais leurs cœurs restaient remplis de sincérité et de crainte d’Allah.

Puis vint l’épreuve du sacrifice.

Ibrahim vit en rêve qu’il devait sacrifier son fils.
Et Ismaïl répondit avec la foi des prophètes :
« Ô mon père, fais ce qui t’est ordonné. »

Quelle soumission…
Quelle confiance…
Quel amour d’Allah au-dessus de toute chose…

Alors Allah remplaça Ismaïl par un sacrifice immense, et fit de cette histoire un symbole éternel de foi, de patience et d’obéissance.

Serviteurs d’Allah,

L’histoire d’Ibrahim, de Hajar et d’Ismaïl nous enseigne que celui qui place sa confiance en Allah ne sera jamais abandonné, que les épreuves cachent souvent les plus grandes miséricordes, et que la vraie grandeur réside dans la sincérité et la soumission au Seigneur des mondes.

Ô Allah, remplis nos cœurs de la foi d’Ibrahim, de la patience de Hajar et de la soumission d’Ismaïl.

Je dis ces paroles et je demande pardon à Allah pour moi et pour vous.

07/05/2026

Résumé général sur la Basmala.
La basmala, qui est la formule : « Bismillāh ar-Raḥmān ar-Raḥīm » (« Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux »), constitue un verset indépendant en lui-même. Elle figure également dans la sourate An-Naml et sert de séparation entre les différentes sourates du Coran, à l’exception des sourates Al-Anfāl et At-Tawbah, entre lesquelles elle n’a pas été écrite, en raison du contenu particulier de la sourate At-Tawbah qui dévoile les réalités de l’hypocrisie et des hypocrites.
Les savants et les écoles juridiques ont divergé quant à savoir si la basmala fait partie de la sourate Al-Fātiḥa. Les malikites considèrent généralement qu’elle ne fait pas partie des « sept versets répétés » (As-Sab‘ Al-Mathānī). Ils s’appuient notamment sur le hadith qudsi dans lequel Allah dit : « J’ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux moitiés… », puis commence par : « Louange à Allah, Seigneur des mondes », sans mentionner la basmala. Selon eux, si celle-ci faisait partie intégrante de la Fātiḥa, elle aurait été mentionnée dès le début. C’est pourquoi les malikites réprouvent sa récitation à voix haute dans les prières obligatoires.
Le terme « basmala » lui-même relève d’un procédé linguistique arabe appelé naḥt (composition ou contraction lexicale), qui consiste à résumer une phrase entière en un seul mot, comme ḥawqala ou ḥamdala. À l’origine, l’expression est : « bi-ismi Allāh » (« au nom d’Allah »). Le alif du mot ism (« nom ») a été supprimé dans l’écriture par allègement, en raison de l’usage fréquent et parce qu’il ne se prononce pas.
L’imam Ibn Jarir At-Tabari explique qu’Allah a éduqué Son Prophète ﷺ à commencer ses actes par la mention du Nom divin et de Ses plus beaux Noms. Ainsi, la basmala est devenue une tradition pour les musulmans dans leurs paroles, leurs écrits, leurs lettres et leurs œuvres. Lorsque quelqu’un dit : « Bismillāh », cela sous-entend un verbe implicite selon le contexte : « Au nom d’Allah je commence », « j’écris », « je lis », etc.
La basmala porte de nombreuses significations spirituelles : elle exprime l’unicité d’Allah, la recherche de Son aide, la reconnaissance de Ses bienfaits et la confiance placée en Lui. Elle constitue aussi une opposition aux polythéistes qui débutaient leurs actes par l’invocation d’idoles ou d’autres créatures. Elle contient deux Noms sublimes propres à Allah : « Allah » et « Ar-Raḥmān ». Le Nom « Allah » est le Nom suprême auquel sont rattachés tous les autres Noms divins.
L’imam Fakhr Ad-Din Ar-Razi écrit dans son exégèse :
« Parmi les subtilités, il y a le fait que la parole : “Je cherche protection auprès d’Allah” indique le rejet des croyances et des actes blâmables, tandis que “Au nom d’Allah” renvoie à ce qu’il convient d’adopter comme croyances et œuvres justes. »
La basmala possède également de nombreuses vertus. Elle chasse le diable et apporte la bénédiction. Le Prophète ﷺ a dit :
« Lorsque le serviteur mentionne le Nom d’Allah en mangeant, le diable ne partage pas son repas avec lui. »
Il a aussi interdit de dire : « Que Satan périsse » lorsqu’une personne trébuche ou subit un désagrément. Il a enseigné de dire plutôt : « Bismillāh ar-Raḥmān ar-Raḥīm », car le rappel d’Allah humilie le diable et réduit son influence.
Dans les règles juridiques, la basmala peut être obligatoire ou recommandée. Elle est obligatoire lors de l’abattage rituel, conformément aux versets :
« Mentionnez le Nom d’Allah sur elles lorsqu’elles sont alignées »
et :
« Ne mangez pas de ce sur quoi le Nom d’Allah n’a pas été mentionné. »
En revanche, elle est recommandée pour les ablutions, la nourriture, la boisson et le commencement des actions. Quant au hadith : « Il n’y a pas d’ablution pour celui qui ne mentionne pas le Nom d’Allah », de nombreux savants l’ont interprété comme une négation de la perfection de l’acte et non de sa validité.
De nombreux récits rapportent aussi la grandeur de la basmala et du Nom d’Allah. Il est mentionné dans Wafayāt Al-A‘yān et Ar-Risāla Al-Qushayriyya que Bishr Al-Hafi trouva un papier portant le Nom d’Allah piétiné au sol. Il le ramassa, le parfuma et le plaça dans un endroit honorable. Il vit ensuite en rêve quelqu’un lui dire : « Ô Bishr, tu as honoré Mon Nom, Je t’honorerai dans ce monde et dans l’au-delà. » Ce fut la cause de son repentir.
L’imam Al-Qurtubi rapporte également qu’Ali ibn Abi Talib رضي الله عنه vit un homme écrire : « Bismillāh ar-Raḥmān ar-Raḥīm » et lui dit : « Écris-la avec soin, car un homme l’a embellie et il lui fut pardonné. » Il rapporte aussi qu’un homme trouva un feuillet contenant la basmala, le porta à ses yeux par respect et obtint le pardon divin.
Enfin, la tradition prophétique et celle des musulmans s’est établie sur le fait de commencer les lettres et les écrits par la basmala. Au début, le Prophète ﷺ écrivait : « Bismika Allāhumma » (« En Ton Nom, ô Allah »), puis l’expression évolua progressivement jusqu’à devenir la formule complète : « Bismillāh ar-Raḥmān ar-Raḥīm ». Les savants ont ainsi recommandé de placer la basmala au début des lettres, des livres et des écrits en signe de bénédiction et de respect.
La basmala n’est donc pas une simple formule prononcée au commencement des actes, mais un symbole de foi, de monothéisme, de bénédiction et de recherche de l’aide divine dans toutes les affaires religieuses et mondaines.

26/03/2026

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