16/03/2026
Bonjour à vous,
il y a quelque temps des d'Amies ont crée une cagnotte solidaire, merci à elles ,
Merci à ceux et celles qui ont déjà participer ,
Merci à la fédération de paysan-ne-s herboristes pour leur soutien et partage de cette cagnotte
Merci Thierry pour ton message 😞..et merci à vous qui continuez d'aimer les plantes des alpes mancelles!
Le Temps m'appelle à mettre mon nez dehors mais je vous avoue pas trop d'envie et puis je suis beaucoup dans la lourdeur administrative et informatique.
Pour information avec cette cagnotte il faut choisir une association qui aura un petit %, mon choix ira au Génération Futur (évidement)
Bien à vous🥀
Cyril Varone, paysan-herboriste dans les Alpes Mancelles, nous a quittés le 15 février 2026.
Vous pouvez soutenir sa femme Florence et leurs enfants en participant à la cagnotte sur Tribee :
https://tribee.fr/participations/56GF6YX8T19DF80JTW168B4EWR
Thierry Thévenin,
Mérinchal, 5 mars 2026
Cyril,
Je suis assis au soleil, avec une effluve de violettes qui embaume cet air si doux, trop doux sans doute. On pourrait croire que le printemps est arrivé. Les premiers bourdonnements sillonnent le jardin, les premières ailes jaunes des citrons passent et repassent devant mes yeux, et je me sens en deuil d’un petit frère des simples, impuissant et démuni.
Mes yeux revoient ton jardin, dans ton beau pays des Alpes Mancelles, celui que tu as tant aimé avec Flo et que vous m’avez fait découvrir tous les deux avec enthousiasme et passion il y a déjà si longtemps.
Florence, je sais que tu vas continuer à donner le meilleur de toi-même, de la liberté et du courage qui habitent ton cœur, pour tes enfants et pour le petit monde vivant que vous avez permis avec Cyril.
Puissent les fleurs, les abeilles, les papillons et les oiseaux de ton verger t’aider à porter ta peine, à être plus forts que le sort.
Je n’ai pas pu venir pour tes obsèques, Cyril. Je n’ai pas pu être là, Flo. Alors, comme souvent quand je ne trouve plus les mots, je vais citer Pierre Lieutaghi :
« Quelqu’un meurt qu’on a aimé. On mettra des fleurs sur sa tombe. Elles sont la mémoire d’une vie qui avait ses propres saisons, le privilège de l’épanouissement. On va sacrifier de la belle vie parce qu’on n’a pas de geste plus digne. Et aussi parce que la fleur, ça patiente sous la neige, ça refait un avril. Au-delà ou pas, les graines de l’esprit passent dans le temps, cherchant des cœurs profonds. L’espérance, la cousine de l’ortie, est fleur de décombres. »