Abbaye de Cîteaux

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Nous sommes une communauté monastique contemplative masculine cistercienne-trappiste depuis 1098

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𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐿𝑒 𝑠𝑐𝑟𝑖𝑝𝑡𝑜𝑟𝑖𝑢𝑚 𝑑𝑒 𝐶𝑖̂𝑡𝑒𝑎𝑢𝑥, 𝑃𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝐼𝐼𝐼 – 𝑃𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑠𝑡𝑦𝑙𝑒En 1989, l’historienne de l’art Yo...
12/06/2026

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬
𝐿𝑒 𝑠𝑐𝑟𝑖𝑝𝑡𝑜𝑟𝑖𝑢𝑚 𝑑𝑒 𝐶𝑖̂𝑡𝑒𝑎𝑢𝑥, 𝑃𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝐼𝐼𝐼 – 𝑃𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑠𝑡𝑦𝑙𝑒

En 1989, l’historienne de l’art Yolanta Załuska modifie durablement le regard porté aux enluminures réalisées par le scriptorium de Cîteaux au cours des XIe-XIIe s.. Elle identifie 3 styles qui se succèdent.
Le 1er style, présenté ici, témoigne dès les années 1100 de l’esprit de pauvreté prôné par les cisterciens : les ornements pleine-page sont rares, et la palette de couleur est réduite. Bleu, rouge, vert, parfois ocre-brun pour mettre en valeur certains sujets. L’or n’est présent que par touches, et son usage tend à disparaitre. Ainsi, le scriptorium de Cîteaux se démarque des enluminures réalisées dans d’autres monastères au même moment, comme à Cluny par exemple.
Les sujets abordés sont, eux aussi, caractéristiques de Cîteaux : des moines sont représentés en train de couper du bois, faire les vendanges ou les moissons, et des laïcs incarnent différentes caractéristiques de la vie quotidienne et mondaine. Des bêtes imaginaires ou des animaux sont aussi représentés, tous en mouvement et accompagnés de végétation.
Au-delà d’une volonté nette de se démarquer des scriptoria bénédictins, créant de fait un style cistercien très identifiable, l’historienne Alessia Trivellone questionne les conditions de réalisation des enluminures. Selon ses récentes recherches, il est tout à fait envisageable que ces différents ornements du 1er style soient le fruit du travail d’1 seule personne. Des influences anglaises présentes dans certains motifs incitent même à penser qu’Etienne Harding, 3e abbé de Cîteaux, en est l’auteur.

Sources :
- Bibliothèque Patrimoniale et d’Étude de Dijon, Ms 135, S. Hieronymi ep., v. 1120, f°4, 6v., 8v., 17 v., 92v.-93., 114v.
- Ibid., Ms 170, St Grégoire le Gd, M. in Job, L. XIII-XVI, 1111, f°32, 59, 75v. ; Ms 173, L. XVII-###V, a. 1120, f° 174.
Ouvrage :
- ZALUSKA Y., L’enluminure et le Scriptorium de C. au XIIe s., Cîteaux, C.C.C, 1989, p. 63-111.
Article :
- TRIVELLONE A., « ‘Styles’ ou enlumineurs dans le scriptorium de Cîteaux ? », Les Cahiers de St-Michel de Cuxa, n°43, 2012, p. 83-93.

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐿𝑒 𝑠𝑐𝑟𝑖𝑝𝑡𝑜𝑟𝑖𝑢𝑚 𝑑𝑒 𝐶𝑖̂𝑡𝑒𝑎𝑢𝑥, 𝑃𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝐼𝐼 – 𝑃𝑎𝑟𝑐ℎ𝑒𝑚𝑖𝑛, 𝑚𝑎𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑎𝑢 𝑝𝑟𝑒́𝑐𝑖𝑒𝑢𝑥Fait à partir de p...
05/06/2026

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬
𝐿𝑒 𝑠𝑐𝑟𝑖𝑝𝑡𝑜𝑟𝑖𝑢𝑚 𝑑𝑒 𝐶𝑖̂𝑡𝑒𝑎𝑢𝑥, 𝑃𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝐼𝐼 – 𝑃𝑎𝑟𝑐ℎ𝑒𝑚𝑖𝑛, 𝑚𝑎𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑎𝑢 𝑝𝑟𝑒́𝑐𝑖𝑒𝑢𝑥

Fait à partir de peau de mouton, de chèvre ou plus rarement de veau, le parchemin est le matériau principal employé par le scriptorium de Cîteaux pour la conception d’ouvrages. Son origine animale et les traitements qu’il nécessite (pelage, effleurage, ponçage…) en font un matériau rare et cher.
Il n’est donc aucunement question d’en gaspiller. Les ouvrages de petites tailles sont réalisés à partir de chutes du parchemin, et les ouvrages plus conséquents voient leur format conditionné par la taille de la peau utilisée. La majorité des manuscrits de Cîteaux mesure entre 31 et 39 cm de hauteur, dimension permettant de réaliser 4 feuillets avec 1 seule peau.
Néanmoins, plusieurs inconvénients :
- Certaines peaux sont parfois trop petites. Leurs extrémités sont visibles dans les angles des feuillets ;
- D’autres peaux ont parfois des imperfections (trous, déchirures) d’autant + fréquemment conservées que le format de l’ouvrage est grand, car il est alors plus difficile d’écarter les zones imparfaites qu’avec des feuillets de dimensions plus modestes.
Enfin, ces imperfections sont à ne pas confondre avec des interventions postérieures réalisées sur le manuscrit. Conservé à la Bibliothèque Patrimoniale de Dijon, le Ms 641 en témoigne : au f°29, une enluminure représentant la lettre « P » semble avoir été réalisée autour d’un trou du parchemin. Il s’agit en fait d’une ablation volontaire et postérieure à la rédaction du manuscrit, en témoignent les bords nets de la découpe et le texte manquant sur le verso du folio.

Sources :
- Bibliothèque Patrimoniale et d’Étude de Dijon, Ms 39, H. de Saint-Victor, L’arche de Noé. R. de S.-V., Benjamin, v. 1160-80, f°40.
- Ibid., Ms 156, S. Augustini ep. contra Faustum Manicheum, L. II, XIIe s., f°12, 30 v.-31.
- Ibid., Ms 641, Vitae sanct., T. IV, XIIe s., f°29-29 v.
Ouvrages :
- ZALUSKA Y., L’enluminure et le Scriptorium de Cîteaux au XIIe s., Cîteaux, C.C.C., 1989, p. 36-61.
- ZALUSKA Y., Manuscrits Enluminés de Dijon, Paris, CNRS, 1991, p.49-126.

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐿𝑒 𝑠𝑐𝑟𝑖𝑝𝑡𝑜𝑟𝑖𝑢𝑚 𝑑𝑒 𝐶𝑖̂𝑡𝑒𝑎𝑢𝑥 – 𝐿𝑎 𝑐𝑜𝑝𝑖𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑛𝑢𝑠𝑐𝑟𝑖𝑡𝑠Au monastère, les livres sont indisp...
29/05/2026

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬
𝐿𝑒 𝑠𝑐𝑟𝑖𝑝𝑡𝑜𝑟𝑖𝑢𝑚 𝑑𝑒 𝐶𝑖̂𝑡𝑒𝑎𝑢𝑥 – 𝐿𝑎 𝑐𝑜𝑝𝑖𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑛𝑢𝑠𝑐𝑟𝑖𝑡𝑠

Au monastère, les livres sont indispensables car utilisés quotidiennement pour la Liturgie ou l’étude personnelle. Dès 1098, l’abbé fondateur Robert de Molesme arrive avec un bréviaire, issu de son monastère d’origine. Prêté aux moines de Cîteaux le temps d’en faire une copie, l’ouvrage ne regagnera finalement jamais Molesme. Il témoigne néanmoins d’une volonté explicite, dès l’arrivée des premiers moines, de s’entourer de livres et d’installer un scriptorium opérationnel le plus rapidement possible.
Sous Etienne Harding, troisième abbé de Cîteaux, les copies de manuscrits se multiplient : l’abbé fait reproduire et enluminer une bible monumentale en deux volumes, en parallèle de laquelle sont aussi copiés trois volumes des Morales sur Job de Grégoire le Grand. Au total, ce sont 33 manuscrits réalisés sous l’abbatiat d’Etienne Harding (1109-1133), par cinq scribes différents. A la fin du XIIe siècle, l’abbaye possède 200 volumes.

En l’absence de lieu dédié à la reproduction des manuscrits, les moines copistes travaillent dans la « salle des moines ». La pièce, dédiée aux tâches silencieuses, bénéficie généralement de beaucoup de lumière. A Cîteaux, elle est aussi attenante au chauffoir, l’un des rares espaces chauffés du monastère (un bon exemple de cet ensemble chauffoir-salle des moines est encore visible à l’abbaye de Fontenay).
Dans la deuxième moitié du XIIIe siècle la construction du cloitre du colloque est commencé au chevet de l’église. Au nord, il abritait six cellules. Bien qu’on les désigne comme étant celles des copistes, il est impossible d’affirmer qu’elles aient servi à la réalisation de manuscrits ; la formulation « cellules des copistes » n’apparait dans les sources qu’au XVIIe siècle. Enfin, la production du scriptorium de Cîteaux décline dès la fin du XIIe siècle, et ne se maintient que jusqu’à la fin du Moyen Age. Les livres imprimés prennent alors progressivement le relais.

Sources et bibliographie : voir dernière image du post.

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐿’𝐴𝑡𝑙𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝐶𝑖̂𝑡𝑒𝑎𝑢𝑥, 𝑃𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝐼𝐼 – 𝑈𝑛 𝑜𝑏𝑗𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑒𝑠𝑡𝑖𝑔𝑒L’Atlas de Cîteaux, au-delà de l’ou...
22/05/2026

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬
𝐿’𝐴𝑡𝑙𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝐶𝑖̂𝑡𝑒𝑎𝑢𝑥, 𝑃𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝐼𝐼 – 𝑈𝑛 𝑜𝑏𝑗𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑒𝑠𝑡𝑖𝑔𝑒

L’Atlas de Cîteaux, au-delà de l’outil pratique qu’il constitue, est aussi un objet d’apparat et de rayonnement : composé de 55 feuillets de vélin, il mesure 75 x 70 cm, et pèse 17 kg. Les propriétés les plus prestigieuses, telles l’Abbaye elle-même, le Château de Gilly et le Château de Vougeot, sont mises en valeur par leur représentation « en vue d’oiseau » et sous forme de « plan géométral ». L’Atlas est également parsemé de vignettes peintes de scènes de la vie quotidienne, réalisées sur le pourtour des plans par le moine Etienne Prinstet, qui n’oublie pas de faire apparaitre les armes de Cîteaux sur chacune d’entre elles. Ce dernier n’hésite pas non plus à se mettre en valeur : son nom apparait en évidence sur la majorité des planches, et se représente lui-même, de dos, assis et en train de dessiner l’Abbaye. Cette silhouette est accompagnée des lettres « F.S.P.C.D. », abréviation de « frater Stephanus Prinstet, Cisterciensis, delineavit », soit « Frère Étienne Prinstet, cistercien, l’a dessiné ».
Aujourd’hui conservé aux Archives Départementales de la Côte-d’Or, ce document d’exception fit l’objet de reproductions éditées et commentées, dont des exemplaires sont actuellement en vente à la Boutique de l’Abbaye.

Source :
- Archives départementales de la Côte-d’Or, 11 H 138, « Plans géométriques des bois, rentes, terres et autres dépendances de Cisteaux », 1718-1730.
Ouvrages :
- ARABEYRE Patrick, Atlas de Cîteaux. Le domaine de l’abbaye au XVIIIe siècle, Précy-sous-Thil, Éditions de l’Armançon, 1998.
- ARABEYRE Patrick, L’Atlas de Cîteaux. Plans géométriques des bois, rentes, terres et autres dépendances de Cisteaux. Le domaine de l’abbaye au XVIIIe siècle, Dijon Archives départementales de la Côte-d’Or, 2021.
Article :
- ARABEYRE Patrick, « Etienne Prinstet, illustrateur du grand Atlas de Cîteaux, in Mémoires de la Commission des antiquités du département de la Côte-d’Or, Dijon, Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, 1999, p. 241-267.

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐿’𝐴𝑡𝑙𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝐶𝑖̂𝑡𝑒𝑎𝑢𝑥 – 𝑈𝑛 𝑜𝑢𝑡𝑖𝑙 𝑑𝑒 𝑔𝑒𝑠𝑡𝑖𝑜𝑛Au XVIIe siècle, dans une logique de gestion ra...
15/05/2026

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬
𝐿’𝐴𝑡𝑙𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝐶𝑖̂𝑡𝑒𝑎𝑢𝑥 – 𝑈𝑛 𝑜𝑢𝑡𝑖𝑙 𝑑𝑒 𝑔𝑒𝑠𝑡𝑖𝑜𝑛

Au XVIIe siècle, dans une logique de gestion rationnelle du capital forestier impulsée à l’échelle du Royaume de France, l’abbaye de Cîteaux réalise une grande entreprise d’arpentage de ses propriétés. Effectué par André puis Bernard Gambu à partir de 1680, le relevé des bois appartenant au monastère est ensuite complété par celui des terres et seigneuries de Cîteaux. Achevé en 1730, ce travail permet à l’abbaye de renouveler ses plans terriers, dont la série précédente remontait aux années 1620. De là nait le recueil de « Plans géométriques des bois, rentes, terres et autres dépendances de Cisteaux », véritable outil de gestion pour les moines. Présentant nettement les « rentes » puis les « terres », cet Atlas est aussi doté d’une table des plans, preuve d’une volonté de rendre cet ouvrage pratique, comme le souhaitent les progrès archivistiques de l’époque. La communauté peut enfin considérer de manière exhaustive les 13 300 hectares de ses possessions : une propriété proche de 500 ha, 900 ha de rentes, 7 400 ha de seigneuries, et 4 500 ha de forêts.

Sources :
- Archives départementales de la Côte-d’Or, 11 H 138, « Plans géométriques des bois, rentes, terres et autres dépendances de Cisteaux », 1718-1730, [en ligne :] https://archives.cotedor.fr/v2/ark:/71137/5d2919b446ef07e7fab5af5982a085b0.
- Conférence de l’ordonnance de Louis XIV du mois d’aout 1669 sur le fait des eaux et forests, Tome I, Paris, D. Mouchet, 1725, [en ligne :] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96026941.
Ouvrages :
- ARABEYRE Patrick, Atlas de Cîteaux. Le domaine de l’abbaye au XVIIIe siècle, Précy-sous-Thil, Éditions de l’Armançon, 1998.
- ARABEYRE Patrick, L’Atlas de Cîteaux. Plans géométriques des bois, rentes, terres et autres dépendances de Cisteaux. Le domaine de l’abbaye au XVIIIe siècle, Dijon Archives départementales de la Côte-d’Or, 2021.

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐿𝑎 𝐿𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜 𝐷𝑖𝑣𝑖𝑛𝑎, 𝑁𝑜𝑢𝑟𝑟𝑖𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑖𝑡𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒Consignées sur des fiches, de feuilles ou dans d...
08/05/2026

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬
𝐿𝑎 𝐿𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜 𝐷𝑖𝑣𝑖𝑛𝑎, 𝑁𝑜𝑢𝑟𝑟𝑖𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑖𝑡𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒

Consignées sur des fiches, de feuilles ou dans des carnets, les notes personnelles des frères représentent une part substantielle des archives conservées à Cîteaux. Ces documents sont en partie produits lors de leur Lectio Divina, pratique évoquée dès le IIIe siècle de notre ère par Origène. Dans sa lettre à Grégoire le Thaumaturge, Origène a ces mots : « En t’appliquant à cette divine lecture, cherche avec droiture et avec une confiance inébranlable en Dieu le sens des divins Écrits caché au grand nombre. […] il est absolument nécessaire de prier pour comprendre les choses divines. » Il définit ici trois étapes essentielles à la Lectio Divina : la lecture attentive des textes bibliques et de leurs commentaires, la recherche méditative de leur signification profonde, le tout afin de nourrir la prière. Cette pratique est également évoquée dans la Règle de Saint Benoît, écrite dans la première moitié du VIe siècle : au chapitre 48, cette lecture personnelle et silencieuse est placée en regard du travail manuel. Reprise par la coutume cistercienne, la Lectio Divina est encore aujourd’hui partie intégrante de la vie à Cîteaux, les deux heures séparant les offices des Vigiles (de 4 à 5 heure du matin) et des Laudes (à partir de 7h30) lui étant allouée.

Sources :
- Archives Abbaye de Cîteaux, 3 J 7, Notes personnelles d’un frère, 2nde moitié du XXe siècle ; 4 K, Dessins d’un frère sur la Lectio Divina, 2nde moitié du XXe siècle.
Sources publiées :
- [Benoît de Nursie], La Règle de Saint Benoît, Paris, Desclée de Brouwer, 1980, p. 104-107.
- Grégoire le Thaumaturge et Origène, Remerciement à Origène suivi de Lettre d’Origène à Grégoire, Paris, Cerf, 1969, p. 192-195.
Ouvrage :
- PLOUVIER Martine et SAINT-DENIS Alain (dir.), Pour une histoire monumentale de l’abbaye de Cîteaux, 1098-1998, Cîteaux commentarii cistercienses/Association Bourguignonne des Sociétés Savantes, Vitreux/Dijon, 1998, p. 232.

🙏 𝐄́𝐯𝐞́𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥 𝐚̀ 𝐥’𝐀𝐛𝐛𝐚𝐲𝐞 𝐝𝐞 𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐜𝐞 𝐝𝐢𝐦𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞 𝟏𝟏 𝐦𝐚𝐢 !Son Éminence le Cardinal Jean-Marc Aveline, arche...
07/05/2026

🙏 𝐄́𝐯𝐞́𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥 𝐚̀ 𝐥’𝐀𝐛𝐛𝐚𝐲𝐞 𝐝𝐞 𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐜𝐞 𝐝𝐢𝐦𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞 𝟏𝟏 𝐦𝐚𝐢 !

Son Éminence le Cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, présidera la célébration eucharistique à 10h30 à en l'église abbatiale de Cîteaux, à l’occasion de la commémoration des 30 ans du martyre des moines de Tibhirine.
Cette célébration se déroulera en présence de Monseigneur Antoine Hérouard, archevêque de Dijon.

🕊️ Ce temps de prière et de mémoire s’inscrit dans le cadre des Journées de la Culture Cistercienne, organisées à Cîteaux du 8 au 10 mai, et ayant pour thème : « Le martyre dans la tradition cistercienne ».
Nous vous attendons nombreux pour vivre ce moment de réflexion, de mémoire et de communion.

Pour en savoir plus : https://www.arccis.org/publications/actualites-cisterciennes/14e-journee-de-la-culture-cistercienne-le-martyre-dans-la-tradition-cistercienne?fbclid=IwY2xjawRpiwhleHRuA2FlbQIxMABicmlkETFGTFZ1amNMZmdUaXFqd1hzc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHhZ2EV-InKhYDZjLiMPEgPQ-MjZ6gYio0OH4WpKBp42CxUTtlSRzJu0rktLA_aem_jFeXBiJjEWduAAMCfNFF7g

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝑉𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑒𝑡 𝑉𝑖𝑛, 𝑃𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝑉𝐼 – 𝐿’ℎ𝑒́𝑟𝑖𝑡𝑎𝑔𝑒 𝑑𝑢 𝐶𝑙𝑜𝑠 𝑑𝑒 𝑉𝑜𝑢𝑔𝑒𝑜𝑡, 𝑝𝑎𝑡𝑟𝑖𝑚𝑜𝑖𝑛𝑒 𝑣𝑖𝑡𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒La Révoluti...
01/05/2026

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬
𝑉𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑒𝑡 𝑉𝑖𝑛, 𝑃𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝑉𝐼 – 𝐿’ℎ𝑒́𝑟𝑖𝑡𝑎𝑔𝑒 𝑑𝑢 𝐶𝑙𝑜𝑠 𝑑𝑒 𝑉𝑜𝑢𝑔𝑒𝑜𝑡, 𝑝𝑎𝑡𝑟𝑖𝑚𝑜𝑖𝑛𝑒 𝑣𝑖𝑡𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒

La Révolution marque la fin de près de 7 siècles de présence cistercienne au Clos de Vougeot. En novembre 1790, le domaine est décrit et évalué afin d’être vendu comme bien national. Le 17 janvier 1791, il est finalement acheté par un particulier, Louis Focard.
Au XIXᵉ s., le clos connaît plusieurs changements de propriétaires et finit par être morcelé. En 1889, le viticulteur et négociant Léonce Bocquet joue toutefois un rôle décisif : il parvient à préserver environ 15 hectares ainsi que le château, sauvant une partie de l’unité historique du site.
Après sa mort, ses héritiers se séparent du domaine. En 1920, les bâtiments et une partie des terres sont achetés par Étienne Camuzet, viticulteur et notable local. Sous son impulsion, le château du Clos de Vougeot acquiert progressivement une dimension patrimoniale.
Cette valorisation se poursuit au milieu du XXᵉ s. : en 1944 est créée la Société civile des amis du château du Clos de Vougeot, qui obtient deux ans plus t**d un bail emphytéotique permettant à la Confrérie des Chevaliers du Tastevin d’y organiser ses activités.
Aujourd’hui encore, l’image des moines de Cîteaux comme grands vignerons reste fortement associée au Clos de Vougeot, en témoigne l’utilisation des enluminures de scriptorium de Cîteaux pour plusieurs menus de la Confrérie, ou la thématique « Sur le chemin des moines », choisie pour la 71ème édition de la Saint-Vincent tournante organisée en 2015 à Gilly et Vougeot.

Sources :
- Clos de Vougeot, consulté le 10/03/26, [en ligne :] https://www.closdevougeot.fr/fr/
- Confrérie des Chevaliers du Tastevin, consulté le 10/03/26, [en ligne :] https://www.tastevin-bourgogne.com/fr/
- Écho des communes, « Saint-Vincent tournante 2015 », 03/11/14, consulté le 10/03/26, [en ligne :] https://www.echodescommunes.fr/actualite_530_saint-vincent-tournante-2015-le-vin-et-le-divin.html
Ouvrage :
- CHAUVIN B., Le clos et le château de Vougeot, Cellier de l’abbaye de Cîteaux, Nuits-St-Georges, Éditions du Tastevin, 2008.

[Horaire d'ouverture des jours fériés de mai]Nous sommes ouverts les 1er,8, 14 et 25 mai !👉 Le 1er mai, ouverture ordina...
29/04/2026

[Horaire d'ouverture des jours fériés de mai]

Nous sommes ouverts les 1er,8, 14 et 25 mai !

👉 Le 1er mai, ouverture ordinaire : de 10h à 12h45 et de 13h45 à 18h. Les visites guidées sont à : 10h30, 11h30, 14h30 et 16h30.
👉 Le jeudi 14 mai, c'est l'Ascension ! Les horaires sont modifiés, nous sommes ouverts de 12h à 18h. Les visites guidées sont à 12h30, 13h30, 14h30, 15h30 et 16h30.
👉 Lundi 25 mai, ouverture exceptionnelle pour la Pentecôte. Nous sommes ouverts de 10h à 12h45 et de 13h45 à 18h. Les visites sont à 10h30, 11h30, 14h30, 15h30 et 16h30.

Pour réserver par :
@: [email protected]


A bientôt,
L'équipe des guides !

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝑉𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑒𝑡 𝑉𝑖𝑛, 𝑃𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝑉 – 𝐹𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑣𝑖𝑣𝑟𝑒 𝑙𝑒 𝐶𝑙𝑜𝑠 𝑑𝑒 𝑉𝑜𝑢𝑔𝑒𝑜𝑡, 𝑑𝑜𝑚𝑎𝑖𝑛𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑎𝑠𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒Le Clos de Vo...
24/04/2026

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬
𝑉𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑒𝑡 𝑉𝑖𝑛, 𝑃𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝑉 – 𝐹𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑣𝑖𝑣𝑟𝑒 𝑙𝑒 𝐶𝑙𝑜𝑠 𝑑𝑒 𝑉𝑜𝑢𝑔𝑒𝑜𝑡, 𝑑𝑜𝑚𝑎𝑖𝑛𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑎𝑠𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒

Le Clos de Vougeot n’est pas seulement un vignoble : il fait partie d’un vaste système économique organisé par les moines de Cîteaux. Comme dans de nombreuses possessions cisterciennes, la gestion du domaine évolue progressivement vers une exploitation indirecte.
Au XVᵉ s., les vignes du clos appartiennent toujours à l’abbaye, mais sont cultivées par des habitants des villages voisins. Ces exploitants obtiennent le droit de travailler certaines parcelles pour leur propre compte. En échange, ils versent un cens à l’abbaye, payé soit en vin, soit en monnaie. Ce genre d’accord est formulé au sein de baux, présents en grand nombre dans le fonds de Cîteaux conservé aux Archives Départementales de la Côte-d’Or. Plusieurs vous sont ici présentés, datant des XIV-XVᵉ s. et concernant les terres de l’Abbaye de Cîteaux situées à Vougeot.
Ce système permet aux cisterciens de conserver la propriété et le contrôle du domaine tout en s’appuyant sur la main-d’œuvre locale. Le Clos de Vougeot s’inscrit ainsi pleinement dans l’économie monastique : les moines organisent, administrent et tirent des revenus d’un patrimoine viticole important.
Au XVIᵉ s., le site prend aussi une dimension résidentielle. Dans les années 1540-1550, l’abbé Jean Loisier transforme une partie du cellier en palais abbatial et y séjourne régulièrement à partir de 1551. Nait alors le « château » du Clos de Vougeot, dans sa forme actuelle.

Source :
- ADCO, 11 H 1148, baux à cens, 1325-1459.
Ouvrages :
- CHAUVIN B., Le clos et le château de Vougeot, Cellier de l’abbaye de Cîteaux, Nuits-Saint-Georges, Éd. du Tastevin, 2008.
- FOUCHER M., GARCIA J.-P., MENIEL P., PETIT C., « Le Clos de Vougeot (Côte-d’Or) : nouvelles observations sur les matériaux de construction et la chronologie du bâti médiéval », in R***e archéologique de l’Est, n°179, T. 57, 2008, p. 421-431.
- PLOUVIER M. et SAINT-DENIS A. (dir.), Pour une histoire monumentale de l’abbaye de Cîteaux, 1098-1998, Vitreux/Dijon, C.C.C./A.B.S.S., 1998, p. 50-65.

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Abbaye De Cîteaux
Saint-Nicolas-lès-Cîteaux
21700

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