Abbaye de Cîteaux

Abbaye de Cîteaux Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Abbaye de Cîteaux, Couvent et monastère, Abbaye de Cîteaux, Saint-Nicolas-lès-Cîteaux.

Nous sommes une communauté monastique contemplative masculine cistercienne-trappiste depuis 1098

Instagram :
Linkedin : Abbaye Notre-dame de Cîteaux

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬1939-1945 𝑎̀ 𝐶𝑖̂𝑡𝑒𝑎𝑢𝑥 – 𝐷𝑒́𝑏𝑢𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑔𝑢𝑒𝑟𝑟𝑒À la fin de l’été 1939, l’inquiétude gagne t...
04/09/2026

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬
1939-1945 𝑎̀ 𝐶𝑖̂𝑡𝑒𝑎𝑢𝑥 – 𝐷𝑒́𝑏𝑢𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑔𝑢𝑒𝑟𝑟𝑒

À la fin de l’été 1939, l’inquiétude gagne toute la France. Depuis la crise des Sudètes en 1938 et les annexions de l’Allemagne nazie, la guerre apparaît de plus en plus inévitable en Europe. L’invasion de la Pologne par l’Allemagne le 1er septembre 1939 marque le basculement : la mobilisation générale est décrétée en France et des millions d’hommes rejoignent leurs unités. Dans la société civile comme dans les communautés religieuses, l’attente est lourde d’incertitudes.

La chronique de Cîteaux, rédigée quasi-quotidiennement par un moine de la communauté, traduit cette tension croissante dès la fin août 1939 : « 24 août – F[ères] Bernard et Emile mobilisés. Le même jour notre R[évérendissi]me Père arrive, très calme, il ne croit pas à la guerre. » « 26 août – Le soir, départ en masse de n. P. Bénigne, F. Eloi, F. Jean-Marie, F. Philippe. Notre R. Père croit de plus en plus à la guerre. » « 1er septembre – Mobilisation générale. Départ de m. F. Boniface et Lupicin. A la lecture des complies, notre Rev. Père interrompt le lecteur après quelques phrases et nous annonce la nouvelle. Puis il nous parle cœur à cœur : cette guerre est une croisade, la lutte contre Satan et les sans Dieu. Consigne pour tous : rester moines. Au moment où notre R.P. aborde les adieux, sa voix s’arrête : l’émotion est grande chez tous. Avec quelle ferveur on chante complies ce soir-là. »
Dans les jours qui suivent, les départs de frères s’enchainent. La communauté était alors florissante : elle comptait 88 membres. Au total, une quarantaine d’entre eux seront mobilisés.

Sources :
- Archives Abbaye de Cîteaux, Chronique de l’archimonastère de N.-D. de Cîteaux, XXe s.
- Ibid., Cahiers du noviciat, 1939.
- Ibid., Moines Soldats, n°3, 15/10/1939.
Ouvrages :
- BEAUPRE Nicolas, 1914-1945, Les Grandes Guerres, Paris, Belin, 2014.
- PLOUVIER Martine et SAINT-DENIS Alain (dir.), Pour une histoire monumentale de l’abbaye de Cîteaux, 1098-1998, Cîteaux commentarii cistercienses/Association Bourguignonne des Sociétés Savantes, Vitreux/Dijon, 1998, p.321-325.

02/09/2026

🎂 La Fondation du patrimoine fête ses 30 ans !

🎥 Nous sommes heureux de voir le Définitoire de l’abbaye de Cîteaux prendre part, en images, à cette belle campagne.

Merci à la Fondation du patrimoine pour son soutien à sa restauration et pour son engagement en faveur du patrimoine !

[Changement d'horaires, c'est la rentrée !💼]👉Du 2 au 27 septembre nos horaires prennent un air de rentrée. L'accueil est...
30/08/2026

[Changement d'horaires, c'est la rentrée !💼]

👉Du 2 au 27 septembre nos horaires prennent un air de rentrée.

L'accueil est ouvert du mercredi au samedi de 10h à 12h45, l'après-midi de 13h45 à 18h et le dimanche de 12h à 18h.

🔸Les visites guidées sont à :
-Du mercredi au samedi à 10h30, 11h30, 14h30, 15h30 et 16h30
- Les dimanches à 12h30, 13h30, 14h30, 15h30 et 16h30

🔸La boutique sera ouverte du mardi au samedi de 10h à 12h30, l'après-midi de 14h à 18h et le dimanche de 14h à 18h.

Nous sommes joignables pour toute question ou réservation par :
@ [email protected]
📞03.80.61.32.58

Nous vous parlerons bientôt des Journées Européenne du Patrimoine, restez connectés !

A bientôt,
L'équipe des guides !

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐿𝑎 𝐶𝑜𝑙𝑜𝑛𝑖𝑒 𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒 𝑃𝑒́𝑛𝑖𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒, 𝑃𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝑉 – 𝐿’𝑒́𝑙𝑒́𝑣𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑’𝑢𝑛𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑒́𝑔𝑙𝑖𝑠𝑒« La ...
28/08/2026

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬
𝐿𝑎 𝐶𝑜𝑙𝑜𝑛𝑖𝑒 𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒 𝑃𝑒́𝑛𝑖𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒, 𝑃𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝑉 – 𝐿’𝑒́𝑙𝑒́𝑣𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑’𝑢𝑛𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑒́𝑔𝑙𝑖𝑠𝑒

« La prière sera toujours le premier et le dernier exercice de la journée », nous dit le règlement intérieur de la Colonie Agricole Pénitentiaire de Cîteaux, daté de 1849. La religion catholique rythme la vie sur place, et est omniprésente. Tout d’abord, les enfants sont encadrés par des membres de la congrégation des frères de Saint-Joseph, composée d’ecclésiastiques, nommés Pères, et de laïques, nommés Frères. Ces derniers sont chargés d’éduquer les enfants, et enseignent la religion, au même titre que la grammaire ou l’arithmétique. Le travail est vu comme un moyen de sanctification.
Aussi, certains enfants fabriquent des chapelets, et la production de l’imprimerie est majoritairement tournée vers les ouvrages de piété, comme L’ange conducteur dans la vraie dévotion, imprimé en 1881. Le point culminant de cette pratique religieuse est la construction de la nouvelle église, commencée en 1860, et achevée l’année suivante. Remplaçant la chapelle aménagée provisoirement au rez-de-chaussée du bâtiment Lenoir, elle est construite par les enfants et le personnel sur place, avec le plus de matériaux de récupération possible. Modifiée en 1868 puis en 1884 selon les besoins de la colonie, l’église subsiste ainsi jusqu’en 1997, avant d’être profondément remaniée.

Sources et bibliographie : voir dernière image du post.

[🔸Prochaine visite thématique le vendredi 28 août à 11h🔸]A la Révolution Française, l'abbaye à été vendue comme bien nat...
27/08/2026

[🔸Prochaine visite thématique le vendredi 28 août à 11h🔸]

A la Révolution Française, l'abbaye à été vendue comme bien national. Pendant plus de 100 ans, Cîteaux ne fut plus une abbaye.

Venez découvrir ce que sont devenus les bâtiments, qui fut les propriétaires, pourquoi ont-ils racheté Cîteaux et ce qu'ils ont fait de ce domaine.

Pendant 1h15, les murs parleront de cette histoire interrompue et pourtant bien révélatrice du paysage de l'abbaye d'aujourd'hui.

Les dates :
🔸Vendredi 28 août 11h
🔸Vendredi 4 septembre 11h

Durée : 1h15
Tarifs : 10,50€ / personne et 7 € pour les étudiants, demandeurs d'emploi, personne à mobilité réduite.

👉Pour vous renseigner ou réserver :
@ [email protected]
📞 03.80.61.32.58

A bientôt !
L'équipe des guides.

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐿𝑎 𝐶𝑜𝑙𝑜𝑛𝑖𝑒 𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒 𝑃𝑒́𝑛𝑖𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒, 𝑃𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝐼𝑉 – 𝑃𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑖𝑛𝑑𝑢𝑠𝑡𝑟𝑖𝑒𝑙𝑙𝑒Découvertes duran...
21/08/2026

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬
𝐿𝑎 𝐶𝑜𝑙𝑜𝑛𝑖𝑒 𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒 𝑃𝑒́𝑛𝑖𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒, 𝑃𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝐼𝑉 – 𝑃𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑖𝑛𝑑𝑢𝑠𝑡𝑟𝑖𝑒𝑙𝑙𝑒

Découvertes durant les travaux de restauration du Définitoire, ces brosses témoignent de l’histoire industrielle du site. Dès les premières années qui suivent l’achat de Cîteaux par le père Joseph Rey, différents ateliers sont installés. Ils ont pour but de former les enfants issus de milieux urbains à des tâches de nature industrielle (les ruraux parmi eux sont plutôt orientés vers des tâches agricoles), et permettent aussi aux plus jeunes de travailler en intérieur durant l’hiver. Les métiers enseignés sont nombreux : charron, potier, menuisier, ajusteur-mécanicien, forgeron, tailleur d’habits, maçon… La brosserie est par exemple ouverte en 1854. D’abord installée dans des ateliers nouvellement construits, elle est ensuite déplacée dans le Définitoire, où une machine à vapeur facilite le processus de fabrication. Ce travail faisant l’objet d’un contrat entre le père Rey et un investisseur parisien, la cinquantaine d’enfants qui y est affectée est rémunérée, à hauteur de quatre, cinq ou six centimes de l’heure selon leur force.
Vers 1874, le fonctionnement de la brosserie est attesté par le voyageur Théodore Duchaussoy. Dans ces écrits, il nous offre une description précise de l’emploi du Définitoire à l’époque : au rez-de-chaussée se trouvent les ateliers d’ajustage et de ferronnerie. Le premier étage est occupé par les ateliers de brosserie, de découpage du bois, la scierie, et l’imprimerie. Au-dessus de cette dernière se trouvent enfin les ateliers de reliure. La brosserie cessera toute activité avant 1888, soit une dizaine d’année après le passage de Duchaussoy.

Sources et bibliographie : voir dernière image du post.

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐿𝑎 𝐶𝑜𝑙𝑜𝑛𝑖𝑒 𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒 𝑃𝑒́𝑛𝑖𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒, 𝑃𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝐼𝐼𝐼 – 𝑈𝑛 𝑏𝑜𝑢𝑡𝑜𝑛 𝑑𝑜𝑟𝑒́ 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑎𝑟𝑐ℎ𝑖𝑣𝑒 ?Bien que...
14/08/2026

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬
𝐿𝑎 𝐶𝑜𝑙𝑜𝑛𝑖𝑒 𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒 𝑃𝑒́𝑛𝑖𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒, 𝑃𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝐼𝐼𝐼 – 𝑈𝑛 𝑏𝑜𝑢𝑡𝑜𝑛 𝑑𝑜𝑟𝑒́ 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑎𝑟𝑐ℎ𝑖𝑣𝑒 ?

Bien que les archives semblent être le vecteur privilégié pour l’écriture de l’histoire, les objets s’avèrent être, eux aussi, riches en informations. Prenons l’exemple de ce bouton doré et cette boucle de ceinture : conservés dans les fonds privés de l’Abbaye, ils portent la mention « Colonie de Cîteaux ». En effet, les enfants de la colonie, tout comme les frères qui les encadrent, portent un uniforme. Composée d’une blouse, d’un chapeau de paille et de sabots, le tout fabriqué sur place, cette tenue a plusieurs avantages : elle permet l’égalité entre les enfants, marque leur appartenance à la colonie et rend ainsi leur évasion plus difficile, tant leurs vêtements sont reconnaissables.

Si, à notre connaissance, aucun uniforme de la colonie de Cîteaux n’a été conservé, il est possible d’avoir une idée très précise de son apparence grâce à cette statue, aujourd’hui installée à Montgay chez les Sœurs de Saint-Joseph. Commandée l’année du décès du Père Rey (1874), elle fut d’abord inaugurée à Cîteaux en 1881. Au côté du fondateur de la colonie, se trouve un jeune « colon », vêtu de son uniforme.

Enfin, le vêtement est un moyen d’encourager les enfants à progresser : le règlement fait mention d’un « habillement plus propre » parmi les récompenses distribuées chaque mois, et les élèves les plus méritants reçoivent un galon de fil d’argent ou de laine rouge à porter à leur chapeau, ou sur l’épaule ou le collet de leur blouse selon la distinction obtenue.

Sources :
- Archives départementales de la Côte-d’Or, 1 Y 159, Règlement intérieur de la Colonie, 1849.
- Archives Sœurs de Saint-Joseph, Fonds photo., Statue du Père Rey.
Ouvrages :
- MUET C., Les jeunes détenus de la colonie agricole pénitentiaire de Cîteaux, 1849-1895, D.E.A. de Droit, Dossier d’Histoire du Droit, Université de Dijon, 1998.
- PLOUVIER M. et SAINT-DENIS A. (dir.), Pour une histoire monumentale de l’abbaye de Cîteaux, 1098-1998, C.C.C.A.B.S.S., Vitreux/Dijon, 1998, p. 204-223.

[Horaires pour le 15 août ]Nous sommes ouverts le samedi 15 août, pour l'assomption ! Nos horaires sont différents de d'...
12/08/2026

[Horaires pour le 15 août ]

Nous sommes ouverts le samedi 15 août, pour l'assomption !

Nos horaires sont différents de d'habitude :
👉 L'accueil des visites est ouvert de 12h à 18h30.
👉Les visites sont à 12h30, 13h, 14h, 15h, 15h30, 16h, 16h30 et 17h.

👉La boutique est ouverte de 14h à 18h30.

Vous pouvez réserver par:

@ [email protected]
📞 03.80.61.32.58

A bientôt !

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐿𝑎 𝐶𝑜𝑙𝑜𝑛𝑖𝑒 𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒 𝑃𝑒́𝑛𝑖𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒, 𝑃𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝐼𝐼 – 𝑈𝑛𝑒 𝑜𝑟𝑔𝑎𝑛𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑚𝑖𝑙𝑖𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒Installée de 1...
07/08/2026

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬
𝐿𝑎 𝐶𝑜𝑙𝑜𝑛𝑖𝑒 𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒 𝑃𝑒́𝑛𝑖𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒, 𝑃𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝐼𝐼 – 𝑈𝑛𝑒 𝑜𝑟𝑔𝑎𝑛𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑚𝑖𝑙𝑖𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒

Installée de 1846 jusqu’au retour des moines en 1898, la colonie agricole pénitentiaire de Cîteaux suit une organisation très stricte, d’inspiration militaire : l’uniforme est obligatoire, et les élèves sont répartis selon leur âge dans trois divisions, elles-mêmes composées de classes.
Leur emploi est dense et ne laisse pas de temps morts. Selon le règlement intérieur de la colonie rédigé en 1849 par le Père Rey lui-même, le travail manuel occupe la majeure partie de la journée. Des cours sont également dispensés par les Frères de Saint-Joseph. De la musique militaire, interprétée par des « colons » jugés aptes, ponctue certains événements. Enfin, le Ministère de l’intérieur suit de très près l’évolution des enfants, comme en témoigne l’affiche présentée ici : un cahier de suivi est distribué à chaque élève à partir de septembre 1882, et fait l’objet de relevés réguliers.

Pour autant, et selon les volontés du Père Rey, les enfants sont toujours traités avec le plus grand respect : chacun se voit confier des tâches proportionnelles à ses capacités, et des récompenses sont régulièrement distribuées. Le règlement intérieur de la colonie précise que « Notre application constante sera de rendre les punitions aussi rares que possible, et quand la nécessité les réclamera d’une manière impérieuse, elles seront toujours de nature à ne point compromettre la santé du coupable ».

Sources :
- Archives Abbaye de Cîteaux, CHAPUIS, « Vue générale de la colonie de Cîteaux », lithogravure, v. 1886 ; 4 A, Note du Ministère de l’Intérieur, 1882.
- Archives départementales de la Côte-d’Or, 1 Y 159, Règlement intérieur de la Colonie, 1849.
Ouvrage : MUET C., Les jeunes détenus de la colonie agricole pénitentiaire de Cîteaux, 1849-1895, D.E.A. de Droit, Dossier d’Histoire du Droit, Université de Dijon, 1998.
Article : PRADE C., « Les colonies pénitentiaires au XIXe siècle : de la genèse au déclin », in CHASSAT S. et al. (dir.), Éduquer et punir, Rennes, PUR, 2005, p. 27-37.

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐿𝑎 𝐶𝑜𝑙𝑜𝑛𝑖𝑒 𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒 𝑃𝑒́𝑛𝑖𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒 – 𝑈𝑛𝑒 𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑎𝑡𝑖𝑣𝑒 𝑝ℎ𝑖𝑙𝑎𝑛𝑡ℎ𝑟𝑜𝑝𝑖𝑞𝑢𝑒Au cours du XIXe sièc...
31/07/2026

𝐂𝐢̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬
𝐿𝑎 𝐶𝑜𝑙𝑜𝑛𝑖𝑒 𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒 𝑃𝑒́𝑛𝑖𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒 – 𝑈𝑛𝑒 𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑎𝑡𝑖𝑣𝑒 𝑝ℎ𝑖𝑙𝑎𝑛𝑡ℎ𝑟𝑜𝑝𝑖𝑞𝑢𝑒

Au cours du XIXe siècle, dans des logiques philanthropiques caractéristiques de cette époque, fleurissent en France des initiatives publiques ou privées visant à « redresser » la jeunesse dévoyée, jusqu’alors délaissée ou traitée au même titre que les adultes. C’est dans ce contexte que le Père Joseph Rey, supérieur de la congrégation des Frères de Saint-Joseph, acquiert la propriété de Cîteaux en 1846. Il souhaite y installer une colonie agricole pénitentiaire à destination des enfants vagabonds, orphelins ou délinquants. Le site à plusieurs avantages : loin des villes, il offre un cadre sain, propice au développement. L’espace disponible permet la mise en place d’activités agricoles et industrielles pour faire travailler les enfants et faire vivre la colonie, et les bâtiments présents peuvent être facilement aménagés.

Malgré de nombreuses difficultés (révolution de 1848, épidémies de typhoïde répétées au durant les années 1850-1860, guerre franco-prussienne de 1870-1871…), la colonie reste à flot jusqu’en 1898, année de la réinstallation de la vie monastique.
Le nombre d’enfants varie fortement d’une année à l’autre, mais dépasse parfois les 800 simultanément. Une photographie prise le 10 avril 1875 atteste de cela : derrière l’évêque de Dijon et les successeurs du père Rey, il est possible de distinguer les « colons » présents cette année-là.

Sources :
- Archives Abbaye de Cîteaux, CHAPUIS, « Vue générale de la colonie de Cîteaux », lithogravure, v. 1886.
- Archives Sœurs de Saint-Joseph, Fonds photo, Colons de Cîteaux, 10/04/1875.
- Histoire de la vie et des œuvres du R. P. Joseph Rey, Cîteaux, Typographie de l’école St-Joseph, 1891.
Ouvrage : PLOUVIER M. et SAINT-DENIS A. (dir.), Pour une histoire monumentale de l’abbaye de C., 1098-1998, C.C.C./A.B.S.S., Vitreux/Dijon, 1998, p. 204-223.
Article : PRADE C., « Les colonies pénitentiaires au XIXe s. : de la genèse au déclin », in CHASSAT S. et al. (dir.), Éduquer et punir, Rennes, PUR, 2005, p. 27-37.

Adresse

Abbaye De Cîteaux
Saint-Nicolas-lès-Cîteaux
21700

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Abbaye de Cîteaux publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Raccourcis

Partager