Éditions Le Cadran ligné

Saluons deux articles récents consacrés au livre de Serge Núñez Tolin, "L’immobilité et un brin d’herbe". Le premier est...
13/10/2024

Saluons deux articles récents consacrés au livre de Serge Núñez Tolin, "L’immobilité et un brin d’herbe". Le premier est signé de Jean-Claude Leroy, sur son blog hébergé chez Mediapart :

« Chez Serge Núñez Tolin toujours l’idée d’une traversée, d’être traversé par la vie, par le temps, nous sommes réceptacle autant que passager. Les titres de ses recueils indiquent parfaitement la qualité de cette écriture introspective, inquiète et méditative à la fois (les deux vont de pair). Une interrogation permanente qui ne cesse de se déchirer en diverses questions ou impasses, avec des réponses qui servent d’articulation plus que de conclusion : « Je suis en silence, homme debout.

Plus son poème est sec, plus il est fort. Une simple juxtaposition de termes, et la présence de ce qui est nommé saute à la figure. " Est-ce pourquoi je suis l’isthme d’un corps bordé de part et d’autre par un vertige sans mot ? " »

La suite ici : https://blogs.mediapart.fr/jean-claude-leroy/blog/040924/l-immobilite-et-un-brin-d-herbe-un-livre-du-poete-serge-nunez-tolin

Le second papier est de Thierry Romagné et il a paru dans la r***e Europe (il faut zoomer, désolé pour la médiocre qualité de l'image) :

https://lecadranligne.wordpress.com/2024/10/13/serge-nunez-tolin-lu-par-jean-claude-leroy-et-thierry-romagne/

Le Cadran ligné sera les 21 et 22 septembre à la Cave poésie de Toulouse, à l’occasion du Bazar littéraire Chez René, en...
15/09/2024

Le Cadran ligné sera les 21 et 22 septembre à la Cave poésie de Toulouse, à l’occasion du Bazar littéraire Chez René, en compagnie d’autres formidables éditeurs. Au plaisir de vous y rencontrer.
Le programme est ici :https://www.cave-poesie.com/wp-content/uploads/2024/09/Programme_rene_web.pdf

Un grand merci à Alain Roussel qui a lu pour le site Terre à ciel le livre de Serge Núñez Tolin, "L’Immobilité et un bri...
20/07/2024

Un grand merci à Alain Roussel qui a lu pour le site Terre à ciel le livre de Serge Núñez Tolin, "L’Immobilité et un brin d’herbe".

Serge Núñez Tolin, "L’Immobilité et un brin d’herbe", Le Cadran ligné

Il y a dans les choses un lieu immobile, une « île intérieure » qui se dérobe à toute pensée et qui n’est atteignable que par une présence immédiate. C’est dans cette quête d’un réel dans le réel que nous entraîne Serge Núñez Tolin dans son livre où, à chaque instant, il faut se méfier des mots, ne les laisser s’avancer que pauvrement, aux abords du silence, cette immensité sur laquelle ils s’appuient. Cette approche implique de « recevoir les choses dans leurs rapports réels, les extraire de la pensée » et par conséquent de donner la priorité aux sens, si possible dans leur pureté d’origine, avec les mots en retrait pour mieux entendre la « voix des choses sans voix ».
Même si ce poète essaie de nouer les mots au réel, celui-ci ne se laisse pas capturer aussi aisément et renvoie constamment la parole à l’impossibilité de le saisir. Tel est pourtant l’enjeu : « conduire ses mots dans ce qui ne se pense pas, s’approcher de ce brin d’herbe que l’immobilité environne ». Le trouble que l’on ressent à la lecture de ces textes brefs est d’ordre métaphysique, mais une métaphysique sensuelle qui n’a d’autre but que de « rejoindre l’immédiat », le plein de l’instant et en même temps son vide. Des mots, des choses et entre eux quelques rencontres improbables qui viennent en nous éclairer notre propre énigme : nous aussi nous appartenons au réel et dans le secret de notre corps il y a un lieu innommable qui échappe à notre pensée et probablement même à notre conscience : « L’abandon de la question, son inutilité et l’inutilité de la réponse. Ce qu’il y a : on l’habite et l’on s’y tient ».

EXTRAITS

La voix que nous avons sous la peau, nous l’entendons dans toute l’enveloppe du corps : ouvrir, ici, un chemin vers le réel.

L’immobilité que l’on pourrait amplifier en rejoignant le brin d’herbe. Je trouve ma source dans la clarté du jour, et pour rejoindre cette transparence, je tente dans le silence des heures, d’emprunter le chemin des sèves.

Il n’y a pas d’ailleurs. Nous sommes sous la peau, ce lieu sans issue, cet endroit du réel qui n’a pas d’envers.

…..

Se tenir dans les mots : silence augmenté d’un silence ; immobilité augmentée du brin d’herbe.

Les mots noués au réel qui ne cesse de dénouer la parole. Peser le réel, cet air qui bat dans les mots comme il environne le bloc des choses.

Sol que des pluies régulières ont tassé.

Note extaite d’un ensemble de trois lectures publiées ici :

https://www.terreaciel.net/L-indicible-presence-par-Alain-Roussel



Signalons également deux entretiens menés par Mathieu Jung et publiés sur son blog :
https://lecadranligne.wordpress.com/2024/07/20/serge-nunez-tolin-lu-par-alain-roussel-entretien-avrc-mathieu-jung/

Qui a-t-il de commun entre des poètes aussi singuliers que Jacques Goorma, Serge Núñez Tolin et Gérard Pfister ? La poésie, certes, mais qu'est-ce que la poésie ? Il s'y joue autre chose. Dans leur écriture, les mots ont fait vœu de pauvreté. Ils sont les serviteurs du silence, à l'affût ...

Un grand merci à Joël Gayraud qui signe dans la r***e Alcheringa n° 5 (été 2024) une belle recension du livre de Jean-Pi...
09/07/2024

Un grand merci à Joël Gayraud qui signe dans la r***e Alcheringa n° 5 (été 2024) une belle recension du livre de Jean-Pierre Le Goff, Le Vent dans les arbres (Le Cadran ligné, 2023).

Le Cadran ligné sera présent au Marché de la poésie du jeudi 20 au dimanche 23 juin. Vous pourrez y croiser quelques-uns...
16/06/2024

Le Cadran ligné sera présent au Marché de la poésie du jeudi 20 au dimanche 23 juin. Vous pourrez y croiser quelques-uns de nos auteurs : Cécile A. Holdban, Alain Roussel, Joël Cornuault ou Christian Viguié au gré de leurs passages sur le stand (le stand 613, partagé avec les éditions Dernier Télégramme). Ou encore Serge Núñez Tolin qui signera son livre "L'Immobilité et un brin d'herbe" le samedi à 15 heures.

Au plaisir de vous y retrouver.

Marc Graciano dans Le Matricule des anges.Un grand merci à Guillaume Contré qui signe une très belle page consacrée à de...
12/06/2024

Marc Graciano dans Le Matricule des anges.

Un grand merci à Guillaume Contré qui signe une très belle page consacrée à deux livres récents de Marc Graciano ("Le Tombeau", au Tripode, et "La Nacelle précédé de L'Oiseleur", au Cadran ligné). C'est dans Le Matricule des anges, en kiosque ce 12 juin.

https://lecadranligne.wordpress.com

Le Cadran ligné sera le samedi 15 juin aux Rencontres de poésie Jour & Nuit à Vicq-sur-Breuilh (Haute-Vienne), qui nous ...
01/06/2024

Le Cadran ligné sera le samedi 15 juin aux Rencontres de poésie Jour & Nuit à Vicq-sur-Breuilh (Haute-Vienne), qui nous promettent un beau programme de lectures (Marie Huot, Julie Nakache, etc.), musique, expositions, et un marché d’éditeurs de qualité. Venez nombreux.
https://lecadranligne.wordpress.com/2024/06/01/poesie-jour-nuit-4/

Merci à Mathieu Jung qui a mené un entretien avec Serge Núñez Tolin à propos de L'Immobilité et un brin d'herbe.Extrait ...
25/05/2024

Merci à Mathieu Jung qui a mené un entretien avec Serge Núñez Tolin à propos de L'Immobilité et un brin d'herbe.

Extrait :

Mathieu Jung — Tu viens de publier un ouvrage au Cadran Ligné, intitulé "L’Immobilité et un brin d’herbe". Celui-ci me semble faire suite à "L’Exercice du silence", toujours au Cadran Ligné (2020). Je dirais que ces recueils œuvrent tous deux — chacun, ou alors ensemble — autour d’un noyau, peut-être « infracassable » et de « nuit », comme dirait André Breton. "L’immobilité et un brin d’herbe" est placé sous l’égide de Joe Bousquet. De fait, la formule « traduit du silence » me semble idéalement convenir à ton travail poétique, explicitement dans "L’Exercice du silence", mais de manière peut-être un peu différente dans "L’immobilité et un brin d’herbe". Ma question veut donc porter sur la continuité ou, au contraire, sur la rupture d’un livre à l’autre.

Serge Núñez Tolin — "L’exercice du silence" (10 août 2004 – 02 juin 2005) précède en effet "L’immobilité et un brin d’herbe" (22 décembre 2005 – 27 juillet 2006). Entre les deux : "Sur le fil de la présence" (02 juin 2005 – 22 décembre 2005) qui paraîtra, au plus t**d, avant juin 2024 aux éditions Le Taillis pré. L’écriture est donc sans rupture entre le 10 août 2004 et le 27 juillet 2006 enchaînant sans discontinuer entre ces trois titres.

À vrai dire, il en est ainsi, au moins de façon attestée, depuis février 2001 jusqu’à ce jour de 2024. Soit depuis la rédaction de "Silo II" et "Silo III" parus aux éditions Le Cormier (2002 et 2003). Actuellement, un tiers de mes livres est paru. (C’est bien la première fois que je livre ceci publiquement.)

Il y a bien, ici et là, entre un titre et le suivant, des périodes de crise durant lesquelles l’écriture s’absente, sans toujours décider si la crise provient du fait du retrait des mots ou découle d’un retrait de vitalité dû à la chiennerie de la vie (dont, à ce jour, je serais malhonnête de me plaindre).

Toujours est-il que comme Jacques Vandenschrick (Le Cheyne éditeur) a parfaitement qualifié les choses, je serais un diariste. L’écriture accompagne la vie. Dans ce pas-à-pas, l’une va de pair avec l’autre. La vie précède. L’écriture suit et tente d’élucider celle-ci. Toutefois, bien que je ne puisse m’en défaire, les mots m’apparaissent si souvent impuissants ou insuffisants.

Par ailleurs, bien qu’à se retourner sur l’œuvre, il n’y paraisse pas, j’avance sans intention préalable, du premier mot à ce jour. Le noyau « infracassable » des choses et la « nuit » dans laquelle nous sommes circonscrivent pour moi les données de notre présence au monde. Aussi, tout auteur et créateur que je serais, je décide peu. Tout s’écrit depuis un lieu que j’ignore, qui est la vie, mon corps et le monde. Ici et maintenant, sans transcendance aucune. Dans un tel contexte, je ne crois pas davantage que l’écriture soit la dernière transcendance restante. Ce serait dérisoire !

Rien dans tout cela pour rendre malheureux. Il y a les autres, le tutoiement choisi, à ses divers degrés d’incandescence. Il y a la nature et ses paysages, la marche. La vie qui nous est échue, le monde sous nos sens. Il y a aussi la lutte sociale, la lutte pour la vie, celles pour la justice et l’équité et la splendeur incroyable de quelques-unes de nos réalisations, matérielles ou dans l’ordre des idées. L’humain est un producteur de sens, quand bien même il voudrait n’en pas produire. Et nous en aurions des raisons de ne rien produire…

Nous pourrions revenir ultérieurement à Joe Bousquet, aux Surréalistes … (26 mars 2024)

Merci à Mathieu Jung qui a mené un entretien avec Serge Núñez Tolin à propos de L’Immobilité et un brin d’herbe. Extrait : Mathieu Jung — Tu viens de publier un ouvrage au Cadran Ligné,…

Un grand merci à Guillaume Contré et à Romain Frezzato d'avoir parlé récemment de deux livres parus à nos éditions.
29/04/2024

Un grand merci à Guillaume Contré et à Romain Frezzato d'avoir parlé récemment de deux livres parus à nos éditions.

Un grand merci à Guillaume Contré qui a lu pour Le Matricule des anges du mois d’avril deux livres parus à nos éditions : Halage, de Patrick Wateau, et L’Immobilité et un brin d’h…

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Saint-Clément
19700

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