Culture et foi-Diocèse de Séez

Culture et foi-Diocèse de Séez Encourager,promouvoir,coordonner les initiatives dans les domaines de l'art, de la culture, du tourisme spirituel dans une perspective d'évangélisation.

Du 26 juin au 6 juillet 2026, la Nuit des Églises revient pour sa 15ᵉ édition. Partout en France, des centaines d’édific...
27/06/2026

Du 26 juin au 6 juillet 2026, la Nuit des Églises revient pour sa 15ᵉ édition. Partout en France, des centaines d’édifices ouvrent leurs portes le temps d’une soirée pour inviter chacun à découvrir autrement ce patrimoine commun. Cette année, le thème de la lumière et de la paix résonne avec une force toute particulière.

Depuis 2011, la Nuit des Églises poursuit une intuition simple et profonde : et si l’église de votre village ou de votre quartier vous appartenait à vous aussi ? Que vous soyez pratiquant régulier, visiteur occasionnel ou simplement curieux, ces soirées sont faites pour vous. En quinze ans, ce sont plus de 3 000 églises et près de 7 500 événements qui ont participé à cette initiative coordonnée par la délégation nationale pour l’Art sacré de la Conférence des évêques de France.

Une édition placée sous le signe de la paix
Pour cette 15ᵉ édition, le thème retenu est celui de la lumière comme symbole de paix. La phrase choisie : « Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière » est une prière attribuée à saint François d’Assise, dont l’Église catholique célèbre cette année le 800ᵉ anniversaire de la mort. Dans un monde traversé par les conflits et l’inquiétude, ce choix n’est pas anodin.

La lumière se décline ici sur plusieurs registres : la lumière physique, avec des cierges, des illuminations, des projections et peut-être même des veillées jusqu’à l’aube pour accueillir le soleil levant ; la lumière comme matière artistique, à travers la peinture, la photographie, la musique ou le théâtre ; et enfin la lumière spirituelle, celle qui, dans la tradition biblique, est le nom même de Dieu.

Des soirées pour tous, dans chaque église
Concerts, expositions, visites aux flambeaux, mappings lumineux, représentations théâtrales, déclamations de grands textes… chaque équipe locale compose sa propre soirée, avec la liberté et la créativité qui font la richesse de l’événement. L’objectif reste le même depuis l’origine : remettre l’église au centre du village, au sens propre, et en faire un lieu de rencontre, de beauté et de lien pour toute la communauté.

Les organisateurs peuvent être une paroisse, une commune, une association ou tout autre groupe de volontaires. Pour participer, il suffit d’adhérer à la charte disponible sur nuitdeseglises.fr et d’inscrire son événement sur la plateforme nationale.

Léon XIV met en valeur la littérature comme un "acte de vérité"
25/06/2026

Léon XIV met en valeur la littérature comme un "acte de vérité"

Pope Leo XIV meets with writers from around the world to mark the 100th anniversary of the Vatican Publishing House (LEV), reminding authors that ...

10/06/2026

Après plusieurs jours de spéculations sur une possible rencontre entre le pontife et le chanteur, Léon XIV et Bad Bunny se sont bien vus lundi, après la « fête de la foi », au stade Bernabéu de Madrid. View on euronews

25/05/2026
Chers amis,C’est avec beaucoup de re**rd que nous répondons à votre demande au sujet de l’édition 2026 de La Nuit des ég...
12/05/2026

Chers amis,

C’est avec beaucoup de re**rd que nous répondons à votre demande au sujet de l’édition 2026 de La Nuit des églises. Cela est dû probablement à la réorganisation des services de la Conférence, et avec ma nomination cette année comme nouveau délégué national à l’art sacré ; cela est aussi dû à des absences prolongées pour raisons de santé… cela explique, mais ne justifie pas. Et nous vous demandons de nous pardonner ce re**rd comptant sur votre compréhension, mais plus encore sur vos initiatives locales qui seront toujours premières pour la vitalité de l’événement.

La 15ème édition de la Nuit des églises 2026 aura lieu du 26 juin au 6 juillet 2026, avec pour thème : la lumière, signe de paix « Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière »*, alors que nous célébrons le 800ème anniversaire de la Mort de François d’Assise. (*La phrase n’est pas de Saint François d’Assise, mais extraite d’une prière qui lui fut attribuée ultérieurement.)

Vous trouverez sur www.nuitdeseglises.fr les informations attendues. Il vient d’être mis à jour…
En vous remerciant pour tout le travail qui est fait sur le terrain, je reste à votre écoute pour vos attentes, et vous exprime toute ma sympathie.

P. Thierry BETTLER
Pôle Initiation et Vie Chrétienne
délégué national Art Sacré
mail : [email protected]

Conférence des évêques de France
58, avenue de Breteuil
75007 Paris
eglise.catholique.fr

La 14e édition de La Nuit des églises aura lieu du vendredi 27 juin au lundi 7 juillet 2025.

En Chartreuse, sur les traces d’ARcabas En liant son destin à une petite église ...
09/05/2026

En Chartreuse, sur les traces d’ARcabas En liant son destin à une petite église ...

En liant son destin à une petite église locale, cette figure de l’art sacré contemporain a marqué de son empreinte tout un massif, où sont parsemés de nombreux vitraux, toiles et sculptures. À l’occasion du centenaire de sa naissance, le Musée de la Grande-Chartreuse accueille une exposi...

‘Catholicisme, vocabulaire typologique du patrimoine’ : une célébration laïque du patrimoine de l’ÉglisePar Guillaume Go...
22/04/2026

‘Catholicisme, vocabulaire typologique du patrimoine’ : une célébration laïque du patrimoine de l’Église
Par Guillaume Goubert
La Croix, le 22 avril 2026

Sous l’égide du ministère de la culture, un dictionnaire en deux volumes abondamment illustrés recense l’architecture, le mobilier et l’iconographie du culte catholique en France. Les auteurs, des conservateurs du patrimoine, ont fait appel à des théologiens pour relecture.

Savez-vous ce qu’est un ombrellino ? C’est une sorte de petit parasol dont la toile de soie alterne les couleurs rouge et jaune. On peut en voir accrochés au mur, à l’entrée du chœur de certaines églises. Cet insigne atteste du fait que l’édifice a reçu du pape le titre de basilique.
C’est un exemple parmi des centaines d’autres de ce que l’on peut apprendre en consultant Catholicisme. Vocabulaire typologique du patrimoine, un dictionnaire visuel du patrimoine catholique français écrit sous la direction d’Isabelle Duhau. L’ouvrage est imposant : un millier de pages abondamment illustrées, deux volumes qui pèsent près de cinq kilos. Tout cela pour définir ce qui concerne les édifices, les objets et l’iconographie du culte catholique.

Un investissement important de la puissance publique
Il faut le dire très clairement : cet ouvrage n’a pas été rédigé par des théologiens, par des hommes et des femmes d’Église, même s’il a été fait appel à eux pour une relecture. Les auteurs sont des conservateurs du patrimoine, travaillant pour l’inventaire général de ce patrimoine au ministère de la culture et dans les régions.
Les textes sont très descriptifs et le lecteur pourra regretter qu’ils ne se situent pas davantage dans une perspective spirituelle. Cependant, il faut se réjouir que la puissance publique ait consacré à ce sujet un investissement aussi important. Comme le note l’introduction de l’ouvrage, « le patrimoine catholique se fait, au fil des décennies, de moins en moins familier et sa conservation s’en trouve fragilisée ».
L’iconographie de cet ouvrage mérite tout particulièrement d’être saluée. Les exemples d’illustration ont été choisis à travers tout le territoire français, en allant des édifices ou des objets les plus prestigieux jusqu’aux plus humbles. Comme ce coffre à offrandes vieux de trois siècles appartenant à l’église Saint-Étienne de Vallouise (Hautes-Alpes). Les œuvres contemporaines ont aussi leur place. Ainsi cette étonnante piscine baptismale, conçue en 1967 par l’architecte Guillaume Gillet pour l’église Saint-Joseph-Travailleur à Avignon.
Ainsi se trouve prolongée l’ambition de l’Inventaire général du patrimoine culturel, lancé en 1964 par André Malraux, alors ministre de la culture, et l’historien d’art André Chastel, afin de recenser toutes les richesses artistiques de la France. Ces deux volumes en honorent aujourd’hui la dimension catholique.

Catholicisme. Vocabulaire typologique du patrimoine
sous la direction d’Isabelle Duhau | Éditions du Patrimoine, deux volumes (485 p. et 496 p.), 120 €

12/04/2026

Rencontre à Macé entre entre Mgr Feillet, évêque de Séez, et les associations de sauvegarde du patrimoine de la paroisse Saint Latuin en pays de Sées dans le cadre de sa visite pastorale.

À l’approche de Pâques, le Théâtre des Champs-Élysées propose son Festival sacré du 26 mars au 8 avril.Comment l’Esprit ...
24/03/2026

À l’approche de Pâques, le Théâtre des Champs-Élysées propose son Festival sacré du 26 mars au 8 avril.
Comment l’Esprit souffle-t-il au travers de la création sonore ?
« Cet univers de sons, doux et sombre à la fois,/Écho du Dieu caché dont le monde est la voix ? » Une fois encore, Victor Hugo parvient en quelques mots à ouvrir un océan de sens et de sensations. Dans Les Rayons et les Ombres, il loue Palestrina (1525-1594), compositeur et maître de chapelle à Saint-Pierre de Rome, révéré par un XIXe siècle avide d’un retour aux sources de la musique religieuse occidentale. Près de deux siècles ont passé mais, dans les églises comme dans les auditoriums, les œuvres sacrées résonnent en ce temps pascal.

Ainsi, le Théâtre des Champs-Élysées (TCE), à Paris, rassemble sous la bannière de son Festival sacré un florilège de partitions fameuses ou moins attendues. « Je suis persuadé qu’à notre époque, les lieux de musique sont des sanctuaires qui nous invitent à vivre en commun une émotion esthétique, une expérience du temps et, surtout, à retrouver un bien perdu, la concentration », plaide Baptiste Charroing, directeur général du TCE. Qu’il s’agisse des Passions de Bach, du Requiem de Mozart ou d’une traversée interreligieuse de la Méditerranée arabe, juive et chrétienne de Jérusalem à Cordou, imaginée par le chef Jean-Christophe Spinosi, « le public vit le moment du ­concert comme une oasis et le ­concert sacré comme une oasis dans l’oasis », poursuit Baptiste ­Charroing.

Au-delà de la mise en musique de textes empruntés aux Écritures (psaumes, Évangiles…), soutenant la liturgie (messes, Stabat Mater, Requiem…) ou témoignant de la spiritualité du fidèle (oratorios, prières, hymnes…), peut-on identifier des « ingrédients » sonores propres à l’expression sacrée ? « Même si ­l’Église fut longtemps un commanditaire majeur auprès des compositeurs, leur musique va au-delà de la mission fonctionnelle lors des célébrations religieuses, rappelle le musicologue et assomptionniste Sylvain Gasser. La musique sacrée nous élève, nous porte haut, parfois jusqu’à la transe, exprime les grandes énigmes que sont l’amour, la détresse, la finitude… »

Du sobre plain-chant grégorien aux éclats du Te Deum pour ­Notre-Dame créé en 2024 par Thierry Escaich, en passant par les Vêpres de Monteverdi, Le Messie de Haendel et les Requiem de Verdi ou de Fauré, que de paysages et climats divers, opposés parfois ! « On décèle toutefois des éléments fondateurs, analyse le claveciniste et chef d’orchestre Leonardo Garcia-Alarcon, également auteur d’une Passione di Gesu. Les partitions sacrées ont recours aux notes longues, étirées, appelant à la méditation, en référence au “cantus firmus”, cette mélodie de base du chant religieux au Moyen Âge et à la Renaissance. » Solitaire ou se détachant d’une trame plus rapide et ornée, la valeur longue suspend le temps, exerce un « charme », tel celui de la lyre d’Orphée ouvrant les portes des Enfers…

« Dans leurs partitions sacrées, les compositeurs convoquent souvent des instruments du passé, associés à une antiquité rêvée, décrypte encore Leonardo Garcia-Alarcon. Une désuétude poétique et mystique revendiquée, les timbres d’hier gardant la mémoire d’une foi originelle. Ainsi dans son Requiem, Mozart confie au cor de basset et au trombone l’évocation des chapelles anciennes. » La Passione di Gesu de Leonardo Garcia-Alarcon fait, elle, appel au bandonéon, « ce petit frère de l’orgue, instrument sacré par excellence, acculturé par les marins venus d’Allemagne dans les cabarets de Buenos Aires ».

Dans le tendre souvenir « des processions des rogations » et de « la voix des paysans qui psalmodiaient les litanies des saints », Hector Berlioz, même distant de la religion de son enfance, revit la magie des cortèges pieux, approchant, passant, avant de s’éloigner… Il s’en souviendra dans sa Messe solennelle ou son Requiem, mais aussi dans la marche des pèlerins de Harold en Italie, les psalmodies pleurant la mort de ­Juliette (Roméo et Juliette) ou les terreurs de la course à l’abîme de Faust (La Damnation de Faust).

La voix humaine, vecteur immédiat des affects qui va du cœur au cœur, joue un rôle fondamental dans l’expression du divin. « L’ange soldat, milicien de Dieu que l’on trouve dans l’Apocalypse, reprend Sylvain Gasser, deviendra chantre de la louange divine. Au risque de glisser dans un climat asexué et mièvre, le chant angélique, souvent confié aux voix enfantines aiguës et dépourvues de vibrato, semble descendu du ciel et fait planer notre oreille au sens propre du terme. »

Au côté de ces cohortes célestes, d’autres voix, plus charnelles, se font entendre. Celle du ténor, tel l’Évangéliste de Bach, en lien avec l’assemblée croyante, tandis que le timbre du Christ incarné est souvent celui, plus « naturel », du baryton. « Il s’agit de s’adresser directement à l’auditeur, pétri de culture et de pratique religieuses, remarque le violoniste et chef d’orchestre Julien Chauvin, à propos de La Création de Joseph Haydn qu’il dirigera au Théâtre des Champs-Élysées. Dans un souci profondément narratif, Haydn offre aux voix chorales les textes solennels de louange et de dévotion communautaires, tandis que les solistes apparaissent comme des personnages beaucoup plus humbles, d’une simplicité, voire d’une ingénuité touchante. »

Émerveillé par « cette Création sans aucune redite, où chaque pensée est essentielle », Julien Chauvin insiste sur « la dimension festive de la musique sacrée au XVIIIe siècle. Même dans son Stabat Mater, aux paroles pourtant si douloureuses, Pergolèse invite des rythmes de danse et des vocalises comme on en entendait à l’opéra ! ». Dans un jeu d’influences fécondes, compositions sacrées et profanes se nourrissent les unes des autres. Oserait-on affirmer alors que toute musique est sacrée ? Le mélomane contemporain se souvient de deux créateurs qui ont parfaitement assumé la nature divine de leur art. Le plus proche de nous est l’organiste et compositeur Olivier ­Messiaen dont l’œuvre entière est « un acte de foi ». Quant à ­Jean-Sébastien Bach, il est le ­digne fidèle du réformateur ­Martin Luther qui, en 1538, écrivait : « J’aimerais sans nul doute, de tout mon cœur, louer et recommander à tous ce don divin et très éminent qu’est la musique. »

Emmanuelle Giuliani
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