Paroisse Sainte Elisabeth de Hongrie : Saint Joseph - Saint Benoit

Paroisse Sainte Elisabeth de Hongrie : Saint Joseph - Saint Benoit Prendre soin de nos diversités pour vivre notre fraternité.

11/09/2024
07/09/2024

DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 2024 23E D TORD B A PACE HOMELIE DU P VAST-AMOUR ADJOBI

Aujourd’hui le pèlerinage diocésain à la Peinière est consacré à célébrer l’année de la prière dans notre diocèse, ce qui nous prépare à entrer dans l’année jubilaire des 1700 ans du credo de Nicée de Constantinople. Prière et Foi, telles sont les attitudes essentielles qui s’articulent l’une et l’autre dans toute vie spirituelle, vie au-delà de ce qui touche simplement à ce qui peut mourir en nous, et en particulier lorsque nous prenons conscience de notre finitude.

Le psaume de ce jour met sur nos lèvres un vœu auquel nous pouvons tant bien que mal nous accrocher : « Je veux louer le Seigneur tant que je vis ». On peut même ajouter « sa louange sans cesse à mes lèvres ». Louer le Seigneur en toutes circonstances de la vie, aussi bien dans le bonheur que dans les épreuves. Quand dans le bonheur, prière et Foi relèvent d’un témoignage de fidélité, dans les épreuves en revanche, Prière et Foi relèvent d’une endurance de la fidélité, d’une résistance au découragement, à l’abandon de toute vie spirituelle.

Nous le savons, la vie a ses bons points et ses mauvais points. Les coups durs de la vie ont parfois la peau dure. Malgré tout, Je veux louer le Seigneur tant que je vis, afin de dire mon attitude toute confiante en Dieu dans la Foi et la Prière.

Cela n’est donc pas anodin ce « tant que je vis ». S’il nous arrive de soupirer en se disant que « tant qu’il y a la vie il y a espoir » c’est bien parce que notre vie nous contraint à ces coups durs qui nous révèlent nos fragilités, où nous perdons parfois pied lorsque toute prise nous échappe, au point de nous retourner le cœur dans le mauvais sens.

Humainement, lorsqu’on reçoit des coups, on est tenté d’en donner davantage. C’est la justice par l’instinct de conservation. Lorsqu’on est traversé par des émotions négatives face aux coups durs de la vie : les frustrations, la honte, la persécution, l’appauvrissement. On a bien envie de prendre une revanche sur la vie. Mais dans ce monde, revanche et vengeance, même si elles demandent de l’élévation, de la résilience et du courage, elles ont plutôt mauvaise figure lorsqu’elles souhaitent le retournement de situation par la punition, par le fait de faire ressentir autant que possible le mal qu’on subit. Or voici que le prophète Isaïe déclare « dites à ceux qui s’affolent, soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu ».

Evidemment, il nous faudra éviter de croire que Dieu venge comme l’homme est tenté de se venger et d’agir par le mal contre un autre. Dieu sait tirer le Bien du Mal. La vengeance de Dieu ici est infiniment positive. Isaïe ajoute « Il vient Lui-même et va vous sauver ». Puis Isaïe déploie des promesses : « Il fera voir les aveugles, il fera entendre les sourds, il fera parler les muets ».

C’est bien ce que reprend le psaume « Dieu fidèle fera justice aux opprimés, donnera le pain aux affamés, ouvre les yeux des aveugles, soutient la v***e et l’orphelin, protège l’étranger ». C’est-à-dire, toutes ces personnes autrefois marginalisées de la société, qui n’ont plus accès à la vie par les sens qui nous sont communs, le voir, le toucher, le langage, la solitude, toutes ces personnes qui n’ont plus accès à la beauté du son et de la lumière (remarquons que cela a bien évolué aujourd’hui, les personnes portant un handicap visuel ou phonique nous émerveillent aux jeux paralympiques), trouveront sur leur chemin, la compassion et le salut de Dieu. Face à tous ces coups durs de la vie, il y a un Défenseur.

La vengeance de Dieu, c’est la manifestation du Dieu de la Vie qui Redonne Vie à tout ce qui touche à notre vie d’une manière ou d’une autre. Elle n’est pas tournée contre quelqu’un, elle est Miséricorde et Providence en faveur d’une vie, pour un être aimé.

Comme St Jacques nous invite à le méditer, Dieu prend soin du pauvre et le considère dans tout son être. Il se fait homme et ne succombe pas à la tentation d’agir comme l’homme en ayant plus d’égard pour le riche au détriment du pauvre. Nous pouvons garder confiance en ce Dieu qui ne fait de distinction de personne et veut tout simplement nous garder vivant.

C’est ce que nous pouvons entendre dans cette parole de Guérison de Jésus à cette personne sourde et bègue en plein territoire grec de la Décapole. « Effata ouvre-toi », ouvre-toi à la vie. Les gestes de Jésus sont ceux d’un homme, la technique un guérisseur traditionnel : il met les doigts dans les oreilles, touche la langue. Mais c’est aussi une attitude de Foi et de Prière, de confiance et d’abandon : il lève les yeux au ciel, il soupire comme il gémit de souffrance et d’espérance. C’est encore l’attitude du Verbe : il déclare la parole de Guérison : effata, ouvre-toi, entièrement, totalement.

O Seigneur, dans la foi et la prière, Je veux sans cesse te louer tant que je vis, bien au-delà des épreuves que cette vie nous impose. Aide-nous à demeurer dans la persévérance et à soutenir tous ceux qui souffrent autour de nous, toi qui vis et règne éternellement. Amen !

15/06/2024

DIMANCHE 16 MARS 2024 11 D ORD HOMELIE DU P VAST-AMOUR ADJOBI

On peut imaginer que Jésus répond dans l’Evangile à une question : Qu’est-ce que le Royaume de Dieu (ce qui est à venir) ou le Règne de Dieu (ce qui est présent) ? Les deux vont de pair. Le Royaume de Dieu c’est notre espérance. Et c’est aussi la question du Pape François avec nous, dans sa bulle pour le jubilé ordinaire de 2025 : Qu’adviendra-t-il donc de nous après la mort ? Quelle est notre espérance ?

Certes dans l’espérance, on peut penser à plusieurs préoccupations dont la plus essentielle serait celle-ci : comment réussir dans la vie ou plutôt comment réussir sa vie. Question personnelle, mais aussi pour toute une société qui se pose la question : quelle société laisser aux générations à venir, quelle politique pour une société de justice et de paix, qui voter pour une espérance commune à l’heure des élections législatives dans une France profondément divisée ? Comment réussir à s’en sortir ? Comment gagner sa vie ?

Pour nous répondre, Jésus ne cherchera pas à parler de Grandeur, ou de l’immensité du Royaume. Il utilisera des paraboles, c’est-à-dire, des images pour nous parler plutôt de chose simple : « A quoi peut-on comparer le Royaume ? à Une semence jetée en terre qui devient du blé qui mûrit et moissonné. Ou à un grain de moutarde, la plus petite des semences qui deviendra la plus grande des plantes potagères et qui fournira d’abri aux oiseaux ».

Ainsi, Dieu prend l’image du plus petit pour parler des choses les plus grandes. Il ne choisit pas l’arbre le plus grand d’Afrique (Baobab 45 mètres) ou le plus grand du monde du monde : (Hyperion aux Etats Unis100 mètres). Mais le Plant de Moutarde (70 cm) ou du blé (1m). Dieu est fidèle à sa Parole : Le Royaume des cieux appartient à ceux qui ressemblent aux enfants. Que veut-il nous dire avec cette image du plus petit ? Dieu prête attention aux plus pauvres, aux plus fragiles. L’espérance d’une société qui réussit, c’est celle où les plus fragiles disent merci de penser à nous, de construire l’avenir avec nous, de compter sur nous. Merci de semer, et de faire confiance à la grâce de Dieu qui travaille, à ce qui peut grandir.

Dans un film de « Kung Fu Panda », il est dit ceci : « Chaque noyau contient la promesse d’un arbre puissant ». Dans le petit il y a la promesse de l’immense. Quelle grâce de savoir se libérer de l’orgueil, de savoir demeurer humble dans l’exercice du pouvoir, reconnaitre le plus grand dans le plus petit, avoir la patience de discerner les plus belles choses dans les situations les plus difficiles, de rechercher le plus simple dans les situations les plus complexes, espérer en de beaux jours quand dans les mains nous n’avons absolument rien, garder confiance en Dieu pour toujours malgré tout, et reconnaitre que sans Dieu nous ne pouvons rien faire.

C’est aussi cela le message que nous laisse le prophète Ezéchiel : « A la cime du grand cèdre, je prendrai une tige ; au sommet de sa ramure, j’en cueillerai une toute jeune, et je la planterai moi-même sur une montagne très élevée. Sur la haute montagne d'Israël je la planterai. Elle portera des rameaux, et produira du fruit, elle deviendra un cèdre magnifique. En dessous d’elle habiteront tous les passereaux, et toutes sortes d'oiseaux à l'ombre de ses branches ils habiteront »

En -397 Israël vit une épreuve terrible. L’exil à Babylone. Le temple est entièrement détruit. Et c’est un drame pour le peuple de Dieu. Le Grand Cèdre c’est l’image du royaume d’Israël, le cèdre est symbole de royauté. Malheureusement le peuple a péché par idolâtrie. Une première fois il a été envahi et déporté par Babylone. Le roi Babylonien installe comme son vassal, le roi Sédécias sur le Trône de Juda. Mais Sédécias commet la terrible faute de se laisser séduire par une autre grande puissance païenne, l’Egypte, pour espérer se libérer du roi Babylonien. Il causera un malheur beaucoup plus grand pour Jérusalem. Plutôt que de chercher dans la Seigneur sa force et sa paix, il a désiré une Puissance sans Dieu.

Et c’est ici que Ezéchiel fait cette promesse de la jeune pousse qu’il plantera au sommet de la montagne. Il s’agit évidemment du Messie, Dieu qui incarne l’humilité de Dieu au milieu de nous. Il annoncera ceci « laissez venir à moi les enfants » Et ceci « Tout ce que vous aurez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’aurez fait ».

Comment recevoir Cette Parole de Dieu aujourd’hui ? Réussir sa vie, ce n’est pas rechercher toute puissance en dehors de Dieu, c’est faire attention à ce qu’il y a de fragile en soi, valoriser ce qui est appelé à grandir. Et pour nous chrétiens, prêtres, baptisés ? Plutôt que de comparer nos succès dans la mission, dans nos activités, on peut déjà se bénir mutuellement, s’apprécier mutuellement pour ce qui est bien et fait du bien, les simples choses qui font grandir d’autres. Et tout cela se passe dans le cœur.

Seigneur, mets dans nos cœurs les semences de Ta Parole, qu’elles nous aident à travailler ensemble pour ton règne, pour une société d’espérance et de paix. Amen !

Le Père Vast-Amour vous informe des changements à venir !Des changements dans l’équipe des prêtres de la paroisse sainte...
15/06/2024

Le Père Vast-Amour vous informe des changements à venir !
Des changements dans l’équipe des prêtres de la paroisse sainte Elisabeth de Hongrie Rennes Blosne.

A partir du 1er septembre 2024, le Père Vast-Amour ADJOBI, curé de la paroisse sainte Elisabeth de Hongrie au Blosne, et Doyen des Grands Ensembles Rennais, est nommé curé de la paroisse Saint Melaine aux carrefours pacéens. Il demeure prêtre responsable de la cellule d'accueil des prêtres Fidei Donum, membre du secrétariat au bureau du Conseil Presbytéral et du collège des électeurs. Nous lui dirons au revoir le dimanche 16 Juin 2024.

Et le Père Jean Pierre Brice DJIHOUNOUCK, curé à Mordelles, est nommé curé de la paroisse Sainte Elisabeth de Hongrie. Il résidera au presbytère du Blosne. Il sera accueilli aux célébrations du 31 Aout à St Joseph et 1er Septembre à St Benoit.

04/05/2024

DIMANCHE 5 MAI 2024 6E DIM PAQUES B HOMELIE DU P VAST-AMOUR ADJOBI

L’Eglise se prépare à célébrer l’ascension de Jésus, la promesse de l’Esprit Saint et la descente de l’Esprit Saint à la Pentecôte. Les textes de ce 6e dimanche de Pâques nous préparent à vivre ces moments pour notre foi et pour notre vie en société et en Eglise.

Dans la première lecture tirée des Actes des apôtres, l’Esprit Saint est donné aux païens, chez Corneille le centurion Romain, et dans la 2e lecture et l’Evangile qui sont du même auteur, St Jean, on peut facilement compter que le verbe aimer ou le mot et le mot amour sont utilisés précisément à 20 reprises.

Esprit Saint et Amour, voilà les grands mouvements dans les textes de ce jour. Et en fait c’est la même chose que de dire Esprit Saint et Amour. Parce que l’Esprit Saint, c’est à la fois, l’Amour entre le Père et le Fils, et L’Amour de Dieu qui rassemble les hommes.

St Jean le résume si bien : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Aimez-vous les uns les autres. Vous êtes mes amis si vous faîtes ce que je vous commande. Ce que je vous commande c’est de vous aimer les uns les autres. Demeurez dans mon amour ».

Nous sommes donc dans le cœur de l’Evangile, nous sommes à l’essentiel de ce que Dieu a voulu nous dire par Jésus. La rencontre de Pierre et de Corneille est sublime : Un officier de l’armée romaine et un ami de Jésus. Entre eux, plus de crainte et de méfiance. L’Esprit Saint est à l’œuvre. Plus encore, alors que Pierre parle, la maison du centurion romain reconnait la Puissance d’Amour de Dieu : chacun se sent si aimé de Dieu. Parce dans cette maison, il y a certainement des justes qui avaient besoin de reconnaitre que c’est Dieu qui est à l’œuvre dans leur cœur, ou des injustes qui avaient besoin d’être guéris par l’Amour de Dieu. C’est ainsi que l’Esprit Saint est répandu sur toutes les Nations, pour faire de nous des justes, des amis de Dieu.

Être ami de Dieu, quel privilège ! « Désormais je vous appelle mes amis, et non plus mes serviteurs ». C’est-à-dire que Dieu ne nous parle pas seulement de commandement à pratiquer, mais d’une relation à vivre : « vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande : aimez-vous les uns les autres. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».

Si pour beaucoup il faut gagner sa vie pour CE QU’ON AIME, Jésus nous demande de donner plutôt notre vie pour CEUX QU’ON AIME. Tu peux gagner ta vie parce que tu travailles pour les autres, avec dévouement, enthousiasme, sens du devoir, honneur, loyauté, et toutes les belles valeurs qu’on peut promouvoir pour une société juste. Et c’est déjà très bien. Comme ce jeune homme riche de l’Evangile qui pratique bien les commandements depuis son enfance. Il était au service des autres. Jésus le regarde et Il l’aime ce jeune homme. Mais le jeune homme devient tout triste quand il s’agit de partager aux autres ses biens. Parce qu’il avait de grands biens.

Oui en effet, on peut gagner sa vie tout à fait au service des autres. Mais Jésus nous invite à une marche plus haute. Donner sa vie pour ceux qu’on aime, c’est beaucoup plus exigeant de gratuité. Parce que tout d’abord la vie est le bien le plus précieux qui ne vaut aucun des biens précieux du monde. Elle ne vaut aucun sou. Nous l’avons reçue gratuitement, par amour.

Donner sa vie, c’est reconnaitre la gratuité des choses les plus précieuses que nous pouvons partager, au-delà du bien matériel. C’est dire combien l’autre est aussi important que notre propre vie. Alors donner, ici, ce n’est pas séduire les autres pour ce qu’on fait, ou attendre en retour de ce que nous donnons. C’est laisser passer Dieu qui est plus grand que nous à travers nous.

Alors comme citoyens, nous pouvons donner notre vie pour la patrie parce qu’on ne se considère pas seulement comme des concitoyens mais comme des frères de même patrie, comme le medecin donne sa vie pour ses patients et ne gagne pas seulement sa vie pour des clients ; comme époux nous donnons notre vie au conjoint, aux enfants, parce qu’ils ils ne sont pas là pour combler notre solitude, comme prêtres nous donnons notre vie pour l’Eglise, sans être des propriétaires de l’église qui est confiée. Car il n’y a pas de plus grand Amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres.

16/03/2024

DIMANCHE 17 MARS 2024 5E DIM DE CAREME B HOMELIE DU P VAST-AMOUR ADJOBI

Voici une page d’Evangile qui touche à toute la vie de l’homme : On parle d’amour, d’amitié, et même de fidélité, d’inquiétude et de souffrance de la maladie grave, d’épreuve de la mort, de la question de la foi en la résurrection. Nous sommes aussi dans un contexte sociétale où en France l’IVG est devenu un acte constitutionnel sans évoquer le drame humain qui se joue, et bientôt favorisera l’aide active à mourir pour ceux qui sont sur le chemin de la mort. Nous sommes au cœur de l’actualité.

Dans cet Evangile aujourd’hui, on se pose la question de notre rapport à la mort, à la vie éternelle. On passe d’une situation tragique à une fin très heureuse. Et tout cela est raconté par Saint Jean avec beaucoup d’émotion et de foi.

Dans ce grand texte on remarque le cœur de Dieu et le cœur de l’homme qui se rencontrent. Jésus vient au tombeau à la rencontre de ses amies, Marie et Marthe vont à sa rencontre. On verra d’un côté Jésus qui croit totalement que tout est possible et qui pleure quand même la mort de Lazare, et les sœurs de Lazare qui pleurent leur frère mais qui croient encore que tout reste possible.
Voilà donc que Lazare est gravement malade, il est même en agonie, ses sœurs sont affolées, elles cherchent secours auprès d’un ami, et pas n’importe lequel des amis, le meilleur ami de Jérusalem et de tous les temps : Jésus. Jésus n’avait encore ressuscité personne, mais il avait changé l’eau en vin, guéri un paralytique, ouvert les yeux d’un aveugle-né. Il peut encore faire mieux. « Lazare, celui que tu aimes, est malade ». Nous avons besoin de toi.

Mais Jésus entend la requête et reste encore deux jours avec d’autres amis, les disciples, à parler de sa gloire que Dieu va révéler. Dis comme ça, c’est frustrant pour cette famille qui avait de toute urgence besoin de Dieu.

Comme il peut arriver à beaucoup de conclure que Dieu est occupé à autre chose quand c’est leur tour d’avoir besoin de Dieu. Il y a ici un gros enjeu de la foi qui persévère quand Dieu semble absent, à l’écoute de tout sauf de nous ! Pour tous ceux qui sur la terre sont abandonnés dans des sentiments d’injustice, et qui comptent plus ou moins sur Dieu. Pourtant, Dieu suscite des hommes et des hommes sensible à leurs besoin, et s’investissent pour leur apporter un peu de sourire, ces acteurs de la société et dans l’Eglise dans les associations partenaires à l’aide humanitaire par exemple. Mais face à l’impossible de la maladie, on est démuni.

Or Jésus parle à ses disciples de ce qui va se passer. Comme s’il avait déjà transcendé le temps, le temps de la mort, afin de regarder la vie. Par deux fois, Marthe et Marie se lamentent si justement « Si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ».
Mais Jésus est bien ce Dieu avec nous, ce Dieu qui nous éprouve dans notre foi, autant que cet ami qui aime jusqu’à être emporté par l’émotion. Jésus rassure les sœurs en détresse, mais pas désespérées, et Jésus pleure de voir Marie bouleversée. Ce qui se passe au tombeau de Lazare, c’est à la fois la Puissance de Dieu et le cœur d’un ami nomme Jésus, qui aime Marthe, Marie et Lazare : Et ce sont les témoins de la scène qui remarquent « Voyez comme il l’aimait ». « Lazare vient dehors », lance-t-il repris par l’émotion.

« Jésus, repris par l’émotion, cria d’une voix forte ». C’est beau de voir Jésus ému mais déterminé, et qui n’agit pas par lui-même : il prie Dieu son Père. Comme il nous apprend à dire : Notre Père, stp exauce moi, Que ta volonté soit faite. Et le mort est rendu à la vie.

En fin de compte St Jean va taire avec pudeur, toute la joie d’une famille qui retrouve vivant celui qui était mort. Et ce qu’on va retenir c’est cela : la joie de la foi « Déliez le et laissez-le aller » Puis « beaucoup de Juifs avaient vu et crurent en Jésus ». Ce que St Jean veut nous laisser comme message c’est celui de la foi. « Quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? ».
A chacun de nous d’y répondre : « qui mange ma chair et boit mon sang aura la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier ». Seigneur fais grandir en nous la foi, et vivre en ce monde dans l’espérance du salut, dans la confiance que dans l’épreuve tu demeures avec nous comme un Ami fidèle, toi qui règnes pour les siècles sans fin. Amen !

17/02/2024

DIMANCHE 18 FEVRIER 2024 7E 1ER DIM CAREME B HOMELIE DU P VAST-AMOUR ADJOBI

Nous sommes entrés dans ce temps de carême qui nous conduit à Pâques. Vivre le carême d’abord croire que la vie en abondance nous est donnée et que Pâques signifie ce don de Dieu à la croix. « Les temps sont accomplis, le règne de Dieu est tout Proche » dit Jésus dans l’Evangile. Le règne de Dieu c’est le Don Gratuit de Dieu lui-même au monde, le Don de son Amour qui guérit du Mal de la maladie, du péché, et de la mort éternelle. Dans le Notre Père, nous disons « Père, que ton règne vienne », c’est-à-dire, nous désirons la vie éternelle. C’est pourquoi nous acceptons de prendre un chemin de transformation de conversion en vue de cette vie.

Le temps de carême, c’est choisir de persévérer dans un effort de conversion, par le jeûne, la prière et la charité. Le chrétien vit le carême en regardant vers Pâques, et non pas en regardant la tombée de la nuit pour rompre l’esprit du carême. C’est un long chemin de patience et de persévérance. Jésus lui-même lance cet appel : « Les temps sont accomplis. Le règne de Dieu est tout proche. Convertissez vous et croyez à l’Evangile ». Il faisait lui-même l’expérience de la tentation dans le désert. Ce n’est pas anodin de savoir que Jésus qui venait d’être baptisé, a été tenté.

La seconde lecture nous rappelle que Jésus a souffert pour nos péchés, parce qu’il a épousé la condition humaine. Jésus a fait l’expérience de la douleur, de l’angoisse, de la tristesse, de la faim, de la soif, l’expérience de la patience, de l’obéissance et de la fidélité, l’expérience de la souffrance, l’expérience de la tentation.

Notre condition humaine est ainsi faite : Nous avons des besoin, des désirs, des envies, des combats permanents. Et c’est dans ces moments-là que Jésus lui-même nous appelle à nous convertir. Ce n’est pas rien de savoir que celui qui vient du ciel, et qui a fait l’expérience de la tentation nous invite aussi à l’expérience de la conversion. Jésus le baptisé, a été tenté Mais il a gardé sa Beauté et il nous invite à désirer la beauté par la conversion.

Jésus demeure la Beauté de Dieu au milieu des misères de ce monde. Il est comme la Beauté de l’Arc en Ciel qui se lève au-dessus du déluge au temps de Noé. Jésus nous rappelle ce signe de l’alliance que Dieu a présenté aux 8 personnes rescapées du déluge au temps de Noé. L’arc en ciel qui relie le ciel et la terre était le signe de la beauté de la vie, signe que Dieu pardonne à son peuple et le garde en vie. C’est aussi le rappel du baptême qui fait de nous enfants de Dieu, nés de la Beauté de Dieu.

On ne peut que s’émerveiller devant un arc en ciel. Pourtant, ce qui a précédé, c’était un déluge. Jésus est comme l’arc en ciel qui nous rappelle cette Bonté de Dieu que nous découvrons lorsque nous résistons au déluge, aux tempêtes d’épreuves et de tentations qui nous envahissent. Lui le Sauveur, nous invite à faire le choix de la beauté de la vie. Se convertir et vivre avec foi de l’Evangile pour être plus beau à l’intérieur et à l’extérieur.

Dance cette année consacrée à la prière, peut-être que nous pouvons demander à Dieu de nous faire découvrir la beauté cachée ou détériorée en nous, le signe de l’arc en ciel que Dieu met en nous, au-delà de nos propres misères. Qu’il nous donne la grâce de nous convertir à la ferveur de la prière quotidienne et de la méditation quotidienne de l’Evangile.

Prier C’est faire la place dans son cœur à un ami à qui nous pouvons tout dire. C’est un fils qui fait la place à un Père qui nous aime. C’est faire confiance à quelqu’un qui est présent et qui nous fait confiance. Peu importe la forme de notre prière : la louange, la demande, l’intercession, l’adoration, l’action de grâce, le chapelet, l’oraison, la méditation de l’Evangile, des psaumes ou du chapelet, qu’elle soit personnelle ou communautaire, c’est d’abord le cœur qui rit ou qui souffre qui parle, et l’âme qui est consolée ou comblée. Prier c’est prendre des ressources pour la journée, c’est partager un fardeau avec un ami, c’est surtout ne pas être seul, car Dieu est toujours présent, non parce que nous le savons intellectuellement, mais parce que nous le comprenons par le cœur.

Seigneur apprend nous à prier et à croire que tu es vraiment présent et que tu nous écoutes toujours, Que ton Règne vienne, et que ta Volonté soit faite sur la Terre comme au ciel. Toi qui règnes pour les siècles et des siècles. Amen !

Vous pouvez désormais télécharger gratuitement l'application Oclocher en cliquant sur le lien https://www.oclocher.fr/ap...
27/12/2023

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