27/03/2026
Les voleurs de civilisations « Abou-Toufaha » Newton vole la théorie de la gravitation !
Franchement, une pomme tombe, et hop ! il découvre la loi de la gravitation ?
Quelle ineptie nous fait-on gober là !
[ Sujet repris, et traduit de l'arabe ]
Newton et Galilée ont-ils volé les lois de la gravitation aux savants musulmans ?
Franchement, j’ai lu des ouvrages historiques écrits par des historiens occidentaux à propos de Newton. Je sais, par exemple, que Newton était un croyant en l’unicité (il ne croyait pas à la Trinité) et qu’il avait eu un différend avec un ami athée — je ne peux entrer ici dans les détails, mais j’y reviendrai. En revanche, je ne sais pas vraiment s’il a volé les lois de la gravitation, lui et Galilée, puis ils les ont revendiquées... Je l’ignore sincèrement.
Entrons donc directement dans le sujet.
Nous connaissons tous l’histoire d’Isaac Newton et de la fameuse pomme, mais en réalité, nous ignorons la véracité de celles-ci.
Ce qui est couramment admis aujourd’hui, c’est que le premier à avoir compris la loi de la gravitation universelle fut Isaac Newton. Une pomme lui serait tombée sur la tête, ce qui aurait éveillé son attention ; il se serait aussitôt mis à calculer la force de gravitation entre la Terre et la Lune. De là serait née l’intuition que la chute de la pomme et le mouvement de la Lune autour de la Terre sont régis par la même loi.
Mais ce qui est étrange, c’est que Newton n’a pas été le premier à découvrir cela. Bien des siècles avant lui, des savants de la civilisation islamique ont abordé avec précision et clarté la notion de gravité. Parmi ceux dont les travaux ont pu être recensés figurent : Ibn al-Haytham, Ibn Malka, Al-Birouni, Al-Khâzin, Mohammad ibn 'Omar ar-Râzi, et Ibn al-Hâ'ik al-Hamadhâni.
Al-Hamadhâni (Al-Hassan ibn Ahmad ibn Ya'qoub) fut le premier à évoquer la gravité terrestre.
Il fut également le premier à affirmer que l’absence d’air dans un lieu donné entraîne l’impossibilité de vie.
Il aborda cette question dans son ouvrage intitulé « el-Djawharatân al-‘Atîqatân al-Mâ’i‘atân as-Safrâ’ wa al-Baydâ’ » (Les deux joyaux antiques liquides : le jaune et le blanc) — un traité de chimie et de physique — où il écrit :
« Celui qui se trouve en dessous (c’est-à-dire dans l’hémisphère sud) est dans la même stabilité que celui qui est au-dessus ; il pose son pied et tombe sur la surface inférieure comme il le ferait sur la surface supérieure ; sa stabilité y est la même. Elle (la terre) est comparable à la pierre d’aimant dont les forces attirent le fer dans toutes les directions. Quant à celui qui est au-dessus, sa propre force et celle de la Terre se conjuguent pour l’attirer, de sorte que la Terre a l’ascendant dans cette attraction, car la contrainte qu’exerce cette pierre ne fait pas de différence entre le haut et le bas. »
Par ces paroles, al-Hamadhâni formule le principe de gravité plus de huit siècles avant Newton !
Mohammad ibn 'Omar ar-Râzi, à la fin du VIe siècle de l’hégire, explique :
« Lorsque nous lançons une motte de terre vers le haut, elle revient vers le bas. Cela nous montre qu’il existe en elle (la terre) une force qui tend vers le bas. C’est pourquoi, lorsque nous la lançons vers le haut, cette force la ramène vers le bas. »
Un autre savant, ‘Abd ar-Rahmân al-Khâzin, a aussi étudié la gravitation. Et il expliqua le principe Il écrit :
« ceci résulte d’une force qui attire ces masses vers le centre de la Terre. »
Et il précise que l’intensité de cette force dépend de la distance entre le corps et le centre de la Terre :
« La pesanteur et la direction de ses forces tendent toujours vers le centre terrestre. »
Ibn Malka a quant à lui compris avec évidence que, sans la résistance de l’air, les corps — quelle que soit leur masse ou leur forme — chuteraient à la même vitesse. Ce faisant, il fut le premier à réfuter la célèbre idée d’Aristote, selon laquelle la vitesse de chute des objets est proportionnelle à leur poids — une assertion erronée.
Ainsi, les savants de la civilisation islamique ont abordé la loi de la gravitation terrestre cinq siècles avant Newton et Galilée.
Plus encore… Les savants musulmans ont formulé les lois du mouvement avant Newton et Galilée
Les lois du mouvement reposent sur trois principes fondamentaux aujourd’hui attribués à Isaac Newton (mort en 1727) qui les exposa dans son célèbre ouvrage :
« Philosophiae Naturalis Principia Mathematica » (Principes mathématiques de la philosophie naturelle).
Cette version des faits fut longtemps admise dans toutes les références scientifiques jusqu’au début du XXe siècle.
Mais un groupe de chercheurs — le Dr Moustapha Nadhif (physicien), le Dr Djalâl Chawqî (ingénieur en mécanique), et le Dr ‘Ali Abd Allâh ad-Difâ‘ (mathématicien) — se penchèrent sur les manuscrits islamiques. Ils découvrirent que les véritables précurseurs de ces lois sont les savants musulmans. Newton, dans cette optique, aurait seulement rassemblé, reformulé et mathématisé ces principes anciens.
Voici un résumé de ces trois lois, accompagnées de leur formulation dans les manuscrits arabes datant de sept siècles avant Newton :
Première loi du mouvement
« Un corps persévère dans son état d'inertie ou de mouvement rectiligne uniforme tant qu’aucune force extérieure ne modifie cet état. »
Cette idée apparaît chez :
Les Frères de la Pureté (Ikhwân as-Safâ), Ibn Sînâ, Fakhr ad-Dîn ar-Râzî, et Nasîr ad-Dîn at-Tûsî.
Les Frères de la Pureté écrivent dans leur 24ᵉ épître :
« Tout corps a une place spécifique où il reste stable, et ne la quitte que sous l’effet d’une force contraignante. »
Ibn Sînâ (mort en 1037), dans son ouvrage « al-Ishârât wa at-Tanbîhât » (Les indications et les avertissements) dit :
« certainement tu le sais, un corps, livré à lui-même et à sa nature, et sans influence étrangère, restera nécessairement dans un lieu et un état déterminé. »
Il ajoute :
« Si une force agit sur un corps, et qu’aucune opposition ne s’y oppose, ce corps acceptera ce mouvement, qu’il soit grand ou petit, de la même façon, puisqu'il n'y point de force opposée.»
Puis après Ibn Sina, vient un grand nombre de savants musulmans a travers les siècles qui expliquent sa loi et la démontrent par des essaies scientifiques.
Fakhr ad-Dîn ar-Râzî (mort 1209), dans « al-Mabahith al-Mashriqiyya » (Les recherches orientales concernant la théologie et les sciences naturelles), écrit :
« Vous affirmez que la nature propre à chaque élément exige le mouvement lorsqu’il est arraché à son lieu naturel, et l’état inerte (ou l'immobilité) lorsqu’il y parvient. »
Puis il rajoute :
« Nous avons démontré que la variation des degrés de vitesse et de lenteur dépend des variations des résistances, qu’elles soient externes ou internes. »
Tout cela exprime clairement la notion d’inertie : la résistance d’un corps à tout changement d’état. Ibn Sînâ aurait donc formulé la première loi du mouvement de plusieurs siècles avant Newton et Galilée.
Deuxième loi du mouvement
« L’accélération d’un corps est proportionnelle à la force appliquée, et inversement proportionnelle à sa masse. »
Concernant la chute des corps, cela implique que deux objets lâchés d’une même hauteur atteignent le sol au même moment, quelle que soit leur masse — à condition d’ignorer la résistance de l’air.
Fakhr ad-Dîn ar-Râzî, dans « al-Mabahith al-Mashriqiyya », affirme :
« Si deux corps diffèrent dans leur réceptivité au mouvement, cette différence ne provient pas du moteur lui-même, mais de la différence d’état de la force motrice. En effet, la force présente dans le corps plus grand est supérieure à celle du plus petit — qui n’est qu’une partie du premier — car ce qui est contenu dans le plus petit se trouve également dans le plus grand, avec un surcroît. »
Puis il explique la différence de résistance qu’oppose le milieu extérieur, comme l’air, aux corps en chute libre, en disant :
« Quant à la force coercitive, l’effet qu’elle produit en mettant en mouvement un grand corps ou un petit diffère non à cause d’une variation dans la force motrice elle-même, mais en raison de la différence d’état du corps mû ; car la résistance (du milieu) est plus grande dans le grand corps que dans le petit. »
Les savants musulmans ont donc approché très précisément le principe fondamental de la deuxième loi.
Troisième loi du mouvement
« À toute action correspond une réaction égale en mesure et opposée en direction »
Abou El-Barakât Hibet-Allah El-Baghdâdî (mort en 1165), dans son ouvrage « El Ma'bar fî El-Hikma » (Le passage dans la sagesse), écrit :
« Lorsqu’un anneau est tiré par deux lutteurs, chacun exerce une force opposée à l’autre. Si l’un d’eux triomphe et attire l’anneau vers lui, cela ne signifie pas que l’autre force a disparu, cette force est bien présente mais vaincue. Sans elle, l’autre n’aurait pas eu besoin d’exercer autant de force d'attraction. »
Ar-Râzî renchérit dans « al-Mabahith al-Mashriqiyya » :
« Un anneau tiré à parts égales par deux forces reste immobile au centre : chacun agit par une force annulée par celle de l’autre. »
Ainsi, la premiere loi est a Ibn Sina et la troisième loi est à Abou al-Barakât al-Baghdâdî, bien avant Newton.
Ces lois : pierre angulaire de la civilisation contemporaine
Ces trois lois — de l'inertie, de l'accélération, et de l’action-réaction — sont le fondement de toutes les sciences des objets en mouvement : de la voiture à l’avion, des fusées aux satellites, jusqu’aux pas de l’Homme dans l'espace.
Elles gouvernent également la physique moderne :
L’électricité : mouvement des électrons
L’optique : mouvement de la lumière
L’acoustique : mouvement des ondes
Il serait juste et noble d'être fiere de nos savants et de rappeler la dette immense de l’humanité envers ces savants musulmans, chaque fois qu’est loué le nom de Newton — que certains ont même osé élever au rang des prophètes, du seul fait de cette attribution injustifiée !
Avec un brin de bon sens et de raisonnement : un chercheur qui ignore les savants qui l’ont précédé… est-il vraiment un savant ?
Surtout à une époque où la civilisation islamique était à son apogée scientifique !
Alors quoi ? Une pomme tombe, et Newton, soudainement, « découvre » la gravité ?!
Traduit par T.me/Qoreych