03/09/2026
Je crois en Dieu est-ce suffisant ?
Ce que Jésus a dit, une nuit, à l'homme le plus religieux de Jérusalem
Le christianisme n'est pas une religion parmi d'autres : aucune croyance au monde n'offre ce que Jésus offre. Il n'est pas venu pour nous améliorer, il est venu pour vivre en nous. Sa vie, sa paix, sa grâce deviennent les nôtres. Tu n'es pas seulement son disciple ou son serviteur — tu deviens participant de Christ, cohéritier avec lui. C'est pour cela qu'il est mort à la croix : « je veux que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi » (Jean 17:24).
Tout est donné gratuitement, pleinement. Mais il y a une condition. Une seule. Jésus l'a dite une nuit, à un homme venu le trouver.
Un homme qui n'avait besoin de rien
Nicodème était pharisien. Ils n'étaient que 6 000, moins de 1 % de la population, mais occupaient tout l'espace religieux d'Israël : maîtrise parfaite de la loi, irréprochables moralement. Les seuls à refuser le serment d'allégeance à César — 800 d'entre eux furent crucifiés en 88 avant Jésus-Christ. Ils savaient mourir pour ce qu'ils croyaient.
Et Nicodème n'était pas un pharisien ordinaire. Il siégeait au Sanhédrin, l'équivalent d'une Cour suprême. Puissant, respecté, riche — il offrira à Jésus une sépulture digne d'un roi. Et il était âgé, à l'âge où les schémas de pensée se cristallisent et où l'on change rarement d'avis.
Cet homme vivait dans les formes, les activités religieuses et les symboles, sans jamais avoir expérimenté Dieu.
Et pourtant, cette nuit-là, il reçoit ce dont nous rêverions tous : un entretien seul à seul avec le Créateur de l'univers. C'est à lui que Jésus dira Jean 3:16. Et c'est à lui qu'il dit, sans détour :
« En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu'un n'est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. » (Jean 3:3)
1. Un passage non négociable
Tout ce que Nicodème avait construit était insuffisant. Inutile.
Depuis deux mille ans, les serviteurs de Dieu affrontent le même problème : un peuple religieux qui n'est pas né de nouveau. En 1661, Mead publie Le presque chrétien à découvert — vingt étapes qu'on peut franchir tout en restant perdu. En 1740, Gilbert Tennent dénonce Les dangers du ministère inconverti : le problème n'est plus seulement individuel, il est institutionnel. Wesley marque Oxford sur le même sujet en 1741. Et en 1750, Jonathan Edwards est destitué de son église pour avoir listé douze affections qu'on peut éprouver sans la nouvelle naissance.
Écoute bien, et je le dis avec beaucoup d'amour : il est possible
• d'obtenir une réponse à ta prière,
• d'être baptisé d'eau,
• d'être membre d'une église,
• d'avoir des parents chrétiens,
• de donner tes dons et ta dîme,
• d'étudier la Bible,
• d'être pasteur et de l'enseigner,
• de croire en Dieu,
• d'aimer Jésus et son Église,
• de faire plus de bien que de mal,
• d'être touché, visité, d'avoir des révélations,
• d'être fidèle au culte et dans ton service,
…sans être né de nouveau.
Jésus n'a jamais dit à Nicodème « convertis-toi », ni « deviens chrétien ». On change de religion. On ne se fait pas naître soi-même.
2. Une expérience incontournable
Le mot que Jésus emploie signifie à la fois « de nouveau » et « d'en haut ». Les deux traductions sont justes : pour naître de nouveau, il faut naître d'en haut. C'est l'œuvre de Dieu.
Nicodème demande : « Comment ces choses peuvent-elles se faire ? » Jésus répond : « Tu es le docteur d'Israël, et tu ne connais pas ces choses ? » Il aurait dû reconnaître Ézéchiel : « Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai au dedans de vous un esprit nouveau… je mettrai mon Esprit au dedans de vous » (Ézéchiel 36:25-27).
Et Jésus est catégorique : « Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit » (Jean 3:6). Pas de chair améliorée, pas de degrés intermédiaires.
Et elle est invisible : « Le vent souffle où il veut… tu ne sais d'où il vient, ni où il va : il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit » (Jean 3:8). Personne ne peut juger si tu es né de nouveau. Cela appartient à Dieu et à toi.
Ton seul enjeu : recevoir
Alors que faire, si tout vient de Dieu ? La Bible est claire et simple :
« Mais à tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné le droit d'être enfants de Dieu, savoir à ceux qui croient en son nom ; lesquels sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu. » (Jean 1:12-13)
Dieu s'approche de toi et t'attire à lui. Certains se ferment ; d'autres ouvrent leur cœur et reçoivent. Recevoir sa Parole, c'est le recevoir, lui : « vous qui êtes régénérés… par la vivante et permanente parole de Dieu » (1 Pierre 1:23).
Tu n'as rien à mériter, rien à rattraper. Une seule chose t'est demandée aujourd'hui : ouvre-lui ton cœur, et reçois-le.
Christian Robichaud — Église Paris Métropole
Citations bibliques : version Darby.