05/08/2026
Mes enfants,
Les camps scouts sont terminés pour la plupart : les louveteaux, les louvettes, les guides, les scouts, les routiers et les chefs ont retrouvé leurs familles.
Je pense à vous qui rentrez avec vos souvenirs, vos fatigues, vos joies et peut-être quelques courbatures. Vous avez vécu ensemble, vous avez servi, vous avez obéi, vous avez parfois souffert. Vous avez appris à vous donner.
Je voudrais vous rappeler une chose très simple : ce que vous avez appris au camp ne doit pas rester au camp.
Vous avez préparé la popote, monté ou démonté les installations, veillé sur les plus jeunes. Vous avez découvert que le service rend petit celui qui le rend, mais que c’est en se donnant que l’on grandit vraiment.
Eh bien, maintenant, servez dans vos familles.
Je ne vous demande pas des choses extraordinaires. Je vous demande de rendre un service sans attendre qu’on vous le commande, de supporter une contrariété sans vous plaindre, de prendre le temps d’écouter vos parents, d’aider vos frères et vos sœurs.
C’est dans ces petites choses que se forme le caractère. Ce n’est pas l’uniforme qui fait le scout. Ce sont la droiture, la loyauté, le devoir bien accompli et la générosité.
Je vous rappelle aussi que la famille est le premier lieu où vous avez reçu la foi. Ce sont souvent vos parents qui vous ont aidés à ouvrir les yeux de la foi, qui vous ont parlé de Jésus et de la Sainte Vierge, qui vous ont appris à prier.
Ne l’oubliez pas.
Il vous reste un mois de vacances. Profitez-en pour retrouver les vôtres, mais aussi pour leur donner quelque chose de vous-mêmes. La joie véritable, je vous l’ai souvent dit, ne se trouve pas dans la recherche de soi : elle naît du don de soi.
Je souhaite que vous rapportiez dans vos maisons l’esprit du camp : le goût du service, la confiance en Dieu, la prière, la joie et le courage.
Et si vous ne savez pas par où commencer, commencez par cette question : qui puis-je servir aujourd’hui ?
Que Dieu bénisse vos familles et vous garde dans sa paix. Et face aux difficultés, au delà de sourire et chanter, ce qui n’est pas toujours facile (il est un peu ballot celui qui a ajouté ça dans la loi scoute, n’oubliez pas : l’espérance, l’espérance encore, l’espérance quand même !