Abbé Montarien

Abbé Montarien "Un bon gars !" Voilà comment l'abbé Montarien parlait de "ses enfants", qui aujourd'hui sont grands

Mes enfants,Les camps scouts sont terminés pour la plupart : les louveteaux, les louvettes, les guides, les scouts, les ...
05/08/2026

Mes enfants,

Les camps scouts sont terminés pour la plupart : les louveteaux, les louvettes, les guides, les scouts, les routiers et les chefs ont retrouvé leurs familles.

Je pense à vous qui rentrez avec vos souvenirs, vos fatigues, vos joies et peut-être quelques courbatures. Vous avez vécu ensemble, vous avez servi, vous avez obéi, vous avez parfois souffert. Vous avez appris à vous donner.

Je voudrais vous rappeler une chose très simple : ce que vous avez appris au camp ne doit pas rester au camp.

Vous avez préparé la popote, monté ou démonté les installations, veillé sur les plus jeunes. Vous avez découvert que le service rend petit celui qui le rend, mais que c’est en se donnant que l’on grandit vraiment.

Eh bien, maintenant, servez dans vos familles.

Je ne vous demande pas des choses extraordinaires. Je vous demande de rendre un service sans attendre qu’on vous le commande, de supporter une contrariété sans vous plaindre, de prendre le temps d’écouter vos parents, d’aider vos frères et vos sœurs.

C’est dans ces petites choses que se forme le caractère. Ce n’est pas l’uniforme qui fait le scout. Ce sont la droiture, la loyauté, le devoir bien accompli et la générosité.

Je vous rappelle aussi que la famille est le premier lieu où vous avez reçu la foi. Ce sont souvent vos parents qui vous ont aidés à ouvrir les yeux de la foi, qui vous ont parlé de Jésus et de la Sainte Vierge, qui vous ont appris à prier.

Ne l’oubliez pas.

Il vous reste un mois de vacances. Profitez-en pour retrouver les vôtres, mais aussi pour leur donner quelque chose de vous-mêmes. La joie véritable, je vous l’ai souvent dit, ne se trouve pas dans la recherche de soi : elle naît du don de soi.

Je souhaite que vous rapportiez dans vos maisons l’esprit du camp : le goût du service, la confiance en Dieu, la prière, la joie et le courage.

Et si vous ne savez pas par où commencer, commencez par cette question : qui puis-je servir aujourd’hui ?

Que Dieu bénisse vos familles et vous garde dans sa paix. Et face aux difficultés, au delà de sourire et chanter, ce qui n’est pas toujours facile (il est un peu ballot celui qui a ajouté ça dans la loi scoute, n’oubliez pas : l’espérance, l’espérance encore, l’espérance quand même !

04/08/2026

« C’est ma première cabane » : quand des enfants de foyers précaires découvrent le scoutisme

Mes amis, La fraternité scoute n'est pas une sentimentalité. C'est un engagement solennel de celui qui accepte de se don...
03/08/2026

Mes amis,

La fraternité scoute n'est pas une sentimentalité. C'est un engagement solennel de celui qui accepte de se donner aux autres, de les porter sur son propre épaule.

Vous voyez, dans la vie scoute, comme dans l'Église, ce n'est pas le sentiment qui prime, c'est la décision. L'amitié vraie naît du partage, de la difficulté surmontée côte à côte. Celui qui refuse de renoncer à son égoïsme, celui qui veut rester replié sur lui-même, fermé à la fraternité, celui-là ne connaîtra jamais ce qu'est vraiment l'esprit scout.

La belle médaille, vous la connaissez: c'est la liberté de choisir librement de nous donner. Si nous n'étions pas libres de refuser, nous serions comme les marguerites qui sentent bon, mais sans volonté. Non — nous sommes appelés à aimer librement, à fraterniser librement, et c'est par ce choix libre que nous ressemblons à Dieu.

Voilà l'esprit scout authentique.

extrait de KT03 sur la Providence de l’abbé MONTARIEN.













Au cœur du camp scout : le dévouementEn cette période de camps scouts, je veux parler d'une vertu qui forge les caractèr...
30/07/2026

Au cœur du camp scout : le dévouement

En cette période de camps scouts, je veux parler d'une vertu qui forge les caractères : le dévouement. C'est la marque du vrai scout. Non pas l'obéissance aveugle, mais le don de soi joyeux.

Au camp, le dévouement, c'est le patrouilleur qui s'oublie pour servir son groupe. C'est celui qui veille t**d pour entretenir le feu pour le lendemain, qui partage sa ration avec celui qui a encore faim, qui encourage celui qui doute. C'est l'infirmier qui renonce à sa sieste pour soigner une ampoule. C'est le CP ou le CE qui veille sur la patrouille plus qu'elle ne veille sur elle-même.

Pourquoi ? Pas par contrainte. Par joie. Cette joie secrète que connaissent seuls ceux qui ont compris que se donner, c'est se grandir. Le scout découvre au camp que son vrai bonheur ne vient pas de ce qu'il reçoit, mais de ce qu'il donne.

Et cette découverte change tout. Celui qui apprend à servir sans compter découvre aussi sa dignité véritable. Il ne devient pas un serviteur écrasé. Il devient un chef, parce que le vrai chef est celui qui sert. Il devient un homme, parce que l'homme se réalise en se donnant.

C'est cela que nous transmet le scoutisme : former des cœurs généreux. Pas des robots. Des jeunes qui comprendront, à l'âge adulte, que la vraie richesse est d'avoir donné beaucoup.

Mes enfants, le dévouement est votre trésor.

Gardez-le. Cultivez-le.

C'est lui qui fera de vous les hommes et les femmes dont la France a besoin.

Mes amis,« Cherchez d'abord le royaume de Dieu et sa justice »Nous sommes appelés à faire ce que nous devons. Cela, c'es...
24/07/2026

Mes amis,

« Cherchez d'abord le royaume de Dieu et sa justice »

Nous sommes appelés à faire ce que nous devons. Cela, c'est clair. Mais il y a une chose plus importante encore — le motif. Le motif qu'il faut probablement changer.

Pourquoi faites-vous ce que vous faites ? Est-ce pour Dieu, ou pour tout autre motif, fort terrestre ? Il faut que ce soit pour Dieu. Et ensuite, bien réellement, vous n'avez plus à vous inquiéter, parce que Dieu fera les choses.

Si un père de famille a de nombreux enfants et se trouve au chômage, il doit chercher du travail raisonnablement, sans s'énerver, parce que Dieu le lui demande. Il ne cherche pas du travail pour en trouver. Il cherche du travail parce que Dieu le lui demande. Et puis tout s'arrangera.

C'est là que réside le vrai dévouement — non pas dans l'angoisse, mais dans l'abandon à la Providence, sachant que nous faisons notre devoir pour Dieu et par amour de Dieu.

Toujours être joyeux, quelle que soit la situation. Cela est le sacrifice véritable — non pas une résignation amère, mais une joie fondée sur la confiance en Celui pour qui nous agissons.

(Catéchisme scout de l'abbé Montarien sur le devoir, le dévouement et le sacrifice (extrait de KT03 - Providence)

Au camp se nouent des amitiés qui dureront. Non parce qu'on se plaît les uns les autres, mais parce qu'on s'est donnés e...
23/07/2026

Au camp se nouent des amitiés qui dureront. Non parce qu'on se plaît les uns les autres, mais parce qu'on s'est donnés ensemble. L'amitié naît du partage, de la difficulté surmontée côte à côte.

Pendant ces semaines de vie commune, les enfants apprennent quelque chose d'essentiel : que l'autre existe vraiment. Pas comme une idée, pas comme un visage sur un écran, mais comme une présence tangible.

À cause de cela, une amitié de camp scout n'est pas superficielle. Elle s'ancre dans l'expérience partagée de l’effort, de la fatigue, du dépassement. Ces enfants se reverront dans dix ans, vingt ans, et cette amitié sera toujours là.

C'est un cadeau rare que nous donnons en camp : l'expérience de l'amitié vraie.

Mes amis ,Mes amis,Imaginez que j'ai un tableau noir. J'écris avec deux craies différentes, une blanche et une rouge. Qu...
22/07/2026

Mes amis ,

Mes amis,

Imaginez que j'ai un tableau noir. J'écris avec deux craies différentes,
une blanche et une rouge. Qui a écrit ? C'est moi. Mais chaque craie écrit tout entière, à son niveau, sans se faire aider par l'autre.

C'est ainsi que fonctionne l'inspiration divine. Dieu agit à son niveau, l'instrument humain agit au sien. L'Église elle-même est comme cela : elle
est une personne qui grandit, se développe, mais reste elle-même.

La tradition n'est pas une sclérose. Ce n'est pas retourner au berceau.
C'est comme un enfant qui grandit : il n'est plus un bébé, mais il est resté le même. Il a appris, compris, exprimé mieux ce qu'il savait.

La vie de l'Église, c'est cela. Elle respire depuis qu'elle existe.

Il y a des matins de camp où tout paraît très simple: une tente à retendre, un feu à rallumer, un foulard à nouer correc...
21/07/2026

Il y a des matins de camp où tout paraît très simple: une tente à retendre, un feu à rallumer, un foulard à nouer correctement, une prière murmurée avant de reprendre la route. Et pourtant, dans ces gestes modestes, un jeune apprend souvent davantage que dans de longs discours. Le scoutisme a ce génie discret: il fait passer les grandes valeurs par les mains, les pieds, la fatigue, l'amitié et le service.

La spiritualité du camp n'est pas une parenthèse réservée aux moments calmes. Elle se glisse dans l'effort partagé, dans le silence qui suit une marche, dans la gratitude devant un repas préparé ensemble, dans le pardon demandé après une parole trop vive. On découvre alors que Dieu n'est pas loin de la vie concrète. Il n'est pas seulement dans la chapelle ou dans le chant du soir; il est aussi dans l'attention portée au plus jeune, dans la patience avec celui qui avance moins vite, dans la joie simple de tenir sa promesse.

Éduquer, ce n'est pas remplir une tête de consignes. C'est aider une liberté à se construire. Le chef scout, le parent, le prêtre ou l'éducateur ne remplacent pas le jeune: ils lui apprennent à choisir le bien quand personne ne regarde. Une patrouille qui fonctionne n'est pas un petit règlement ambulant; c'est une école de confiance. Chacun y reçoit une responsabilité réelle, parfois petite en apparence, mais grande pour celui qui la porte.

Nos enfants ont besoin de repères solides, mais aussi d'occasions de les éprouver. La loyauté, le courage, la sobriété, la courtoisie, le sens du service ne deviennent vivants que lorsqu'ils coûtent un peu. Un camp réussi n'est donc pas seulement un bon souvenir: c'est une semence. Des années plus t**d, un ancien scout se souvient qu'il peut tenir bon, servir sans bruit, prier dans la difficulté et sourire quand la pluie arrive.

Que cette journée nous rappelle une chose simple: la foi grandit quand elle devient acte. Et l'éducation porte du fruit quand elle apprend à aimer, concrètement.

Mes amis,Je voudrais vous partager une pensée qui m'habite profondément aujourd'hui : chacun de vous est un maillon esse...
21/07/2026

Mes amis,

Je voudrais vous partager une pensée qui m'habite profondément aujourd'hui : chacun de vous est un maillon essentiel dans la transmission du trésor de la foi.

Vous savez, quand je regarde l'histoire de l'Église, je vois une chaîne ininterrompue de croyants qui, de génération en génération, ont reçu la foi et l'ont transmise. Et vous êtes maintenant les porteurs de ce trésor. Ce n'est pas une responsabilité qui doit vous peser, mais plutôt une confiance : celle que Dieu place en chacun de vous.

La transmission de la foi n'est pas réservée aux prêtres ou aux religieux. Non ! Elle se fait à travers vos gestes simples, vos paroles, votre vie quotidienne. Vous la transmettez quand vous accueillez un ami avec chaleur, quand vous pardonnez, quand vous vous levez le matin avec espérance malgré les épreuves.

Car c'est dans la continuité du peuple de Dieu que nous trouvons notre force. Chacun de vous hérite d'une longue ligne de saints et de fidèles qui ont cru, espéré, aimé. Et maintenant, c'est à vous de continuer cette œuvre magnifique.

Je vous invite aujourd'hui à méditer : Qu'est-ce que je reçois de cette communion des saints ? Qu'est-ce que je transmets, à mon tour, à ceux qui m'entourent ?

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