Basilique Notre Dame Des Victoires

Basilique Notre Dame Des Victoires Notre-Dame des Victoires est un sanctuaire marial et un haut-lieu thérésien dont l’animation est

En ce jour où nous fêtons le dimanche des rameaux, nous nous apprêtons à entrer dans la Semaine Sainte. Un temps où nous...
26/03/2018

En ce jour où nous fêtons le dimanche des rameaux, nous nous apprêtons à entrer dans la Semaine Sainte. Un temps où nous sommes invités à suivre pas à pas le chemin du Christ et à vivre avec lui les souffrances qu’il a endurées pour nous rendre libres et rendre grâce à son Père. Un temps où nous sommes invités à faire silence pour entrer dans le mystère pascal et prendre conscience de la grande miséricorde et de l’amour dont Dieu fait preuve à notre égard. Rendons grâce nous aussi toute cette semaine en accompagnement le Christ par la prière dans les moments les plus douloureux de sa vie.

Cette semaine à la Basilique
18/03/2018

Cette semaine à la Basilique

5e Dimanche de Carême« Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que, par elle, le F...
18/03/2018

5e Dimanche de Carême

« Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que, par elle, le Fils de Dieu soit glorifié »

Quel paradoxe ! C’est au moment où Jésus permet le retour à la vie de Lazare, qu’il signe son arrêt de mort. Cet évènement l’identifie tellement à Dieu que ceux qui veulent le tuer ne peuvent pas rester sans réagir. C’est à ce moment- là que le mécanisme politique se met en marche vers la croix : « C’est ce jour-là donc qu’ils décidèrent de le faire périr » (Jn 11, 53). C’est au moment où il permet la vie que Jésus marche librement vers la mort : « Ma vie nul ne la prend, c’est moi qui la donne. » Il ne s’apprête pas à libérer un homme de la mort, mais toute l’humanité. Il ne pleure pas sur un homme mais sur l’humanité. Voici ce qu’en dit Cyrille d’Alexandrie : « Quand il a vu que l’homme à son image était mort, le Seigneur a versé des larmes pour couvrir les nôtres, car Il est mort pour que nous échappions à la mort...Les juifs pensaient qu’il pleurait sur la mort de Lazare, mais lui, touché de compassion, il pleurait sur tous les morts, sur toute l’humanité. »
Alors quel enseignement tirer de cet événement ? Peut-être y voir une leçon d’amour. Jésus se laisse toucher. Il ne fait pas ce qu’il veut, ce que les autres veulent, il attend trois jours pour faire la volonté de son Père et choisir de donner librement sa vie. Il ne fait pas revenir Lazare à la vie tout de suite, ce qui était le plus simple, il attend et pose un acte fort et libre. Il n’est pas en charge d’une vie mais de toutes les vies. Nous pouvons le remercier pour tant d’amour, l’imiter dans sa compassion pour le monde et son obéissance au Père. Cette obéissance ouvre le ciel et n’ouvre pas le ciel qu’à une âme, mais à toutes les âmes. Par notre baptême, nous sommes prêtres : nous avons reçu la capacité d’offrir les âmes au Père en nous donnant à Lui. Soyons infiniment reconnaissant au Seigneur d’avoir donné sa vie et choisissons de donner la nôtre.

Père Antoine d’Augustin

4e Dimanche de Carême LaetareDieu a tant aimé le monde !Dans l’Évangile que nous allons entendre ce dimanche à la messe ...
13/03/2018

4e Dimanche de Carême Laetare

Dieu a tant aimé le monde !

Dans l’Évangile que nous allons entendre ce dimanche à la messe de 11 h, il est question d’un aveugle de naissance qui retrouve la vue. Pour faire ce miracle, Jésus lui met de la boue sur les yeux en mélangeant sa propre salive avec de la terre.
Comme dit Saint Irénée, « ce ne fut pas par une parole, mais par un acte que Jésus lui rendit la vue, Jésus a agi de la sorte non sans raison ni au hasard, mais afin de faire connaître la main de Dieu qui, au commencement, avait modelé l’homme.» Irénée veut nous faire comprendre que le Seigneur Jésus a participé à notre création et qu’il est donc légitime pour nous recrée. L’apôtre Saint Jean le dit aussi : « C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. » Il le fait parce que nous en avons besoin, et non pas parce que nous sommes coupables. Nous avons besoin que sa main nous guérisse de nos tendances, de nos penchants mauvais. Seule la main qui a créé peut guérir. Elle le fait le jour de notre baptême en nous revêtant de ce qu’il est. Puisqu’il est en nous, depuis ce jour béni, il répand en nous, sur chacune de nos facultés, son Esprit qui peu à peu transforme ce que nous sommes. C’est au moment de l’eucharistie que cette grâce est renouvelée. Elle est actualisée. Nous avons besoin de cette actualisation parce que “le monde et ses agissements” rouillent l’âme. Finalement nous manquons souvent le but, nous voulons aimer et nous n’aimons que nous. Alors le sacrement de réconciliation nous renouvelle dans la grâce initiale de notre baptême. Christian, Léo, Cédric, Mariétou et Ismahane, vont être baptisés dans la nuit de Pâques. Ils vont vivre en leur chair, en un instant, cette transformation. Nous pourrons la vivre avec eux le soir de la veillée pascale, mais nous pouvons la vivre comme eux en recevant le sacrement de réconciliation.
Nous serons renouvelés, recréé comme l’aveugle de naissance.

Père Antoine d’Augustin

2e Dimanche de CarêmeLe dernier mot n'est jamais dit.Nous donnons aujourd’hui la parole à Maurice ZundelPersonne n'est j...
05/03/2018

2e Dimanche de Carême

Le dernier mot n'est jamais dit.

Nous donnons aujourd’hui la parole à Maurice Zundel
Personne n'est jamais lié par son passé. Tout acte, toute action demeure en sursis. Elle peut toujours recevoir une nouvelle conclusion qui en change le sens. C'est du temps perdu que d'examiner sa conscience sans regarder Jésus. Ce n'est pas soi qu'il faut regarder, mais lui. C'est en le regardant qu’on prend conscience de tous ses manques d'amour et qu'en même temps on se remet à l'aimer. Ce qui caractérise le Christianisme, s'applique à toute vie en particulier. Nous avons vu comment sainte Marie Madeleine est devenue la plus grande des contemplatives : c'est qu'elle a construit justement la cathédrale de son action de grâce sur le fondement de la miséricorde. Elle a aimé d'autant plus qu'elle avait été plus éloignée ; elle a aimé d'autant plus qu'elle avait été l'objet d'une plus grande miséricorde. Et le bon larron – à son tour – le bon larron en une seconde s'est ouvert à la vie éternelle qui lui a été promise. La femme adultère n'a jamais pu oublier le respect dont Jésus l'a enveloppée en baissant les yeux devant sa faute. Et c'est à une pécheresse encore que notre Seigneur a révélé le secret de la religion en esprit et en vérité en faisant jaillir de l'âme de la Samaritaine cette source qui jaillit en vie éternelle. Et c'est de son reniement que l'apôtre saint Pierre a tiré cette merveilleuse profession d'amour que nous rapporte l'Évangile de saint Jean :
« Seigneur, vous savez bien que je vous aime ». (Jean 21:16)
Le dernier mot n'est jamais dit et c'est pourquoi il ne faut jamais s'attarder à ses fautes, jamais ressasser ses péchés, jamais y penser, sinon pour remercier Dieu de nous avoir rendu son amitié. C'est du temps perdu que d'examiner sa conscience autrement qu'en regardant Jésus. Ce n'est pas soi qu'il faut regarder, mais lui, car c'est en le regardant, que, à la fois, on prend conscience de tous ses manques d'amour et qu'en même temps on se remet à l'aimer.
Maurice Zundel.
Retrouvez le reste de la conférence sur :

http://www.mauricezundel.com/fr/accueil-derniers-articles/34-zundel/zundel/2357-18-24-02-2018-conference-la-vraie-conversion

2e Dimanche de Carême« Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle ...
25/02/2018

2e Dimanche de Carême

« Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. »

Pourquoi Dieu a-t-il voulu nous montrer son Fils dans sa gloire ? Nous avons beau être habitués aux effets spéciaux du cinéma, il faut imaginer la scène et comprendre à quel point le Père a voulu saisir la vue et l’ouïe de ses apôtres.
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »
Ne doutons pas de la réalité des faits, ils sont attestés par l’Écriture et la Tradition. Souvenez-vous de cette phrase d’Isaïe 9,1 : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. » Et en saint Matthieu 13,43 : « Alors, les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. » On comprend que le Seigneur, dans sa tendresse, n’a pas voulu nous laisser sans préparation. Le Père veut nous dire que Jésus, comme chacun de nous, va mourir, mais pour vivre de la vie éternelle. La mort ne sera pas une fin. Si Jésus a été transfiguré, nous le serons aussi. La transfiguration de Jésus sur la montagne est l’audio-visuel de ce qui nous attend. Nous serons aussi transfigurés. Nous ne mourrons pas. Devant la maladie grave, devant la mort, nous ne faisons pas les malins. La ténèbre de l’inquiétude et de l’angoisse peut s’abattre sur nos têtes ou sur celles de ceux que nous aimons. Pour l’éloigner, rien ne vaut la lumière. Elle vient quand nous adhérons à la vérité proclamée par le Credo tous les dimanches : « Je crois en la résurrection de la chair. » Cet acte de foi est salutaire et nous donne une paix, une joie profonde. Il est vraiment nécessaire de le renouveler souvent, bien plus que chaque dimanche, chaque jour. Dieu diffusera en nous ce qui nous manque de grâce et de bénédiction. Cette eau vive, qui coule de son Cœur, chassera mieux que tous les discours, la sclérose spirituelle et la peur. Nous pourrions nous demander comment cela va-t-il se faire, puisque je suis pauvre devant ce mystère ?
Alors nous entendrons la voix du Père : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » C’est-à-dire, écoutez sa parole. Pas ce que l’on ajoute à sa parole par des visions ou connaissances privées, mais sa parole elle-même. Pour cela il est nécessaire d’entrer dans le silence : il est le berceau du Christ. Si nous parlons, nous ne l’entendrons pas. Silence, donc ! Et voyons comment dans l’Écriture, Jésus nous conduit. « Tu m’apprends le chemin de la vie, devant ta face débordement de joie ! À ta droite, éternité de délices ! » Ps 16,11
Père Antoine d’Augustin

1er Dimanche de Carême« L’Esprit le pousse au désert et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. »Jésu...
18/02/2018

1er Dimanche de Carême

« L’Esprit le pousse au désert et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. »

Jésus est conduit au désert pour y être tenté, il en sort vainqueur. Nous sommes aussi sujets de la tentation, nous sommes vainqueurs et parfois apparemment vaincus. En acceptant d’être tenté, le Christ me sauve, mais comment ?
Le dictionnaire le Robert définit la tentation comme « ce qui porte à enfreindre une loi religieuse, morale ». Le verbe tenter, dans le sens de son étymologie latine, exprime en outre l’idée neutre d’essayer, de tenter le tout pour le tout. Le terme qui concerne la tentation du Christ au désert revêt les deux formes. Jésus est poussé, tenté à enfreindre la loi. Celui qui le tente est Satan, il essaie de piéger Jésus. Pourquoi l’Esprit Saint a-t-il voulu que Jésus soit tenté ?
Souvenons-nous de la condition de Jésus. En venant dans notre chair, Jésus a revêtu notre condition d’homme. Cette condition qui porte en elle la mort, les outrages, la tentation. Le Christ l’a porté pour que, par influence, par osmose, nous ayons la vie. Il a vécu les outrages, pour nous donner les honneurs, il a accepté d’être tenté pour que nous ayons la victoire.
Satan est l’ange déchu, il existe bien et c’est lui qui tente ! Pas Dieu. Dieu ne tente jamais. Alors Saint Pierre nous conseille : « Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances. ». En un mot : vigilance. Celui qui accepte d’être vigilant accepte aussi l’aide de Dieu. Et comme Jésus a vaincu au désert toute forme de tentation, il sera vainqueur en nous de toute tentation. Alors pourquoi Dieu accepte-t-il que nous y soyons soumis ? Parce que nous sommes faibles et capables de pécher gravement. Dieu ne veut pas la victoire de la mort. Alors il permet la tentation qui nous rend plus fort et nous donne la victoire de la foi. N’ayons pas peur, Dieu ne permettra pas que nous soyons tentés au-delà de nos forces. Il veut nous trouver vainqueur. Soyons vigilants, comme le souligne Origène, si nous voulons que Dieu règne sur nous et que jamais le péché ne règne dans notre corps mortel...Alors, comme dans un paradis spirituel, le Seigneur se promènera en nous, régnant seul sur nous, avec son Christ.
Père Antoine d’Augustin

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