20/03/2026
ââââââL'3id el fitr c'est aujourd'hui ! ââââââ
Que faire ajourd'hui ?
1ïžâŁ RĂšgle n°1 : Prononcer le TakbĂźr [La glorification dâAllah]. Cette pratique est fortement recommandeĂ© pendant la nuit de ă al-âAĂźd ă, du coucher du soleil du dernier jour de RamadhĂąn jusquâĂ ce que lâimam vienne accomplir la priĂšre. La façon de faire le ă takbĂźr ăse prĂ©sente comme suit :
ă AllĂąhu Akbar, AllĂąhu Akbar, La ilaha illa AllĂąh, AllĂąhu Akbar, AllĂąhu Akbar, wa Lilleh il-Hamd ă qui veut dire : ă AllĂąh est le plus Grand, AllĂąh est le plus Grand, il nây a de dieu si ce nâest AllĂąh, AllĂąh est le plus Grand, AllĂąh est le plus Grand, et toutes les louanges sont Ă AllĂąh ăou dire trois fois comme ceci : ăAllĂąhu Akbar, AllĂąhu Akbar, AllĂąhu Akbar, La ilaha illa AllĂąh, AllĂąhu Akbar, AllĂąhu Akbar, AllĂąhu Akbar, wa Lilleh il-Hamd ă. Et tout cela est permis. Il est Ă©galement demandĂ© que les voix soient Ă©levĂ©es pour ceux qui rĂ©citent ce ăDhikr ă, dans les marchĂ©s, les mosquĂ©es et les maisons, mais les femmes ne doivent pas Ă©lever leur voix.
2ïžâŁRĂšgle n°2 : Manger un nombre impair de dattes. Et cela avant de sortir pour la priĂšre de ăal-âAĂźd ă, car le ProphĂšte â que la Paix et le Salut dâAllah soient sur lui â nâa pas entamĂ© le jour de ă al-âAĂźd ăjusquâĂ ce quâil eĂ»t mangĂ© un nombre impair de dattes.
3ïžâŁRĂšgle n°3 : Porter les meilleurs vĂȘtements. Le croyant doit porter ses plus beaux vĂȘtements avant de sortir et cela est pour les hommes. Quant aux femmes, elles ne doivent pas porter de beaux vĂȘtements quand elles sortent pour le lieu de priĂšre de ăal-âAĂźd ă, car le ProphĂšte â que la Paix et le Salut dâAllah soient sur lui â a dit : ă Laissez-les sortir de maniĂšre dĂ©cente ă [RapportĂ© par lâImĂąm Ahmad, AbĂ» DĂąwud]. Cela veut dire : dans des vĂȘtements habituels [coutumiers] qui ne sont pas des vĂȘtements extravagants. Il est interdit pour elles de sortir parfumĂ©es et maquillĂ©es.
4ïžâŁRĂšgle n°4 : Faire le ă Ghusl ă [les grandes ablutions]. Ceci est recommandĂ© (Mustahab), selon certains savants, pour la priĂšre de ă al-âAĂźd ă, parce quâil est racontĂ© sur le sujet que certains anciens [Salafs] lâont fait. ă al-Ghusl ă, les grandes ablutions, pour « al-âAĂźd » est « mustahab », recommandĂ©, comme il est prescrit pour le ă Djumuâah ă, la priĂšre du vendredi, parce que lâon va rencontrer dâautres personnes. Et si les gens font le « Ghusl » pour cette occasion, alors câest une bonne chose. (regardez l'article prĂ©cĂ©dent pour savoir comment faire, tapez sur le petit "2")
5ïžâŁRĂšgle n°5 : Se rendre Ă la priĂšre de « al-âAĂźd ». Les savants se sont unanimement accordĂ©s sur le fait que la priĂšre de ă al-âAĂźd ăest lĂ©gifĂ©rĂ©e. Certains parmi eux disent : câest une Sounnah. Dâautres disent : câest une obligation communautaire (Fardh al-KifĂąyah). Et dâautres encore parmi eux disent : câest une obligation individuelle (Fardh al-âAyn), et que celui qui la dĂ©laisse est un pĂ©cheur.
Ils ont citĂ© comme principe le fait que le ProphĂšte â que la Paix et le Salut dâAllah soient sur lui â a ordonnĂ© aux femmes vierges et cĂ©libataires, ce qui veut dire, celles qui ordinairement ne sortaient pas, dâassister Ă la priĂšre de « al-âAĂźd ». Mais que celles qui avaient leurs rĂšgles (al-Haydh) devaient rester loin du lieu de priĂšre, car il nâest pas permis Ă une femme ayant ses rĂšgles de rester dans la mosquĂ©e ; il lui est certes permis de la traverser mais pas de sây installer.
Ce qui me semble le plus Ă©vident sur la base de preuve (ad-DalĂźl), câest que la priĂšre de « AĂźd » est une obligation individuelle (Fardh al-âAyn), et quâil est obligatoire Ă chaque homme dây assister, Ă lâexception de ceux qui ont une excuse valable. Et cela est aussi la position de Sheikh Ibn Taymiyyah [âŠ]
6ïžâŁRĂšgle n°6 : Maintenir la priĂšre de « al-âAĂźd » le vendredi. Quand la priĂšre du vendredi et celle dâ« al-âAĂźd » tombent le mĂȘme jour, la priĂšre de « al-âAĂźd » doit ĂȘtre maintenue, comme doit ĂȘtre maintenue la priĂšre de « al-Djumuâah », comme lâindique le sens apparent du hadĂźth de an-NuâmĂąn Ibn BashĂźr rapportĂ© par Muslim dans son SahĂźh. Ceci dit, ceux qui assistent Ă la priĂšre de « al-âAĂźd » avec lâimam peuvent aussi assister Ă la priĂšre du « Djumuâah » sâils le souhaitent, ou ils peuvent prier « adh-Dhuhr », la priĂšre du zĂ©nith.
7ïžâŁRĂšgle n°7 : Prier (ou non) deux rakaâah avant lâarrivĂ©e de lâimĂąm Ă la mosquĂ©e. Parmi les rĂšgles de la priĂšre de « al-âAĂźd », et cela dâaprĂšs un grand nombre de gens de science, si une personne vient au lieu de priĂšre de « al-âAĂźd » avant que lâimĂąm ne vienne, il doit sâasseoir et il ne doit pas prier deux rakaâah, car le ProphĂšte â que la Paix et le Salut dâAllah soient sur lui â a priĂ© «al-âAĂźd » en deux rakaâah, et il nâa pas fait de priĂšre ni avant ni aprĂšs.
[RapportĂ© par al-BukhĂąrĂź]đđ
Dâautres parmi les gens de science sont dâavis que quand une personne vient Ă la priĂšre de la fĂȘte de lâaĂŻd elle ne doit pas sâasseoir avant dâavoir accompli deux rakaâah, car le lieu de priĂšre de « al-âAĂźd » est une mosquĂ©e, câest la preuve de lâinterdiction pour les femmes qui ont leurs menstrues de sây rendre, donc cela relĂšve du mĂȘme jugement que pour la mosquĂ©e, ce qui indique que le lieu de priĂšre de la fĂȘte est une mosquĂ©e. Ce qui entre dans la signification gĂ©nĂ©rale de la parole du ProphĂšte â que la Paix et le Salut dâAllah soient sur lui â : ăSi lâun de vous entre dans la mosquĂ©e, quâil ne sâassoit pas avant dâeffectuer deux rakaâahă.
[RapportĂ© par al-BukhĂąrĂź â n°444]đđđ
Quant au fait que le ProphĂšte â que la Paix et le Salut dâAllah soient sur lui â nâa pas fait de priĂšre ni avant ni aprĂšs la priĂšre de « al-âAĂźd », cela est dĂ» au fait quâil arrivait quand la priĂšre [de la fĂȘte] avait commencĂ©.
Ce qui paraĂźt vraisemblablement le plus juste est que nous devrions prier sur le lieu de priĂšre de « al-âAĂźd » les deux rakaâah comme salutation de la mosquĂ©e (Tahiyyat al-Masjid), et avec cela nous ne devrions pas rĂ©prouver untel ou untel sur cette question, car câest une question sur laquelle existe des divergences de la part des savants. Il ne doit pas y avoir de blĂąme sur les questions qui sont matiĂšre Ă divergence, Ă moins quâil y ait un texte clair fait de toute clartĂ©. De ce fait, nous ne devrions pas rĂ©prouver celui qui prie Tahiyyat al-Masjid comme nous ne devrions pas rĂ©prouver celui qui sâassied sans prier.
8ïžâŁRĂšgle n°8 : Donner la ă ZakĂąt al-Fitr ă. Le ProphĂšte â que la Paix et le Salut dâAllah soient sur lui â a ordonnĂ© quâelle devrait ĂȘtre sortie avant la priĂšre de « al-âAĂźd ». Il est permis de la sortir un ou deux jours avant cela, sur la base du hadĂźth de Ibn âUmar[ rapportĂ© par al-BukhĂąrĂź ]đ : « [âŠ] Il la donnait un ou deux jours avant la fĂȘte de rupture [al-âAĂźd]. » [RapportĂ© par al-BukhĂąrĂź].đđ
Et si celle-ci est sortie aprĂšs la priĂšre de « al-âAĂźd », elle nâest pas considĂ©rĂ©e comme ă Sadaqat al-Fitr ă, sur la base du hadĂźth de Ibn âAbbĂąs : ă Quiconque la paie avant la priĂšre, câest une ZakĂąt al-Fitr, et quiconque la paie aprĂšs la priĂšre, câest une aumĂŽne parmi les aumĂŽnes. ă[RapportĂ© par AbĂ» DĂąwud et al-HĂąkim ] đđqui a dit : ă Câest un hadĂźth authentique [SahĂźh] selon les conditions de al-BukhĂąrĂź » et authentifiĂ© par sheikh al-AlbĂąnĂź dans « SahĂźh AbĂź DĂąwud â n°1420 » quâil considĂšre comme bon [hassan].đđ
Aussi, il est interdit de reporter cette ăZakĂąt al-Fitr ă aprĂšs la priĂšre de « al-âAĂźd ». Si celle-ci est reportĂ©e sans excuse, câest une ZakĂąh qui nâest pas acceptĂ©e, mais si la personne Ă une excuse valable telle que le voyage, et quâelle nâa rien Ă donner ou personne Ă qui donner, ou quâelle attend que sa famille la paie et quâils (sa famille) attendent quâelle la paie, dans ce cas elle devrait la sortir quand cela sâavĂšre ĂȘtre facile pour elle, quand bien mĂȘme cela serait fait aprĂšs la priĂšre, et il nây a aucun pĂ©chĂ© sur elle, car elle a une excuse.
9ïžâŁRĂšgle n°9 : Se fĂ©liciter les uns les autres. Mais le plus souvent cela se traduit par des comportements interdits de la part de beaucoup de personnes, au point que quand des hommes entrent dans les maisons, ils serrent la main aux femmes dĂ©voilĂ©es sans la prĂ©sence de mahrĂąm [personne avec qui la femme ne peut se marier].Certaines choses blĂąmables peuvent ĂȘtre pires que dâautres encore.
Mais il leur est obligatoire dâexpliquer et de leur dire dâinterroger des personnes de confiance parmi les gens de science [afin quâils vĂ©rifient ces actions]. Elles doivent leur dire ne pas se mettre en colĂšre et de ne pas suivre les coutumes de leurs pĂšres et aĂŻeux, car ce nâest pas une interdiction permise ni mĂȘme une permission interdite. Elles se doivent de leur expliquer que si elles font cela, elles seront comme pour qui AllĂąh a dit : ă Et câest ainsi que Nous nâavons pas envoyĂ© avant toi dâavertisseur en une citĂ©, sans que ses gens aisĂ©s nâaient dit : Nous avons trouvĂ© nos ancĂȘtres sur une religion et nous suivons leurs traces.ă[Sourate 43, verset 23]đ
đRĂšgle n°10 : Aller par un chemin et revenir par un autre. Il est prescrit pour celui qui sort pour la priĂšre de « al-âAĂźd » dâaller par un chemin et de revenir par un autre, en suivant lâexemple du Messager dâAllĂąh â que la Paix et le Salut dâAllah soient sur lui. Cette Sounnah [tradition] ne sâapplique pas aux autres priĂšres, ni pour « al-Djumuâah » ou pour toute autre priĂšre, elle est spĂ©cifique à « al-âAĂźd ».
Certains savants voient que cela est aussi lĂ©gifĂ©rĂ© pour la priĂšre du « Djumuâah » (Vendredi). Ceci dit, la rĂšgle sur cette question est que : « Toute action qui trouve sa raison Ă lâĂ©poque du ProphĂšte et quâil nâa pas fait, et qui est prise comme un acte dâadoration est considĂ©rĂ©e comme une innovation (Bidâah) parmi les innovations. »
Aid Mubarak Ă tout les musulmans du monde entier :
Qu'Allah accepte nos jeûnes et pardon nos péchés .
Amine y a rabbi đ€Čđœ