09/01/2026
Aux rencontres européennes de Taizé, nous avons animé un jeu de piste sur Paris sur la fin des guerres de Religion. Est-ce paradoxal d’évoquer cette époque de déchirement à un événement d’unité œcuménique ?
Pas forcément : en 1591, le roi Henri IV assiège sa propre capitale. La Ligue tient Paris confiné et cherche à prolonger la guerre civile en diabolisant "l’hérétique". Pour ces ultras, la France doit être monolithique : assimiler, convertir ou expulser les minorités. En face, Henri IV promet amnistie, édit de tolérance et coexistence des diversités. Se sont ralliés à son panache blanc les protestants et catholiques "politiques", pour qui la paix et le droit priment sur les idéologies religieuses.
Aujourd'hui, aux États-Unis, le protestantisme évangélique est instrumentalisé par l’extrême-droite MAGA ; en France, le catholicisme par les milliardaires Bolloré et Stérin. Ils sont rétrogrades, nationalistes, racistes, climatosceptiques, antiféministes, homo et transphobes... Ils sont menteurs et agressifs. Ils font de leur foi une identité carapace, qui enferme.
Les frères de Taizé, et nous à leur côté, défendent une foi colonne vertébrale, qui redresse. Oui aux rencontres internationales, au dialogue interculturel et interreligieux ! Jésus, notre Christ, a soigné et parlé aux marginaux, aux différents ; il a prêché un Dieu qui aime chaque personne sans condition et nous invite à faire de même.
Découvrez le livret de jeu sur https://jeunesprotestants.fr/double-jeu-de-seine/