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Léon XIV contre l’emprise technologiqueLe Pape Léon XIV s’inquiète des effets de la révolution technologique. Ce ne sont...
25/08/2026

Léon XIV contre l’emprise technologique

Le Pape Léon XIV s’inquiète des effets de la révolution technologique. Ce ne sont pas tant les bouleversements causés par l’intelligence artificielle qui le préoccupent, que la capacité des individus et des sociétés à s’en protéger. La dignité humaine ne doit sa survie qu’à la volonté de ceux qui voudront la défendre. C’est ainsi que le vendredi 21 août 2026, le Pape Léon XIV s’adressait aux membres de l’International Catholic Legislators Network, à l’occasion de leur rencontre annuelle, dont le thème était « dignité humaine et Intelligence artificielle ». Léon IV appelle à un sursaut des volontés pour endiguer les effets sociaux et psycho-sociaux de l’IA. « Une bonne législation » dit le Pape « devrait protéger les utilisateurs de l’exploitation, préserver la vie privée, garantir la transparence dans l’utilisation des nouvelles technologies et assurer qu’elles renforcent les institutions démocratiques. »

Léon XIV déplore la subtile domination des algorithmes décidant qui est vu et qui demeure invisible. Les plateformes numériques façonnent le discours public sans devoir rendre de comptes, tandis que la dignité des travailleurs est soumise à l’optimisation des systèmes. » Face à tout cela, le Pape appelle à l’instauration de « cadres juridiques adéquats, une surveillance indépendante, l’éducation des utilisateurs, une politique qui n’abdique pas son devoir ». Il sait que le levier de résistance est ailleurs : c’est vers la première école d’humanité qu’est la famille, qu’il souhaite orienter les regards. La gestion des technologies de manière humaine ne sera possible que si les familles constituent les forces de rappel, les contre-poids à l’omniprésence numérique. Elles sont des ressources d’humanité inestimable car « on y apprend la confiance avant le calcul, la générosité avant la compétition, le dialogue avant la division et l’amour avant le pouvoir. » On ne régule pas la technologie seulement par des mesures techniques ou juridiques, mais par l’éducation et des politiques qui protègent le mariage et les familles, qui soutiennent les parents dans leur mission éducative afin de permettre aux jeunes de puiser dans l’humanité de la famille, la sève de la confiance en soi et dans les autres. Seul l’humain humanise. On ne défend l’humanité qu’en donnant son humanité. Il s’agit donc de mettre plus d’humanité dans nos relations, toujours plus parasités par des interfaces numériques. Son appel dépasse les appartenances religieuses, afin que prime toujours et partout le sens la vie et de la dignité humaine. D’ultimes questions demeurent : qui entendra son appel ? qui dans le monde des médias dominé par les géants du numérique, fera entendre sa voix ? Et enfin, qui joindra sa voix à la sienne ?

Le Pape Léon XIV s'inquiète des effets de la révolution technologique. Ce ne sont pas tant les bouleversements causés par l'intelligence artificielle qui le préoccupent, que la capacité des individus…

De la cocaïne consommée à la mafia qui menace : le lien que personne ne veut regarder en faceDeux événements récents, ap...
28/07/2026

De la cocaïne consommée à la mafia qui menace : le lien que personne ne veut regarder en face

Deux événements récents, apparemment sans rapport, devraient pourtant être rapprochés. D’un côté, le maire d’Alès, Christophe Rivenq, engagé contre l’implantation du narcotrafic dans sa ville, a été menacé de mort par des individus se réclamant de la DZ Mafia. De l’autre, le nom d’une journaliste et présentatrice a récemment fait l’objet d’une interpellation liée à de la cocaïne. Les circonstances exactes restent partiellement contestées ou non officiellement détaillées, et la présomption d’innocence demeure entière.

Cependant cette prudence judiciaire ne doit pas empêcher une réflexion plus large : la lutte contre le narcotrafic ne peut être crédible sans s’interroger aussi sur la demande et sur l’exemplarité des milieux qui exercent une influence publique. Le véritable sujet est celui de la contradiction collective d’une société qui prétend vouloir combattre le narcotrafic tout en refusant de regarder en face la demande qui nourrit son économie.

Pendant que certains élus risquent leur sécurité personnelle parce qu’ils s’opposent à l’emprise du narcotrafic, une partie de la société continue de traiter la consommation de cocaïne comme un attribut de la fête, du pouvoir, de la réussite ou de la vie nocturne.

Il faut avoir le courage de reconnaître une réalité élémentaire : la consommation alimente la demande, la demande alimente le marché, le marché finance les organisations criminelles et ces organisations finissent par acquérir une puissance qui menace l’autorité de la République. La crise actuelle est donc une crise de cohérence.

Nul n’est sans faille, mais chacun doit assumer ses responsabilités. Nos actes individuels peuvent avoir des conséquences collectives. À l’heure où des élus peuvent être menacés par des réseaux criminels nourris par l’économie de la drogue, la société française doit demander de la cohérence.

La République ne retrouvera de l’autorité qu’à une condition : que la vérité, l’éthique, la responsabilité, la conscience et le sens du service redeviennent des exigences que chacun accepte d’appliquer à soi-même.

Lire :

Deux événements récents, apparemment sans rapport, devraient pourtant être rapprochés. D'un côté, le maire d'Alès, Christophe Rivenq, engagé contre l'implantation du narcotrafic dans sa ville, a été…

La loi relative au droit à l'aide à mourir fait désormais l'objet de plusieurs recours devant le Conseil constitutionnel...
21/07/2026

La loi relative au droit à l'aide à mourir fait désormais l'objet de plusieurs recours devant le Conseil constitutionnel.

Au-delà du débat de société, ces recours soulèvent des questions constitutionnelles majeures. Leur argumentation converge autour d'une idée simple : plus une loi ouvre un droit irréversible à provoquer la mort, plus les garanties qui l'encadrent doivent être solides.

Cinq points concentrent l'essentiel des critiques :
•⁠ ⁠Un champ d'application jugé trop imprécis, notamment autour de la notion de « phase avancée », susceptible d'élargir considérablement les personnes concernées.
•⁠ ⁠Des garanties insuffisantes sur le consentement libre et éclairé, avec une procédure et des délais que les requérants estiment trop faibles au regard de l'irréversibilité de la décision.
•⁠ ⁠Une protection insuffisante des personnes vulnérables, en particulier lorsque la souffrance psychologique, l'isolement ou les situations de dépendance peuvent influencer la demande.
•⁠ ⁠Un contrôle juridictionnel jugé insuffisant, alors que la décision porte directement sur la vie et la mort.
•⁠ ⁠Des interrogations sur la liberté de conscience de certains établissements, qui pourraient être contraints d'accueillir un acte contraire à leur projet éthique.

Au fond, les recours ne contestent pas seulement un choix politique. Ils interrogent l'équilibre constitutionnel de la loi : comment concilier l'autonomie de la personne avec la protection de la vie, de la dignité et des plus vulnérables ?

C'est désormais au Conseil constitutionnel de dire si les garanties prévues par le législateur sont à la hauteur de cet enjeu.

Les recours convergent sur une idée centrale : la loi ne peut faire prévaloir la seule volonté individuelle de mourir sans organiser des garanties suffisamment robustes pour protéger la dignité de la…

Qu'attendre de la visite de Léon XIV en France ?Au-delà de sa dimension diplomatique, une visite pontificale est toujour...
10/07/2026

Qu'attendre de la visite de Léon XIV en France ?

Au-delà de sa dimension diplomatique, une visite pontificale est toujours un moment d'interrogation sur l'état d'un pays et sur les défis qu'il traverse.

À l'heure où la France est confrontée à de profondes fractures – économiques, sociales, démographiques et spirituelles – la venue de Léon XIV peut être l'occasion d'un appel à l'espérance, à la responsabilité et au respect de la dignité de toute personne.

Dans cette réflexion, il n'est pas question pour l'Église de se substituer aux institutions politiques, mais d'exercer sa mission propre : accompagner, consoler et rappeler que le progrès d'une société ne peut être dissocié de la place qu'elle accorde aux plus fragiles.

De Notre-Dame de Paris à Lourdes, cette visite pourrait inviter chacun à regarder au-delà des clivages, à retrouver le sens du bien commun et à ne jamais céder au découragement.

Que l'on partage ou non la foi chrétienne, cette visite pose une question qui dépasse le seul cadre religieux :

Quelle espérance voulons-nous transmettre à la France de demain ?

➡️ Retrouvez l'intégralité de cette réflexion dans notre article :

Qu'attendre de la visite de Léon XIV en France ? Il viendra la consoler dans ses épreuves. Il n'est jamais agréable de regarder la réalité en face, mais il serait vain de la nier : la France traverse…

Tenez-vous éloignés des machines parlantes« Toute technologie éduque ceux qui l’utilisent. Éduquer à l’utilisation de l’...
02/07/2026

Tenez-vous éloignés des machines parlantes

« Toute technologie éduque ceux qui l’utilisent. Éduquer à l’utilisation de l’IA implique donc d’éduquer à décider quand et pourquoi ne pas l’utiliser » prévient le pape Léon XIV dans sa première lettre encyclique Magnifica Humanitas (n°141). On peut sincèrement regretter que le texte manque l’occasion d’une plus sévère mise en garde contre les dangers des interactions verbales avec des machines, à la lumière de l’avertissement de l’épitre aux Hébreux : « Elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; (..) elle juge des intentions et des pensées du cœur. (…) nous aurons à lui rendre des comptes » (Hb 4,12-13).

Parler d’« agent conversationnel » pour désigner 1 machine est déjà un grave abus de langage : ces systèmes ne parlent pas, ne parleront jamais au sens humain du terme, et la banalisation de cette expression — largement entretenue par l’industrie des géants du numérique — contribue à nous faire oublier que le langage, nourri par un sujet qui se risque devant un réel qu’il perçoit et assume, demeure le propre de l’être humain.

Dans la philosophie du langage, une phrase n’est pas seulement une suite de mots bien ordonnés : elle engage un locuteur, un contexte, un rapport au réel et un critère de vérité. La vérité ne se réduit pas à un simple « étiquetage » vrai/faux, mais à un engagement existentiel du sujet qui parle : le langage humain porte la vulnérabilité d’un être mortel qui risque quelque chose dans la parole, qui expose sa manière d’habiter le monde et pour un croyant, qui engage son devenir éternel. L’emploi du pronom « je » doit être banni, car il s’agit d’un abus psychique. Il n’y a pas de perception du réel.�Le modèle ne regarde rien, n’éprouve rien, ne se cogne jamais à la résistance du monde. Comme serviteur du Verbe de vie et protecteur de la personne humaine, le texte de Léon XIV, Magnifica humanitas, appelle un supplément ds ce domaine. L’agent conversationnel demeure un simulacre de parole. Dès lors, il n’est pas digne de l’être humain, sans trahir sa propre dignité, d’entrer en interaction verbale avec des machines. Mais le pire serait qu’un être humain perde son précieux temps de vie à certifier cette pseudo « parole » de machines. « La magnifique humanité, créée par Dieu » n’a jamais été autorisée à entrer en dialogue avec des œuvres de ses mains, fussent-elles sophistiquées. « Vous ne mettrez pas dans votre pays des pierres sculptées pour vous prosterner devant elles : je suis le Seigneur votre Dieu » (Lévitique 26,1). « Les idoles des nations (..) ont une bouche et ne parlent pas, des yeux et ne voient pas. Leurs oreilles n'entendent pas, et dans leur bouche, pas le moindre souffle » (Ps 134). Ces deux paroles bibliques rappellent que seule la Parole de Dieu est vraie au sens plénier, elle seule ouvre l’être humain à son accomplissement et lui seul, créé à l’image de ce Dieu vivant, est appelé à parler en vérité.

« Toute technologie éduque ceux qui l'utilisent. Éduquer à l'utilisation de l'IA implique donc d'éduquer à décider quand et pourquoi ne pas l'utiliser. La rapidité et la facilité avec lesquelles on…

GPA : le fait ne crée pas le droitL’argument selon lequel une pratique sociale devrait être reconnue par le droit dès lo...
16/06/2026

GPA : le fait ne crée pas le droit

L’argument selon lequel une pratique sociale devrait être reconnue par le droit dès lors qu’elle existe durablement repose sur une confusion fondamentale : celle entre ce qui est et ce qui doit être. Depuis Aristote jusqu’à saint Thomas d’Aquin, la tradition philosophique distingue le fait du bien. L’existence d’une pratique ne suffit jamais à la rendre juste. Le rôle du droit n’est pas d’enregistrer les évolutions sociales, mais de discerner ce qui sert réellement la dignité humaine et le bien commun. La véritable question n’est donc pas : « La GPA existe-t-elle ? » mais : « Est-elle juste ? » La GPA engage des enjeux essentiels : la dignité de la personne, la vérité de la filiation, le respect du corps humain et la protection des plus vulnérables. Le désir d’enfant est profondément respectable, mais il ne crée pas un droit à l’enfant. Un enfant est un sujet de droit ; il ne peut jamais devenir l’objet d’un droit. Une société démocratique ne se construit pas sur la seule addition des désirs individuels. Elle repose sur des principes qui précèdent les préférences du moment et permettent de distinguer ce qui est possible de ce qui est juste. Une civilisation ne s’effondre pas lorsqu’elle manque de désirs. Elle s’effondre lorsqu’elle ne sait plus distinguer entre le fait et le droit.

Vers le texte intégral :

La tribune de Raphaël Enthoven intitulée « GPA : le fait et le droit » (Franc-Tireur, 10 juin 2026) repose sur une opposition artificielle entre le réel et le principe. Son argument central est…

Une lettre encyclique tire son nom de ses premiers mots : « Magnifique humanité ». Les trois mots suivants donne la clé ...
09/06/2026

Une lettre encyclique tire son nom de ses premiers mots : « Magnifique humanité ». Les trois mots suivants donne la clé de lecture de texte de Léon XIV : « créée par Dieu ». Ainsi, protéger la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle, suppose de rappeler son origine divine. C’est le rappel le plus important du document. La révolution de l’IA touche pour la première fois, une capacité spécifiquement humaine : le langage. Or, le « verbe » est l’empreinte du divin en tout être humain. L’IA simule un langage qui ne procède d’aucune pensée mais d’un calcul de probabilités. Le logos est aujourd’hui le grand absent de toutes nos réflexions sur l’IA. Il est pourtant depuis l’antiquité, le signe de la transcendance et le propre de la nature humaine. Ce « verbe » par lequel l’être humain pense et parle, lui permet d’entrer en relation avec le divin. Il peut penser – c’est-à-dire concevoir en esprit - « Celui qui a pensé » le monde, l’a voulu et l’a aimé. Si l’on oublie que l’être humain doit son existence au fait d’être « pensé par un Autre » et non au fait d’être le produit du hasard, sans finalité propre, on identifie l’être humain à une simple machine.
Le « cogito » en l’homme, sa faculté de penser est le signe d’un don. Cette empreinte divine permet à la créature que nous sommes, de s’ouvrir à la pensée divine. Car l’être humain ne pense pas pour rien, mais pour parvenir à « penser les pensées de Dieu ». C’est face au constat de cet échec, « mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins » (Is55,8) que Dieu annonce mettre « sa Loi au plus profond d’eux-mêmes et l’inscrira sur leur cœur » (Jr 31,33), afin que se réalise enfin la perfection de la nature humaine. L’homme pense pour penser Dieu, et penser Dieu, c’est vouloir ce qu’il veut, aimer ce qu’il aime et surtout aimer d’un même amour.
Il faudrait dire « cogitor ergo sum », « je suis pensé, donc je suis ». Hélas, l’antériorité d’une pensée divine est la grande absente de notre époque et le signe de sa faillite. Il est étonnant que l’on s’interroge si peu sur l’origine de la pensée humaine, alors qu’on dépense des sommes honteuses pour fabriquer des machines parlantes, vides de pensée et sans logos. Cette fascination pour la machine parlante n’est-elle pas le rejet inconscient de la parole divine ? La révolution numérique de l’IA met en lumière notre inconsistance sur la pensée humaine. L’humanité a perdu de vue ce qu’elle a de vraiment magnifique : être créée par Dieu et être appelée à le rejoindre. On pourra discuter tant qu’on voudra des dangers et des nécessaires régulations des technologies, le mal à combattre est l’oubli de ce que l’humanité est "créée par Dieu" et doit répondre à son appel. « C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal » avertissait Hannah Arendt dans Les Origines du totalitarisme. Il faut réveiller l’orientation divine de l’intelligence humaine sans laquelle aucune mesure sérieuse ne pourra réellement protéger l’humanité d’elle-même.

Il est d'usage qu'une lettre encyclique tire son nom de ses premiers mots. « Magnifique humanité » est donc le titre de la première lettre du Pape Léon XIV. Les trois mots suivants en donnent la…

Lors du Spring Campus de Croissance Plus, le jeudi 9 avril 2026, j’ai donné une conférence sur le thème du séminaire « A...
02/06/2026

Lors du Spring Campus de Croissance Plus, le jeudi 9 avril 2026, j’ai donné une conférence sur le thème du séminaire « All you need is love ». Alors que le Pape Léon vient de faire paraître sa première lettre encyclique, voici une introduction à la conférence à la lumière du texte du Pape, Magnifica Humanitas.

« All you need is love » chantaient les Beattles en 1967. C’était la guerre du Vietnam, le mouvement Peace&love, les idéaux d’amour et de paix. Ce titre contient une vérité simple et incontournable : « because peace is made of love ».

L’actualité de cette chanson en 2026, est évidente tant le monde a besoin de paix et d’amour. Dans sa lettre encyclique sur la protection de la personne à l’ère de l’intelligence artificielle, le pape Léon XIV rappelle que la paix n’est pas le fruit des technologies, mais seulement de l’amour, de l’accueil humble de notre magnifique humanité. L’amour mène à la paix, c’est son autre nom ! Amour et paix sont une même chose. La paix est l’effet de l’amour ! Mais, comment ne pas en rester à des idéaux inaccessibles ?

L’amour est vital pour l’être humain, et c’est même à cela qu’on reconnaît qu’il est humain ! Il en a besoin ! On n’est jamais aussi humain que quand on a besoin d’amour !

Nous avons été faits pour l’amour, pour que l’amour accomplisse l’humain. Nous sommes dans une situation bien paradoxale : nous savons que nous avons besoin d’amour, et cependant nous n’avons pas de pouvoir sur lui ! C’est lui qui a du pouvoir sur nous ! et c’est ce qu’il faut comprendre ! Au lieu de nous livrer au pouvoir de l’amour, nous cherchons à la compenser par la puissance des technologies, sur lesquelles nous faisons reposer nos aspirations au bonheur.

S’il est vrai que … « l’amour est tout ce dont nous avons besoin », alors la véritable urgence n’est pas d’abord technique, économique ou politique — elle est profondément humaine et spirituelle. Au fond, il faut rendre à l’amour sa place dans nos vies, et nos vies professionnelles autant que possible ! C’est l’intuition du Pape Léon XIV, pour qui l’humanité a besoin d’accroitre sa conscience de l’amour, de la justice et de la vérité pour compenser et résister à l’oppression croissante des technologies.

L’amour fait l’humain, là où disparaît l’amour, disparaît l’humain.

L’amour est l’authentique milieu de vie de l’humain et la condition de son existence.

L’humain se dévoile dans et par l’amour qu’il donne, amour qu’il est lui-même.

L’amour est la charnière invisible qui tient ensemble l’édifice humain : enlever l’amour et vous n’avez plus rien d’humain, parce que l’amour est la seule vraie mesure de l’humain.

La suite de la conférence est à écouter :

Lors du Spring Campus de Croissance Plus, le jeudi 9 avril 2026, j'ai donné une conférence sur le thème du séminaire « All you need is love ». Alors que le Pape Léon vient de faire paraître sa…

À l’heure où nous confions à des machines la gestion de la mort, de l’amour, du travail et même du mal, quelque chose ré...
19/05/2026

À l’heure où nous confions à des machines la gestion de la mort, de l’amour, du travail et même du mal, quelque chose résiste : ces réalités ont un sens que nulle technique ne peut absorber.

Nous rêvons d’une vie sans fin, sans souffrance, avec l’amour choisi, un travail sans peine, une vulnérabilité effacée et un mal neutralisé par algorithme.

Mais plus la technologie prétend tout prendre en charge, plus elle met en lumière ce qui lui échappe : la question du pourquoi. Pourquoi mourons‑nous ? Pourquoi ce corps sexué ? Pourquoi devoir travailler ? Pourquoi cette part de fragilité et d’impuissance devant le mal ?

Ce texte montre que vouloir supprimer ces questions, c’est s’exposer à une vie vide, sous perfusion technique.

Dans la foi chrétienne, il n’est pas question d’être délivrés de notre condition, mais de découvrir qu’elle est orientée : la mort, l’amour, le travail, la vulnérabilité et le combat contre le mal deviennent lieux de don de soi et de salut.À la faveur même de l’emprise technologique, nous sommes ainsi renvoyés à l’essentiel : quel sens voulons‑nous donner à nos vies, et à qui faisons‑nous confiance pour le recevoir ?

Lire :

L'absence de « Dieu » dans la vie humaine n'est jamais sans conséquence. Quel que soit son nom, et quelle que soit l'idée que l'on se fait de lui, « Dieu » demeure le déterminant primordial d'une vie…

L’Église catholique en France entre dans les prochains mois dans un moment de vérité historique : le diagnostic d’un eff...
12/05/2026

L’Église catholique en France entre dans les prochains mois dans un moment de vérité historique : le diagnostic d’un effondrement structurel est désormais indiscutable, mais ce même effondrement ouvre un espace inédit pour une refondation missionnaire courageuse, à la hauteur de la visite du pape Léon XIV en septembre prochain, et à la mesure des fractures de la société française.

Léon XIV n’a pas manqué de rappeler, lors de l’audience du 6 mai 2026, que « l’Église est appelée à reconnaître humblement la fragilité humaine et le caractère éphémère de ses propres institutions qui, bien qu’étant au service du royaume de Dieu, portent l’empreinte fugace de ce monde. Aucune institution ecclésiale ne peut être absolutisée ; au contraire, puisqu’elles vivent dans l’histoire et dans le temps, elles sont appelées à une conversion continuelle, au renouvellement des formes et à la réforme des structures, à la régénération constante des relations, afin qu’elles puissent véritablement correspondre à leur mission. » C’est d’un renouvellement des formes et des structures dont il sera question lors de sa visite. Dans un pays où le catholicisme n’est plus la matrice commune, l’Église n’a plus le luxe d’un magistère implicite ; elle ne se fait entendre qu’à la condition de parler clair, humblement, mais avec une force prophétique assumée. L’Église de France doit accepter de passer d’une culture de la préservation à une culture du risque évangélique, et faire de l’heureuse venue du pape Léon XIV non une parenthèse consolante, mais le déclencheur d’un long travail de refondation au service de la société française.

Vers le texte intégral :

L'Église catholique en France entre dans les prochains mois dans un moment de vérité historique : le diagnostic d'un effondrement structurel est désormais indiscutable, mais ce même effondrement…

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