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PAIN DE VIE : Jean 6,28-40Après la multiplication des pains, la foule cherche Jésus. Elle a vu un miracle extraordinaire...
11/09/2026

PAIN DE VIE : Jean 6,28-40

Après la multiplication des pains, la foule cherche Jésus. Elle a vu un miracle extraordinaire et elle veut savoir comment agir pour Dieu : « Que devons-nous faire, pour faire les œuvres de Dieu ? » v.28.
Pour faire véritablement l’œuvre de Dieu, il faut d’abord posséder une spiritualité fondée sur la foi en Christ, nourrie par Christ et soumise à la volonté de Dieu.

1. Une spiritualité de foi : croire avant de faire
« L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé » v.28-29.
Il y a ici un renversement important. Les hommes pensent aux œuvres, au pluriel ; Jésus parle de l’œuvre, au singulier.
Nous pensons facilement que servir Dieu consiste d'abord à multiplier les activités : prêcher, évangéliser, chanter, donner, organiser, travailler dans l'Église. Toutes ces choses peuvent être bonnes, mais Jésus touche à la racine : l’œuvre extérieure doit découler d’une foi intérieure.
La spiritualité requise pour servir Dieu n'est donc pas d'abord celle de l'activisme, mais celle de la dépendance envers Christ.

2. Une spiritualité de faim : chercher Christ plus que ses bénédictions
La foule réclame encore un signe et évoque la manne donnée dans le désert. Jésus corrige leur compréhension :
« Mon Père vous donne le vrai pain du ciel ».
Puis il déclare :
« Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim » v.30-35.
Le peuple cherche du pain ; Jésus lui offre sa personne. Voilà une deuxième caractéristique essentielle de la spiritualité du serviteur : avoir faim de Christ lui-même.
Nous ne pouvons pas durablement donner aux autres ce que nous ne recevons pas nous-mêmes de Christ.
Avant de nourrir une assemblée, le prédicateur doit lui-même manger le Pain de vie. Avant de conduire les autres vers Christ, il doit lui-même venir continuellement à Christ.

3. Une spiritualité de confiance : demeurer en Christ malgré ce que l’on voit
Jésus dit : « Vous m’avez vu, et vous ne croyez point » v.37-37.
Voir n’est donc pas nécessairement croire.
La foule avait vu la multiplication des pains. Elle avait bénéficié du miracle. Pourtant, son cœur restait incrédule.
La véritable spiritualité ne dépend pas constamment de signes, de sensations ou de résultats visibles. Elle repose sur la fidélité de Christ.
Dans l’œuvre de Dieu, il y aura des périodes où nous verrons beaucoup de fruits et d’autres où nous en verrons peu. Si notre foi dépend uniquement des résultats, nous nous découragerons.
Mais celui qui connaît Christ peut continuer à servir même lorsqu’il ne voit pas encore les résultats.

4. Une spiritualité d’obéissance : faire la volonté du Père
Jésus déclare : « Je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé » v.38.
Voici le modèle suprême de toute œuvre spirituelle : Jésus lui-même.
Remarquons son objectif : non pas accomplir ses propres projets, mais faire la volonté du Père.
Ainsi, faire l’œuvre de Dieu ne signifie pas demander à Dieu de bénir tout ce que nous avons décidé de faire. Cela signifie rechercher ce que Dieu veut, puis nous y soumettre.
Une activité religieuse peut devenir charnelle lorsqu’elle est motivée par l’orgueil, la compétition, la recherche de reconnaissance ou l’ambition personnelle.

5. Une spiritualité d’espérance : travailler avec l’éternité en vue
Jésus termine cette partie de son enseignement en parlant plusieurs fois du dernier jour : « Je le ressusciterai au dernier jour » v.39-40.
L’œuvre de Dieu possède une perspective éternelle.
Nous sommes facilement préoccupés par ce qui est immédiatement visible : nombre de personnes, réussite d'un programme, reconnaissance, résultats rapides. Mais Jésus dirige notre regard vers le dernier jour.
Le véritable serviteur travaille dans le présent avec l’éternité devant les yeux.
Cela transforme nos priorités.
Nous ne cherchons plus seulement ce qui impressionne les hommes aujourd’hui, mais ce qui aura de la valeur devant Dieu au dernier jour.

Conclusion
Ce texte nous montre donc la spiritualité requise pour faire l’œuvre de Dieu :
- Une spiritualité de foi
- Une spiritualité de faim
- Une spiritualité de confiance
- Une spiritualité d’obéissance
- Une spiritualité d’espérance
Avant de travailler pour Dieu, nous devons apprendre à vivre de Dieu. L’œuvre de Dieu ne commence pas par nos mains, mais par un cœur qui croit en Christ, se nourrit de Christ et se soumet à Dieu.

Prière :
Seigneur Jésus,
apprends-nous à ne pas seulement travailler pour toi, mais à vivre profondément en toi. Augmente notre foi, donne-nous faim de ta présence et rends-nous obéissants à la volonté du Père. Que notre service découle toujours de notre communion avec toi et porte du fruit pour l’éternité. Amen

10/09/2026

PAIN DE VIE : Philémon 1–7

La lettre à Philémon est une lettre personnelle de Paul, mais elle contient un enseignement profond sur une foi qui devient concrète.
Paul écrit à Philémon, un croyant engagé, chez qui une Église se réunit. Avant de lui demander d’accueillir Onésime dans un esprit de pardon et de fraternité, Paul commence par rappeler les fruits que la foi produit déjà dans sa vie.
À travers ces versets, nous découvrons donc comment œuvrer avec foi.

1. Une foi qui se donne :
Paul appelle Philémon son « bien-aimé et compagnon d’œuvre » v.1.
L'expression grecque "synergos" signifie littéralement « celui qui travaille avec », un collaborateur. Cela veut dire que Philémon n'est pas présenté simplement comme quelqu'un qui croit, mais comme quelqu'un qui collabore à l'œuvre de Dieu.
Au v.2, Paul mentionne : « l'Église qui est dans ta maison ». La maison de Philémon est donc devenue un lieu au service de la communauté chrétienne.
Philémon ne fait pas seulement quelque chose pour Dieu ; sa foi en Christ produit une disponibilité pour l'œuvre de Dieu.
Alors, nous n'avons pas tous les mêmes moyens, mais chacun peut mettre quelque chose au service du Seigneur : son temps, ses capacités, ses ressources, sa maison, ses dons, etc....
La foi ne demande pas seulement : « Qu'est-ce que Dieu peut faire pour moi ? ».
Elle demande aussi : « Comment Dieu peut-il m'utiliser ? ».

2. Une foi qui aime :
«.. parce que je suis informé de la foi que tu as au Seigneur Jésus et de ta charité pour tous les saints » v.5, dit Paul à Philémon.
Ce verset associe deux réalités : la foi envers le Seigneur Jésus et l'amour envers les saints.
Cela montre que la foi possède une dimension verticale et une dimension horizontale :
- vers Christ : la foi ;
- vers les autres : l'amour.
Puis Paul rajoute : « Je lui demande que ta participation à la foi soit efficace… ».
Le mot traduit par « participation » est le grec koinōnia. Il signifie communion, partage, participation.
Il ne s'agit donc pas simplement de posséder la foi intérieurement, mais d'entrer activement dans ce que cette foi produit.
Le mot traduit par « efficace », energēs, signifie actif, effectif, opérant.
Paul prie donc pour que la foi de Philémon soit une foi qui agit et qui porte du fruit.
Alors, œuvrer avec foi signifie croire suffisamment en ce que Dieu dit pour agir conformément à ce que nous croyons. Une foi vivante devient visible dans l'amour, le service, le partage, l'obéissance et le pardon...

3. Une foi qui relève :
« Le cœur des saints a été tranquillisé par toi, frère » v.7.
Le mot traduit par « cœur » est splanchna. Dans le langage biblique de l'époque, il désigne les sentiments profonds, les entrailles, l'être intérieur.
Le verbe traduit par « tranquillisé » ou « rafraîchi » est anapauō. Il signifie donner du repos, soulager, rafraîchir.
Paul dit donc en substance : « Philémon, par ton amour et ton service, tu as apporté du repos au cœur des croyants ».
Voilà le résultat d'une foi qui œuvre, elle fait du bien aux autres.
La foi de Philémon va donc devoir passer de la théorie à une situation concrète et difficile : accueillir, pardonner et restaurer....
C'est là que la foi devient véritablement une foi qui œuvre.

Conclusion :
Philémon nous montre une foi qui se donne, qui aime et qui relève. Une foi véritable ne reste jamais enfermée dans le cœur : elle devient visible dans nos actes et laisse une bénédiction dans la vie des autres.

Prière :
Seigneur,
donne-nous une foi qui ne reste pas seulement dans nos paroles. Apprends-nous à mettre à ton service ce que tu nous as confié. Que notre foi devienne active par l'amour et que notre œuvre apporte encouragement, restauration et réconfort aux autres.
Au nom de Jésus-Christ. Amen

09/09/2026

PAIN DE VIE : 1 Samuel 17, 45-47

Dans ce texte, David se trouve devant Goliath, un guerrier expérimenté, fortement armé et humainement beaucoup plus puissant que lui. Pourtant, David ne regarde pas d’abord à sa faiblesse ni à la force de son adversaire. Sa confiance repose en Dieu.
Il sait que la victoire ne dépend pas de sa propre puissance, mais de Dieu.
Ainsi comme David, nous sommes appelés à mettre notre confiance en Dieu.

1. David croit que le nom de Dieu est puissant :

Goliath vient avec « l’épée, la lance et le javelot ». Il représente la force humaine et les moyens visibles.
David, lui, déclare qu’il vient « au nom de l’Éternel des armées » v.45.
Dans la pensée biblique, le nom de Dieu ne désigne pas simplement une appellation. Il représente son identité, son autorité, sa puissance et son caractère. David ne prononce donc pas le nom de Dieu comme une formule magique : il affirme qu’il combat en s’appuyant sur l’autorité du Dieu vivant.
L’expression « Éternel des armées » souligne également la souveraineté de Dieu. Goliath possède des armes, mais David appartient à Celui qui commande les armées.
Cette vérité trouve un accomplissement particulier en Jésus-Christ. Le Nouveau Testament présente Jésus comme celui qui manifeste pleinement le nom et l’autorité de Dieu. Pierre proclame au sujet de Jésus : « Il n’y a sous le ciel aucun autre nom […] par lequel nous devions être sauvés » Actes 4,12.
Chaque jour, nous rencontrons aussi des « Goliath » : difficultés, oppositions, situations qui semblent dépasser nos capacités. La foi ne consiste pas à nier leur réalité, mais à reconnaître que Dieu est plus grand que ce qui se dresse devant nous.
Notre assurance ne vient pas de notre force spirituelle, mais de Christ. Face à nos combats, nous pouvons nous appuyer sur celui qui a reçu « le nom qui est au-dessus de tout nom » Philippiens 2,9-11.

2. David croit que Dieu peut sauver :

David annonce ensuite la victoire, mais son objectif dépasse sa propre délivrance : « toute la terre saura qu’Israël a un Dieu ».
Voilà un élément essentiel du texte. David ne cherche pas principalement sa propre gloire. Il désire que Dieu soit connu et glorifié.
Puis vient la grande déclaration du verset 47 : « la victoire appartient à l’Éternel ».
Le combat oppose apparemment David à Goliath, mais David comprend que Dieu est le véritable auteur de la délivrance. Ni l’épée ni la lance ne constituent la source ultime du salut.
Cela ne signifie pas que David reste passif : il va combattre et utilise sa fronde. Mais son action est fondée sur sa confiance en Dieu. Il fait ce qu’il doit faire tout en sachant que la victoire vient de Dieu.
Cette délivrance annonce un thème qui atteint son sommet en Jésus-Christ. À la croix, Jésus affronte des ennemis que l’être humain ne pouvait vaincre par ses propres forces : le péché et la mort. Par sa mort et sa résurrection, Christ remporte la victoire cf.1 Corinthiens 15,54-57.
Il existe donc un beau rapprochement : David remporte une victoire dont Israël bénéficie ; Christ remporte une victoire dont son peuple bénéficie. Mais Jésus est infiniment plus grand que David : David délivre Israël d’un ennemi terrestre, tandis que Jésus apporte le salut définitif.
La foi véritable dit que nous devons avancer et accomplir notre responsabilité, mais notre confiance finale n'est pas dans nos capacités. Elle est en Dieu qui peut sauver.

Conclusion :
David n’a pas regardé à la grandeur de Goliath, mais à la grandeur de son Dieu !
- Goliath avait des armes, mais David avait le nom de l’Éternel.
- Goliath avait la force, mais David connaissait le Dieu qui sauve.
Et aujourd’hui, ce salut nous est révélé en Jésus : son nom signifie « Le Seigneur sauve » !
Alors, devant notre Goliath, ne reculons pas ! Plaçons notre confiance en Jésus-Christ !
Car le nom de notre Dieu est puissant, notre Seigneur est capable de sauver, et la victoire appartient à l’Éternel !

Prière :
Seigneur notre Dieu,
merci parce que ton nom est puissant et que la victoire t’appartient. Devant nos Goliath, donne-nous la foi de David : une foi qui ne recule pas, mais qui s’appuie sur toi. Aide-nous à mettre toute notre confiance en Jésus-Christ, notre Sauveur et notre victoire.
Au nom de Jésus. Amen

08/09/2026

PAIN DE VIE : 1 Timothée 4,1-10

Dans ce passage, Paul avertit Timothée : certains abandonneront la foi. Mais il lui montre aussi comment rester ferme.
Nous pouvons retenir trois vérités à ce propos :

1. Garder la foi face à l’erreur : v.1-5
« Quelques-uns abandonneront la foi… ».
La foi peut être attaquée par des enseignements trompeurs. En effet, elle doit être protégée.
Tout ce que nous entendons n’est pas forcément conforme à la volonté de Dieu. Une parole peut sembler spirituelle, convaincante ou agréable, mais la vraie question est : est-elle conforme à la Parole de Dieu ?
Pour rester ferme dans la foi, le chrétien doit donc connaître la Parole. Plus nous connaissons la vérité, plus nous sommes capables de reconnaître ce qui est faux.

2. S’exercer à la foi : v.6-8
Comme le corps a besoin d’exercice pour devenir fort, notre foi a besoin d’être exercée.
Paul dit à Timothée : « Exerce-toi à la piété ».
Il utilise l’image de l’entraînement physique. Un sportif ne devient pas fort en regardant les autres s’entraîner. Il doit lui-même pratiquer, persévérer et accepter l’effort.
La foi grandit lorsque nous prions, méditons la Parole, obéissons à Dieu et lui faisons confiance dans les difficultés.
Une foi qui n’est jamais exercée reste fragile.

3. Mettre son espérance dans le Dieu vivant : v.9-10
« Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant ».
Voilà le cœur de la foi : notre confiance ne repose pas sur les circonstances, mais sur un Dieu vivant. Les circonstances changent, les hommes peuvent décevoir, mais Dieu demeure fidèle.
Pourtant notre foi n'est pas simplement une pensée positive : elle repose sur une personne, le Dieu vivant.
Nous pouvons traverser des moments où nous ne voyons aucune solution. Mais notre espérance ne dépend pas de ce que nous voyons. Nous croyons que Dieu est vivant, qu'il agit, qu'il entend nos prières et qu'il reste fidèle.

Conclusion :
Paul nous présente donc trois attitudes essentielles :
- Garder la foi en restant attaché à la vérité.
- Exercer la foi dans notre vie quotidienne.
- Persévérer dans la foi parce que notre espérance est dans le Dieu vivant.
Ne laissons pas les difficultés nous éloigner de la foi. Exerçons-nous chaque jour à faire confiance au Dieu vivant.

Prière :
Seigneur, garde-nous fermes dans la foi. Donne-nous le discernement face à l’erreur, apprends-nous à nous exercer à la piété et à mettre toute notre espérance en toi, le Dieu vivant.
Au nom de Jésus. Amen

07/09/2026

PAIN DE VIE : Marc 11,20-25

Dans ce passage, Jésus dit : « Ayez foi en Dieu ». Puis il nous montre ce que signifie véritablement croire. La foi ne consiste pas seulement à reconnaître que Dieu existe, elle consiste à s’appuyer sur sa puissance et sur sa fidélité.

1. La foi ne doute point :
Jésus déclare que celui qui parle à la montagne « ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive » verra cela s’accomplir.
La montagne représente tout ce qui paraît humainement impossible. Devant elle, la foi ne regarde pas d’abord à la grandeur du problème, mais à la grandeur de Dieu.
- Le doute dit : « Est-ce vraiment possible ? »
- La foi répond : « Dieu est capable ».
Cela ne signifie pas que le croyant ne ressent jamais d’hésitation. Cela signifie qu’au milieu de ses combats, il choisit de placer sa confiance en Dieu plutôt que dans les circonstances.

2. La foi croit avoir reçu :
Jésus va encore plus loin : « Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir ».
La foi ne commence donc pas seulement lorsque la réponse devient visible. Elle fait confiance à Dieu avant de voir.
Nous prions, puis nous remettons notre demande entre les mains du Seigneur avec assurance.
Croire avoir reçu ne signifie pas imposer notre volonté à Dieu. C’est croire que Dieu entend la prière et qu’il répond conformément à sa volonté parfaite.

Conclusion :
Avoir la foi, selon Jésus, c’est donc ne pas laisser le doute gouverner notre cœur et croire avant même de voir.
Quand une montagne se dresse devant nous, ne regardons pas seulement à ce qui est impossible pour nous. Regardons à Celui pour qui rien n’est impossible.

Prière :
Seigneur, augmente notre foi.
Apprends-nous à ne pas douter dans notre cœur et à croire que tu entends nos prières. Devant nos montagnes, aide-nous à regarder à ta puissance et à nous confier pleinement en toi. Amen

PAIN DE VIE : Psaume 127Tout le monde bâtit quelque chose : une famille, un ministère, un avenir, une carrière, des proj...
05/09/2026

PAIN DE VIE : Psaume 127

Tout le monde bâtit quelque chose : une famille, un ministère, un avenir, une carrière, des projets, une vie.
Mais la grande question n’est pas seulement : « Qu’est-ce que je suis en train de bâtir ? ».
La vraie question est : « Avec qui suis-je en train de bâtir ? ».
Ce Psaume 127 ne dit pas qu’il ne faut pas travailler. Au contraire, il parle de bâtisseurs et de gardiens. Mais il révèle que l’effort humain sans la présence de Dieu finit dans la vanité. Il ne veut pas seulement bénir notre construction : il veut bâtir avec nous.

1. Bâtir notre vie avec Dieu, c’est faire de Dieu notre fondement :
« Si l’Éternel ne bâtit la maison… » v.1.
Le mot « maison » peut aller au-delà d’un bâtiment. Il évoque ce que nous établissons : notre foyer, notre famille, notre avenir, notre héritage. Et nous pouvons avoir de beaux projets, mais un beau bâtiment avec de mauvaises fondations reste dangereux.
Jésus reprend cette image en Matthieu 7,24-25 : celui qui écoute sa parole et la met en pratique ressemble à un homme prudent qui construit sa maison sur le roc.
Ce Roc, c’est Christ.
Bâtir avec Dieu commence donc par mettre Jésus au fondement de nos décisions, de notre famille, de nos relations et de nos projets.

2. Bâtir notre vie avec Dieu, c’est dépendre de sa puissance :
« Ceux qui la bâtissent travaillent en vain » v.1.
Le texte ne dit pas que les bâtisseurs ne travaillent pas. Ils travaillent ! Mais leur travail devient vain lorsque Dieu est absent.
Il y a donc une différence entre travailler pour Dieu et travailler avec Dieu.
Nous pouvons avoir la force, l’intelligence, les compétences et les moyens, mais certaines choses ne peuvent être produites que par la puissance de Dieu.
Jésus dit en Jean 15,5 : « Sans moi vous ne pouvez rien faire ».
Cela ne signifie pas que l’homme est incapable d’accomplir quoi que ce soit. Cela signifie que sans Christ, nous ne pouvons produire ce qui porte véritablement le fruit et la vie de Dieu.
Notre responsabilité est de travailler fidèlement avec la foi ; la puissance qui donne la croissance appartient à Dieu.

3. Bâtir notre vie avec Dieu, c’est lui confier ce que nous ne pouvons pas contrôler :
« Si l’Éternel ne garde la ville, celui qui la garde veille en vain » v.1.
Nous voulons contrôler notre avenir, protéger notre famille, sécuriser nos projets et maîtriser demain. Mais ce Psaume nous rappelle : ce que Dieu bâtit, nous devons aussi apprendre à le remettre entre ses mains.
Le v.2 ajoute : « En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard… ».
Il existe une différence entre responsabilité et inquiétude.
La responsabilité dit : « Je vais faire fidèlement ce que Dieu me demande » tandis que l’inquiétude dit : « Tout dépend de moi ». Mais la foi dit : « Je vais faire ma part et faire confiance à Dieu pour ce qui dépasse mes forces ».
Alors, bâtir avec Dieu, c’est pouvoir travailler sans être esclave de l’inquiétude, parce que notre avenir repose entre ses mains.

Conclusion :
Ce Psaume 127 nous rappelle une vérité essentielle : nous pouvons bâtir, travailler et faire des projets, mais nous avons besoin de Dieu.
Alors, ne bâtissons pas seuls. Bâtissons notre vie avec Dieu, sur Jésus-Christ notre fondement. Car lorsque Dieu bâtit avec nous, notre travail n’est pas vain et notre avenir est entre ses mains.

Prière :
Seigneur notre Dieu,
nous te remettons nos vies, nos familles et nos projets. Apprends-nous à ne rien bâtir sans toi.
Jésus, sois notre fondement.
Que tout ce que nous bâtissons avec toi demeure et serve à ta gloire.
Au nom de Jésus-Christ. Amen !

PAIN DE VIE : 2 Corinthiens 4,7-18Paul nous rappelle que nous sommes comme des vases de terre qui portent un trésor. Le ...
04/09/2026

PAIN DE VIE : 2 Corinthiens 4,7-18

Paul nous rappelle que nous sommes comme des vases de terre qui portent un trésor. Le vase est fragile, mais le trésor qu’il contient est précieux. Ainsi, dans l’œuvre de Dieu, notre force ne vient pas de nous-mêmes, mais de Dieu.

1. Œuvrer avec foi malgré notre faiblesse :
« Nous portons ce trésor dans des vases de terre » v.7.
Nous pouvons nous sentir faibles, limités ou incapables. Pourtant, Dieu choisit de travailler à travers des personnes fragiles afin que sa puissance soit manifestée.
Œuvrer avec foi, c’est avancer non parce que nous sommes forts, mais parce que Dieu est puissant.

2. Œuvrer avec foi malgré les épreuves :
Paul dit : « pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir » v.8.
Servir Dieu ne signifie pas vivre sans difficultés. Il peut y avoir des oppositions, des déceptions et de la fatigue. Mais l’épreuve n’a pas le dernier mot.
La foi ne dit pas : « Je n’aurai jamais de problème. » Elle dit : « Même dans le problème, Dieu ne m’abandonnera pas ».

3. Œuvrer avec foi en regardant à l’invisible :
« Nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles » v.18.
Lorsque nous regardons seulement aux circonstances, nous pouvons nous décourager. Mais lorsque nous regardons à Dieu et à ses promesses, nous retrouvons la force de continuer.
Ce que nous voyons aujourd’hui est temporaire. Ce que Dieu prépare est éternel.

Conclusion :
Alors, ne cessons pas d’œuvrer avec foi. Même si le vase est fragile, le trésor demeure. Même si nous sommes éprouvés, Dieu nous soutient. Même si nous ne voyons pas encore les résultats, continuons à semer, servir et prier.
Notre faiblesse n’empêche pas Dieu d’agir. Elle peut devenir le lieu où sa puissance se manifeste.

Prière :
Seigneur,
donne-nous la foi pour continuer ton œuvre malgré nos faiblesses et nos épreuves. Aide-nous à ne pas regarder seulement à ce qui est visible, mais à garder les yeux fixés sur toi. Renouvelle nos forces et utilise-nous pour ta gloire.
Au nom de Jésus-Christ. Amen.

03/09/2026

PAIN DE VIE : Jean 11,25-37

Dans ce passage, Lazare est mort. Marthe et Marie sont dans le deuil. Humainement, tout semble terminé. Pourtant, au milieu de cette situation, Jésus révèle ce qu’est véritablement la foi.

1. La foi, c’est croire en Jésus :
La foi chrétienne n’est pas seulement croire qu’un miracle est possible. C’est d’abord croire en une personne : Jésus-Christ.
Jésus ne dit pas seulement qu’il peut donner la vie. Il affirme qu’il est lui-même la résurrection et la vie.
Ainsi, avoir la foi, c’est pouvoir dire comme Marthe : « Oui, Seigneur, je crois ».

2. La foi, c’est faire confiance même sans comprendre :
Marie dit à Jésus : « Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort ».
Elle ne comprend pas pourquoi Jésus n’est pas venu plus tôt.
Nous aussi, certaines situations peuvent nous faire demander : « Seigneur, pourquoi ? Pourquoi n’as-tu pas agi comme je l’espérais ? ».
La foi ne signifie pas tout comprendre. La foi signifie continuer à faire confiance à Dieu même lorsque nous ne comprenons pas.

3. La foi regarde à Jésus plutôt qu’aux circonstances :
Pour Marthe et Marie, la circonstance disait : Lazare est mort. Mais Jésus disait : « Je suis la résurrection et la vie ».
Voilà le combat de la foi : allons-nous regarder seulement à ce que nous voyons, ou allons-nous nous appuyer sur ce que Jésus dit ?
Les circonstances peuvent changer, mais Jésus ne change pas.

Conclusion
Alors, qu’est-ce que la foi ?
La foi, c’est croire en Jésus, lui faire confiance même sans tout comprendre, et continuer à espérer en lui au milieu des épreuves.
Aujourd’hui encore, Jésus nous pose la même question qu’à Marthe : « Crois-tu cela ? ». Notre réponse doit être : « Oui, Seigneur, je crois ».

Prière :
Seigneur Jésus,
apprends-nous à croire en toi même lorsque nous ne comprenons pas. Dans nos épreuves et nos larmes, fortifie notre foi et aide-nous à garder les yeux fixés sur toi. Amen.

02/09/2026

PAIN DE VIE : Genèse 6,9-22

La foi n’est pas seulement croire que Dieu existe. La foi véritable nous pousse à agir sur la parole de Dieu.
Noé reçoit une mission qui pouvait sembler incompréhensible : construire une arche alors que le jugement annoncé par Dieu n’était pas encore visible. Pourtant, Noé ne se contente pas d’écouter. Il se met à l’œuvre.
À travers l’histoire de Noé, Dieu nous enseigne comment œuvrer avec foi.

1. Marcher avec Dieu :
« Noé était un homme juste et intègre dans son temps ; Noé marchait avec Dieu » v.9.
Avant de construire l’arche, Noé marchait avec Dieu.
Son œuvre ne commence donc pas avec ses mains, mais avec sa relation avec Dieu. Dans une génération corrompue et violente (v.11-12), Noé choisit une autre manière de vivre.
C’est important : nous ne travaillons pas pour Dieu afin de remplacer notre marche avec Dieu. Notre service doit découler de notre communion avec lui.

2. Obéir même sans tout comprendre :
Dieu dit à Noé : « Fais-toi une arche de bois… » v.14. Puis Dieu lui donne des instructions précises : dimensions, matériaux, organisation de l’arche, animaux, nourriture…
Noé aurait pu multiplier les objections : « Pourquoi moi ? Comment vais-je faire ? Est-ce vraiment nécessaire ? ». Mais le texte souligne : « Noé exécuta tout ce que Dieu lui avait ordonné » v.22.
Voilà la foi en action. Noé nous apprend à continuer à bâtir lorsque nous avons reçu une direction de Dieu.

3. Devenir un instrument du plan de Dieu
Dieu dit : « J’établis mon alliance avec toi » v.18.
L’arche n’était pas simplement le projet personnel de Noé. Elle faisait partie du plan de salut de Dieu pour Noé, sa famille et la préservation de la création.
Une œuvre accomplie avec foi peut devenir une bénédiction pour beaucoup d’autres.
En obéissant, Noé est devenu un instrument entre les mains de Dieu.
Une œuvre accomplie avec foi ne bénit pas seulement celui qui l’accomplit : elle peut devenir une bénédiction pour toute une famille, une Église et même une génération.

Conclusion :
Une foi qui ne bouge jamais ne bâtit rien. Imaginons Noé travaillant sur l’arche :
- Un coup de marteau. Rien ne se passe.
- Deuxième coup. Toujours pas de pluie.
- Centième coup. Toujours rien.
Mais Noé continue. Pourquoi ? Parce que sa foi ne dépend pas de ce que ses yeux voient, mais de Celui qui lui a parlé.
Il arrive que notre service ressemble à ces coups de marteau : prier encore, servir encore, aimer encore, annoncer encore, recommencer encore.
Chaque acte d’obéissance est un coup de marteau donné par la foi.

Prière :
Seigneur,
donne-nous la foi de Noé : une foi qui écoute, qui obéit et qui agit. Donne-nous la force de continuer même lorsque nous ne voyons pas encore les résultats. Aide-nous à œuvrer avec fidélité et persévérance, en gardant les yeux fixés sur toi.
Que notre foi devienne action et que notre obéissance porte du fruit pour ta gloire.
Au nom de Jésus. Amen !

01/09/2026

PAIN DE VIE : 1 Corinthiens 3,1-9

Paul s’adresse à une Église qui possède des dons spirituels, mais qui souffre encore de jalousies, de disputes et de divisions. Certains se réclament de Paul, d’autres d’Apollos. Il veut corriger leur manière de voir l’œuvre de Dieu. Il leur montre que l’homme n’est pas le propriétaire de l’œuvre, il n’est qu’un serviteur. Dieu est celui qui donne la croissance.
Œuvrer avec foi, c’est travailler fidèlement à la place où Dieu nous a établis, sans chercher notre propre gloire et en faisant confiance à Dieu pour les résultats.

1. Chacun a sa part :
Paul demande : « Qu’est-ce donc qu’Apollos, et qu’est-ce que Paul ? Des serviteurs… ». Puis il déclare : « J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître ».
Voilà une magnifique image de l’œuvre de Dieu. Paul n’a pas essayé d’être Apollos et Apollos n’avait pas besoin d’être Paul. Chacun avait sa part à accomplir.
De même, dans l’Église, certains prêchent, d’autres enseignent, d’autres évangélisent, d’autres intercèdent, d’autres visitent, d’autres encouragent ou servent discrètement.
Œuvrer avec foi signifie faire fidèlement ce que Dieu nous a confié. Nous avons peut-être planté une parole dans le cœur de quelqu’un sans voir immédiatement de changement. Ne nous décourageons pas. Quelqu’un d’autre arrosera peut-être cette semence, et Dieu donnera la croissance.

2. Comptons sur Dieu pour les résultats :
Paul déclare : « Ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître ». Voilà le cœur du message.
Nous avons une responsabilité : travailler.
Mais Dieu possède une puissance que nous n’avons pas : faire croître.
Nous pouvons annoncer l’Évangile, mais Dieu convainc les cœurs.
Nous pouvons enseigner la Parole, mais Dieu donne la compréhension.
Nous pouvons semer, mais Dieu donne le fruit.
Il pourrait accomplir son œuvre sans nous, mais il choisit de nous associer à son œuvre : « nous sommes ouvriers avec Dieu » v.9. Quelle grâce !

Conclusion :
Dans l’œuvre de Dieu, chacun a sa part. Ne cherchons pas à faire la part des autres, mais accomplissons fidèlement celle que Dieu nous confie. Et après avoir planté et arrosé, comptons sur Dieu pour les résultats, car lui seul fait croître.
Faisons notre part avec foi, et laissons Dieu faire ce que lui seul peut faire !

Prière :
Seigneur notre Dieu,
merci de nous associer à ton œuvre. Donne-nous un cœur fidèle pour accomplir la part que tu nous confies. Quand les résultats tardent, garde-nous du découragement et augmente notre foi. Nous voulons planter, arroser et te laisser donner la croissance. Fais de nous des ouvriers fidèles, persévérants et remplis de foi. Que toute la gloire te revienne, au nom de Jésus-Christ. Amen !

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Paris
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