Languedoc méditerranéen histoire et patrimoines

Languedoc méditerranéen histoire et patrimoines Bienvenue sur la page dédiée au patrimoine et à l'histoire du Languedoc Méditerranéen (Aude, H?

Bienvenue sur la page "Languedoc méditerranéen patrimoines et histoire", animée par Fabrice Bertrand et Loïc Vannson. Créée le 1er septembre 2017, elle vous permettra de découvrir le riche patrimoine architectural d'une région allant de l'Aude au Rhône, et des Cévennes à la Méditerranée. Alors, à nos côtés, nous vous souhaitons de belles découvertes de cette terre de culture et de patrimoines d'exceptions.

La place de la Comédie, vers 1900.Collection personnelle.
11/09/2024

La place de la Comédie, vers 1900.
Collection personnelle.

Maximilien Leenhardt, les vendanges, 1913.Photo partagée depuis la page de Christine Bugadiere.
10/09/2024

Maximilien Leenhardt, les vendanges, 1913.
Photo partagée depuis la page de Christine Bugadiere.

La moisson à la faucille, vers 1900.Source : Collection personnelle.
22/08/2024

La moisson à la faucille, vers 1900.
Source : Collection personnelle.

L'ANCIEN REGIME : UNE HISTOIRE DE LA FAMILLE ... de Montpellier et de France...Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de l’...
17/08/2024

L'ANCIEN REGIME : UNE HISTOIRE DE LA FAMILLE ... de Montpellier et de France...
Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de l’Ancien-régime, de cette période qui va mourir en 1791.
Alors pour commencer, je vous propose d’imaginer un tableau, une peinture assez sombre, éclairée simplement par des bougies et sur laquelle les couleurs brunes dominent. Un tableau peint par l’une des mains les plus délicates et les plus pénétrantes de son époque, un tableau à la manière des frères Le Nain, ces maîtres qui surent, avec un talent inégalé, immortaliser sur la toile les instants de la vie quotidienne dans toute leur simplicité et leur richesse émotionnelle. Dans cette œuvre, se déploie la scène d'une famille typique de la fin de l’Ancien Régime, ancrée dans une tradition séculaire, une tradition où chaque geste, chaque regard, chaque objet porte en lui le poids du passé et la promesse d’un avenir enraciné dans ces mêmes coutumes.
La famille est rassemblée autour d’une table massive en bois, un de ces meubles robustes qui semblent avoir traversé les âges sans faillir, témoin silencieux de générations qui se sont succédé, laissant chacune une trace indélébile. La cuisine qui les entoure, avec ses murs épais et cette fenêtre certainement étroite, respire l’ancienneté ; elle a vu naître et mourir tant d’êtres, tant de destins. C’est une pièce qui raconte, à qui sait l’écouter, des histoires de joies simples et de peines muettes, de repas partagés dans la lumière dorée du soir, de travaux accomplis avec la constance de ceux qui savent leur tâche nécessaire.
Chaque objet dans cette cuisine est porteur d’un récit. Ici il n’y en a aucun… Vous ne verrez pas cette terrine en terre cuite, posée avec soin au centre de la table ; elle a été façonnée par les mains d'un habile artisan, peut-être il y a de cela un siècle. Les assiettes, en étain, sont marquées de coups et d’éclats, témoins des nombreux repas qu’elles ont servis. Les couverts, dont les manches ont été gravés de simples initiales ou de blasons, maladroitement taillés par des mains inexpérimentées ou expertes, racontent les alliances, les unions, et les espoirs d’une lignée qui se perpétue à travers le temps.
Autour de cette table se trouve le patriarche, le père de famille, une figure imposante et respectée, érigée au rang de chef incontesté de ce petit royaume familial. Sa présence domine la pièce ; son autorité est absolue, ne souffrant d’aucune contestation. Il est le dépositaire des traditions, le gardien des valeurs et des pratiques transmises par ses ancêtres. Cette puissance paternelle, il l’exerce non seulement sur sa propre femme et ses enfants, mais aussi sur les autres membres de cette maisonnée étendue, composée parfois des enfants de ses frères, qu’il a recueillis après leur décès, ou d’enfants d’autres familles, placés sous sa tutelle pour qu’ils apprennent un métier, son métier.
Cet homme, cet aîné, incarne la continuité, la stabilité d’une société ancrée dans la tradition. Il est celui qui perpétue les croyances, les idées, les valeurs héritées de ses prédécesseurs. Il a épousé une femme choisie non seulement pour ses qualités personnelles, mais aussi pour ce qu’elle représente en termes d’alliances et de continuité sociale. Cette union est une pierre de plus ajoutée à l’édifice familial, un engagement à maintenir intact l’héritage reçu.
Son rôle est crucial : il est le garant de la survie de cette tradition, de cette maison, de ce nom. C’est lui qui, lorsqu’il sera à son tour père d’un fils en âge de se marier, devra transmettre à cet héritier les pratiques et le savoir-faire que lui-même a reçus, sans qu’ils ne soient altérés, vierges de toute modernité ou changement. Ce statut d’aîné, il l’ajoute à son nom comme un titre de noblesse, et c’est ainsi qu’il est reconnu dans le quartier, où chacun sait faire la distinction entre l’aîné, le cadet, et le puîné.
Et puis, un jour, le temps venant à bout de ses forces, ce patriarche atteindra un âge où, devenu vieux, il aura transmis l’essentiel de ses biens et de ses responsabilités à son fils, à son aîné, qui à son tour portera ce titre et ce fardeau. Lui, alors, se retirera progressivement des affaires, regardant avec une certaine distance la nouvelle génération prendre en main les rênes du foyer. Mais son ombre, son influence, continueront de planer sur la maison, rappelant à chacun les valeurs et les règles à suivre.
Le fils aîné, héritier de cette autorité, reprendra le flambeau avec une solennité empreinte de respect pour la tradition. C’est à lui qu’incombera désormais la tâche de marier ses sœurs, de pourvoir ses frères de situations conformes aux valeurs familiales, de maintenir intact l’esprit de la maison. Les frères, souvent rebelles à cette autorité écrasante, songeront peut-être à fuir cette emprise, à échapper à un destin déjà tout tracé pour eux. Le grand voyage, l’aventure lointaine, les tentera, mais la famille, soucieuse de conserver son unité, leur trouvera des positions qui les maintiendront dans le giron familial : soldats pour les moins fortunés, officiers pour ceux qui en ont les moyens, ou encore religieux pour ceux dont la vocation est autre.
Ainsi fonctionne cette société de l’Ancien Régime, une société où la perpétuation des traditions, des valeurs, et des pratiques est érigée en règle fondamentale. Que l’on soit issu de la bourgeoisie ou d’une famille plus modeste, cette continuité est le fil conducteur de la vie, un fil que l’on tisse de génération en génération, sans jamais le rompre. Seules les grandes maisons de l’aristocratie connaissent parfois des évolutions différentes, ouvertes à des influences extérieures, mais toujours avec une prudence qui témoigne de l’importance de préserver l’héritage reçu.
Les hôtels de paris sont immenses par l’habitude des familles de vivre ensemble, trait caractéristique et qui, à défaut des autres, m’aurait fait aimer la nation. Quand un fils aîné se marie, il amène sa femme dans la maison de son père. Il y a un appartement tout prêt pour eux. Si une fille n’épouse pas un aîné, son mari est reçu dans la famille, ce qui rend leur table très animée… Cela s’accorde avec les manières françaises ; en Angleterre, l’échec serait certain et dans toutes les classes de la société. »
Arthur Young, Voyage en France
Le regard d’un étranger, tel que celui d’Arthur Young, voyageur anglais observant cette société française avec un œil curieux et critique, ne manque pas de s’étonner de cette particularité. Lors de son périple à travers la France, il note avec admiration, teintée d’un certain étonnement, la coutume des familles françaises de vivre ensemble, de maintenir sous un même toit plusieurs générations. Il observe ces grandes demeures parisiennes, conçues pour accueillir les jeunes mariés, où un appartement est déjà prêt pour le fils aîné et sa nouvelle épouse. Une fille, mariée à un homme qui n’est pas l’aîné, amène ce dernier dans sa famille, enrichissant ainsi encore davantage la tablée familiale. Ce mode de vie, si caractéristique des mœurs françaises, lui paraît à la fois admirable et inconcevable pour un Anglais, habitué à une autre conception de la famille et de l’individualité.
En somme, cette scène de la vie quotidienne, peinte avec tant de soin et de précision par le pinceau invisible de notre imagination, est bien plus qu’un simple tableau. Elle est le reflet d’une époque, d’une société où l’héritage, la tradition, et la continuité sont les piliers sur lesquels repose toute l’organisation sociale. C’est une scène où chaque détail, chaque expression, chaque objet, raconte l’histoire d’une famille, mais aussi celle d’un pays tout entier, engoncé dans ses traditions, mais en même temps fier de les perpétuer, tel un flambeau passé de main en main, de génération en génération, sans jamais vaciller.
C’est à la découverte de cette société d’Ancien Régime, absolument passionnante, que je vous convie ces prochains jours… en vous proposant des articles que j’ai rédigé sur le père de famille, les unions, la puissance familiale… et sur de nombreuses autres thématiques qui devraient, je pense, fortement vous intéresser.
© Fabrice Bertrand, 16 août 2024

Tournesol d'été...
13/08/2024

Tournesol d'été...

🏛️ Hôtel Teisserenc, rue Maguelone, Montpellier🔍 Détail de l'ornementation de l'imposte d'une fenêtre : cartouche de cui...
11/07/2024

🏛️ Hôtel Teisserenc, rue Maguelone, Montpellier
🔍 Détail de l'ornementation de l'imposte d'une fenêtre : cartouche de cuir découpé avec un médaillon circulaire d'hachures horizontales qui sont la représentation en héraldique de l'azur, soit de la couleur bleue, et de deux guirlandes de feuilles de laurier.
📸 Photo Fabrice Bertrand, 25 mars 2023.

LE PETIT THÉÂTRE DE PÉZENAS : UNE CHAPELLE TRANSFORMÉE EN ÉCRIN CULTURELLe Petit Théâtre de Pézenas, né en 1803, trouve ...
26/06/2024

LE PETIT THÉÂTRE DE PÉZENAS : UNE CHAPELLE TRANSFORMÉE EN ÉCRIN CULTUREL

Le Petit Théâtre de Pézenas, né en 1803, trouve ses origines dans une ancienne chapelle des pénitents noirs, acquise par quelques notables locaux après la Révolution. Sa transformation en théâtre a conservé la façade, la voûte de la nef et la sacristie, tout en modifiant l'intérieur pour créer une véritable salle de spectacle. En 1857, devenu municipal, le théâtre se modernise avec un éclairage au gaz. Des travaux entre 1899 et 1901 apportent un décor somptueux signé par le peintre montpelliérain Laplaine, incluant des colonnes cannelées et des balcons ornés de masques et guirlandes.
Fermé en 1948 pour des raisons de sécurité, le théâtre est classé Monument Historique en 1995, amorçant une série de restaurations majeures. De la toiture à la façade, en passant par la salle de spectacle et le foyer, tout est réhabilité pour préserver ce joyau culturel. Aujourd'hui, le théâtre de Pézenas est un lieu vibrant où le passé rencontre le présent, accueillant artistes et spectateurs dans un cadre d'exception.

Fragment d'un chapiteau roman, avec son enroulement d'une feuille d'acanthes auquel s'accroche un homme nu.Collection du...
17/06/2024

Fragment d'un chapiteau roman, avec son enroulement d'une feuille d'acanthes auquel s'accroche un homme nu.
Collection du Musée de la Romanité à Nîmes.

Bréviaire du XVème siècle extraite du Brevarium [secundum] consuetudinem romane curiae, datant de 1487, imprimé en Allem...
09/05/2024

Bréviaire du XVème siècle extraite du Brevarium [secundum] consuetudinem romane curiae, datant de 1487, imprimé en Allemagne.
Le bréviaire est un livre liturgique dans lequel sont mentionnées toutes les prières devant être récitées quotidiennement par les clercs.
Source : Musée du Désert, photo Loïc Vannson.

Les poissons d'avril en 1891...Aujourd'hui, nous allons à la découverte de la naissance des blagues et de l'humour du 1e...
01/04/2024

Les poissons d'avril en 1891...
Aujourd'hui, nous allons à la découverte de la naissance des blagues et de l'humour du 1er avril... avec cet article d'un journaliste parisien retranscrit dans le journal l'Eclair. Bonne lecture et soyez prudents :
D'après un chroniqueur du National, les Parisiens ont abandonné le poisson d'avril proprement dit ; ils l'ont remplacé par des mystifications, auxquelles on conserve bien, cependant, le nom de poisson d'avril au figure. Ces mystifications sont le produit à peu près exclusif de deux ou trois maisons qualifiées par elles-mêmes : « Entreprises de rigolade ».
Pauvre poisson, dit notre confrère, il a disparu, noyé sous la sauce! Il y a quelques années, on échangeait encore, entre gens bien nés, à l'échéance fatidique, des cartons lithographiés, a l'image de Christmas-Eards d'outre-Manche, où le poisson symbolique s'entourait de fleurs et se banderolait de devises, d'un pitoyable français, dans la majeure partie des cas.
Bien qu'on ait rajeuni le symbole, en choisissant tel poisson plutôt que tel autre, et en le coiffant d'une casquette professionnelle, l'usage charmant tombe chaque année dans une plus noire désuétude. Le carton lithographié a fait place à la mystification par « lettre missive », comme dit le Code. Mystification quelquefois comique, souvent d'une désespérante pauvreté d’imagination.
La lettre du notaire
L'année 1891 n'a pas été sous ce rapport mieux partagée que ses devancières, et nous avons revu, aux devantures des papetiers, la série des mystifications habituelles.
A peine, y a-t-il deux ou trois nouveautés; mais voyons d'abord le lot courant, celui qui forme le fond de cette industrie éminemment nationale - tout comme l’Opéra-Comique.
Le début du genre remonte assez loin. Il consistait en une lettre autographiée d'un notaire de fantaisie qui vous invitait à passer a son étude pour recueillir un héritage. Au bas de la première page, la formule se terminait par « Veuillez en conséquence venir voir mon... » On tournait le feuillet, et je n'ose trop vous dire ce que l'on voyait à la page suivante. La préfecture de po lice a mis le holà à la production de cette gauloiserie un peu épicée. On continue à vendre la lettre du notaire, mais elle est sérieuse, comme si elle émanait d'un tabellion pour de vrai. Elle se contente d'envoyer le mystilfié, s’il a la complaisance de mordre à l'hameçon, courir à une adresse imaginaire.
Ce n'est plus drôle du tout.
Du mème tonneau sort la lettre d'une maison de Cognac qui vous annonce l'envoi de quelques bouteilles de fins bois, à titre d'échantillon, et aussi le faire-part de la naissance d'Isidore-Polycarpe Grassouillet dont le portrait est au recto, où l'on trouve, groin au vent et queue tortillonnante, un adorable petit cochon.
Naissances, mariages et décès
Ce faire-part est à cheval sur les deux genres, la mystification grave, et la mystification gaie.
Il se relie à la série, inépuisable celle-la, des « faire-part » de fantaisie. Billets de décès, billets de naissance, billets de mariage dont tout l'esprit - soyons polis - consiste a trouver des noms à équivoques. Là encore, la préfecture de police dut intervenir, il n'y a pas bien longtemps. Sous le couvert de transparentes calembredaines, on étalait aux vitrines de grosses ordures et l'on vendait aux petites ouvrières, désireuses de mystifier une camarade, des obscénités de calibre à scandaliser un sous-officier de remonte.
D'autre fois, le «faire-part » a des allures politiques. On a vendu la lettre de décès du « père Guillaume, dit le boucher d'à-côté », et la encore, il fallut que la police intervint.
Le métier d'entrepreneur de rigolade, puisque rigolade il y a, n'est pas tout rose, comme vous-voyez.
Spectacles gratis
Les invitations sont plus drôles. En voici une déjà ancienne, qui convoque le destinataire au tirage de la « Loterie des arts dépuratifs ». Une autre de mème famille annonce que le numéro dont vous êtes porteur vous donne droit à « un pot de pommade antidartreuse », ce qui est toujours flatteur.
Une carte, fort bien exécutée au point de vue typographique, sert d'entrée pour le bal qui sera donné au Père-Lachaise « dans les salons du Préservateur des pompes funèbres» avec ce post-scrptum macabre « une toilette de 1re classe est de rigueur ».
"L’affection toute spéciale que le Parisien a pour les billets de faveur devait être exploitée : elle l'a été. On vend des billets pour assister « à la sortie du bal de l'Opéra » et des tickets donnant droit à assister au Grand Prix, « du haut de la terrasse du château de Meudon »,
L'actualité est une croquignole au nez de la misère qui sévit cet hiver, une « carte d'abonnement à l'asile de nuit des Arts-Libéraux», avec la mention : « En cas d’encombrement, la queue se formera, au commencement de l’hiver dans les jardins du Trocadéro ».
Il y a aussi, et celle-là doit dater d'hier, l'invi- tation à visiter « l'intérieur du câble téléphonique de Paris à Londres « avec cette recommandation : « Les souliers ferrés devront être laissés au vestiaire.»
Enfin, pour clore cette série, on peut adresser à ceux de ses amis que tourmente l'appétit des faveurs administratives, deux entrées pour « visiter l'obélisque à l'intérieur », Cette plaisanterie classique est faite avec beaucoup de soins, il y a une lettre d'avis, émanant du « ministère des monuments publics », et une carte d'entrée à remettre au concierge, bien entendu.
Papiers administratifs
Comme on le voit, les « entrepreneurs de rigolade » ne respectent même pas les institutions administratives qui font la gloire de notre patrie. C’est encore sur le dos du ministère des monuments publics - un ministère dont M. Alphand sera titulaire un jour ou l'autre - qu'ils mettent le « permis de pêche dans les bassins des fontaines lumineuses, au Champ de Mars » qui est une des productions les plus cocasses de cette littérature particulière.
Il y a aussi le « permis de chasse au rhinocéros dans les forts domaniales du Congo belge, contresigné par le roi Léopold, et cet autre, plus parisien, le « permis de patiner, sur le crâne des gens chauves», qui eût réjoui le cour de feu le marquis Le Guillois.
Tout cela a des allures très officielles. Au coin du « congé presque amiable », une des plus pauvres parmi les facéties, on a bellement imprimé l'effigie de la Loi qui décore d'ordinaire le papier timbré.
Et maintenant, ajoute notre confrère, que cette rapide énumération vous épargne l’ennui de longues recherches faites choix de la mystification dont vous abreuverez vos amis et connaissances. C'est du dernier « bateau », comme on dit dans le monde, d'envoyer de cos petits papiers, quand on n'a pas le moyen d'adresser à ceux ou celles qui vous intéressent une bague de cent louis passée autour du corps d’un hareng de deux sous.

Exceptionnelle paire de bougeoirs de Montpellier de la fin du XVIIème siècle.Aujourd'hui, à l'hôtel des ventes de Bayeux...
31/03/2024

Exceptionnelle paire de bougeoirs de Montpellier de la fin du XVIIème siècle.
Aujourd'hui, à l'hôtel des ventes de Bayeux, a été proposée une très rare paire de bougeoirs en argent réalisée à Montpellier, par l'orfèvre Abel Courtillis en 1699, provenant d'une des plus belles collections de France.
D'un poids de 720 grammes et haut de 17 centimètres, cet ensemble datant du règne de Louis XIV est orné de godrons, de pieds et de binets ronds, avec fûts à pans.
Les pièces en argent du XVIIème siècle sont d'une rareté extrême car la plupart d'entre elles ont été fondues pour financer les guerres conduites par le Roi Louis XIV. Par la suite, jusqu'au règne de Louis XV, la production d'objets en argent ont été très rares.
Ils ont été adjugés au prix de 13.400 euros, hors frais de 22% en sus, ce qui en fait la paire de bougeoirs la plus chère de cette vente d'exception.

Pâques... et ses oeufs...Aujourd'hui, je vous propose un petit article sur l'origine des oeufs de Pâques, de ces oeufs e...
30/03/2024

Pâques... et ses oeufs...

Aujourd'hui, je vous propose un petit article sur l'origine des oeufs de Pâques, de ces oeufs en chocolat, souvent remplis de cette "friture", poissons, cloches, crustacés tout autant délicieuse, qui fait la joie et l'émerveillement des plus petits et même des plus grands... Si, si, j'en suis encore la démonstration, même si au fil des années, j'ai vu la taille des oeufs qui m'étaient offerts se réduire à peau de chagrin. Mais bon, quand on vieillit, on doit souvent vivre de souvenirs. Alors, permettez-moi d'abandonner mes regrets pour retracer, avec vous, quelques unes des explications de cette tradition.
Comme bien souvent religion et paganisme vont s'opposer dans cette histoire, alors qu'il est fréquent que la religion chrétienne s'est nourrie, et a même ingéré des éléments de paganisme dans ses rituels... Mais ça c'est une autre histoire, retournons à nos oeufs.
Les païens ont longtemps avancé l'idée que la tradition de cette distribution d'oeufs, notamment à Pâques, avait été créée en souvenir d'un oeuf rouge qu'une poule d'une puissante romaine, appartenant au clan des Sévères, avait pondu pour la naissance de son fils, Alexandre Sévère, futur Empereur de Rome de 222 à 235. C'est du moins ce que rapporte le témoignage de l'historien romain AElius Lampidrius.
Pour les chrétiens, l'Oeuf commémore la résurrection du Christ. En effet, l'oeuf n'a-t-il pas pour autre raison de son existence, celle de l'éclosion ? Toujours est-il, selon certains chroniqueurs que dans les premiers temps de l'Eglise, les pratiquants apportaient à l'église, le jour de Pâques, des oeufs pour qu'ils soient bénis par l'officiant. Par la suite, comme on le fait aujourd'hui encore pour les rameaux, ces oeufs bénis étaient distribués aux parents et amis... Jusqu'au début du XXème siècle, dans des villages lozériens, cette tradition de bénédiction des oeufs était encore en vigueur.
Il faut bien se rappeler que dans les temps passés, où l'on suivait scrupuleusement la consigne de ne pas manger d'oeufs pendant la Semaine Sainte, précédant Pâques, parfois même pendant les quarante jours que durait le carême, pouvoir en manger à nouveau était un vrai événement. Alors on les échangeait, après les avoir teints en rouge, jaune ou violet. Parfois même ils étaient richement décorés à l'aide de dessins, d'inscriptions que l'on portait sur leurs coquilles avec une plume trempée dans l'huile et que l'on faisait chauffer pour en faire ressortir les contrastes.
On prit ensuite l'habitude d'y insérer des surprises à l'intérieur. On a tous en tête les fameux oeufs de Fabergé.
Les pâtissiers et les chocolatiers ont vite compris l'intérêt qu'ils pouvaient retirer de cette fête et ont eux aussi récupéré cette tradition des oeufs de Pâques. Mais les oeufs de poule étaient trop petits... Ils permettaient de garnir leur intérieur de 30 à 40 grammes de chocolat. Ils inventèrent alors des oeufs en carton de toutes tailles, particulièrement ornés pour augmenter le prix de vente de leurs créations.
Bon d'accord, je vous vois venir, gens du Nord, vous allez me reprocher d'avoir omis la seule, la vraie explication : Les oeufs sont apportés par le lapin de Pâques, symbole de fertilité et de renouveau... D'accord, mais là, cette explication naît ailleurs, en Allemagne, loin de nos terres languedociennes.
Moi je vous conseille de ne garder que celles que nos parents et grands-parents nous racontaient quand nous étions petits, lorsqu'avec notre panier, nous allions ramasser les oeufs en chocolat dans le jardin, et qui est la SEULE explication... Les oeufs de Pâques sont apportés par les cloches qui étaient parties à Rome pour obtenir la bénédiction du pape... Voilà le débat est clos, je vous laisse à votre dégustation d'oeufs en chocolat...
Bonne journée à vous tous, et régalez-vous, c'est le principal.

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