03/06/2026
Commentaire des textes du jour: « Ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains » (2 Tm 1, 1-3.6-12)
Une femme qui épouse successivement sept frères ! Un bel imbroglio comme nous savons en produire, à l’instar des sadducéens, dans nos interrogations sur notre foi.
Le Christ prend pourtant au sérieux cette question absurde et apporte une réponse claire, bien qu’inattendue.
A travers l’échange qui se tient, il rétablit le questionnement de ses interlocuteurs et les ouvre à la mesure de ce qu’il vient donner, qui dépasse totalement les sadducéens comme nous-même vingt siècles plus t**d.
D’abord, il met en question, non pas seulement la formulation de ses interlocuteurs mais bien au-delà, leur posture, leur enfermement : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ? ».
>>> Et moi, dans mes interrogations, sur quoi est-ce que je m’appuie ?
Quelle place est-ce que je donne à l’écriture pour enrichir ma foi ?
Est-ce que j’accepte de me laisser surprendre et de m’ouvrir à ce qui me dépasse ?
Ai-je une réelle espérance dans la puissance de Dieu ?
Il leur expose ensuite ce qui fonde la bonne posture et mène à la vérité : « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ».
Ce rappel fait également écho à ce trésor apporté dans le Deutéronome (30, 19) : « Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie, une longue vie sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob. ».
Oui, le Seigneur nous apporte la vie. « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14,6). A nous de choisir entre ce qui est devant nous, chaque jour : « la bénédiction ou la malédiction ».
Seigneur, je veux garder fermement en moi que, devant tout ce présente à moi, tu m’invites à la vie, à la bénédiction.
Hughes B