07/09/2026
Commentaire de l'Évangile du jour: « Ils observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat » (Lc 6, 6-11)
Comment célébrer Dieu le jour du sabbat ? Un commandement résume la Loi de Moïse. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. (…) Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (Mt 22, 37-39). Luc montre en acte (Lc 6,6‑11) ce que Matthieu (Mt 22,37‑39) formule en principe. La Loi trouve son accomplissement dans l’amour et ne peut pas devenir une fin en soi, comme le vivent les Pharisiens. Aussi, la question de Jésus, Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? De sauver une vie ou de la perdre ?, révèle le sens profond du sabbat, orienté vers la vie et prenant sa source en Dieu lui-même. Si nous acceptons en pratique, de secourir un animal le jour du sabbat (Mt 12,11), alors, à plus forte raison, l’être humain valant infiniment plus que l’animal, pouvons-nous être interpellés par le rejet des pharisiens à l’égard de Jésus, qui fait le bien à un homme ce jour-là. Guérir le jour du sabbat, c’est agir et refuser de laisser la stricte observance de la règle religieuse étouffer la miséricorde, c’est mettre en pratique l’amour du prochain, au moment où la Loi interdit tout travail et limite l’action. Ainsi, la guérison de Jésus met en pratique l’essentiel de la Loi, à savoir l’amour, le bien, la vérité. Quand Jésus dit : Le Fils de l’homme est maître du sabbat (Lc 6,5), il affirme son autorité pour entrer dans ce sens profond : le sabbat est ordonné à la miséricorde et ne peut pas ce réduire à la façon de se comporter au regard de la Loi. Jésus interpelle ainsi les Pharisiens (et nous-même) sur l’orientation de leur cœur, le sens de leurs pratiques religieuses et fondamentalement sur le sens de leur relation à Dieu.
Hugues Duwig