30/08/2026
Dimanche 30 août: fête de Saint Augustin et Sainte Monique
Aujourd’hui, l’Église nous invite à contempler deux saints dont les vies sont profondément liées : sainte Monique et son fils, saint Augustin.
Une mère qui prie, espère et pleure parfois… et un fils qui cherche longtemps son chemin, s’éloigne de Dieu, avant de rencontrer Celui qui l’attendait depuis toujours.
Leur histoire remonte au IVᵉ siècle, mais elle pourrait être celle de nombreuses familles d’aujourd’hui. Combien de parents et de grands-parents voient avec tristesse un enfant ou un petit-enfant s’éloigner de la foi ?
Sainte Monique nous donne alors une merveilleuse leçon d’espérance : ne jamais considérer quelqu’un comme perdu pour Dieu.
Elle aurait pu condamner son fils, se décourager ou lui fermer sa porte. Mais elle transforma sa souffrance en prière. Elle continua à aimer, à prier et à espérer. Un évêque lui adressa cette parole devenue célèbre :
« Il est impossible que le fils de tant de larmes périsse. »
Une prière née d’un amour véritable n’est jamais inutile. Peut-être portons-nous, nous aussi, dans notre cœur, le prénom d’un enfant, d’un conjoint, d’un frère, d’une sœur ou d’un ami qui s’est éloigné de Dieu. Sainte Monique nous dit aujourd’hui :
« Continue à prier. Continue à aimer. Continue à espérer. »
Pendant que Monique priait, Augustin cherchait. Il fallut des années, car Dieu ne travaille pas selon notre calendrier. Il respecte notre liberté, accompagne, appelle et attend…
Grâce notamment à sa rencontre avec saint Ambroise, Augustin commença peu à peu à entendre la Parole de Dieu. Celui qui avait tant cherché comprit enfin que Dieu l’avait cherché bien davantage encore. Il écrira plus t**d :
« Tu nous as faits pour Toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en Toi. »
Nous cherchons tous le Bonheur, la Paix et l’Amour. Pourtant, au plus profond de nous demeure une soif que rien de terrestre ne peut totalement apaiser : la soif de Dieu.
Avec Dieu, il n’est jamais trop t**d. Jamais trop t**d pour revenir vers Lui, recommencer à prier, franchir de nouveau la porte d’une église, demander pardon ou déposer un fardeau à Ses pieds.
Lorsqu’une personne revient dans notre église après des années d’absence, ne lui demandons pas où elle était. Soyons simplement heureux qu’elle soit là et faisons-lui une place. Notre église doit être une maison où chacun puisse se dire : « Ici, je peux revenir. »
Pour nous, Mariavites, cette histoire possède une résonance particulière. Devant Jésus réellement présent dans le Très Saint Sacrement, nous pouvons venir sans grands discours, parfois même sans paroles. Il suffit de demeurer là, de Lui confier ceux que nous aimons et de croire que, même lorsque nous ne voyons rien, la grâce continue d’agir.
Gardons donc ces trois paroles : Prier. Aimer. Espérer.
Prier comme Monique, chercher Dieu comme Augustin et aimer comme le Christ nous aime, sans jamais fermer définitivement la porte à personne.
Sainte Monique, priez pour nous.
Saint Augustin, priez pour nous.
Notre-Dame du Perpétuel Secours, priez pour nous.
Mère Marie-Françoise, priez pour nous.
Et que Notre Seigneur Jésus-Christ soit toujours adoré et glorifié dans le Très Saint Sacrement de l’Autel. Mgr M.Roland 🙏⛪️