17/06/2026
Les figues « volées » et le discernement de saint Païssios
Un jour, deux jeunes visiteurs se rendaient à la cellule de saint Païssios, à la Panagouda. En chemin, ils avaient très faim et aperçurent un figuier dans la dépendance d’une autre cellule monastique. Sans trop réfléchir, ils franchirent la clôture, cueillirent quelques figues et les mangèrent.
Lorsqu’ils arrivèrent auprès du Saint, celui-ci les accueillit avec son sourire habituel. Avant même qu’ils aient le temps de dire quoi que ce soit, il entra dans sa cellule et leur apporta une assiette de loukoums et de l’eau. Puis, en les regardant dans les yeux, il leur dit avec humour :
— « Mes enfants bénis, les loukoums sont bons, mais ils ne valent pas les figues volées du voisin, n’est-ce pas ? »
Les jeunes rougirent de honte, comprenant que le Starets possédait le don de clairvoyance. Cependant, au lieu de les gronder, saint Païssios ajouta simplement :
— « Ne vous inquiétez pas. Dieu voit le besoin et la faim de l’homme. Mais la prochaine fois, frappez à la porte et demandez. Le moine vous aurait donné avec joie tout l’arbre. La bénédiction vient lorsque nous demandons, et non lorsque nous prenons en cachette. »