Dominicains de Marseille

Dominicains de Marseille Messe dimanche 10h30, semaine 12h05
Offices Laudes 7h30 (8h30 dimanche) – Milieu du jour 11h45
Vêpres

24/06/2026

Le groupe mission Marseille était avec frère Antoine à la résidence du Cardinal, aux côtés des autres jeunes de la pastorale, étudiants et jeunes professionnels. 🙏✨

Un beau rassemblement de la jeunesse catholique marseillaise !

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Les sixièmes de l’école Lacordaire étaient en visite à l’abbaye de Saint-Victor avec frère Clément !Ils ont été accueill...
23/06/2026

Les sixièmes de l’école Lacordaire étaient en visite à l’abbaye de Saint-Victor avec frère Clément !

Ils ont été accueillis par des siècles d’histoire et par son magnifique recteur, le père Bernard Lucchesi. 🏛️🙏

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JérémiadesHomélie pour le 12ᵉ dimanche du Temps ordinaire (année A)par Fr. Denis Bissuel, o.p.Dans la vie il faut tenir,...
22/06/2026

Jérémiades
Homélie pour le 12ᵉ dimanche du Temps ordinaire (année A)

par Fr. Denis Bissuel, o.p.

Dans la vie il faut tenir, et tenir bon, ce qui n'a rien d'une évidence, tant les difficultés et les épreuves que nous devons affronter peuvent nous ébranler et nous déstabiliser. Il y a les simples contrariétés de la vie ordinaire, les oppositions, les offenses que nous subissons, les incompréhensions, la vie commune quand elle commence à nous insupporter, les menaces et parfois les persécutions. Tenir bon… Il faut tenir bon aussi face aux nombreuses sollicitations, tentations et séductions de toutes sortes qui se présentent à nous et peuvent nous entraîner là où nous ne voudrions pas aller.
Il en est un, parmi d'autres, qui a tenu bon dans les épreuves, dont nous parle la première lecture aujourd'hui : Jérémie le prophète. Dieu l'a envoyé en mission auprès de son peuple pour dénoncer le mal qui le rongeait, lui annoncer la catastrophe qui arriverait s'il persévérait dans son infidélité et son péché. Jérémie a osé parler en vérité, or la vérité est toujours difficile à dire et difficile à entendre. Cela ne lui a valu que des ennuis, rien ne lui a été épargné. Menacé de tout côté, incompris, calomnié par la foule en furie, on l'a même considéré comme un traître, accusé de complot avec l'ennemi.
Il en a terriblement souffert, d'autant plus qu'il ne se sentait pas à la hauteur de la mission, fragile comme un enfant incapable de parler. Il a été plusieurs fois tenté de baisser les bras, de démissionner, il a failli craquer. Désireux de paix et d'amour, il a dû tenir, persévérer et lutter. Au bord du désespoir, il s'est épanché dans de longues complaintes, ses interminables et fameuses jérémiades.
Comme on le comprend, Jérémie ! Ses combats sont aussi les nôtres quand nous devons témoigner au monde de notre foi, de notre attachement au Christ. Des combats qui opposent en nous d'une part l'envie de tout lâcher et d'aller voir ailleurs et, de l'autre, cette certitude de foi que Dieu compte sur nous, qu'il est là à nos côtés, qu'il se bat avec nous et pour nous. Dieu l'avait promis à Jérémie au jour de sa vocation et Jérémie l'a cru.
Dans les situations les plus éprouvantes il reste la foi en Dieu, le cri de la prière. Ce cri prend chez Jérémie des accents vindicatifs surprenants, il s'adresse à un Dieu, redoutable guerrier, dont il implore la vengeance. Un appel à la vengeance qui peut nous choquer mais qu'expriment par ailleurs de nombreux psaumes imprécatoires. C'est la prière de ceux qui souffrent. Il faut comprendre ce cri lancé vers Dieu quand on est au bord du gouffre, prêt à vaciller et à perdre pied. Dieu seul peut nous venger des agressions du mal, et nous empêcher ainsi de nous venger nous-mêmes. Dieu seul peut rétablir la justice et faire triompher l'amour et la vérité. Jérémie a tenu bon parce qu'il a cru, parce qu'il savait qu'il ne pouvait pas tenir bon par lui-même, il ne pouvait compter que sur Dieu.
Comme le prophète Jérémie, les disciples de Jésus ne peuvent qu'être éprouvés. Jésus les a prévenus, ils sont envoyés en mission comme des brebis au milieu des loups. La Bonne Nouvelle, autrement dit l'Évangile, qu'ils doivent annoncer est une telle force de contestation du mal qu'il est inévitable qu'on cherche à le faire taire, à l'étouffer.
Mais ne craignez pas ces gens, dit Jésus, puisqu'ils ont traité de Belzébul le maître de maison, c'est-à-dire Jésus lui-même, à bien plus forte raison ceux de sa maison, c'est-à-dire nous. Notre assurance, notre audace de témoin est donc paradoxale : ce qui doit nous immuniser contre la peur, nous aider à surmonter crainte et tremblement, nous permettre de tenir bon, c'est que nous sommes compromis par Jésus et avec lui, c'est que notre Maître, Jésus-Christ, est allé jusqu'à la mort !
Et voilà, ajoute Jésus, que l'horizon n'est plus fermé, ce qui est encore caché va se dévoiler. Jésus affirme par là que la lumière est déjà victorieuse. C'est en lui, Jésus-Christ, qu'est levé le voile, qu'apparaît en pleine lumière le dessein bienveillant de Dieu. Dieu veille sur sa création, tout compte à ses yeux, même les cheveux de notre tête ou les petits moineaux. Il n'y a rien à craindre.
Nous sommes invités à la confiance joyeuse en l'œuvre que le Père accomplit en son Fils. Malgré les risques et les dangers, Jésus nous invite à avoir l'audace de persévérer dans le témoignage contre vents et marées, à temps et à contretemps : ce que vous entendez au creux de l'oreille, proclamez-le sur les toits. La Vérité est irrésistible, rien n'arrêtera la Parole de Vie.
La seule crainte que nous puissions avoir, c'est de manquer à la mission qui nous a été confiée d'annoncer l'Évangile, c'est de nous laisser séduire par le tentateur qui trouvera toujours de bonnes raisons de nous en détourner. Ce danger est plus grave que la mort corporelle, dit Jésus, il est comme une mort spirituelle.
Dieu nous en préserve ! Amen.

19/06/2026

Anton face à Bobby, le choc des titans ! 🏆

Deux stars de notre compte Instagram se sont opposées hier dans un duel sans merci ne supportant qu’un seul vainqueur.

Qui a gagné ? 👀

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15/06/2026

Wow ! Un hibou est entré dans l’église !

Mais où niche-t-il ? Sur la tête de sainte Catherine de Sienne, bien sûr. Il veille sur nous et prie avec nous. 🦉🙏

Un visiteur plein de sagesse qui a bien choisi son perchoir… Comme lui, nous veillons sur notre église depuis les échafaudages ! Aidez-nous à poursuivre sa restauration :

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Frère Antoine vient ce matin de terminer le défi Monte-Cristo : 5 km à la nage depuis le Château d'If jusqu'à la plage d...
13/06/2026

Frère Antoine vient ce matin de terminer le défi Monte-Cristo : 5 km à la nage depuis le Château d'If jusqu'à la plage du Prado !

Y a pas que pour la cagnotte du patrimoine que l'on rame au couvent de Marseille... 🏊‍♂️😄

Bravo frère Antoine !

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10/06/2026

Notre couvent de Marseille se prépare à accueillir un nouveau frère ! Prions déjà pour frère Bérenger qui nous rejoindra dès cet été. 🙏

Bienvenue parmi nous, frère Bérenger !

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Mâcher DieuHomélie pour le dimanche du Saint-Sacrement (année A)par Fr. Albert-Henri Kühlem, o.p.Permettez-moi de commen...
10/06/2026

Mâcher Dieu
Homélie pour le dimanche du Saint-Sacrement (année A)
par Fr. Albert-Henri Kühlem, o.p.

Permettez-moi de commencer par un petit point de grec — je vous promets qu'il va nous emmener loin. Dans l'évangile que nous venons d'entendre, Jésus utilise plusieurs fois le verbe « manger ». Mais à un moment précis, vous ne pouvez pas le sentir en français, il change de verbe. Il passe de phagein — manger normalement — à trōgein — un verbe presque animal qui signifie « mâcher, croquer, broyer ». C'est le verbe qu'on utilise pour les bêtes qui mangent du grain, ou pour quelqu'un qui mord à pleines dents dans un fruit. Et Jean l'utilise exactement au moment où la foule commence à se scandaliser. Comme si Jésus, au lieu d'adoucir son propos pour ramener les indignés, en rajoutait. Vous trouvez ça choquant ? Eh bien, écoutez Jésus le dire plus crûment encore : non seulement il faut manger ma chair, il faut la mâcher, la broyer.
C'est pour cela que dans les premiers siècles, les païens accusaient les chrétiens d'être des cannibales. Ils avaient mal compris, mais ils n'avaient pas mal entendu. La radicalité du langage eucharistique est constitutive de la foi chrétienne. Elle ne peut pas être atténuée sans la trahir. Il y a, à la racine même du christianisme, ce scandale fondamental : nous ne nous nourrissons pas d'idées sur Dieu, ni de symboles, ni de souvenirs émus du dernier repas — nous mangeons Dieu lui-même.
Mais pourquoi, alors, Jésus emploie-t-il un verbe si dur ? Parce que ce verbe annonce, en sourdine, ce qui arrivera quelques jours plus t**d. Sur la croix, le corps du Christ sera broyé — c'est le mot exact d'Isaïe pour décrire le Serviteur souffrant : « il a été broyé à cause de nos péchés ». Et c'est précisément ce corps broyé que Jésus nous donne à manger. L'eucharistie n'est pas le souvenir attendri d'un dernier repas : c'est la prolongation, dans nos vies, d'une crucifixion. Voilà pourquoi le verbe doit être brutal — parce que la réalité l'est plus encore.
Saint Thomas d'Aquin, lui non plus, n'a pas du tout cherché à amoindrir ce scandale quand il composa l'office de cette fête à la demande du pape Urbain IV. Au contraire, il y revient sans cesse dans son hymne le plus connu, l'Adoro te devote : « Visus, tactus, gustus in te fallitur — la vue, le toucher, le goût se trompent en toi. » La raison naturelle, livrée à elle-même, ne peut que dire : c'est du pain. Seule la foi reconnaît qui s'y livre. Et c'est exactement ce que Jésus déclare dans notre évangile : « les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. »
Mais voici la chose étonnante — et c'est saint Augustin qui la formule de manière inoubliable. Quand vous mangez du pain ordinaire, votre corps assimile le pain : le pain devient vous, il se transforme en votre chair. Avec l'eucharistie, c'est l'inverse. Augustin entend Dieu lui dire, dans une vision célèbre des Confessions : « Je suis la nourriture des grands. Grandis, et tu me mangeras. Et tu ne me changeras pas en toi, comme la nourriture de ta chair ; mais c'est toi qui seras changé en moi. » Vous mesurez la portée ? Quand vous communierez tout à l'heure, ce n'est pas vous qui allez assimiler le Christ : c'est le Christ qui va vous assimiler à lui. Le pain ordinaire devient ma chair ; mais devant ce pain-là, c'est ma chair qui devient sienne.
Et cette inversion va beaucoup plus loin qu'il n'y paraît. Car elle répond directement à ce que notre époque vit comme sa plus grande angoisse : être seul. Pas seulement seul un soir, ou seul après un deuil — mais seul existentiellement, enfermé dans sa propre chair sans incorporation à rien de plus grand qu'elle. C'est la solitude qu'a décrite, mieux que personne peut-être, Simone de Beauvoir à la fin de ses mémoires, regrettant que tous les livres lus, tous les voyages, toutes les amitiés disparaîtraient avec elle, et concluant qu'elle avait été trompée par sa propre vie. Pourquoi cette solitude ? Précisément parce que rien dans ce qu'elle avait accumulé ne pouvait l'incorporer à une vie plus grande que la sienne. Le pain ordinaire qu'elle a mangé est devenu sa chair, et sa chair allait mourir avec elle. L'eucharistie fait exactement l'inverse : elle prend notre chair et la fait entrer dans la vie même de Dieu.
Et c'est ici que la phrase la plus discrète de notre évangile devient la plus vertigineuse : « Comme moi je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. » Mesurez l'audace de cette comparaison. Le Christ ne dit pas : « vous aurez un peu de vie en plus », ni « vous serez nourris spirituellement ». Il dit : « comme moi je vis par le Père… » C'est la relation interne à la Trinité — la circulation éternelle de vie entre le Père et le Fils — qui est offerte à celui qui mange. Devant la communion de tout à l'heure, on tremble un peu si on y pense vraiment. C'est cela qui s'y passe.
Saint Thomas, justement, citait à propos de cette fête une parole du Deutéronome : « Quelle est, en effet, la grande nation dont les dieux se fassent aussi proches que le Seigneur notre Dieu l'est pour nous chaque fois que nous l'invoquons ? » Il sentait, j'en suis sûr, que cette proximité déjà bouleversante au temps de Moïse ne ressemblait à rien à côté de ce que nous vivons. Au désert, Dieu accompagnait par une colonne de feu — à distance respectueuse. Dans l'eucharistie, Dieu se laisse mâcher. Au désert, la manne tombait de l'extérieur, et ceux qui en mangèrent sont morts. Dans l'eucharistie, Dieu entre, et c'est nous qui sommes pris en lui — pour ne plus mourir.
Ce mystère, on ne peut pas le comprendre : on peut seulement l'accueillir. Et l'accueillir suppose une petite conversion, parce que dans nos cœurs, deux vieux orgueils résistent encore : celui qui refuse de se laisser donner — l'orgueil de Judas — et celui qui prétend se purifier soi-même avant de recevoir — l'orgueil de Pierre au lavement des pieds. Les deux disent au fond la même chose : je veux rester maître de la relation. Or, le propre de l'eucharistie est précisément que ce n'est plus moi qui suis maître ; c'est lui qui me change en lui.
Alors, ce matin, devant le Très Saint Sacrement, soyons simples. Disons-lui : J'ai besoin de toi. Sans toi je ne suis rien. Prends-moi, mâche-moi, fais-moi entrer en toi. Et laissons le Christ accomplir ce vertige : nous changer en lui, jusqu'à ce que la vie qu'il vit par le Père, nous la vivions à notre tour par lui — pour aujourd'hui, et pour l'éternité.

08/06/2026

Lauda Sion Salvatorem ! 🌿

Il n’est pas facile d’obtenir l’autorisation de processionner avec le Saint-Sacrement en plein 6e arrondissement de Marseille. Mais qu’à cela ne tienne : processionnons dans la beauté de notre cloître, et que Jésus reste au cœur de notre couvent !

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