Dominicains de Marseille

Dominicains de Marseille Messe dimanche 10h30, semaine 12h05
Offices Laudes 7h30 (8h30 dimanche) – Milieu du jour 11h45
Vêpres

Nos cinq novices partent aujourd'hui en retraite pour préparer leurs premiers vœux. Prions pour eux qui vont se donner à...
06/09/2026

Nos cinq novices partent aujourd'hui en retraite pour préparer leurs premiers vœux. Prions pour eux qui vont se donner à Dieu !

Entourons-les si nous le pouvons dimanche prochain à 10h30 au couvent. 🙏

La chorale se réunit dès 9h15 salle Cormier — contactez frère Antoine pour la rejoindre.

02/09/2026

Hier soir, le Groupe Mission faisait sa traditionnelle rentrée sur la plage des Catalans !

Nouveauté 2026 : la présence de frère Bérenger aux côtés de frère Antoine pour une année qui s’annonce prometteuse. 🌊🙏

Notre frère Antoine revient des Estivales d’Ecclesia Cantic !Pendant une semaine, il a formé en liturgie 60 jeunes désir...
29/08/2026

Notre frère Antoine revient des Estivales d’Ecclesia Cantic !

Pendant une semaine, il a formé en liturgie 60 jeunes désireux de servir l’Église, et a pu aider des prêtres et séminaristes à se perfectionner dans leur ars celebrandi. 🙏🎵

La Vierge Marie a deux jours d'avance ! 🎉Comme cadeau du 15 août, la collecte vient de bondir au-dessus des 400 000 euro...
13/08/2026

La Vierge Marie a deux jours d'avance ! 🎉

Comme cadeau du 15 août, la collecte vient de bondir au-dessus des 400 000 euros ! Merci à elle et aux 737 donateurs qu'elle a bien inspirés. 🙏

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Pas de relâche pour l'électricité !Les nouveaux luminaires sont enfin arrivés et doivent maintenant être fixés, raccordé...
10/08/2026

Pas de relâche pour l'électricité !

Les nouveaux luminaires sont enfin arrivés et doivent maintenant être fixés, raccordés et réglés à des emplacements plus ou moins acrobatiques ! 💡

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05/08/2026

Face aux dégâts causés par la grêle sur nos vitraux, nous avons encore besoin de votre générosité !

Merci à tous ! 🙏

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Tutto passa — du « Signor Antonio » de Napoli à Thérèse d'Avila.La photo d'Antonio Ventre, 82 ans, ancien employé munici...
03/08/2026

Tutto passa — du « Signor Antonio » de Napoli à Thérèse d'Avila.

La photo d'Antonio Ventre, 82 ans, ancien employé municipal de Naples, a fait le tour du monde. De Vogue Italia à Coldplay, en passant par Brad Pitt... Et il y a quelques jours, le Figaro lui consacrait 3 pages.

Pourquoi un tel succès ? Ce n'est pas son visage de vieux boxeur à la Robert De Niro. C'est ce tatouage sur sa poitrine : « Tutto passa ». Tout passe. Un visage qui a vécu, une phrase incarnée. La perte d'un fils de 19 ans, la longue dépression de son épouse Anna, puis son décès en 2013. Pour Antonio, ces deux mots sont une consolation au milieu des douleurs de la vie.

Je ne sais pas si Antonio a lu Thérèse d'Avila. Mais ce « tout passe » était un de ses arguments fondamentaux pour tranquilliser les âmes tourmentées :

Nada te turbe, nada te espante, todo se pasa, Dios no se muda...

Que rien ne te trouble, que rien ne t'effraie, tout passe, Dieu ne change pas. La patience obtient tout. Qui a Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit.

Tout passe, Dieu ne change pas. Son amour apporte à la brièveté de nos vies un sens et une lumière éternelle.

La photo d'Antonio sert maintenant une publicité pour une marque de vodka. Pas bête ! Mais attention — Thérèse d'Avila nous propose un chemin plus fécond que la consolation dans un verre : celui de la prière et de la fraternité chrétienne. 🙏

Frère Clément nous reviendra dans quelques jours de Madagascar ! Parti pour accompagner un projet de l’école Lacordaire,...
02/08/2026

Frère Clément nous reviendra dans quelques jours de Madagascar ! Parti pour accompagner un projet de l’école Lacordaire, il a eu la joie de faire plus de 10h de car pour rejoindre Majunga et la présence de notre fondation.
Voyez la façade du couvent ! 🇲🇬

6 millions de PhilippinsHomélie pour le 18ᵉ dimanche du Temps ordinaire (année A)par Fr. Antoine Odendall, o.p.Une quich...
02/08/2026

6 millions de Philippins

Homélie pour le 18ᵉ dimanche du Temps ordinaire (année A)
par Fr. Antoine Odendall, o.p.

Une quiche lorraine, c'est bon. C'est même très bon. Mais quand c'est frère René qui en fait une, avec tout ce qu'il sait faire en cuisine, cela n'a rien d'extraordinaire. Courir le Marseille-Cassis, c'est bien. C'est même très bien. Mais quand c'est frère Vincent, qui a fait la diagonale des fous, cela n'a rien d'extraordinaire. Multiplier les pains, c'est fort. C'est même très fort. Mais pour Jésus, cela n'a rien d'extraordinaire.

Les apôtres, eux, vont s'y attacher. Beaucoup vont suivre Jésus pour avoir du pain — ou au moins pour avoir sous la main l'homme qui a multiplié les pains, et qui pourrait bien multiplier le fromage ou l'huile d'olive pour finir les douze corbeilles qui restent. Jésus ne sera pas tendre avec eux.

Car le pain est multiplié pour toute la foule, en n'oubliant personne, en faisant de cette multitude une communion nourrie d'un même pain — et cet événement extraordinaire n'est reçu qu'en fonction de ce qu'il a de plus banal : il y a plein de choses à manger. En réalité, Jésus prépare le vrai événement extraordinaire qui va suivre.

En entendant cet Évangile, nous nous disons : ça devait être trop bien d'être avec Jésus ce jour-là. Nous regrettons de ne pas avoir été présents à la multiplication des pains. Mais les personnes qui étaient là, si elles avaient eu un peu de clairvoyance, auraient envié notre place — aujourd'hui, devant un autel, n'importe où dans le monde.

Car ici se multiplie à l'infini un pain aux propriétés absolument extraordinaires, qui rend le pain de l'Évangile de ce jour d'une banalité déconcertante.

Cette multiplication se fait de deux manières.

Il y a d'abord une multiplication dans le temps. À chaque eucharistie, c'est le sacrifice de la Croix qui est rendu présent, agissant, efficace — pour ouvrir dans nos cœurs le flot de la grâce, nous laisser remplir, laver, abreuver, sanctifier par l'eau et le sang qui ont jailli du côté du Christ au Golgotha. Le sacrifice est unique. Le sang ne coule qu'une fois. Mais il est comme démultiplié dans le temps — étendu à chacun d'entre nous, à chaque eucharistie, à chaque messe qui a jamais été célébrée et qui le sera après nous.

Cela est possible parce que Dieu vit dans un éternel présent qui englobe toute l'histoire de l'humanité. Sur la Croix, la deuxième personne de la Trinité embrasse dans sa volonté d'amour et de salut tous les hommes du passé, du présent et de l'avenir. Jésus dit à Angèle de Foligno, et à d'autres mystiques : « Sur la Croix, je pensais à toi. » Pas aux hommes en général. À toi. À chacun de ceux qui reçoivent la grâce du salut en participant à ce sacrifice.

Il y a ensuite une multiplication dans l'espace. Saint Thomas d'Aquin, dans la séquence Lauda Sion, le chante avec une poétique précision : Sumit unus, sumunt mille : quantum isti, tantum ille. Un le mange, mille le mangent — et il se donne pareil à l'un comme aux mille.

Une seule hostie sur un autel latéral, le prêtre est seul. 250 hosties sur l'autel un dimanche matin. 800 000 avec le Pape aux Champs-Élysées ce septembre. 6 millions d'hosties aux Philippines en 2015 avec le pape François : la messe la plus nombreuse de l'histoire.

L'événement extraordinaire, ce n'est pas la logistique — c'est un défi, mais ça se fait très bien si on est philippin. L'événement extraordinaire, c'est de se donner de la même manière au prêtre seul dans sa chapelle qu'à 6 millions de fidèles. La source ne s'épuise pas parce que des millions y boivent. Le don intégral, total, infini a déjà eu lieu. Un jour, une fois pour toutes. Étendre ce don à 10, 100, 100 000 personnes ne change rien pour le Christ.

Devant cette multiplication infinie de vie, d'amour pur, de grâce sanctifiante qui répare, guérit et relève, le seul risque est de soustraire notre finitude. Ma limite passe mal devant lui qui est sans limite. Ma médiocrité me fait honte devant celui qui est superbe. Ma petite contenance se dérobe à celui qui remplit des milliards de cœurs.

Mais si je pense ainsi, je n'ai rien compris. Car le Seigneur ne se multiplie pas pour se diluer. Il se multiplie pour se donner toujours entièrement, toujours pleinement, toujours totalement à celui à qui il se donne. Comme le renard au Petit Prince : tu seras pour moi unique au monde, je serai pour toi unique au monde. Il le dit à chacun de ses enfants, sans jamais mentir. 6 millions de Philippins, 1 milliard de Chinois — tous uniques au monde aux yeux de Dieu.

Venez acheter, venez consommer, dit Isaïe, sans argent, sans rien payer.

Le prix a déjà été payé. Tout. Une fois pour toutes. Pour chacun d'entre vous.

Prends, consomme — il a payé pour toi.

Les idoles sous la selle du chameauHomélie pour le 17ᵉ dimanche du Temps ordinaire (année A)par Fr. Vincent Tierny, o.p....
27/07/2026

Les idoles sous la selle du chameau

Homélie pour le 17ᵉ dimanche du Temps ordinaire (année A)
par Fr. Vincent Tierny, o.p.

Dans les trois paraboles du Règne, Jésus révèle avec simplicité, presque avec discrétion, pour illuminer sans éblouir nos pauvres yeux, le projet de salut du Père envers nous ; un projet qui s'initie dès ici-bas et qui trouvera son plein accomplissement dans l'au-delà.

Un homme, nous dit Jésus, découvre un grand trésor dans le champ d'un autre, et décide malicieusement de le faire sien. La loi prescrivait dans ce cas de partager la découverte à parts égales entre le propriétaire du terrain et l'inventeur du trésor. Alors, l'homme rusé décide d'acheter le champ, avant d'annoncer la découverte, pour s'assurer l'entière propriété du trésor. Pour faire l'acquisition, il vend tous ses biens, il vend tout ce qu'il a. Le sacrifice est grand, mais le trésor récompensera ensuite amplement toutes ses renonciations. Le comportement du protagoniste de la parabole est certainement incorrect, il est même franchement malhonnête. Mais Jésus n'entend pas nous donner un enseignement sur la morale des affaires. Ici, comme dans la parabole analogue de la perle de grande valeur, il veut nous rappeler que l'adhésion à l'Évangile ne souffre aucune demi-mesure.

Il va vendre tout ce qu'il possède : la phrase la plus importante du texte. Si quelqu'un veut se mettre résolument à la suite du Christ, recevoir le Règne, il doit être prêt à tout sacrifier. Devenir disciple d'un Sauveur crucifié impose de tout transformer dans son existence.

Au fond, ces deux paraboles sont le commentaire et presque la représentation scénique du premier et plus fondamental commandement de la loi antique : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force (Dt 6, 5) ; ou encore de la phrase déconcertante de Jésus : Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi (Mt 10, 37).

Nous sommes touchés au vif par cet enseignement. Tous, nous sommes plus ou moins passés maîtres en compromis : nous essayons toujours de sauver quelque chose de ce sacrifice total requis. Dans la vie spirituelle, nous sommes des commerçants qui essayent de marchander, pour ne pas avoir à renoncer à tout : tout ce que nous avons, ce que nous sommes, ce qui nous est particulièrement cher. Chacun garde discrètement ses petites sécurités, son confort, sa tranquillité. À l'image de Rachel, l'épouse de Jacob. Lorsqu'ils quittent avec précipitation le camp de Laban, père de Rachel, elle subtilise et cache les idoles domestiques de son père, elle craint de partir sans ces objets païens, de tout abandonner derrière elle pour servir le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de son époux. Comme elle, bien que consacrés par notre baptême au culte du Dieu vivant et vrai, nous tenons cachées quelques idoles sous la selle de notre chameau. Jésus, face à l'exigeante volonté du Père, nous propose de nous rendre sans conditions avec une donation totale. C'est le plus grand des trésors qui est en jeu.

Et justement, la troisième parabole appuie sur la nécessité absolue de se décider, maintenant, de ne pas remettre à demain le choix radical de suivre Jésus. Cette parabole est souvent laissée de côté dans les commentaires. Un pêcheur jette un filet à la mer et recueille toutes sortes de poissons. Les uns sont bons, les autres sans valeur. Il faut faire un tri parmi les poissons : image, nous dit Jésus, de ce qui se passera à la fin du monde lorsque les justes et les méchants seront séparés.

Voilà la raison de l'omission fréquente de cette parabole : il y est question du jugement. Et le jugement gêne, il fait peur. Jésus ne nous explique pas qui sera sauvé et qui ne le sera pas. Il nous rappelle simplement que notre existence présente n'est pas neutre : c'est aujourd'hui que se joue le Royaume, c'est aujourd'hui qu'il faut accepter de renoncer à toutes nos idoles pour acquérir l'unique bien qui compte.

C'est aujourd'hui qu'il faut choisir le chemin de la vie et redire au Seigneur, avec le Saint Curé d'Ars, par les actions de toute notre vie :

« Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le Ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement ; je vous aime, ô mon Dieu infiniment bon, et je n'appréhende l'enfer que parce que l'on n'y aura jamais la douce consolation de vous aimer. »

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35 Rue Edmond Rostand
Marseille
13006

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