15/09/2026
ÉVANGILE (Stabat Mater. Jn 19, 25-27)
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère
et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas,
et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère,
et près d’elle le disciple qu’il aimait,
dit à sa mère :
« Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple :
« Voici ta mère. »
Et à partir de cette heure-là,
le disciple la prit chez lui.
« Ton cœur sera transpercé par une épée »
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 2, 33-35)
En ce temps-là,
lorsqu’ils présentèrent Jésus au Temple,
le père et la mère de l’enfant
s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit,
puis il dit à Marie sa mère :
« Voici que cet enfant
provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.
Il sera un signe de contradiction
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :
ainsi seront dévoilées
les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »
MÉDITATION
Au lendemain de la fête de la Croix glorieuse nous honorons Marie au pied de la Croix sous le vocable de Notre-Dame des douleurs. Marie avait été avertie dès la petite enfance de Jésus par Syméon “un glaive te transpercera le cœur “.
Au pied de la Croix elle est là, debout. Elle souffre sans être effondrée. Elle mène le combat avec son fils. Et Jésus annonce la maternité spirituelle qu’elle va exercer dans l’histoire de l’Eglise, en disant au disciple bien-aimé “Voici ta mère”, et en invitant ce disciple à la prendre chez lui.
Nos cœurs sont durs et insensibles, et même en regardant Jésus sur la Croix, il nous est difficile de comprendre ses souffrances au-delà de leur seul aspect physique. Elles nous paraissent absurdes. Le cœur transpercé de Marie nous donne une grâce de compassion.
En passant par ce cœur sensible de Marie, nous sommes capables à notre tour de percevoir la souffrance intérieure de Jésus pour nos péchés, l’amour pour lequel il endure sa passion. En communiant à ses souffrances nous recevons une grâce de conversion du cœur, et un renouvellement de notre vie intérieure qui nous prépare à entrer un jour pleinement dans la vie de Dieu.
Évangile commenté par le père Jean-Baptiste MASSON