16/07/2026
Le vote de l’assemblée nationale du 15 juillet 2026 concernant la loi dit ‘d’aide à mourir’ génère en moi tristesse et amertume.
Le sentiment d’inutilité sociale des plus fragiles pèsera plus lourdement encore, dans une société de performance qui donne l’impression qu’elle préfère tout faire pour aider les personnes qui
souffrent à mourir plutôt qu’à vivre. L’approbation légale du su***de se heurtera au devoir séculaire de la société de prévenir et lutter contre l’encouragement au su***de. Le droit de
choisir la mort plutôt que la vie dispensera la société et les familles du devoir d’accompagnement fraternel des plus souffrants.
Nous déploierons notre engagement solidaire avec tous celles et ceux qui souffrent, invitant tous les baptisés à cultiver la relation fraternelle avec les plus fragiles. Nous soutiendrons de
notre amitié et de notre prière toutes les personnes souffrantes, les familles, le personnel de santé et les équipes médicales fragilisées par la nouvelle loi. Plus que jamais, iI s’agira de promouvoir concrètement une culture de l’espérance au service de la rencontre et de la vie dans un contexte social dépressif et anxiogène.
Cette étape nouvelle dans l’évolution de notre société invite notre Église à faire sienne la parole du Christ qui dans l’évangile prie le Père d’envoyer ses disciples dans le monde sans être du monde : « 𝐽𝑒 𝑛𝑒 𝑝𝑟𝑖𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑞𝑢𝑒 𝑡𝑢 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑡𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑢 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑞𝑢𝑒 𝑡𝑢 𝑙𝑒𝑠 𝑔𝑎𝑟𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑢 𝑀𝑎𝑢𝑣𝑎𝑖𝑠. 𝐼𝑙𝑠 𝑛’𝑎𝑝𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑎𝑢 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒, 𝑑𝑒 𝑚𝑒̂𝑚𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑚𝑜𝑖, 𝑗𝑒 𝑛’𝑎𝑝𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒𝑛𝑠 𝑝𝑎𝑠 𝑎𝑢 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒. 𝑆𝑎𝑛𝑐𝑡𝑖𝑓𝑖𝑒-𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑣𝑒́𝑟𝑖𝑡𝑒́ : 𝑡𝑎 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑙𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑣𝑒́𝑟𝑖𝑡𝑒́. 𝐷𝑒 𝑚𝑒̂𝑚𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑡𝑢 𝑚’𝑎𝑠 𝑒𝑛𝑣𝑜𝑦𝑒́ 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒, 𝑚𝑜𝑖 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖, 𝑗𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑖 𝑒𝑛𝑣𝑜𝑦𝑒́𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒 » (Jn 17,15-18).
Lire la déclaration complète :https://lille.catholique.fr/app/uploads/2026/07/2026-07-15-Aide-a-mourir-vote-des-deputes-Mgr-Le-Boulch.pdf