30/05/2020
Reprise des célébrations : dimanche de Pentecôte
La messe sera à nouveau célébrée ce ce dimanche 31 mai à 10h30 à l'église Notre Dame du Rosaire sous un certain nombre de conditions :
- Nombre maximum de participants : 100 personnes
- distanciation d'1 m minimum
- port du masque obligatoire dès l’âge de 11 ans
- désinfection des mains à l'entrée
- respect de la signalétique et des consignes des personnes l'accueil.
Lorsque le nombre de 100 personnes sera atteint, nous serons dans l'obligation de refuser l'entrée dans l'église.
La prudence et la responsabilité doivent guider cette reprise.
La solidarité et la fraternité doivent se manifester entre nous encore plus.
Voici une petite méditation pour guider cette reprise à partir d'un texte d'un moine de l'Abbaye de Ligugé, le frère Cassingéna Trévedy :
"Assurément, beaucoup de fidèles seront heureux, très prochainement, de retourner à la messe. Mais là ne devra pas s'arrêter notre chemin. (...) Car enfin, sous la messe, l'Eucharistie ne s'est-elle pas fait ces temps-ci quelque peu oublier ? Tout le bruit que l'on a fait (...) ne nous empêche-t-il pas d'entendre l'Eucharistie ? Ne nous distrait-il pas sans cesse d'entrer dans le processus vertigineux qu'a inauguré pour nous, au soir de sa passion, le geste à la fois si simple et si innovant de Jésus ?" Oui il va nous falloir entendre vraiment l'intensité de ces paroles : "Ceci est mon corps livré pour vous. Faites ceci en mémoire de moi". "Faites ceci", donnez-vous aussi vos corps pour l'édification du Royaume, à la vraie puissance qui est celle de l'Amour. Ne venez pas cherchez une récompense ou un totem qui vous protégerait, mais venez, avec hésitation sûrement ("Seigneur je ne suis pas digne..."), accueillir le Christ comme un don pour un monde libéré de la volonté de puissance et de domination sur les autres, sur le Vivant, sur Dieu même que j'instrumentaliserais à mes propres fins.
L'eucharistie est une action qui consiste à recevoir le don de Dieu comme un don imprévisible, comme ce qui résiste à tout appétit de consommation, mais qui vient me transformer en profondeur, me convertir et peut-être me conduire là où je ne pensais pas aller, tel Saint Pierre après son reniement.
"Nos églises vont-elles s'ouvrir pour un questionnement et un approfondissement de nos énoncés traditionnels, pour une interprétation savoureuse de la Parole de Dieu loin de toute réduction moralisante, pour une ouverture efficace aux détresses sociales, pour une perméabilité réelle aux inquiétudes, aux doutes, aux débats des hommes et des femmes de ce temps, en un mot pour la révolution eucharistique?"
Père Marc FASSIER, curé de la paroisse des Lilas