24/06/2026
Culte du dimanche 21 juin 2026,
Le culte était animé à la louange par Joëlle et Yanna, accompagnées en musique par Jean-Paul au clavier et Christine au piano. L’interlude musical à la guitare par un jeune étudiant japonais. Merci à toutes et à tous pour ces moments de grâce.
Nous avions la grande joie d’accueillir en avant-première notre future nouvelle pasteure Anne-Sophie Hahn et sa famille. Elle nous a fait le cadeau de donner sa toute première prédication Sous Les Platanes sur le texte du jour du « fils Prodigue »
Luc (15, 1-3. 11-32) (...) Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. (...) Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. (...) “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” » »
Nous pouvons tous nous identifier à l’un des personnages. Mais qui sommes-nous dans cette histoire ?
Il y a le fils cadet, qui souhaite vivre sa vie sans rendre de compte, sans qu’on ne lui fasse la morale. On a tous un moment de besoin de liberté et de revendiquer ce à quoi on a droit. Il fini par assumer les conséquences de ses actes en acceptant un travail dégradant, puis il revient humblement dans la maison de son père. Il a confiance dans sa bonté.
Ce fils, c’est toutes ces personnes qui ont tout perdu, avec la guerre, les inondations, un drame… qui sont obligées de quitter leur pays, qui ont besoin de solidarité, qui souhaitent trouver une place dans la société.
Le père, c’est celui qui accueille les bras ouverts sans se poser de questions, sans conditions.
Et il y a le deuxième fils, nous sommes aussi celui-là. Celui qui ressent de la colère et de la jalousie. Celui qui a tout fait comme il faut et qui voit d’un mauvais œil le traitement de faveur accordé à l’autre qui, selon lui, ne l’a pas mérité. Ce fils incarne nos jalousies, notre besoin de reconnaissance, de sécurité, nos réticences au partage, notre peur du changement.
L’Evangile nous invite à luter contre notre réflexe de rejet, de repli sur soi, pour emprunter un autre chemin. La Parole de l’Evangile rappelle qu’il n’y a pas de conditions à la Bonté de Dieu. Dans l’Amour il n’est pas question de mérite. Il n’y a pas d’enfant abandonné par Dieu et rien ne peut nous rendre indigne de son Amour.
Nous sommes invités à la fête de la Vie, la fête de la réconciliation et de la solidarité. L’évangile est une parole engagée et qui nous engage. Qui conduit à la vie, la vie avec les autres et la vie avec Dieu. Il vaut la peine de s’engager sur ce chemin d’accueil, de partage, de réconciliation.
C’est cette voie que je veux suivre
et c’est cette voix que j’ai besoin d’entendre et que je veux élever au nom de ma foi.
Amen