20/03/2023
Chers frères et sœurs,
Pour faire suite à la prédication de ce dimanche où nous avons vu qu’en Christ nous sommes une « nouvelle créature » et qu’il y a du neuf (2Corinthiens 5.17), je vous propose quelques questions et un bref commentaire à partir de Romains 6.
Soyez bénis et en bénédiction,
Pasteur Marjorie
Quelques questions à partir de Romains 6
1) Verset 1 : dans ce chapitre, Paul répond à une question/objection qu’on lui fait sur son enseignement sur le salut par la grâce seule. Quelle est cette question ? Pourquoi certains ont-il eu un tel raisonnement (lisez éventuellement Romains 5.20-21) ?
2) Comment globalement Paul répond-il à cette question/objection dans ce chapitre ? Quel est son argument principal ?
3) Versets 2-11 : relevez les verbes au passé, les verbes au présent, et les verbes au futur. Qu’est ce que cela nous apprend ?
4) Versets 11-14 : qu’est ce que le fait d’être vivant en Christ implique dans le combat contre le péché ? Le péché a-t-il encore un pouvoir sur nous ou pouvons-nous en être victorieux ?
5) Versets 15-23 : Paul dit que désormais nous sommes esclaves de la justice : Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’est-ce que cela implique concrètement ?
Un bref commentaire
Dans ce chapitre 6, Paul répond à une objection qu’à vue humaine on peut comprendre, et que d’ailleurs certaines personnes l’ont déjà faite : si nous sommes sauvés par grâce et non par nos mérites, et si « là où le péché a abondé la grâce a foisonné », eh bien on peut se dire que l’on peut continuer à vivre comme avant, à pécher, car la grâce est là et nous pardonne. Paul répond très fermement que ceux qui pensent ainsi se trompent complètement et n’ont rien compris à l’œuvre du Christ en nous et à la conversion : « Jamais de la vie ! ». Paul explique ainsi longuement que quand nous mettons notre foi dans l’œuvre du Christ à la croix, notre vieil homme pécheur meurt réellement et que nous sommes réellement un homme nouveau, purifié, vivant pour Dieu et sa volonté. Autrement dit, un chrétien réellement converti ne peut plus continuer à pécher comme une habitude car désormais il appartient spirituellement à Christ qui a vaincu le péché. Sans Christ, l’homme est impuissant face au péché, mais en Christ, en restant attaché à lui, l’homme peut être victorieux du péché : le péché n’est plus son maître, c’est Dieu son maître. Le chrétien a changé de propriétaire : il n’est plus esclave du péché mais esclave de la justice. Bien sûr, cela ne se fait pas du jour au lendemain : le péché est une habitude dont il est parfois difficile de se séparer, et ce corps-ci appartient encore au vieux monde, mais désormais en Christ le chrétien peut lutter et être victorieux du péché. En fait, le chrétien est appelé à traduire concrètement en actes ce qu’il est déjà spirituellement. Il est donc important, dans notre combat contre le péché, de nous rappeler qui nous sommes déjà en Christ, et de ne pas croire que le péché est plus fort que nous mais que Christ est plus fort. Par ailleurs, certes, nous ne sommes plus sous le régime de la Loi de Moïse, c’est-à-dire tenu d’observer les commandements pour rester dans l’alliance : nous sommes sous le régime de l’amour de Dieu et de son pardon. Mais cet amour et ce pardon sont une motivation et une puissance bien plus grande que la Loi pour nous permettre d’avancer dans notre désir de plaire à Dieu. Nous cherchons à faire la volonté de Dieu non par crainte et par contrainte, mais par reconnaissance et par désir. Car Dieu nous a sauvé, déjà spirituellement, et il nous sauvera aussi corporellement à la résurrection et pour l’éternité.