Sanctuaire de la Divine Miséricorde

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Christ est Ressuscité, Alléluia !Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte F...
08/05/2026

Christ est Ressuscité, Alléluia !
Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte Faustine Kowalska (1905-1938), proposée par le Sanctuaire de la Divine Miséricorde de Gallardon pour ce vendredi 8 mai 2026 sur le passage PJ 1179 :
Voici ce qu’écrit sœur Faustine le 7 juillet 1937, à la demande et à l’intention de son père spirituel, le père Michel Sopoćko :
« Dans les moments de doute, c’est-à-dire lorsqu’elle est faible, l’âme doit demander à Jésus d’agir lui-même. Même si l’âme sait qu’elle doit coopérer avec la grâce de Dieu, il faut qu’à certains moments elle laisse Dieu agir seul. » (PJ 1179)
Méditation :
Sœur Faustine traverse une période de doutes, en particulier sur sa capacité à fonder une nouvelle congrégation que Jésus lui demande. Elle ne peut s’en ouvrir à personne dans l’immédiat, car Jésus la prive un temps de son directeur spirituel de Cracovie, le Père Joseph Andrasz. Une retraite mensuelle va l’aider à y voir plus clair : elle prend la résolution de refléter la miséricorde en actes de Jésus dans sa vie terrestre, « en bonté, écrit-elle, en prévenance, et en compréhension », et de suivre ce programme quel qu’en soit le prix à payer. C’est marcher au-devant de la Passion du Christ, et c’est accepter une nouvelle fois de s’abandonner, comme le Christ, à la volonté de Dieu sur elle.
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Comme pour beaucoup de saints, il s’agit pour sainte Faustine de se désapproprier, de se renoncer soi-même pour attendre tout de Dieu seul. Même si elle appartient à une Congrégation, c’est-à-dire même si elle a renoncé à tout matériellement, elle sait que pour atteindre la perfection qu’elle ambitionne, il faut qu’elle ait renoncé à sa volonté propre, pour se faire pauvre et laisser Jésus travailler en elle comme Il le désire. Elle en a fait plusieurs fois le vœu secret, mais il faut s’y tenir, et c’est difficile, car les tentations sont fortes, car le doute peut se renforcer, car l’orgueil et l’égocentrisme de la vie personnelle, communautaire et secrète, peuvent vouloir reprendre le dessus.
Il est beau de prendre de ces résolutions, mais si nous perdons nos points d’appui spirituels, si nos soutiens nous paraissent ne plus convenir à notre cœur, nous sommes brusquement renvoyés à nous-mêmes et même amenés à nous éloigner des choix de vie que Dieu nous avait pourtant indiqués et à nous laisser dominer par nos désirs et nos impressions fugitives.
Ces moments de doute ou de flou spirituel, le Seigneur les permet, et Il ne nous oblige en rien. Se renoncer soi-même, accepter de se faire pauvre est un acte volontaire que personne ne peut ni nous imposer ni nous enlever. Se faire pauvre, c’est attendre tout de Dieu, s’en remettre en tout à Dieu qui prend la main sur nos actes, sur nos tentatives de résistances et même sur nos efforts personnels. Il nous mène vers les postures appropriées : silence au risque de l’agacement ou du mépris ou de l’opposition des autres, refus absolu de nous imposer avec la moindre touche d’orgueil à celui qui s’oppose à nous, distanciation et attente pour que la tension s’apaise, afin de laisser à Dieu la place de faire son œuvre.
Laisser Dieu prendre la main en acceptant de nous tenir en retrait, ce n’est pas naturel et notre époque nous pousse exactement au contraire, aux réactions immédiates, aux envois de messages sans retenue en négligeant la réflexion préalable ; nous sur-réagissons, nous ne désirons pas que la colère retombe, nous préférons provoquer, même si c’est selon ce qu’on appelle notre bon droit. Les missiles répondent aux drones, les mines sont semées dans les champs et dans les mers pour que nos situations explosent à la moindre tension.
Comme chrétiens, soyons les instruments de la grâce de Dieu. Le Seigneur nous demande aimablement d’accepter de vivre sur le qui vive ? de ce renoncement à nous-mêmes chaque fois que matériellement Il a besoin de nous pour agir en ce monde, pour être ses instruments. Acceptons de nous tenir aux aguets et de nous attendre à détecter ces situations où un appel de Dieu nous est adressé, même dans un signal très faible, même dans un moment qui nous semble incongru ou dérangeant. Coopérons ainsi avec la grâce de Dieu. Mais dans les moments difficiles où nous nous sentons faibles, rappelons-nous qu’il nous faut plutôt devenir pauvres, petits, c’est-à-dire nous rapprocher du Seigneur dans la prière redoublée, la patience, la constance de la foi, en un mot : la confiance, et lui laisser de nouveau prendre la main sur nous. La confession et la participation à l’Eucharistie seront nos points d’appui. « Je ne cesse pas de lutter, dit sainte Faustine à son père spirituel un peu plus haut, et parfois je livre un combat acharné, pour suivre fidèlement mon chemin, c’est-à-dire celui que Jésus veut que je suive. Et mon chemin, c’est la fidélité à la volonté de Dieu, toujours et en tout, afin d’être un instrument docile dans la main de Dieu pour mener à bien l’œuvre de son insondable miséricorde. » (PJ 1173)
Sainte Faustine savait bien ce qu’est ce combat acharné contre soi-même, et que, pour les disciples du Christ, marcher au-devant de la Passion du Christ, cela passe par ce combat, et que la sainteté est à ce prix.
(par fr. Pierre Sokol, et Isabelle Kamaroudis
relecture par le Père Dominique Aubert et le Père Adam Galazka)
(Photo : Chapelle à Saint-Cheron de Chartres
Chemin de Croix : Jésus est dépouillé de ses vêtements
(Photographie : Isabelle Kamaroudis)

Christ est Ressuscité, Alléluia !Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte F...
30/04/2026

Christ est Ressuscité, Alléluia !
Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte Faustine Kowalska (1905-1938), proposée par le Sanctuaire de la Divine Miséricorde de Gallardon pour ce vendredi 1er mai 2026 sur le passage PJ 1777 :
Voici ce qu’écrit sœur Faustine le 2 juin 1938, à la demande et à l’intention de son père spirituel, le père Michel Sopoćko :

« + Enseignement sur la miséricorde.
« Sache, ma fille, que mon cœur est la miséricorde même. De cet océan de miséricorde, les grâces se déversent sur le monde entier. Aucune âme qui se soit approchée de moi n’est repartie sans avoir été consolée. Toute misère disparaît dans l’océan de ma miséricorde, et toute grâce, salvatrice et sanctifiante, jaillit de cette source. Ma fille, je désire que ton cœur soit la demeure de ma miséricorde. Je désire que cette miséricorde se répande sur le monde entier en passant par ton cœur. Quiconque s’approchera de toi ne doit pas repartir sans la confiance en ma miséricorde que je désire tant pour les âmes. Prie pour les agonisants autant que tu le pourras. Obtiens-leur la confiance en ma miséricorde, car ce sont eux qui en ont le plus besoin et qui en ont le moins. Sache qu’au dernier moment, la grâce du salut éternel pour certaines âmes dépend de ta prière. Tu connais tout l’abîme de ma miséricorde. Aussi, puise dans cette miséricorde, pour toi et surtout pour les pauvres pécheurs. Il serait plus facile à la terre et au ciel de retourner au néant qu’à une âme confiante de ne pas être enveloppée de ma miséricorde. »
Méditation :
Sœur Faustine fait un séjour de plusieurs semaines à l’hôpital sanatorium de Pradnik et elle vit une retraite spirituelle de trois jours, seule, dirigée par Jésus lui-même qui lui donne à méditer principalement sa Passion par l’Evangile selon saint Jean. Le lendemain, elle fait le renouvellement de ses vœux, seule, en secret, pendant la messe de la chapelle de l’hôpital. Cette solitude est émouvante pour nous qui lisons ces lignes car elle mourra quatre mois plus t**d.
Sœur Faustine note au début de ce passage qu’elle considère que Jésus lui donne, en ce dernier jour de la retraite, un « enseignement sur la miséricorde ». Ce qui est le plus important, c’est que Jésus ne donne pas ici une définition de ce qu’est la Miséricorde divine mais qu’il insiste sur l’expérience de la miséricorde, sur le rôle de sœur Faustine comme instrument de la miséricorde. En devenant lecteurs du Petit Journal, nous nous identifions bien sûr à elle.
Il faut comprendre ici que nous sommes avant tout des instruments de Jésus pour diffuser sa miséricorde dans le monde : Jésus s’empare de nous pour que nous devenions à notre tour fontaines jaillissantes des grâces de Dieu pour le monde. Il ne demande d’abord que notre accueil bienveillant envers ceux qui s’approchent de nous, et c’est ainsi que nous commençons à témoigner la miséricorde. La misère peut disparaître, dit Jésus, à notre simple contact, et la confiance paraître. Et, parce que nous reflétons Jésus Christ, celui qui est déjà engagé dans une démarche de conversion trouvera en nous de quoi se conforter dans sa démarche.
Ce propos de Jésus peut nous décontenancer, parce que nous manquons de confiance. D’ailleurs, sœur Faustine fait remarquer un peu plus haut à Jésus qu’elle ne se considère pas digne d’avoir l’honneur d’être regardée comme son reflet : « Jésus, je n’ai pas toujours su mettre à profit ces dons inestimables, car je ne prêtais pas attention au don lui-même, mais j’attachais trop d’importance à l’instrument dans lequel tu me présentais tes dons. » (P 1759). Il faut donc entrer dans une démarche de très profonde humilité pour vraiment accepter d’être l’instrument que Jésus utilise pour répandre ses dons. Méditons pour cela les différentes attitudes de Jésus dans l’Evangile dans chacune de ses rencontres avec ceux qui l’approchent et qui demandent ses grâces, ou même qui reçoivent ses grâces sans les demander. Voyons comment hommes et femmes sortent de leur rencontre avec Jésus bouleversés dans leur vie personnelle et restaurés dans leur dignité. Puis réfugions-nous dans la prière, pour prendre nous aussi des forces et confier nos rencontres à Jésus intérieur qui a attiré nos prochains à Lui par nous.
Qu’il en soit de même pour les agonisants. Jésus évoque particulièrement ici les visites que rend sœur Faustine, elle-même malade, dans les chambres voisines de cet hôpital-sanatorium, pour assister des grands malades et des mourants. Accomplissons, nous aussi, au temps voulu, cette œuvre de miséricorde, même si elle nous paraît difficile, soit en acte, soit par la parole, soit par la prière, selon le degré et les moyens que le Seigneur nous offrira. Il y aura des rencontres très inattendues dans ce dernier contact avec ces prochains éloignés ou au contraire très proches. Jésus nous a confié le chapelet de la miséricorde grâce à sainte Faustine. Il s’agit d’aller au-devant d’un grand malade ou d’un mourant, d’entrer dans la chambre en priant Jésus de passer en premier, de présenter intérieurement le malade à Jésus et de réciter, même en secret, le chapelet par lequel nous offrons de façon si émouvante au Père éternel le sacrifice même de son Fils unique dans sa douloureuse Passion. Par là nous prions pour la conversion des âmes jusqu’au dernier moment. Porter le prochain pour le présenter à Dieu et pour lui rappeler Dieu avec les mots que Dieu nous inspire pour lui, pour qu’il amorce une conversion dans son cœur comme le Bon Larron, cela suffit à Jésus pour le combler de grâces même de façon accélérée. C’est une de ses promesses.
Faisons-nous un devoir de prier pour le monde entier, c’est-à-dire pour les vivants du monde entier et pour les morts. Jésus console, sauve et sanctifie sans nous, mais il console, sauve et sanctifie aussi grâce à nous et tel est son désir, et accepter d’être son instrument nous sauve nous aussi, nous sanctifie, et nous console. Demandons l’intercession de sainte Faustine dans toutes ces rencontres où Jésus nous sollicite comme instrument de sa miséricorde.
(par fr. Pierre Sokol, et Isabelle Kamaroudis
relecture par le Père Dominique Aubert et le Père Adam Galazka)
(Photo : Chapelle à Saint-Cheron de Chartres
Chemin de Croix : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix

(Photographie : Isabelle Kamaroudis)

Christ est Ressuscité, Alléluia !Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte F...
24/04/2026

Christ est Ressuscité, Alléluia !
Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte Faustine Kowalska (1905-1938), proposée par le Sanctuaire de la Divine Miséricorde de Gallardon pour ce vendredi 24 avril 2026 sur le passage PJ 952 :
Voici ce qu’écrit sœur Faustine en février 1937, à la demande et à l’intention de son père spirituel, le père Michel Sopoćko :
« Mon Jésus, tu vois que ta sainte volonté est tout pour moi. Ce que tu feras de moi m’est indifférent. Tu me demandes de me mettre à l’œuvre, je m’y attelle en toute quiétude bien que je sache que j’en suis incapable. Par la bouche de ceux qui tiennent ta place, tu me demandes d’attendre et j’attends patiemment. Tu remplis mon âme de zèle et tu ne me donnes pas la possibilité d’agir. Tu m’attires à toi dans les cieux et tu me laisses sur la terre. Tu verses dans mon âme la nostalgie de toi et tu te caches à moi. Je meurs du désir de m’unir à toi pour l’éternité et tu ne permets pas à la mort de m’approcher. Ô volonté divine, tu es la nourriture et le délice de mon âme. Lorsque je me soumets à la sainte volonté de mon Dieu, la profondeur de la paix inonde mon âme. (…) » (PJ 952-extrait)
Méditation :
Sœur Faustine fait un séjour de plusieurs semaines à l’hôpital, et ce passage fait immédiatement suite aux litanies de la Miséricorde qu’elle a composées pour susciter la confiance, comme elle l’écrit en introduction à ces litanies : « Que l’âme qui doute lise ces considérations sur la miséricorde et qu’elle devienne confiante. ».
Elle veut sans doute se rappeler elle-même à l’ordre, car on sent dans quelques lignes de ce passage une certaine amertume. C’est une amertume mêlée à un appel intérieur à la confiance, malgré tout. C’est dans la nature même de la confiance d’être malgré tout. A première vue, en effet, c’est à n’y rien comprendre : Dieu nous comble de grâces et pourtant nous avons l’impression que nous ne pouvons rien en faire, comme si nous manquions de moyens pour pouvoir obéir aux injonctions d’agir qui nous sont faites, comme si nous étions forcément bien trop faibles. Nous souffrons d’être très éloignés du but ou paralysés par l’incompréhension de situations qui se répètent, nous sommes sans cesse sur la brèche entre la volonté de bien faire, de bien prier, de bien agir, de bien prendre la parole, de bien conseiller, de faire des projets acceptables, de trouver des moyens, et ce sentiment d’incompréhension des desseins de Dieu, voire, parfois, de l’impression de l’abandon de Dieu. Les circonstances limitent nos élans, les délais s’allongent, les travaux n’avancent pas, ne commencent même pas. Bref, nous sommes tentés de baisser les bras, d’entrer dans le jeu du temps, de remettre à plus t**d. Et le doute qui pointe son nez et s’installe…. Est-ce vraiment la volonté de Dieu, pourquoi me suis-je laissé entraîner dans ce projet, et si nous abandonnions…. La confiance est une posture bien difficile, particulièrement quand nous avons l’impression d’être mis à l’épreuve, et que nous sommes dans une sorte d’impasse.
C’est que nous comptons bien trop sur nous-mêmes. Même dans des projets paroissiaux, associatifs chrétiens, où nous pourrions ne pas douter car nous y travaillons à plusieurs, nous ne laissons pas assez de place à la prière pour nous en remettre collectivement et personnellement au Seigneur. Nous oublions facilement, dans nos élans, qu’avant de faire, il faut dire avec sainte Faustine : « Ô volonté divine, tu es la nourriture et le délice de mon âme. » De sorte que nos œuvres ne soient pas des œuvres de ce monde mais viennent seulement du Seigneur.
Le Seigneur nous choisit toujours sur un paradoxe, sur un malentendu : nous sommes en effet toujours trop faibles, même si Dieu nous a donné des talents qu’il entend bien que nous exploitions pour l’œuvre qu’il veut faire advenir pour son Royaume. Nous sommes trop faibles, et c’est précisément pour cela que son œuvre à Lui peut advenir, et non pas celle que nous voudrions, nous.
Et puis le temps du Seigneur n’est pas de notre ressort, celui de l’attente que nous devons subir de façon incompréhensible comme celui de la précipitation des choses quand il faudrait que tout soit terminé pour avant-hier. Nous avons l’impression que le Seigneur joue avec nos nerfs, alors que cela devrait nous remettre dans la méditation de la confiance, car - et nous devrions bien l’avoir compris - le temps et ses délais ne nous appartiennent pas.
Ce passage est adressé par sœur Faustine à Jésus, comme une prière d’abandon, mais il est aussi destiné à son Père spirituel qui lira ces lignes : la maladie de la sœur, des mois à l’hôpital où tout semble en suspens, et les projets qu’ils ont ensemble pour la diffusion de la dévotion à la Divine Miséricorde, tout cela est entre les mains du Seigneur et elle invite ainsi une nouvelle fois son directeur à ce qu’ils s’en remettent tous les deux uniquement à la Providence, qui fait d’eux de simples instruments de la Miséricorde. « Ce que tu feras de moi m’est indifférent… La profondeur de la paix inonde mon âme » C’est de cette manière que délicatement, elle engage son Père spirituel à tout donner et se donner soi-même.
(par fr. Pierre Sokol, et Isabelle Kamaroudis
relecture par le Père Dominique Aubert et le Père Adam Galazka)
(Photo : Merveilleuse abside étoilée et grand Crucifix en suspens sous la Colombe -Eglise saint Joseph le Bienveillant de Voisins-le-Bretonneux (78)

(Photographie : Isabelle Kamaroudis)

Christ est Ressuscité, Alléluia !Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte F...
17/04/2026

Christ est Ressuscité, Alléluia !
Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte Faustine Kowalska (1905-1938), proposée par le Sanctuaire de la Divine Miséricorde de Gallardon pour ce vendredi 17 avril 2026 sur le passage PJ 1104:
Voici ce qu’écrit sœur Faustine en avril 1937, à l’intention de son père spirituel, le père Michel Sopoćko, pendant une retraite spirituelle de trois jours avant le renouvellement de ses vœux :
« Aujourd’hui, il y a eu un très bel enseignement sur la miséricorde et la bonté de Dieu. Pendant cette conférence, mon âme a éprouvé l’ardeur de l’amour de Dieu et j’ai compris que la parole de Dieu est vivante. » (PJ 1104)
Méditation :
Dans les passages qui précèdent, sœur Faustine décrit comment elle a le pressentiment des grandes grâces, c’est-à-dire des moments où Dieu se manifeste d’une manière ou d’une autre à elle, des moments où elle va vivre entièrement dans sa lumière, et c’est comme l’impression du silence avant les grandes déflagrations. C’est pour elle comme un silence où l’âme est tendue dans le désir le plus ardent de communion avec Dieu. Elle est à l’écoute extrême de ce qui vient, dans l’attente.
Et Jésus, Parole de Dieu, se manifeste ici à elle au moyen de la parole d’un prédicateur. Ce que contient exactement ce discours a disparu, sœur Faustine qui l’a écouté n’en garde que le sujet : le Seigneur, par son instrument qu’est le prédicateur, parle de la Miséricorde, et sœur Faustine attendait ce signe : rien n’est plus important pour elle et désormais elle en est sûre, Jésus lui donnera les moyens de proclamer à la face du monde et du fond de son couvent que Dieu est Miséricorde, que la Miséricorde est le plus grand attribut de Dieu et que tout se rapporte à cela.
Pour que Jésus puisse nous parler, nous envelopper, nous nourrir de sa Parole, nous devons nous mettre à sa disposition. Les textes de la liturgie, les textes de nos lectures bibliques quotidiennes, sont difficiles. Pour certains, même si nous les connaissons, ils sont énigmatiques. Mais si nous demandons au Seigneur la grâce de nous mettre à sa disposition pour qu’il puisse pénétrer en nous par tous les pores de notre âme, il nous l’accordera.
Préparons la terre pour qu’elle puisse recevoir la semence de la Parole. Une terre meuble, bien arrosée, bien grasse, nourrie d’Eucharistie fréquente et du sacrement du Pardon, et qui se débarrasse des plus petites pierres de l’orgueil. Une terre où la Parole pourra prendre le temps qu’il faut pour donner un germe, puis une plante toute particulière, unique, alimentée par les sucs et les nutriments que nous portons, chacun en particulier, et qui ne se trouvent nulle part ailleurs sur la terre des hommes. C’est le Seigneur qui se prépare en nous cette terre depuis notre baptême : « Ecoute, Israël ! », nous dit-il, et « Epphata ! », ouvre-toi ! Ouvre-toi à ma vie, à ma parole, écoute et tu vivras, selon ma bonté et selon ma grande miséricorde. Je jette les semences vivantes à toute volée dans les homélies des prêtres le Dimanche. Elles s’adressent personnellement à toi exactement selon ce que tu peux en recevoir. Ferme les yeux et entre en toi-même pour ne pas être distrait du tout pendant ces quelques minutes et, sans même essayer d’analyser ni de comprendre, laisse pénétrer en toi la parole qui se pose sur ton cœur comme une huile d’onction.
L’intervenant disparaît, le prêtre, le prédicateur n’est pas là pour qu’on le considère lui. Ne le regardons pas, regardons Jésus. Fermons les yeux pour les ouvrir sur le Christ, car celui qui parle est l’instrument de sa Miséricorde, et la parole de Dieu est d’autant plus vivante que celui qui se place entre Jésus et l’assemblée disparaît tout en prêtant sa voix et ses mots. Il ne sait pas ce que deviendra ce qu’il dit, il sème les mots que le Seigneur lui a inspirés et il les laisse agir. Celui qui reçoit cette parole dans le silence de l’âme en attente fera alors germer pour lui et pour ses frères le salut de Dieu.
(par fr. Pierre Sokol, et Isabelle Kamaroudis
relecture par le Père Dominique Aubert et le Père Adam Galazka)
(Photo : L’Image de Jésus Miséricordieux au Sacré-Cœur de Montmartre, face aux confessionnaux.
(Photographie : Isabelle Kamaroudis)

Quelques photos de ce beau Dimanche 12 avril 2026 de la Fête de la Miséricorde au Sanctuaire de Gallardon. 350-400 fidèl...
14/04/2026

Quelques photos de ce beau Dimanche 12 avril 2026 de la Fête de la Miséricorde au Sanctuaire de Gallardon. 350-400 fidèles ont assisté à la messe présidée par le Père Martin Grzyb, recteur de la Basilique du Sacré-Cœur de Lutterbach, en Alsace, puis à l’après-midi méditatif sur la Miséricorde : enseignement du Père Martin et animation musicale de sa composition sur des poèmes de sainte Faustine, Heure de la Miséricorde en Chemin de Croix composé par le Père Adam Galazka et dit par Jessie et Yann, et témoignage de Françoise, du Faustinum, sur un fond musical interprété par son époux Noël sur la renaissance du couple dans le pardon.

Samedi de la Fête de la Miséricorde 11 avril 2026 au Sanctuaire de Gallardon sur le thème : «  Dans sa grande Miséricord...
11/04/2026

Samedi de la Fête de la Miséricorde 11 avril 2026 au Sanctuaire de Gallardon sur le thème :

« Dans sa grande Miséricorde, il nous a fait renaître » (1P 1,3)

Présence de volontaires et membres de l’Association Faustinum -annexe de Gallardon -, de pèlerins individuels de Clermont-Ferrand, du Territoire de Belfort, de Louviers, de Laval, de Paris, de Chartres, et d’un groupe de 70 pèlerins paroissiens marcheurs de la Celle-saint-Cloud.

Enseignements du Père Pierre Dibi, Pallottin, vicaire de notre Paroisse à Epernon, de Pierre Sokol et Isabelle Kamaroudis, membres de l’Association internationale Faustinum, interventions du Père Adam Galazka, Pallottin, curé de la Paroisse de la Sainte Famille, et du Chanoine Dominique Aubert.


Témoignage de Marianne, de Laval, en particulier sur la puissance du chapelet de la miséricorde au chevet des agonisants

Moments de partage convivial au déjeuner.

Confessions et Adoration.

10/04/2026
Christ est Ressuscité, Alléluia !Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte F...
10/04/2026

Christ est Ressuscité, Alléluia !
Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte Faustine Kowalska, proposée par le Sanctuaire de la Divine Miséricorde de Gallardon pour ce vendredi 10 avril 2026 sur le passage PJ 1448:
Voici ce qu’écrit sœur Faustine dans les derniers jours de décembre de 1937, à l’intention de son père spirituel, le père Michel Sopoćko :
« (Le Seigneur m’a dit :) « Ecris, parle de ma miséricorde. Dis aux âmes que c’est au tribunal de ma miséricorde qu’elles doivent chercher consolation. Là, les plus grands miracles ont lieu, sans cesse renouvelés. Pour obtenir un miracle, il n’est nul besoin de faire un lointain pèlerinage ou d’accomplir des rites ; il suffit de s’agenouiller avec foi aux pieds de celui qui tient ma place et de lui dire sa misère. C’est alors que le miracle de la miséricorde divine se manifestera dans toute sa plénitude. Même si l’âme est comme un cadavre en décomposition ; même si, humainement parlant, il semble qu’aucun retour à la vie n’est possible et que tout est perdu, il n’en est pas ainsi pour Dieu. Le miracle de la miséricorde divine redonne vie à l’âme dans toute sa plénitude. Ah ! Malheureux, ceux qui ne profitent pas de ce miracle de la miséricorde divine : c’est en vain qu’ils l’invoqueront, il sera trop t**d. » (PJ 1448)
Méditation :
Nous est-il difficile de nous agenouiller avec confiance devant le père confesseur qui tient la place du Seigneur pour demander avec sincérité le pardon de Dieu ? C’est que notre âme est paralysée et qu’elle ne peut plus concevoir que le Divin Médecin existe et qu’Il attend que nous lui demandions une consultation.
Rappelons-nous cet épisode étonnant raconté par saint Luc : « Arrivent des gens portant sur une civière un homme qui était paralysé. Ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus. (…) Ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus .» Le disciple de la Miséricorde Divine est parfois porteur de civière, porteur d’âmes et de corps paralysés. Il se montre non seulement en exemple en se rendant régulièrement et fréquemment au confessionnal, mais il en indique le chemin, simplement et avec fermeté. Il porte dans la prière les frères et sœurs qui s’opposent depuis longtemps à la confession et sont rétifs, ceux qui hésitent depuis des années et qui pensent même qu’ils ne seront jamais prêts, et ceux qui croient aussi qu’il est bien trop t**d, ou que ce n’est pas si grave, ni bien nécessaire, finalement. Oui, le disciple de la miséricorde a pour tâche de remettre les pendules à l’heure. A l’heure de la miséricorde où toute conversion est possible, cadeau extraordinaire de Dieu ; à l’heure où le Seigneur accepte dans sa bonté infinie de se laisser émouvoir par nos larmes de repentir et notre résolution de nous écarter de tout péché en implorant son aide. A l’heure d’avant qu’il soit trop t**d.
Mais Jésus s’adresse aussi aux prêtres, puisque ce sont les pères spirituels de sœur Faustine qui sont les premiers destinataires de ce Petit Journal : que les prêtres encouragent donc sans cesse les âmes qui leur sont confiées à se présenter, qu’ils ne cessent pas de leur rappeler le chemin du paradis qu’est la confession ; qu’ils ne se découragent pas pour les heures passées sur le banc du confessionnal à attendre les âmes, car ces heures sont témoignage ; ni pour le froid enduré, qui est témoignage. Leur prière ardente, visible aux passants derrière la grille ou la vitre, est aussi témoignage de la miséricorde de Dieu, patiente et tellement débordante d’amour. Oui, le prêtre est sommé par Jésus de tout faire, absolument tout, pour que les âmes décomposées, égarées, qui se sont laissé tomber au bord du chemin, soient secourues, recueillies, pansées et choyées : « C’est au tribunal de ma miséricorde, dit Jésus à sœur Faustine et aux prêtres, qu’elles doivent chercher consolation. » Une consolation qui n’est pas celle des hommes, qui est chaleur durable et transfigurante. Tout cela dépasse, bien sûr, et de tout côté, la volonté humaine, tout cela est l’œuvre de Dieu, et il suffit d’accepter de se remettre entre les mains de Jésus, d’avoir confiance en Lui, en sa puissance de régénération pour que le miracle s’opère.
Jésus regarde arriver le paralytique porté et secoué sur son brancard : ils s’attendaient l’un l’autre ; Jésus regarde les efforts invraisemblables des porteurs, poussés par leur foi imperturbable, qui tentent de déjouer tous les obstacles pour émouvoir le cœur tendre de Dieu, pour faire arriver jusqu’aux pieds du Seigneur celui qui se sent incapable de faire le moindre mouvement mais dont l’âme est ardente. Au milieu de la foule qui a rempli la maison, Jésus est aussi déjà dans le cœur de chacun, il donne de trouver la force et les moyens de tout faire pour que l’ami inerte soit guéri et pour que, par lui, tous les gens de cette foule puissent l’être aussi, s’ils le demandent.
Que sont devenus les porteurs qui n’ont pas eu à se charger du lit après le départ joyeux de leur ami guéri dans son corps et dans son âme ? Le prêtre sort du confessionnal, il dépose l’étole violette en demandant au Seigneur de le décharger de tout ce qu’ont apporté à ses pieds les pénitents qui sont venus jusqu’à Lui, Jésus, et qui ont été consolés et relevés ; il s’agenouille devant l’Autel, il y reste un long instant, avant d’entrer dans le silence de la sacristie pour se préparer au Sacrifice de la Messe.
(par fr. Pierre Sokol, et Isabelle Kamaroudis
relecture par le Père Dominique Aubert et le Père Adam Galazka)
(Photo : Vigile Pascale 2026
Au Sanctuaire de la Miséricorde de Gallardon- Eglise st Pierre et st Paul

(Photographie : Isabelle Kamaroudis)

Ce samedi 28 mars 2026, pèlerinage du Groupe de prière "Cœur uni à Marie et à JESUS", d’Orphin et Maurepas.Enseignement ...
28/03/2026

Ce samedi 28 mars 2026, pèlerinage du

Groupe de prière "Cœur uni à Marie et à JESUS", d’Orphin et Maurepas.
Enseignement par le Père Dominique Aubert,
Réception du groupe par Martine Jégo

Méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte Faustine Kowalska, proposée par le Sanctuai...
26/03/2026

Méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte Faustine Kowalska, proposée par le Sanctuaire de la Divine Miséricorde de Gallardon pour ce vendredi 27 mars 2026 sur le passage PJ 623:
Voici ce qu’écrit sœur Faustine en mars 1936, à l’intention de son père spirituel, le père Michel Sopoćko :
« Le père Andrasz m’a dit qu’il serait bon qu’il y ait dans l’Eglise de Dieu un groupe d’âmes qui implore la miséricorde de Dieu, parce que nous avons tous vraiment besoin de sa miséricorde. A ces mots, une lumière étrange est entrée dans mon âme. Ah ! que le Seigneur est bon ! » (PJ 623)
Méditation :
L’appel de Jésus à fonder une nouvelle congrégation doit être compris à travers les épreuves que traverse sœur Faustine en 1936. Epreuves physiques de la maladie, mais surtout épreuve de la nuit spirituelle. Car il faut avoir fait l’expérience de la miséricorde pour pouvoir l’implorer pour le monde . L’un ne va pas sans l’autre. Il y a bien sûr plusieurs degrés d’expérience de la miséricorde et Jésus nous accorde, si nous le lui demandons, de les vivre les uns après les autres. Il nous montre avant tout comment aller du pardon à la confiance ; il nous aide aussi à vivre différentes expériences où notre confiance en Dieu est mise à l’épreuve, où elle n’est plus un simple mot sans chair mais où nous sommes vraiment secoués dans notre vie. Jésus nous aide surtout à accepter de modeler notre vie sur la sienne, de la Crèche jusqu’à la Croix, pour que nous comprenions de l’intérieur tout ce qu’il nous appelle à faire connaître au monde : on ne peut proclamer la Crèche et la Croix sans avoir fait l’expérience de l’humilité et de la soumission à la volonté du Père. Accepter d’être un instrument de la Miséricorde, c’est avant tout accepter que les rayons de la miséricorde nous transpercent pour se répandre sur le monde .

Les « groupes d’âmes » qui implorent la miséricorde du Seigneur ont été fondés rapidement après la mort de sœur Faustine, et les tout premiers dans les pires conditions qui soient : les premiers vœux de consécration ont été prononcés en pleine nuit, au cœur de la guerre, dans des ruines d’une église ; puis d’autres groupes sont nés pendant l’époque de l’occupation soviétique, puis pendant les années du communisme dans plusieurs pays d’Europe de l’Est. L’Eglise leur a aussi interdit pendant 20 ans de diffuser le message pour lequel ils existaient, et prêtres et religieuses ont été admonestés. Cependant les fidèles vénéraient de plus en plus le Tableau aux rayons de lumière et continuaient de déposer devant lui leurs intentions et de très nombreux ex-voto qui témoignaient que les âmes confiantes résistent à l’épreuve et aux vexations, par la grâce de Jésus Sauveur. Les fidèles prenaient ainsi publiquement et secrètement le relais des congrégations et des prêtres soumis à la nuit politique.

Implorer la miséricorde de Dieu, c’est la vivre dans la nuit, c’est la vivre en se laissant transpercer, en se soumettant à la volonté de Dieu sur nous. Tout peut nous paraître obscur lorsque nous vivons des épreuves, nous sommes perdus. Mais nous devons nous rappeler ceci : le Seigneur utilise notre don de nous-mêmes pour toucher d’autres âmes. Il attend que nous acceptions totalement sa volonté sur nous pour pouvoir se frayer un chemin dans d’autres que nous. Si nous essayons de nous remémorer nos débuts dans l’expérience de la miséricorde, nous nous apercevons que c’est ainsi qu’il nous a conquis, c’est dans l’épreuve et dans la nuit qu’il est arrivé à nous pour nous transpercer de ses rayons. Les portes du Cénacle où se tenaient les disciples étaient verrouillées par la terreur de subir le même châtiment que Jésus, lorsque Jésus vint et il se tint au milieu : ‘La paix soit avec vous. De même que j’ai été envoyé je vous envoie. A qui vous remettrez les péchés ils seront remis ’.

Jésus nous demande d’implorer la miséricorde de Dieu : notre prière pour que la pitié et le pardon de Dieu descendent sur notre temps est une prière dans les larmes, une prière ardente où le don de soi fait tout, où nous prions parce que nous mourons à nous-mêmes, pour le salut du monde, à la manière dont Jésus nous l’a montré le premier. Aimons donc jusqu’au bout, dans la plus grande humilité, dans l’espérance de toucher le cœur du Père céleste au nom de la Passion de son Fils, en qui nous sommes devenus ses enfants bien-aimés.
(par fr. Pierre Sokol, et Isabelle Kamaroudis
relecture par le Père Dominique Aubert et le Père Adam Galazka)
(Photo : Icône du Christ Photodotis, « Qui donne la Lumière »
Monastère de femmes de l’Annonciation à Patmos

(Photographie : Isabelle Kamaroudis)

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