Sanctuaire de la Divine Miséricorde

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Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte Faustine Kowalska (1905-1938), pro...
04/06/2026

Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte Faustine Kowalska (1905-1938), proposée par le Sanctuaire de la Divine Miséricorde de Gallardon pour ce vendredi 5 juin 2026 sur le passage PJ 1065 :
Voici ce qu’écrit sœur Faustine dans son Petit Journal, le 26 mars 1937, à la demande et à l’intention de son père spirituel, le père Michel Sopoćko. C’est le soir du Vendredi Saint, elle est seule, à l’hôpital.
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« + Mon Jésus, soutiens-moi lorsque viendront les jours sombres et difficiles, les jours d’adversité, les jours d’épreuves, lorsque la souffrance et la lassitude commenceront à accabler mon corps et mon âme. Soutiens-moi, Jésus, donne-moi la force de supporter mes souffrances. Mets une garde à ma bouche, afin qu’il n’en sorte aucune plainte contre les créatures. Tout mon espoir, c’est ton cœur miséricordieux. Je n’ai rien pour me défendre, si ce n’est ta miséricorde ; c’est en elle qu’est toute ma confiance. » (PJ 1065)

Méditation :
Le passage clôt quatre mois de 1937 passés, loin de la communauté des Sœurs, au sanatorium de Prądnik, et il clôt surtout des jours particulièrement éprouvants du Lundi Saint jusqu’au soir du Vendredi Saint.
Il s’agit ici du combat spirituel : l’âme et le corps du disciple du Christ, tout son être dans l’épreuve ou en vue de l’épreuve, est sans cesse à se poser la question de la confiance, à hésiter et à s’excuser sur la confiance. Jésus sait bien que c’est un combat et que nous sommes toujours à ne pas tout abandonner. D’où l’inscription qu’il exige sur le Tableau : « Jésus, j’ai confiance en toi ».
Le combat commence dans la prévision des choses lorsque, dit sœur Faustine, « viendront les jours sombres et difficiles, les jours d’adversité, les jours d’épreuves, quand la souffrance et la fatigue commenceront à accabler mon corps et mon âme » De telles pensées nous paraissent légitimes : échafauder des craintes sur l’avenir, n’est-ce pas normal pour préparer son cœur à la lutte, pour se caparaçonner ? L’aide du Seigneur sera notre bouclier, et combien de psaumes ne disent-ils pas la même chose ? Il est bon, oui, bien sûr, de dire déjà cela dans la prière, car beaucoup ne pensent même pas à se tourner vers Dieu. Mais ouvrons aussi un peu plus les yeux de la foi : même ainsi, est-ce que ce ne sont pas nos sentiments qui nous dirigent ? qui s’emparent de notre pensée, de notre ton cœur ? Oui, le combat est âpre contre nos propres pensées, qui ne sont pas celles de Dieu. Et lorsque sœur Faustine écrit « Je n’ai rien pour me défendre, si ce n’est ta Miséricorde », c’est une façon de demander pardon au Seigneur pour ses craintes et son manque de confiance d’avoir, même un court instant, envisagé des événements de sa vie qui concernent sa personne, sa santé très dégradée mais aussi son implication dans la diffusion de la dévotion à la divine Miséricorde dont Jésus l’a chargée.
Or, le Seigneur nous a laissé un modèle : les Evangiles nous montrent les deux manières qu’Il a d’envisager sa souffrance à venir : une manière intellectuelle, sans affect et comme dans le détachement, lorsqu’il en fait la prédiction à ses disciples : « Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera.» , puis, au seuil de la Passion, en s’abandonnant à la volonté du Père quand l’angoisse frappe à son cœur à Gethsémani : « Non pas cependant comme je veux, mais comme tu veux. » Ainsi, lorsque nous-mêmes, nous prions comme sœur Faustine : « Soutiens-moi, Jésus, donne-moi la force de supporter mes souffrances », Jésus, bien sûr, nous prend sur son cœur, mais il nous suggère aussi autre chose : d’offrir nos épreuves, en nous unissant à sa Passion, et cela pour donner un sens à notre épreuves : pour sauver les âmes. « Ma fille, lui a-t-il dit le Lundi Saint pour qu’elle puisse vivre pleinement cette Semaine Sainte à l’hôpital, aide-moi à sauver les âmes, Joins tes souffrances à ma Passion et offre-les au Père Céleste pour le salut des pécheurs. » (1032) Puis le soir du Jeudi Saint : « Je vais te donner une petite part de ma Passion, n’aie pas peur, ne cherche pas de soulagement, mais accepte tout en t’abandonnant à ma volonté » (1053)
Tout cela peut nous paraître très radical et hors de notre portée, mais, si nous sommes très éloignés de ces pratiques spirituelles, il faut essayer de nous y accoutumer, petit à petit, dans les plus petits événements de notre vie, et surtout si nous pensons qu’il est dans notre caractère d’être toujours angoissés dans la prévision des choses… Le Seigneur travaille aussi sur le caractère si nous le laissons essayer. Employons la méthode de sainte Faustine pour éviter le combat : « Quand je vois que le poids de l’épreuve dépasse mes forces, je ne réfléchis pas, je n’analyse pas, je n’approfondis pas, je cours me réfugier dans le cœur de Jésus et je ne lui dis qu’un mot : ‘Tu peux tout’, et je me tais parce que je sais que Jésus interviendra lui-même dans cette affaire. » (PJ 1033)
fr. Pierre Sokol et Isabelle Kamaroudis
relecture par le Père Dominique Aubert
et le Père Adam Galazka
Photo : Gethsémani (mosaïque)
Sanctuaire de saint Jean Paul II
Lagiewniki- Cracovie

(photographie : Pierre Sokol)

"Adorons notre Dieu, Alléluia ! Adorons le Père, le Fils et l'Esprit Saint, Alléluia !"Voici la méditation originale sur...
29/05/2026

"Adorons notre Dieu, Alléluia ! Adorons le Père, le Fils et l'Esprit Saint, Alléluia !"
Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte Faustine Kowalska (1905-1938), proposée par le Sanctuaire de la Divine Miséricorde de Gallardon pour ce vendredi 29 mai 2026 sur le passage PJ 255 :
Voici ce qu’écrit sœur Faustine dans son Petit Journal, pour le mois de mai 1933, à la demande et à l’intention de son père spirituel, le père Michel Sopoćko.
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« + Je me cacherai aux yeux de mon entourage chaque fois que je ferai le bien, afin que Dieu seul soit ma récompense, comme une petite violette cachée dans l’herbe qui ne blesse pas le pied de celui qui la piétine, mais exhale son parfum et, s’oubliant elle-même, s’efforce de faire plaisir à la personne qui l’a écrasée… Cela est certes très difficile pour ma nature humaine, mais la grâce de Dieu me vient en aide. » (PJ 255)
Méditation :
Le jour de ses vœux perpétuels en avril 1933, sœur Faustine formule trois demandes à Jésus : l’une qui concerne le triomphe de l’Eglise et une lumière particulière pour tous les prêtres qui la confesseront dans sa vie, l’autre pour sa Congrégation, et la troisième pour les agonisants et la délivrance des âmes du purgatoire (PJ 240), puis elle remercie Jésus de lui avoir conféré en la prenant pour épouse les insignes de Sa royauté, dit-elle, que même les anges ne possèdent pas : « la croix, le glaive et la couronne d’épines » L’année 1933 est jubilé de la Passion du Christ et fait d’autant plus sens pour sœur Faustine, 28 ans, qui « unit son sacrifice de manière toute spéciale au sacrifice de Jésus crucifié » (PJ 250).
L’image de la petite violette est donc loin d’être mièvre, de cette petite fleur cachée dans les herbes plus hautes et écrasée sans l’avoir mérité sous les pas du monde insouciant ou sans scrupules. Son parfum presque insoupçonnable est le don qu’elle fait d’elle-même pour son bourreau, dans un sacrifice qui n’est connu finalement que de Dieu. La jeune religieuse fera un peu plus t**d le vœu de se consumer pour le salut des âmes qui ont perdu l’espérance en la miséricorde de Dieu, en union avec ceux qui, dans l’Eglise, seront pour elle le jardin de sa sanctification personnelle : ses pères spirituels et sa Congrégation qui permet ses noces avec le Christ.
Il n’y a pas de petit acte d’offrande. Tous nos actes d’offrande entrent dans le grand trésor de l’Eglise pour être redistribués en grâces selon la volonté du Seigneur, où Il veut et quand Il veut. Et nous devons surtout demander la conversion des âmes de ceux pour qui nous demandons des grâces. L’acte d’offrir des sacrifices, de petits sacrifices de la vie quotidienne autant que des sacrifices plus longs sur la durée de notre vie ou qui engagent notre vie tout entière, cet acte, qui touche toujours profondément notre vie surnaturelle invisible aux hommes et que nous verrons un jour briller au Ciel, est toujours pris en considération par le Christ parce qu’il est lié à son propre sacrifice volontaire. Il est toujours recueilli par ses mains et porté devant le trône du Père. Cet acte est posé sur la patène pendant la messe, il est « immergé », comme dit sainte Faustine, dans la coupe du sang du Christ.
Il en est de même pour toutes nos œuvres de miséricorde, comme dit sainte Faustine dans ce passage : « Je me cacherai aux yeux de mon entourage chaque fois que je ferai le bien, afin que Dieu seul soit ma récompense ». En effet, dans l’œuvre de miséricorde, il ne s’agit pas de faire seulement une bonne action, un acte charitable, ou même de s’efforcer de faire plaisir à l’autre, car de tels actes nous disent seulement nous-mêmes ; mais il s’agit d’accorder au Christ de passer par nous afin qu’Il ait temporairement les moyens corporels, matériels, temporels, financiers même, d’agir concrètement auprès de nos prochains. Ce sera là une œuvre de Dieu et non pas une œuvre humaine, et, nous le savons bien, le résultat déborde toujours ce qu’on imaginait. Ce n’est donc pas nous qui sommes les acteurs de ces œuvres, même si c’est nous qui agissons, mais c’est le Seigneur : nous lui abandonnons notre résistance physique, psychologique et nous lui confions nos clefs, et il fait en nous et à travers nous comme il veut pour atteindre nos frères, les guérir, les nourrir, et aussi leur indiquer le sentier de la conversion.
Et le plus extraordinaire, c’est que la seule récompense, comme dit Faustine, n’est pas seulement dans une récompense en espérance, au Ciel, quand le Seigneur pèsera notre vie au temps du Jugement, mais qu’elle est dans la jouissance de l’union immédiate, instantanée, avec le Seigneur, dans cette œuvre dans laquelle nous nous oublions nous-mêmes : « afin, écrit sœur Faustine, que Dieu seul soit ma récompense. » Réjouissons-nous donc de cette union immédiate au Christ, car elle nous régénère sans cesse et nous convertit sans cesse. Cette union au Christ, nous connaissons bien à quel prix elle est rendue possible, c’est au prix de la couronne d’épines, de la Croix et du glaive. Jésus ne cesse de le rappeler à sainte Faustine, en paraphrasant le prophète Isaïe , pour lui montrer combien chacune de ses offrandes d’elle-même lui est extrêmement précieuse : « Ah que ton âme m’est chère ! Je t’ai inscrite sur la paume de mes mains, et tu t’es gravée dans mon cœur d’une profonde blessure. » (PJ 1485)
fr. Pierre Sokol et Isabelle Kamaroudis
relecture par le Père Dominique Aubert
et le Père Adam Galazka
Photo : Nouveau tabernacle de la Crypte Notre Dame de Sous-Terre,
Cathédrale de Chartres
(Photographie : Isabelle Kamaroudis)

"Viens Esprit Saint, viens nous visiter !"Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de...
22/05/2026

"Viens Esprit Saint, viens nous visiter !"
Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte Faustine Kowalska (1905-1938), proposée par le Sanctuaire de la Divine Miséricorde de Gallardon pour ce vendredi 22 mai 2026 sur le passage PJ 1342 :
Voici ce qu’écrit sœur Faustine 21 octobre 1937, à la demande et à l’intention de son père spirituel, le père Michel Sopoćko. C’est le deuxième jour d’une retraite communautaire de huit jours :

« Mon Jésus, que mon sacrifice se consume devant ton trône, en silence, mais dans toute la plénitude de l’amour, en implorant ta miséricorde pour les âmes. » (PJ 1342)
Méditation :
Le passage se situe pendant une retraite prêchée d’une semaine, au deuxième jour, une journée de méditation sur le péché puis un temps devant le Saint Sacrement où sœur Faustine prie en vénérant les cinq plaies de Jésus.
L’acceptation de l’épreuve intérieure et de la souffrance physique ou morale est une des grandes sources de sanctification pour le chrétien. Seul le Christ peut adresser en vérité une telle prière « Que mon sacrifice se consume devant ton trône, dans toute la plénitude de l’amour… », et le chrétien est appelé à vivre ses épreuves avec le Christ. Bien sûr, nous pouvons déployer notre plainte devant Dieu, mais nous devons comprendre que la maladie et l’épreuve deviennent un chemin de conversion personnelle.
En effet, la souffrance et les épreuves peuvent prendre un autre sens, celui de participer au salut des hommes pécheurs et à la guérison des malades, et c’est bien ce que nous montre ici sœur Faustine. La situation qu’elle doit subir, elle l’offre volontairement, en imitant le Christ dans sa Passion, pour le salut des âmes. Nous sommes nous-mêmes appelés dans nos épreuves à nous associer volontairement au sacrifice volontaire du Christ. Et cette force qui nous est donnée par Dieu dans cette offrande de nous-mêmes nous convertit, elle nous tourne vers Dieu sans relâchement et donne des fruits extraordinaires, tant pour ceux pour qui nous offrons le sacrifice que pour nous-mêmes.
Essayons donc de fixer notre regard intérieur sur la volonté que Dieu a sur nous pour traverser notre vie. Remarquons comme sœur Faustine parle du silence dans cette épreuve : elle nous témoigne que nos sacrifices ne peuvent se vivre que dans le détachement des choses. Plus de passions, d’inquiétude sur ce que nous allons faire et devenir, et si nous nous abandonnons ainsi sans inquiétude et sans arrière-pensée à l’action de sa grâce, le Seigneur peut réaliser son œuvre dans notre cœur, il peut s’emparer sans heurt de nous et agir à travers nous. C’est le sacrifice du sacerdoce royal, inauguré par le Christ en Croix qui remet sa volonté et son esprit au Père des Cieux pour le salut de tous les hommes.
C’est l’extrême humilité de ce détachement de soi qu’est en train de vivre sœur Faustine et elle nous montre ici la pratique du silence intérieur. Un silence particulier, d’une épaisseur spéciale où elle trouve la véritable paix, celle de la communion avec l’amour de Dieu. C’est surtout cela qu’elle veut raconter à son père spirituel, et elle y insiste longuement. A lire ces lignes, nous pensons volontiers que cette expérience mystique est exceptionnelle et que nous en sommes exclus pour la plupart d’entre nous, pauvres pécheurs. Mais il n’en est rien : ce que sœur Faustine nous montre clairement, c’est que cette quiétude nous permet de faire la vérité sur nous-mêmes, de voir notre misère d’hommes pécheurs et les grâces spéciales que le Seigneur nous offre. C’est donc un véritable appel à la conversion par l’offrande de nos situations difficiles à vivre. Ne disons plus en baissant les bras « Je ne suis qu’un homme, je ne peux pas faire autrement… », mais tournons-nous instinctivement vers le Christ en priant ainsi : « Je te demande, Seigneur, que tu sois ma force, parce que je marche humblement sur les traces que tu as laissées pour moi sur le chemin de Croix. Jésus, j’ai confiance en toi. »
fr. Pierre Sokol et Isabelle Kamaroudis
relecture par le Père Dominique Aubert
et le Père Adam Galazka
Photo : la Flagellation (début du XVIIème s.)
Tour du choeur de la Cathédrale de Chartres
(Photographie : Isabelle Kamaroudis)

"Le Seigneur monte au ciel au milieu des chants de joie, Alléluia !"Voici la méditation originale sur un passage du "Pet...
14/05/2026

"Le Seigneur monte au ciel au milieu des chants de joie, Alléluia !"
Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte Faustine Kowalska (1905-1938), proposée par le Sanctuaire de la Divine Miséricorde de Gallardon pour ce vendredi 15 mai 2026 sur le passage PJ 1483 :
Voici ce qu’écrit sœur Faustine en janvier 1938, à la demande et à l’intention de son père spirituel, le père Michel Sopoćko:
« C’est pourquoi, pendant ma retraite, après avoir longuement observé la vie, j’ai décidé de fixer résolument mon regard sur toi, Jésus, modèle le plus parfait. Ô Eternité, qui révèleras de nombreux mystères et établiras la vérité !... » (PJ 1483)
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Méditation :
Pendant les semaines des fêtes de Noël et jusqu’au milieu de janvier 1938, qui est la dernière année de sa vie terrestre, sœur Faustine passe ses journées alitée dans sa cellule, très faible. Sa santé est très dégradée. Elle est à la fois heureuse de rester au milieu des sœurs mais attristée d’être souvent laissée en marge. Son regard est distancié sur la vie du couvent : elle note çà et là que les œuvres de miséricorde ne sont pas toujours pratiquées par les sœurs et qu’on n’est pas toujours prophète en son pays, ce que commente d’ailleurs amèrement Jésus un peu avant ce passage : « Les âmes choisies s’en tiennent à la lettre et ont placé la lettre au-dessus de mon esprit, de l’esprit d’amour. » (PJ 1478) Cependant, dans ce passage, elle s’en remet à la divine Providence, en toute confiance, tant au sujet de ses compagnes qu’au sujet de la reconnaissance officielle de la dévotion à la Divine Miséricorde par l’Eglise, pour faire éclater un jour, même si c’est après sa mort, la volonté de Jésus sur cette extraordinaire spiritualité par laquelle Il convertit tant d’âmes : « Ô Eternité, écrit-elle, qui révèleras de nombreux mystères et établiras la vérité. »
En attendant cette éternité bienheureuse, il s’agit pour elle de vivre dans une épreuve de santé qui ne lui laisse pas de répit. Nous savons que depuis quatre ans elle a fait l’offrande secrète d’elle-même, de ses souffrances et de ses consolations, pour le salut des âmes qui ont perdu l’espérance en la Miséricorde de Dieu . Son cœur est donc indissolublement lié à celui de Jésus souffrant. Jésus nous invite nous aussi à ne trouver refuge qu’en Lui lorsque nous sommes dans l’épreuve : au lieu de nous adonner à l’observation des circonstances ou des actes des autres, ou de nous contenter d’une amertume secrète ou manifeste envers les épreuves que nous devons subir, il nous faut, comme Jésus l’enjoint à sœur Faustine, demander la grâce de l’esprit d’enfance, c’est-à-dire la grâce de nous tourner vers Dieu, avec confiance, dans la plus pure simplicité, la plus grande humilité possible, et de nous adresser dans nos épreuves exclusivement à Lui. Ecoutons les mots que Jésus murmure peu avant à sainte Faustine et gardons-les pour nous-mêmes : « Je veux que tu sois toute petite, car quand tu es ainsi, je te porte sur mon cœur, tout comme tu me tiens en ce moment sur ton cœur . »
Que rencontreront nos yeux, sur quel cœur viendrons-nous reposer, nous le savons bien : c’est le Crucifié que nos yeux regarderont, c’est son cœur transpercé que nous rejoindrons. Pendant le temps du Carême, nous prononçons la phrase : « Les yeux fixés sur Jésus Christ, entrons dans le combat de Dieu. », et c’est pour recentrer notre vie sur celle du Christ, à chaque instant difficile, lui qui nous indique par sa Passion que l’abaissement est le chemin le plus parfait, que les tempêtes ne peuvent pas nous abattre si nous cessons enfin de nous centrer sur ce que nous sommes par nous-mêmes, et si nous nous en remettons à Dieu en toute chose, en lui demandant la grâce de la conversion constante.
Fixer nos regards intérieurs sur le Christ, couronné d’épines et revêtu de pourpre par moquerie, succombant sous le poids de sa croix puis mourant crucifié, nous amène à entrer dans la compréhension de notre vie de chrétien, qui a pour vocation d’être donnée pour le salut des âmes, à la manière particulière et personnelle dont le Christ nous le demande secrètement, à chacun de nous qui nous portons volontaires. Lorsque nous acceptons d’offrir nos épreuves, nos souffrances physiques et morales, nos solitudes subies, en communion avec les épreuves imméritées du Christ, elles sont prises en charge et mystérieusement réparties en grâces extraordinaires à travers le monde.
Si nous n’avons ni la force ni le courage de fixer de la sorte nos regards sur le Seigneur souffrant de nos crucifix, alors, que l’Image de Jésus Miséricordieux soit le vase avec lequel nous puiserons les grâces de sa Miséricorde, de sa consolation et de la communion qu’il désire sans cesse établir avec nous et avec le monde entier ! Levons au moins nos yeux vers le regard de Jésus sur le Tableau, ce regard qui ne juge pas, mais qui attire mystérieusement le nôtre pour nous consoler et convertir nos cœurs afin de nous amener doucement au sacrement de la Réconciliation puis à la Communion sacramentelle à son Corps et à son Sang dans la plus grande dignité possible.
(par fr. Pierre Sokol, et Isabelle Kamaroudis
relecture par le Père Dominique Aubert et le Père Adam Galazka)
(Photo : L’Ascension
Vitrail de l'église Saint Pierre de Dreux (28)

(Photographie : Isabelle Kamaroudis)

Pèlerinage au Sanctuaire de Gallardon de la Paroisse Notre Dame de Versailles, 70 participants, accompagnés de leurs tro...
10/05/2026

Pèlerinage au Sanctuaire de Gallardon de la Paroisse Notre Dame de Versailles, 70 participants, accompagnés de leurs trois prêtres, ce Dimanche 20 mai 2026.
Sur le thème : « Venez á moi, vous tous qui peinez, car je suis doux et humble de cœur. »
Deo gratias pour toute votre belle communauté !
Merci aussi à l’Association Europe Chrétienne de répondre encore une fois « Présente !»

Pèlerinage au Sanctuaire de Gallardon de la Fraternité Africaine Saint Kizito de Plaisir (78) samedi et Dimanche 9 et 10...
10/05/2026

Pèlerinage au Sanctuaire de Gallardon de la Fraternité Africaine Saint Kizito de Plaisir (78)
samedi et Dimanche 9 et 10 mai 2026, 13 participants.
Merci pour votre participation à nos liturgies pendant ces deux jours et pour votre prière très recueillie et si profonde.
À bientôt, chers amis !

Christ est Ressuscité, Alléluia !Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte F...
08/05/2026

Christ est Ressuscité, Alléluia !
Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte Faustine Kowalska (1905-1938), proposée par le Sanctuaire de la Divine Miséricorde de Gallardon pour ce vendredi 8 mai 2026 sur le passage PJ 1179 :
Voici ce qu’écrit sœur Faustine le 7 juillet 1937, à la demande et à l’intention de son père spirituel, le père Michel Sopoćko :
« Dans les moments de doute, c’est-à-dire lorsqu’elle est faible, l’âme doit demander à Jésus d’agir lui-même. Même si l’âme sait qu’elle doit coopérer avec la grâce de Dieu, il faut qu’à certains moments elle laisse Dieu agir seul. » (PJ 1179)
Méditation :
Sœur Faustine traverse une période de doutes, en particulier sur sa capacité à fonder une nouvelle congrégation que Jésus lui demande. Elle ne peut s’en ouvrir à personne dans l’immédiat, car Jésus la prive un temps de son directeur spirituel de Cracovie, le Père Joseph Andrasz. Une retraite mensuelle va l’aider à y voir plus clair : elle prend la résolution de refléter la miséricorde en actes de Jésus dans sa vie terrestre, « en bonté, écrit-elle, en prévenance, et en compréhension », et de suivre ce programme quel qu’en soit le prix à payer. C’est marcher au-devant de la Passion du Christ, et c’est accepter une nouvelle fois de s’abandonner, comme le Christ, à la volonté de Dieu sur elle.
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Comme pour beaucoup de saints, il s’agit pour sainte Faustine de se désapproprier, de se renoncer soi-même pour attendre tout de Dieu seul. Même si elle appartient à une Congrégation, c’est-à-dire même si elle a renoncé à tout matériellement, elle sait que pour atteindre la perfection qu’elle ambitionne, il faut qu’elle ait renoncé à sa volonté propre, pour se faire pauvre et laisser Jésus travailler en elle comme Il le désire. Elle en a fait plusieurs fois le vœu secret, mais il faut s’y tenir, et c’est difficile, car les tentations sont fortes, car le doute peut se renforcer, car l’orgueil et l’égocentrisme de la vie personnelle, communautaire et secrète, peuvent vouloir reprendre le dessus.
Il est beau de prendre de ces résolutions, mais si nous perdons nos points d’appui spirituels, si nos soutiens nous paraissent ne plus convenir à notre cœur, nous sommes brusquement renvoyés à nous-mêmes et même amenés à nous éloigner des choix de vie que Dieu nous avait pourtant indiqués et à nous laisser dominer par nos désirs et nos impressions fugitives.
Ces moments de doute ou de flou spirituel, le Seigneur les permet, et Il ne nous oblige en rien. Se renoncer soi-même, accepter de se faire pauvre est un acte volontaire que personne ne peut ni nous imposer ni nous enlever. Se faire pauvre, c’est attendre tout de Dieu, s’en remettre en tout à Dieu qui prend la main sur nos actes, sur nos tentatives de résistances et même sur nos efforts personnels. Il nous mène vers les postures appropriées : silence au risque de l’agacement ou du mépris ou de l’opposition des autres, refus absolu de nous imposer avec la moindre touche d’orgueil à celui qui s’oppose à nous, distanciation et attente pour que la tension s’apaise, afin de laisser à Dieu la place de faire son œuvre.
Laisser Dieu prendre la main en acceptant de nous tenir en retrait, ce n’est pas naturel et notre époque nous pousse exactement au contraire, aux réactions immédiates, aux envois de messages sans retenue en négligeant la réflexion préalable ; nous sur-réagissons, nous ne désirons pas que la colère retombe, nous préférons provoquer, même si c’est selon ce qu’on appelle notre bon droit. Les missiles répondent aux drones, les mines sont semées dans les champs et dans les mers pour que nos situations explosent à la moindre tension.
Comme chrétiens, soyons les instruments de la grâce de Dieu. Le Seigneur nous demande aimablement d’accepter de vivre sur le qui vive ? de ce renoncement à nous-mêmes chaque fois que matériellement Il a besoin de nous pour agir en ce monde, pour être ses instruments. Acceptons de nous tenir aux aguets et de nous attendre à détecter ces situations où un appel de Dieu nous est adressé, même dans un signal très faible, même dans un moment qui nous semble incongru ou dérangeant. Coopérons ainsi avec la grâce de Dieu. Mais dans les moments difficiles où nous nous sentons faibles, rappelons-nous qu’il nous faut plutôt devenir pauvres, petits, c’est-à-dire nous rapprocher du Seigneur dans la prière redoublée, la patience, la constance de la foi, en un mot : la confiance, et lui laisser de nouveau prendre la main sur nous. La confession et la participation à l’Eucharistie seront nos points d’appui. « Je ne cesse pas de lutter, dit sainte Faustine à son père spirituel un peu plus haut, et parfois je livre un combat acharné, pour suivre fidèlement mon chemin, c’est-à-dire celui que Jésus veut que je suive. Et mon chemin, c’est la fidélité à la volonté de Dieu, toujours et en tout, afin d’être un instrument docile dans la main de Dieu pour mener à bien l’œuvre de son insondable miséricorde. » (PJ 1173)
Sainte Faustine savait bien ce qu’est ce combat acharné contre soi-même, et que, pour les disciples du Christ, marcher au-devant de la Passion du Christ, cela passe par ce combat, et que la sainteté est à ce prix.
(par fr. Pierre Sokol, et Isabelle Kamaroudis
relecture par le Père Dominique Aubert et le Père Adam Galazka)
(Photo : Chapelle à Saint-Cheron de Chartres
Chemin de Croix : Jésus est dépouillé de ses vêtements
(Photographie : Isabelle Kamaroudis)

Christ est Ressuscité, Alléluia !Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte F...
30/04/2026

Christ est Ressuscité, Alléluia !
Voici la méditation originale sur un passage du "Petit Journal" (1934-1938) de sainte Faustine Kowalska (1905-1938), proposée par le Sanctuaire de la Divine Miséricorde de Gallardon pour ce vendredi 1er mai 2026 sur le passage PJ 1777 :
Voici ce qu’écrit sœur Faustine le 2 juin 1938, à la demande et à l’intention de son père spirituel, le père Michel Sopoćko :

« + Enseignement sur la miséricorde.
« Sache, ma fille, que mon cœur est la miséricorde même. De cet océan de miséricorde, les grâces se déversent sur le monde entier. Aucune âme qui se soit approchée de moi n’est repartie sans avoir été consolée. Toute misère disparaît dans l’océan de ma miséricorde, et toute grâce, salvatrice et sanctifiante, jaillit de cette source. Ma fille, je désire que ton cœur soit la demeure de ma miséricorde. Je désire que cette miséricorde se répande sur le monde entier en passant par ton cœur. Quiconque s’approchera de toi ne doit pas repartir sans la confiance en ma miséricorde que je désire tant pour les âmes. Prie pour les agonisants autant que tu le pourras. Obtiens-leur la confiance en ma miséricorde, car ce sont eux qui en ont le plus besoin et qui en ont le moins. Sache qu’au dernier moment, la grâce du salut éternel pour certaines âmes dépend de ta prière. Tu connais tout l’abîme de ma miséricorde. Aussi, puise dans cette miséricorde, pour toi et surtout pour les pauvres pécheurs. Il serait plus facile à la terre et au ciel de retourner au néant qu’à une âme confiante de ne pas être enveloppée de ma miséricorde. »
Méditation :
Sœur Faustine fait un séjour de plusieurs semaines à l’hôpital sanatorium de Pradnik et elle vit une retraite spirituelle de trois jours, seule, dirigée par Jésus lui-même qui lui donne à méditer principalement sa Passion par l’Evangile selon saint Jean. Le lendemain, elle fait le renouvellement de ses vœux, seule, en secret, pendant la messe de la chapelle de l’hôpital. Cette solitude est émouvante pour nous qui lisons ces lignes car elle mourra quatre mois plus t**d.
Sœur Faustine note au début de ce passage qu’elle considère que Jésus lui donne, en ce dernier jour de la retraite, un « enseignement sur la miséricorde ». Ce qui est le plus important, c’est que Jésus ne donne pas ici une définition de ce qu’est la Miséricorde divine mais qu’il insiste sur l’expérience de la miséricorde, sur le rôle de sœur Faustine comme instrument de la miséricorde. En devenant lecteurs du Petit Journal, nous nous identifions bien sûr à elle.
Il faut comprendre ici que nous sommes avant tout des instruments de Jésus pour diffuser sa miséricorde dans le monde : Jésus s’empare de nous pour que nous devenions à notre tour fontaines jaillissantes des grâces de Dieu pour le monde. Il ne demande d’abord que notre accueil bienveillant envers ceux qui s’approchent de nous, et c’est ainsi que nous commençons à témoigner la miséricorde. La misère peut disparaître, dit Jésus, à notre simple contact, et la confiance paraître. Et, parce que nous reflétons Jésus Christ, celui qui est déjà engagé dans une démarche de conversion trouvera en nous de quoi se conforter dans sa démarche.
Ce propos de Jésus peut nous décontenancer, parce que nous manquons de confiance. D’ailleurs, sœur Faustine fait remarquer un peu plus haut à Jésus qu’elle ne se considère pas digne d’avoir l’honneur d’être regardée comme son reflet : « Jésus, je n’ai pas toujours su mettre à profit ces dons inestimables, car je ne prêtais pas attention au don lui-même, mais j’attachais trop d’importance à l’instrument dans lequel tu me présentais tes dons. » (P 1759). Il faut donc entrer dans une démarche de très profonde humilité pour vraiment accepter d’être l’instrument que Jésus utilise pour répandre ses dons. Méditons pour cela les différentes attitudes de Jésus dans l’Evangile dans chacune de ses rencontres avec ceux qui l’approchent et qui demandent ses grâces, ou même qui reçoivent ses grâces sans les demander. Voyons comment hommes et femmes sortent de leur rencontre avec Jésus bouleversés dans leur vie personnelle et restaurés dans leur dignité. Puis réfugions-nous dans la prière, pour prendre nous aussi des forces et confier nos rencontres à Jésus intérieur qui a attiré nos prochains à Lui par nous.
Qu’il en soit de même pour les agonisants. Jésus évoque particulièrement ici les visites que rend sœur Faustine, elle-même malade, dans les chambres voisines de cet hôpital-sanatorium, pour assister des grands malades et des mourants. Accomplissons, nous aussi, au temps voulu, cette œuvre de miséricorde, même si elle nous paraît difficile, soit en acte, soit par la parole, soit par la prière, selon le degré et les moyens que le Seigneur nous offrira. Il y aura des rencontres très inattendues dans ce dernier contact avec ces prochains éloignés ou au contraire très proches. Jésus nous a confié le chapelet de la miséricorde grâce à sainte Faustine. Il s’agit d’aller au-devant d’un grand malade ou d’un mourant, d’entrer dans la chambre en priant Jésus de passer en premier, de présenter intérieurement le malade à Jésus et de réciter, même en secret, le chapelet par lequel nous offrons de façon si émouvante au Père éternel le sacrifice même de son Fils unique dans sa douloureuse Passion. Par là nous prions pour la conversion des âmes jusqu’au dernier moment. Porter le prochain pour le présenter à Dieu et pour lui rappeler Dieu avec les mots que Dieu nous inspire pour lui, pour qu’il amorce une conversion dans son cœur comme le Bon Larron, cela suffit à Jésus pour le combler de grâces même de façon accélérée. C’est une de ses promesses.
Faisons-nous un devoir de prier pour le monde entier, c’est-à-dire pour les vivants du monde entier et pour les morts. Jésus console, sauve et sanctifie sans nous, mais il console, sauve et sanctifie aussi grâce à nous et tel est son désir, et accepter d’être son instrument nous sauve nous aussi, nous sanctifie, et nous console. Demandons l’intercession de sainte Faustine dans toutes ces rencontres où Jésus nous sollicite comme instrument de sa miséricorde.
(par fr. Pierre Sokol, et Isabelle Kamaroudis
relecture par le Père Dominique Aubert et le Père Adam Galazka)
(Photo : Chapelle à Saint-Cheron de Chartres
Chemin de Croix : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix

(Photographie : Isabelle Kamaroudis)

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