Eglise Orthodoxe St Serge et St Vigor de Colombelles

Eglise Orthodoxe St Serge et St Vigor de Colombelles Métropole de France du Patriarcat de Constantinople. Vicariat Ste Marie de Paris et St Alexis d’Ugine. Prêtre Jean DRANCOURT

GRAND MERCI  à Djamboul, Beka, Amour, Pata, Mate, David, Marcus, Mitia et Georges pour cette journée de travail acharné ...
26/05/2026

GRAND MERCI à Djamboul, Beka, Amour, Pata, Mate, David, Marcus, Mitia et Georges pour cette journée de travail acharné au service de l'Eglise et de la paroisse.

Le haut du mur du fond du sanctuaire a été repeint. La deuxième couche sera appliquée vendredi. Quand la partie basse sera faite, des fresques pourront être alors réalisées.

GLOIRE à DIEU!

Dimanche 17 mai 2026 / 6ème dim. après Pâques- dimanche de l’aveugle-né. Act 16, 16-34 /   Jn 9, 1 – 38 Le Christ est re...
17/05/2026

Dimanche 17 mai 2026 / 6ème dim. après Pâques- dimanche de l’aveugle-né.

Act 16, 16-34 / Jn 9, 1 – 38

Le Christ est ressuscité !
Au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.

Ce dimanche où l’Eglise nous propose la méditation de l’Evangile de l’Aveugle-né, notre Métropole, sur l’initiative de Monseigneur Dimitri, nous propose d’en faire un temps de sensibilisation à l’accueil des personnes en situation de handicap et à leur pleine participation à la vie de nos paroisses.

« Qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » La question des disciples montre leur désarroi devant l’incompréhensible, l’étrange, et qui d’entre nous peut dire ne jamais avoir été déconcerté et quelquefois dérangé par ces personnes qui sont hors-norme du fait de leur handicap ? La réponse au désarroi, c’est de trouver absolument une réponse « logique » et c’est ce que font les disciples qui formulent leur question en donnant déjà leur réponse : C’est parce que l’aveugle lui-même a péché, ou ses parents qu’il est né comme cela.

Sommes-nous si éloignés de cette conception quand nous faisons nôtre cette idée d’un Dieu qui punit, qui sanctionne chacun de nos actes. « Qu’ai-je fait pour mériter cela ? » Qui peut dire ne l’avoir jamais exprimé ou pensé ? Or, c’est exactement la même logique que celle des disciples : c’est parce que lui ou ses parents ont péché qu’il est né aveugle.

Pour que le monde reste cohérent, pour que nos repères ne soient pas ébranlés, il faut trouver une cause, un responsable à cette situation et ce ne peut être que la personne elle-même, ses parents, ou Dieu.

La réponse de Jésus est claire, il refuse catégoriquement l’interprétation des disciples : « Ce n’est pas lui ou ses parents qui ont péché, mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient révélées en lui. » Nous sommes face à deux affirmations indiscutables qui sont pour nous des enseignements : 1/ le péché n’a rien à voir avec le handicap. 2/ le handicap est là pour que les œuvres de Dieu soient manifestées en la personne de celui qui le porte.

Comment comprendre cette seconde proposition ? Comment le handicap que nous voyons comme souffrance, comme diminution des capacités peut-il être le lieu de la manifestation des œuvres de Dieu alors que l’on affirme à juste titre que Dieu est Amour, Beauté, Justice, Harmonie ?

Pourtant, tous ceux qui en ont une petite expérience peuvent témoigner que dans le compagnonnage avec les personnes porteuses de handicap, ils ont plus reçu qu’ils n’ont donné. Cela n’a rien d’étonnant car cette relation nous permet d’approcher de façon radicale le mystère de la personne et le mystère de l’Eglise.

Le mystère de la personne, car celle-ci est un don de Dieu, quelles que soient ses caractéristiques. Ce qui fait la personne, c’est l’image de Dieu déposée en elle, au-delà de ses capacités intellectuelles, de ses performances physiques. « Faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance » nous dit Dieu dans la Genèse (1, 26). Voilà une des œuvres de Dieu. « Que tes œuvres sont grandes, Seigneur » chante le psalmiste, et cette œuvre est révélée dans la personne avec handicap comme dans n’importe quelle autre personne mais avec beaucoup plus d’intensité.

Dans sa nudité, sa simplicité, la personne avec handicap nous met face à notre misère quand nous nous attachons à notre apparence, à nos qualités intellectuelles, à notre savoir, à nos discours, à nos raisonnements. Avec elle, tout cela tombe comme inutile, car son seul désir, c’est la relation. Le contact avec la personne porteuse de handicap nous simplifie, nous replace face à l’essentiel, pour faire de nous des personnes si nous osons entrer en relation, en communion avec elles.

Le mystère de l’Eglise, car l’Eglise est communion de personnes et non coexistence d’individus qui se suffisent à eux-mêmes, dans un regard complaisant et narcissique sur leurs soi-disant qualités. Pourtant, « Qu'as-tu que tu n'aies reçu ? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu ? « (1 Co 4, 7). Selon notre foi au Père, et au Fils et au saint Esprit, en Eglise, nous sommes un seul Corps. « Vous êtes le corps du Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part » nous dit l’apôtre Paul (1 Co 12,27).

Communiant au Corps et au Sang du Christ, cela nous oblige à prendre soin les uns des autres quelles que soient nos particularités, nos différences. C’est du salut de tous dont il est question !
Chez certains de nos frères ou sœurs, il peut y avoir des déficiences plus visibles, c’est un fait. Cependant, c’est de notre responsabilité que ces déficiences ne deviennent pas handicap, car quand manquent le regard bienveillant et le geste facilitant, la déficience devient empêchement à participer pleinement à la vie ecclésiale.

C’est l’expérience que fait le paralytique à la piscine de Bethseda (Jn 5,1) puisque personne ne le porte dans l’eau au bon moment). Notre prochain n’est pas forcément notre voisin, c’est celui dont nous décidons de nous faire proche comme nous l’enseigne la parabole du bon samaritain (Lc 10, 25). L’accueil de tous et de chacun ne doit pas se réduire à accepter l’autre, mais doit s’élargir au désir de lui donner une place, la place qui est la sienne au sein de la communauté paroissiale.

Que ce dimanche soit pour nous l’occasion de prendre conscience que l’accueil de personnes porteuses de handicap est une bénédiction pour une paroisse. Pour toutes les raisons évoquées plus haut, mais aussi pour leur capacité à nous sortir de notre confort liturgique quand leurs mouvements incontrôlés, quelquefois leurs cris intempestifs bousculent notre liturgie et notre piété si « exemplaires ». Pourtant, sans eux, combien perdrait notre prière. Sans eux, c’est nous-mêmes qui sommes handicapés.

Amen

Le Christ est ressuscité !

Sur l’initiative de notre Archevêque et Métropolite Dimitri, notre Métropole nous propose d’inscrire le dimanche de l’av...
16/05/2026

Sur l’initiative de notre Archevêque et Métropolite Dimitri, notre Métropole nous propose d’inscrire le dimanche de l’aveugle-né sous la thématique de l’accueil des personnes porteuses de handicap dans la paroisse et leur pleine participation à la vie liturgique et fraternelle.

Le dimanche 17 mai 2026, notre paroisse soutiendra cette initiative : sensibilisation au handicap.

Nous nous arrêterons pour nous poser sincèrement la question : « Y a-t-il des personnes qui ne se sentent pas vues et prises en compte dans notre communauté ? »

Ce n'est pas seulement une question d'espaces physiques, mais une question de cœur : celle de savoir qui est reconnu et qui demeure invisible. Chaque membre compte, et notre vocation est de les voir, de les accueillir et de les inclure.
Venez participer pour faire partie d'une communauté où chaque vie révèle les œuvres de Dieu !

En Christ, p. Jean.

l'ASCENSION :Le Christ est ressuscité !Bonjour à tous.Pour célébrer cette grande fête de l'Eglise , nous célébrerons des...
14/05/2026

l'ASCENSION :

Le Christ est ressuscité !

Bonjour à tous.

Pour célébrer cette grande fête de l'Eglise , nous célébrerons des vêpres suivis de la Divine Liturgie le

MERCREDI 20 MAI à 20h 30

Ne tenez pas compte des informations du calendrier qui sont fausses (mauvaise date et heure qui a du être repoussée pour tenir compte des obligations de Cassienne).

Afin de communier en respectant au mieux le jeune eucharistique, il conviendra de manger légèrement lors du repas du midi.

Au plaisir de nous retrouver nombreux à cette occasion.

Bien fraternellement.
P. Jean

10 mai 2026 /  5ème dim. après Pâques- dimanche de la Samaritaine.  Act 9, 19-26, 29-30 / Jn 4, 5 – 42 Le Christ est res...
11/05/2026

10 mai 2026 / 5ème dim. après Pâques- dimanche de la Samaritaine.


Act 9, 19-26, 29-30 / Jn 4, 5 – 42

Le Christ est ressuscité !
Au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.

« Donne-moi à boire » dit le Christ à la femme samaritaine. Cette demande pressante a tout le sens d’une révélation voilée. C’est le Dieu-homme qui demande à boire à cette femme et par là, il nous révèle son attitude envers l’humanité, envers l’homme, envers chacun d’entre nous. Celui dont « la puissance est incommensurable et la gloire incompréhensible » (prière de la 1ère antienne), Celui qui « règne sur le ciel et sur la terre » (prière de la grande entrée), celui « qu’adorent toutes les puissances célestes » (prière du trisagion), Celui qui pourrait faire appel à son Père pour lui fournir à l’instant plus de douze légions d’anges (Mat 26, 52) quémande un geste d’amour. Dieu demande à l’homme de se tourner vers Lui. Dieu ne nous impose rien, il nous implore de répondre à son amour. Voilà qui devrait nous éloigner de toute représentation d’un Dieu exigent et prompt à punir.

« Si tu savais le don de Dieu » dit le Seigneur à la celle qui s’étonne qu’un juif puisse demander à une femme samaritaine de lui donner à boire. Comment ne pas prendre cette parole pour nous, une parole non de reproches, mais une invitation à fouiller plus en profondeur la réalité de notre foi et la qualité de notre relation à Celui que nous appelons notre Seigneur. Nous qui avons été baptisés, qui déclamons le symbole de la foi (le credo) au sein de l’assemblée liturgique, qui nous nous nourrissons de sa Parole ainsi que de son Corps et de son Sang, savons-nous le don de Dieu ? Si nous savions le don de Dieu, nous laisserions nous happer par tant d’inconstance, de frivolité et de légèreté dans notre vie sociale, familiale et ecclésiale ? Si nous savions le don de Dieu, ne serions-nous pas plus enclins à répondre avec ferveur à ce don d’Amour ?

Celui qui dit à la samaritaine : « si tu savais le don de Dieu », c’est Celui-là même qui est le don en personne que Dieu a fait à l’homme, à l’humanité entière. En nous donnant son Fils, la seconde personne de la Sainte Trinité, Dieu nous fait don de sa divinité, il nous fait devenir « participants de la nature divine » (2 P 1, 4). Il nous divinise. Avons-nous conscience de cela ? Bien sûr, puisque nous sommes réunis ce dimanche, nous adhérons à l’enseignement de l’Église qui est magistralement résumé dans le symbole de la foi, mais ne serait-ce pas une adhésion un peu formelle sans réel engagement de notre part ? Une foi qui ne se traduit pas par un changement dans notre existence, dans ce qu’elle a de plus quotidien et ordinaire est une foi vide, une foi réduite à une idéologie, à une opinion ou un point de vue sur la vie qui peut être remplacé par un autre, selon notre convenance et nos besoins du moment.

« Si tu savais le don de Dieu », nous dit le Seigneur, comment pourrais-tu vivre sans désirer rendre grâce continuellement, incessamment « pour tous les bienfaits, connus ou ignorés de nous, manifestés ou cachés et qui pour nous ont été faits » (prière eucharistique). Nous adopterions alors le mode d’existence du monde angélique dans lequel les chérubins et les séraphins se crient l’un à l’autre, en une incessante doxologie : Saint, Saint, Saint, le Seigneur Sabaoth, le ciel et la terre sont emplis de ta Gloire, Hosanna au plus haut des cieux »(prière eucharistique). Or, ne sommes-nous pas plus portés à nous plaindre face au Seigneur des conditions de vie qui sont les nôtres ?

Certes, de grands malheurs peuvent nous atteindre, certaines familles peuvent être très éprouvées, mais même au sein de ces malheurs extrêmes, seule la Foi dans le Christ mort et ressuscité par le Père dans l’Esprit-Saint peut rester cette petite flamme d’espérance d’où peut renaître la Vie.. Faisons nôtre la prière de l’apôtre Paul s’adressant aux Ephésiens : « Je prie (que le Seigneur) vous donne d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans votre être intérieur, de sorte que le Christ habite dans votre cœur par la Foi. Je prie pour que vous soyez enracinés et fondés dans l’amour pour être capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur de l’Amour du Christ et de connaître cet Amour qui surpasse toute connaissance afin que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu ». (Eph 3, 15). Voilà le don de Dieu : être rempli de sa plénitude !

Il faut nous exercer, entraîner nos yeux et tous nos sens à discerner le don de Dieu qui se manifeste dans nos existences. Pour cela, cultiver l’espérance et la confiance en un Dieu « ami de l’homme » qui ne nous abandonne pas, même si notre douleur et notre tristesse nous enferment dans un sentiment de solitude desséchant et stérile. Nous étant exercés à reconnaître le don de Dieu dans les petites choses (qui apparaîtront alors comme des signes de sa présence, c’est-à-dire des sacrements) et à rendre grâce, nous serons plus à même d’affronter les difficultés, les souffrances qui sont inhérentes à notre vie ici-bas. C’est la voie qui nous rapprochera de la sainteté, c’est-à-dire être divinisé.

Marchons sur ce chemin, en nous laissant guider et porter par l’Esprit, montons sur le premier échelon de l’échelle qui monte vers Dieu, car tout nous est donné pour aller vers la déification.

Amen.

05/05/2026

ATTENTION!

Les vêpres et la Divine Liturgie de l'Ascension , Jeudi 21 mai, sont repoussées à 20 h 30.

27/04/2026
26 mars 2026 /  3ème dim. après Pâques- dimanche des Myrophores.  Act 6,1-7 / Mc 15, 43 – 16, 8  Au Nom du Père, du Fils...
27/04/2026

26 mars 2026 / 3ème dim. après Pâques- dimanche des Myrophores.

Act 6,1-7 / Mc 15, 43 – 16, 8


Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

« Le noble Joseph descendit de la croix ton corps très pur, / l'enveloppa d'un linceul immaculé / et le déposa couvert d'aromates dans un sépulcre neuf. / Mais Tu es ressuscité le troisième jour, Seigneur, // pour accorder au monde la grande miséricorde. »

Voilà le tropaire que nous chantons à plusieurs reprises pendant les vêpres, les matines et lors de la Divine Liturgie de ce jour, consacré à la célébration des femmes myrophores et du juste Joseph.

On le sait moins car cela se fait à voix basse, mais le prêtre prononce aussi la première partie de ce tropaire chaque dimanche, au moment de la Grande Entrée, lorsque les Saints Dons sont posés sur l’autel et vont être encensés après avoir été recouverts de l’aër (le voile qui recouvre la Patène recevant le pain et le calice contenant le vin). Chaque dimanche où nous célébrons le Divine Liturgie, nous revivons donc cet événement qui s’inscrit dans l’œuvre même du salut de Notre Seigneur.

Nous revivons sa mise à mort (lors de la préparation ou proscomidie), sa descente de la croix, son enveloppement dans le linceul (représenté par l’aër), sa mise au tombeau (la déposition des Saints Dons sur l’autel). C’est à partir du tombeau dans lequel Joseph d’Arimathie a déposé le corps du Christ que la Résurrection du Seigneur va se révéler, d’abord aux femmes myrophores, puis au monde entier. C’est sur l’autel, représentant le tombeau que les Dons ont été déposés et que va s’effectuer leur transformation, en Corps et en Sang du Seigneur Jésus-Christ. C’est par l’Esprit que le Seigneur ressuscite afin de transmettre la vie éternelle à tous les hommes, c’est par l’Esprit que le pain et le vin deviennent source de Vie en devenant Corps et Sang du Seigneur ressuscité.

Comme le tombeau est trouvé vide par les femmes myrrophores, sur l’autel, nous ne trouverons plus du pain et du vin mais, tout en ayant gardé cette apparence, le Corps et le Sang du Christ auquel nous pourrons communier. Ainsi, à chaque participation à la Divine Liturgie, nous revivons de manière très réaliste le Mystère de la mort et de la Résurrection du Christ. A chaque Liturgie, nous sommes les témoins du Mystère des Mystères, nous sommes avec le Christ dans toutes les phases de son œuvre de salut, nous sommes à la fois Joseph d’Arimathie et les femmes myrophores. Écoutons Nicolas Cabasilas : « La consécration des éléments, qui est le sacrifice même, commémore la mort du sauveur, sa résurrection et son ascension, puisqu’elle transforme ces dons précieux au Corps du Seigneur qui a été sujet de tous ces mystères, qui a été crucifié, qui est ressuscité, qui est monté au ciel. » (N. Cabasilas : Explication de la Divine Liturgie).

La participation à la Divine Liturgie fait de nous des témoins. Serons-nous des spectateurs négligents et distraits, ou des témoins fidèles, avides de nous nourrir de chaque parole prononcée et de chaque acte posé ? Serons-nous conscients de l’immense mystère qui se déroule devant nous et du don qui nous est fait de pouvoir y participer ? La pierre restera-t-elle scellée pour nous interdire d’entrer là où surgit la Vie ? L’ouverture du tombeau pour accéder à la Vie , c’est la disposition de notre cœur et de notre esprit.

L’archimandrite Aemilianos du monastère de Simonos Pétra à l’Athos, nous oriente dans cette direction : « Vous comprenez pourquoi, au cours de la célébration liturgique, les yeux de notre intelligence doivent être sans cesse fixés sur ce qui est dit et sur ce qui est accompli, de sorte que, participant mystiquement à la vie du Seigneur, nous devenions capables d’y participer sacramentellement ». (Le culte Divin-attente et vision de Dieu).

L’attention, la concentration, la vigilance font partie de ces dispositions nécessaires pour accéder au Royaume. Marie-Madeleine et Marie, mère de Joseph sont attentives car c’est Celui qu’elles aiment et qu’elles reconnaissent comme leur maître que Joseph dépose au tombeau. Comment pourraient-elles vivre ce moment dans la légèreté et l’inattention ? Le désir du Royaume, le désir de s’approcher de Jésus est lui aussi indispensable. Notre foi est faible, insuffisante, mais cultivons en nous le désir de la rencontre avec le Seigneur, demandons-lui de faire croître ce désir car c’est lui qui nous mettra en marche comme les femmes myrophores se sont mises en marche « de grand matin, le premier jour de la semaine, au lever du soleil » montrant ainsi que c’est le premier pas vers une vie totalement renouvelée. Les femmes myrophores sont aussi pour nous des modèles dans la confiance qu’elles manifestent. « Qui nous roulera la pierre ? » Elles savent qu’elles n’en ont pas la force par elles-mêmes, mais elles savent que quelqu’un le fera pour elles. Et c’est quand elles lèvent les yeux , c’est à dire quand elles quittent la pesanteur du monde ordinaire et naturel pour le monde de la foi qu’elles en ont la confirmation : « elles virent qu’on avait roulé la pierre, or, elle était fort grande ».

Le désir de Dieu, l’attention, la confiance, voilà trois facultés que les femmes myrophores nous encouragent à développer pour être de véritables témoins de la Résurrection du Seigneur. Avec l’aide de Dieu, ces trois facultés doivent être mises en œuvre avec toutes les ressources de notre cœur et de notre esprit dans toute notre vie de disciples du Christ. Que ce soit dans la célébration liturgique ou la prière personnelle, ce sont elles qui font la différence entre un rite formel, extérieur et dénué de sens et un moment de vie pleine et entière.

Demandons au Seigneur de rouler la pierre pour ouvrir nos cœurs à la contemplation de l’immense mystère qui se déroule sous nos yeux. Alors, la Divine Liturgie ne sera plus un spectacle ou un rituel à accomplir pour nous attirer les bonnes grâces de Dieu, mais la réception d’un don inestimable : la participation à sa propre vie, au Royaume, à la vie trinitaire, l’accès à la déification.

Que le Seigneur nous aide dans cette voie.

Amen

LE CHRIST EST RESSUSCITE !DEMAIN, le samedi 25 avril, à 17h30, nous célébrerons avant les vêpres (18h) une pannychide po...
24/04/2026

LE CHRIST EST RESSUSCITE !

DEMAIN, le samedi 25 avril, à 17h30, nous célébrerons avant les vêpres (18h) une pannychide pour les quarante jours du décès du patriarche de Georgie, Elie.

14/04/2026

La nuit de Pâques 2026

LE CHRIST EST RESSUSCITÉ DES MORTS, PAR LA MORT IL A VAINCU LA MORT, À CEUX QUI SONT DANS LES TOMBEAUX IL A DONNÉ LA VIE...
12/04/2026

LE CHRIST EST RESSUSCITÉ DES MORTS,

PAR LA MORT IL A VAINCU LA MORT,

À CEUX QUI SONT DANS LES TOMBEAUX

IL A DONNÉ LA VIE !

“O enfer , où est ta victoire? O mort, où est ton aiguillon?”

‭‭1 Corinthiens‬ ‭15‬:‭55‬ ‭

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