Ermitage Saint Benoit - Abbé Valérian

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Ô Marie, très sainte Enfant,           Fille bien-aimée de Joachim et d’Anne,           aurore du Soleil de justice,    ...
08/09/2026

Ô Marie, très sainte Enfant,
Fille bien-aimée de Joachim et d’Anne,
aurore du Soleil de justice,
Jésus-Christ,
notre Rédempteur,
je vous salue en votre glorieuse Nativité.

Toute à Dieu dès votre naissance,
obtenez-moi de renoncer à moi-même,
à ma volonté propre,
à mon amour-propre
et à l’esprit du monde.

Je ne veux plus être à moi-même :
je me donne tout entier à vous,
en esclave d’amour,
pour être tout à Jésus-Christ par vous.

Dépouillez-moi du vieil homme
et faites vivre Jésus-Christ en moi.

Amen.

(Prière attribuée à Saint Louis-Marie Grignon de Montfort)

-           UN PEUPLE EN MARCHE,             -           UN CHRIST QUI DEMEURE                           ———————« PEUPLE...
08/09/2026

- UN PEUPLE EN MARCHE, -
UN CHRIST QUI DEMEURE

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« PEUPLE DE DIEU, MARCHE JOYEUX » —
DE TRENTE À VATICAN II,

LA GRÂCE D’UNE ÉGLISE EUCHARISTIQUE

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Il y a, dans ce chant de Didier Rimaud, « Peuple de Dieu, marche joyeux », quelque chose qui dépasse de beaucoup une simple invitation à chanter ensemble : il y a une vision de l’Église, et peut-être même, sous la simplicité apparente des paroles, toute une théologie de son chemin dans le temps.

« Peuple de Dieu, marche joyeux… car le Seigneur est avec toi ! »

Le refrain nous place d’emblée devant ce mystère d’un peuple qui n’est jamais immobile, parce qu’il a reçu une promesse et qu’il avance dans la lumière de Celui qui l’accompagne.

Cette marche n’est ni celle d’une foule abandonnée à son propre destin, ni celle d’une communauté qui chercherait en elle-même la raison de son espérance : elle est la marche d’un peuple que Dieu a choisi, qu’il a délivré, qu’il a enseigné, qu’il a marqué de son Alliance et qu’il nourrit de sa propre vie.

À travers ses seize couplets, le chant fait ainsi remonter la mémoire d’Israël, depuis l’élection et la Parole jusqu’à l’Exode, au désert et à la Terre promise, pour conduire cette histoire vers le Christ et, dans le Christ, vers l’Église.

C’est toute l’histoire du salut qui semble se remettre en mouvement, non comme un souvenir du passé, mais comme une histoire qui continue aujourd’hui dans le peuple chrétien.

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DE L’ANCIENNE ALLIANCE
… À L’ÉGLISE DU CHRIST
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Lorsque le chant commence par ces mots : « Dieu t’a choisi parmi les peuples », il touche déjà à l’un des grands mystères de l’Écriture : Dieu ne sauve pas seulement des individus dispersés, il se constitue un peuple.

Cette élection n’est pourtant jamais un privilège destiné à enfermer le peuple élu dans sa propre grandeur ; elle est une vocation, une responsabilité, une mission. Celui qui a reçu doit à son tour témoigner : « En redisant partout son œuvre, sois le témoin de sa bonté. »

Et lorsque le chant poursuit : « Dieu t’a formé dans sa Parole », nous comprenons que ce peuple ne se construit pas lui-même. Il reçoit son identité d’une Parole qui le précède et qui l’appelle.

C’est ici que la lumière de Vatican II permet de reconnaître avec une particulière netteté ce que le chant veut nous faire contempler.

Dans Lumen gentium, le Concile présente l’Église comme le Peuple de Dieu : peuple nouveau, peuple messianique, peuple acquis par le Christ, appelé à faire connaître à tous les hommes le salut reçu. L’Église n’est donc pas d’abord une organisation religieuse réunissant des hommes autour d’un même idéal ; elle est une réalité qui vient de Dieu et qui reçoit de lui son existence, sa mission et son espérance. Le chant de Rimaud rejoint admirablement cette perspective lorsqu’il fait alterner ce que Dieu accomplit et ce que le peuple est appelé à accomplir.

Dieu choisit, Dieu parle, Dieu délivre, Dieu sauve, Dieu nourrit ; et parce qu’il a reçu tous ces dons, le peuple peut devenir témoin, serviteur, veilleur et missionnaire.

Mais cette grâce qui fait de l’Église le Peuple de Dieu n’est pas une nouveauté apparue soudainement au XXe siècle ! Le Concile de Trente, dans le contexte de la Réforme et de la crise doctrinale du XVIe siècle, avait dû rappeler avec une précision rigoureuse que le salut de l’homme vient de la grâce du Christ et que cette grâce est réellement communiquée par les sacrements.

Là où notre chant évoque le salut, le pardon, le baptême et l’Eucharistie, il se trouve donc sur un terrain profondément tridentin : l’homme ne se sauve pas lui-même ; il reçoit de Dieu, dans le Christ, une grâce qui le transforme réellement.

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DU BAPTÊME À L’EUCHARISTIE :
RECEVOIR LE CHRIST
POUR DEVENIR SON CORPS
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Le sixième couplet constitue à cet égard un véritable passage : « Tu as passé par le baptême : tu es le corps du Bien-Aimé. »

Tout ce qui précède trouve ici son accomplissement et tout ce qui suivra en reçoit sa force. Le peuple libéré devient le peuple baptisé ; celui qui a traversé les eaux de l’Exode trouve dans le baptême l’accomplissement de cette figure ancienne ; celui qui était esclave devient libre dans le Christ et entre dans une vie nouvelle.

La théologie du Concile de Trente est ici très présente : le baptême n’est pas une simple manifestation extérieure de l’appartenance chrétienne, mais un véritable sacrement de la grâce, par lequel Dieu communique à l’homme la vie nouvelle et le rend participant du salut accompli par le Christ.

Et pourtant le chant ne s’arrête pas au baptême, parce qu’une Église qui serait seulement consciente de son origine ne serait pas encore arrivée au terme de son chemin.

Le peuple baptisé est conduit vers la table : « Dieu a dressé pour toi la table », et bientôt : « Pour transformer le cœur du monde, le corps du Christ est pain rompu. »… Nous atteignons ici le centre véritable du chant. L’Eucharistie n’est pas un thème ajouté à la fin d’une méditation sur l’Église : elle en est comme le cœur vivant, parce que l’Église reçoit précisément du Christ eucharistique ce qu’elle est appelée à devenir.

Le Concile de Trente a défendu avec une extraordinaire fermeté la foi de l’Église en la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. Le Christ n’y est pas présent symboliquement seulement, ni comme une simple évocation de son souvenir : il y est véritablement, réellement et substantiellement présent. Et le même Concile a rappelé que, dans la Messe, l’unique sacrifice du Christ est rendu sacramentellement présent.

Lorsque Rimaud chante le « corps du Christ » comme « pain rompu », il nous introduit ainsi dans cette profondeur du mystère : ce pain que reçoit l’Église n’est pas simplement le signe d’une fraternité humaine ; il est le don du Christ qui rassemble, nourrit et transforme son peuple.

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« DEVIENS CE QUE TU AS REÇU »
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C’est alors que survient l’une des paroles les plus profondes du chant : « L’amour demande ta réponse : deviens ce que tu as reçu. »

Elle mérite d’être entendue lentement, car elle ouvre un passage décisif entre la théologie du sacrement et la vie chrétienne... Celui qui communie au Corps du Christ ne peut demeurer étranger au Corps qu’il reçoit. L’Eucharistie produit dans l’Église ce qu’elle signifie : elle rassemble ceux qui étaient dispersés et les fait entrer plus profondément dans l’unité du Christ. Ainsi, recevoir le Corps du Christ conduit à devenir, dans toute son existence, membre vivant de ce Corps.

C’est précisément l’un des grands approfondissements du Concile Vatican II…

Dans Sacrosanctum Concilium, le Concile rappelle que la liturgie est le sommet vers lequel tend l’action de l’Église et la source d’où découle sa force. La participation à l’Eucharistie ne doit donc pas demeurer extérieure : les fidèles sont appelés à participer consciemment, activement et fructueusement au mystère célébré. Et cette participation trouve son prolongement dans la vie elle-même.

Le chrétien qui reçoit le Christ est envoyé vers ses frères ; celui qui reçoit le Pain rompu est appelé à devenir lui-même capable de donner sa vie.

Le chant le dit avec une simplicité presque saisissante lorsqu’il passe de l’autel au visage du pauvre : « Vois ton prochain dans la détresse, secours en lui ta propre chair. »… La charité n’est donc pas une conséquence secondaire de l’Eucharistie ; elle appartient à sa vérité même. Le pain reçu à la table du Seigneur devient le pain partagé avec les hommes. Le pardon reçu devient pardon offert. La lumière reçue devient lumière communiquée. Et l’Église qui célèbre le sacrifice du Christ découvre qu’elle est elle-même appelée à entrer dans la logique de ce sacrifice : « Donne ta vie pour sa justice et pour un monde plus humain. »

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LE PEUPLE QUI REÇOIT
EST
UN PEUPLE QUI PART
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Ainsi, ces deux Conciles, Trente et Vatican II, ne s’opposent pas dans ce chant ; ils se répondent.

Trente veille sur le cœur doctrinal du mystère : la grâce qui sauve, le baptême qui fait entrer dans la vie nouvelle, l’Eucharistie où le Christ est réellement présent et où son sacrifice est rendu sacramentellement présent.

Vatican II, sans abandonner aucune de ces vérités, en déploie toutes les conséquences pour la vie de l’Église : le Peuple de Dieu marche dans l’histoire, tous les baptisés sont appelés à participer à la mission du Christ, l’Eucharistie construit l’unité de l’Église et cette Église, nourrie par son Seigneur, est envoyée au monde.

C’est pourquoi le refrain peut finalement être compris comme bien davantage qu’une formule joyeuse destinée à ouvrir une célébration. « Peuple de Dieu, marche joyeux, car le Seigneur est avec toi » : la joie chrétienne naît ici d’une présence…

Le peuple avance parce qu’il n’est pas seul !

Il avance parce que le Christ l’a rejoint, l’a sauvé, l’a baptisé, l’a nourri et demeure avec lui.

Il avance à travers les déserts de l’histoire, au milieu des pauvretés et des espérances des hommes, portant dans ses mains le pain qu’il a lui-même reçu…

Et peut-être est-ce là le mouvement secret de tout le chant : Dieu donne son peuple reçoit ; le peuple reçoit et devient Corps du Christ ; devenu Corps du Christ, il est envoyé vers le monde…

La marche du Peuple de Dieu n’est donc rien d’autre que la marche d’une grâce reçue qui devient une vie donnée, jusqu’au jour où, dans le Christ, toute l’humanité sera rassemblée dans l’unité et la paix.

VOICI NOTRE CHANT :
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Auteur : Didier Rimaud
Compositeur : Christian Villeneuve

Refrain
Peuple de Dieu, marche joyeux,
Alléluia ! Alléluia !
Peuple de Dieu, marche joyeux,
Car le Seigneur est avec toi.

1. Election
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Dieu t’a choisi parmi les peuples :
Pas un qu’il ait ainsi traité.
En redisant partout son oeuvre,
Sois le témoin de sa bonté.

2. Parole
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Dieu t’a formé dans sa Parole
Et t’a fait part de son dessein :
Annonce-le à tous les hommes
Pour qu’en son peuple ils ne soient qu’un.

3. Alliance nouvelle
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Tu es le peuple de l’Alliance,
Marqué du sceau de Jésus-Christ :
Mets en lui seul ton espérance
Pour que ce monde vienne à lui.

4. Exode
———
Dieu t’a tiré de l’esclavage,
Il t’a rendu ta liberté.
En souvenir de ton passage,
Brise les liens des opprimés.

5. Salut
———
Dieu t’a lavé de toute offense,
En te marquant du sang sauveur.
Il s’est chargé de tes souffrances :
Souffre avec lui pour les pécheurs.

6. Baptême
————-
Tu as passé par le baptême :
Tu es le corps du Bien-Aimé.
Compte sur Dieu, ton Dieu lui-même
A fait de toi son envoyé.

7. Désert
———-
Dieu t’a nourri avec largesse
Quand tu errais aux lieux déserts :
Vois ton prochain dans la détresse,
Secours en lui ta propre chair.

8. Nourriture
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Dieu a dressé pour toi la table,
Vers l’abondance, il t’a conduit :
À toi de faire le partage
Du pain des hommes aujourd’hui.

9. Eucharistie
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Pour transformer le coeur du monde,
Le corps du Christ est pain rompu.
L’amour demande ta réponse :
Deviens ce que tu as reçu.

10. Reconnaissance
—————————
Peuple appelé à reconnaître
Tous les bienfaits du Créateur,
Pour signaler son jour à naître,
Reste à ton poste de veilleur.

11. Prière
———
Toi qui connais le nom du Père
Et vois ton nom s’inscrire aux cieux,
Reprends sans cesse en ta prière
Le cri des hommes vers leur Dieu.

12. Eucharistie
——————
Dieu t’a donné de rendre grâce
Par Jésus-Christ qui t’a sauvé :
Que ta louange soit la trace
De sa victoire et de ta paix !

13. Esprit - Témoin
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Tu as en toi l’Esprit du Père
Qui te consacre peuple saint :
Garde tes pas dans sa lumière
Pour être au monde son témoin.

14. Pardonné
—————
Rappelle-toi, heureuse Église,
Tu es un peuple de pécheurs !
Dieu te guérit : tu as à dire
Que son pardon fait ta grandeur

15. Lumière
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Dieu t’a confié d’être lumière,
Ne t’enfouis pas sous le boisseau !
Christ est livré pour tous tes frères :
Brûle avec lui d’un feu nouveau.

16. Conclusion.
——————
Peuple invité au sacrifice
Où Dieu se donne comme un pain,
Donne ta vie pour sa justice
Et pour un monde plus humain.

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-    ET DIEU DANS MA VIE ?    -      *************************     —————————————                      Jour 8            ...
08/09/2026

- ET DIEU DANS MA VIE ? -
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Jour 8
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Et Dieu dans ma famille ?
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Après avoir réfléchi à notre manière d’aimer et à nos blessures, tournons-nous aujourd’hui vers ceux qui nous sont souvent les plus proches :
Notre famille.

Et là encore, une question toute simple :
Et Dieu dans ma famille ?

Il est assez naturel de penser à Dieu lors des grandes étapes de la vie : un baptême, un mariage, une première communion, une profession de foi, un deuil, une fête de famille…

Mais qu’en est-il du quotidien ?
Les repas, les devoirs, les journées de travail, les soucis d’argent, les petits conflits, les éclats de rire, la fatigue, les décisions à prendre, les enfants qui grandissent, les parents qui vieillissent…

Quelle place la foi occupe-t-elle dans tout cela ?
La foi est personnelle, mais elle n’est pas faite pour être vécue seul...
Par le baptême, nous entrons dans une famille plus grande : celle des croyants, l’Église.
Et bien souvent, c’est aussi dans notre propre famille que nous avons appris à aimer, à partager, à pardonner, à servir.

Alors, quelques questions peuvent se poser :
—> Prions-nous parfois ensemble ?
—> Prenons-nous le temps de rendre grâce ?
—> Parlons-nous de Dieu autrement que dans les moments difficiles ?
—> Nos enfants voient-ils que notre foi compte réellement pour nous ?

Et lorsque la famille est éloignée, fragile, divisée, ou que l’on vit seul, comment Dieu rejoint-il aussi ces liens qui ne sont pas toujours simples ?

Car aucune famille n’est parfaite.

Il y a les incompréhensions, les tensions, les pardons à demander et ceux qu’il faut apprendre à donner.

Mais peut-être pouvons-nous simplement commencer par de petits gestes : une prière avant un repas, un « merci Seigneur » après une bonne nouvelle, quelques mots de prière avec un enfant avant de dormir, la messe vécue ensemble, une demande de pardon, une visite à un parent âgé, une écoute attentive…

Dieu n’a pas besoin d’une famille parfaite pour y prendre place. Il demande simplement qu’on Lui ouvre une porte.

« Par-dessus tout cela,
ayez l’amour,
qui est le lien le plus parfait. »
Colossiens 3,14

🎶🎶 Le cantique du jour 🎶🎶
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« Peuple de Dieu, marche joyeux,
Alléluia ! Alléluia !
Peuple de Dieu, marche joyeux,
Car le Seigneur est avec toi. »

Parce que notre foi n’est pas seulement une affaire individuelle : nous sommes appelés à marcher ensemble.

Et notre première communauté chrétienne est souvent celle dans laquelle nous avons appris à aimer, à pardonner et à servir.

🙏🙏🙏 Prière pour aujourd’hui 🙏🙏🙏
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Seigneur,
sois présent au cœur de notre famille.

Apprends-nous
à nous aimer,
à nous pardonner
et à avancer ensemble avec Toi.

Et aujourd’hui, prenons simplement quelques instants pour nous demander :
Dans ma famille, quelle place Dieu a-t-il réellement aujourd’hui ?

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ET DIEU DANS MA VIE ?
30 jours. Une question. Dieu dans ma vie.
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Ô Vierge Sainte,     Vierge, Reine du Ciel dès votre naissance,      je Vous consacre tous mes sentiments     au pied de...
08/09/2026

Ô Vierge Sainte,
Vierge, Reine du Ciel dès votre naissance,
je Vous consacre tous mes sentiments
au pied de votre berceau.

Croissez, auguste Enfant,
pour remplir toute la grandeur de vos destinées,
pour accomplir tous les desseins du Très-Haut sur Vous ;
croissez pour la Gloire de Dieu,
pour la Rédemption du genre humain qui espère en Vous ;
croissez pour la Conversion des pécheurs
dont Vous serez le refuge,
pour la Persévérance des justes
dont Vous serez le modèle,
pour la consolation des affligés
dont Vous serez le soutien,
pour le bonheur de tous les Chrétiens
dont Vous serez la Mère.

Croissez pour être la splendeur du Ciel,
l'ornement de la terre
et la terreur de Satan

Ah ! Ma tendre Mère,
daignez me défendre contre ses attaques ;
tout pécheur que je suis,
Vous êtes née pour mon Salut ;
après Dieu,
je ne l'attends que par votre secours,
que je ne cesserai d'espérer de votre bonté
et de votre amour.

Ainsi soit-il.

Abbé Pierre-Joseph César Bulo (1818-1871)
Prière de la Fête de la Nativité de la Sainte Vierge

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MARIE :
L’AURORE D’UN DESSEIN CACHÉ
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UNE NAISSANCE DANS LE SILENCE
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Il faut peut-être, pour comprendre la Nativité de la Sainte Vierge, apprendre à regarder autrement les commencements de Dieu. Car ce jour-là, rien ne semble encore annoncer l’événement qui s’approche.

Une enfant vient de naître, quelque part dans la terre d’Israël, au milieu d’un peuple qui depuis des siècles porte dans son cœur une promesse dont il ne connaît pas encore l’accomplissement. Les générations ont passé, les empires se sont élevés puis effondrés, Jérusalem a connu la gloire et l’humiliation, les prophètes ont parlé, et la voix de certains s’est éteinte dans le silence des siècles. Pourtant, l’attente demeure.

Et voici que naît Marie.

Elle ne sait rien encore de ce que Dieu a préparé. Elle est seulement une enfant, déposée dans les bras de ceux qui l’aiment. Le monde continue son cours, ignorant presque entièrement ce qui vient de commencer. Mais Dieu, Lui, regarde cette enfant, et son regard embrasse déjà le chemin qui la conduira jusqu’à Nazareth, jusqu’au « fiat » de l’Annonciation, jusqu’à Bethléem et, plus loin encore, jusqu’au pied de la Croix.

C’est pourquoi la prière de sa Nativité peut lui dire : « Croissez, auguste Enfant, pour remplir toute la grandeur de vos destinées. » Il y a dans cette parole toute la profondeur du temps chrétien : une vie commence, et pourtant son accomplissement est déjà présent dans le dessein de Dieu.

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GRANDIR DANS UN DESSEIN
QUE L’ON NE VOIT PAS ENCORE
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Marie va grandir sans connaître d’avance la totalité de ce qui lui sera demandé. Elle avancera comme avancent les hommes, avec cette lumière suffisante pour le jour présent et cette part d’ombre qui demeure sur l’avenir. Elle apprendra à vivre dans la confiance, et c’est peut-être là que son existence devient si proche de la nôtre.

Nous aussi, nous aimerions parfois comprendre où Dieu nous conduit. Nous voudrions connaître le sens des événements avant de les avoir traversés, discerner immédiatement la fécondité d’une épreuve, comprendre pourquoi certaines portes se ferment tandis que d’autres s’ouvrent. Mais Dieu ne nous donne pas toujours la carte du chemin ; Il nous demande souvent seulement de consentir au prochain pas.

Marie nous enseigne cette patience de la foi. Elle grandit sous le regard de Dieu, et sa croissance devient peu à peu l’accomplissement d’une vocation dont elle ne possède pas encore toute la connaissance.

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CE QUE DIEU FAIT GRANDIR
DEVIENT UN DON
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La prière nous révèle alors quelque chose d’essentiel lorsqu’elle demande à Marie de croître « pour la Gloire de Dieu » et pour le salut des hommes. Sa grandeur ne sera jamais une possession qu’elle garderait pour elle-même. Dieu la prépare afin qu’elle puisse un jour donner au monde celui qu’elle aura reçu de Lui.

Ainsi en va-t-il de toute véritable croissance spirituelle. Ce que Dieu fait grandir dans une âme est destiné à devenir un don. La foi reçue devient lumière pour quelqu’un d’autre ; la miséricorde expérimentée devient capacité de pardonner ; la consolation reçue dans l’épreuve rend capable, un jour, de consoler à son tour.

Marie est précisément celle en qui ce mystère atteint sa plénitude : elle reçoit le Christ et, par elle, le Christ entre dans notre histoire.

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L’ESPÉRANCE DU PÉCHEUR
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Alors, devant cette enfant dont toute la grandeur est encore cachée, nous pouvons entendre autrement la dernière supplication de la prière : « Tout pécheur que je suis, Vous êtes née pour mon Salut. »

Quelle confiance dans ces mots ! Le pécheur ne prétend pas être digne ; il espère. Il sait sa faiblesse, mais il sait aussi que Dieu a voulu placer sur son chemin une Mère qui le conduira vers son Fils.

Aujourd’hui, tandis que l’Église contemple Marie au commencement de son existence, nous pouvons lui confier le commencement et l’inachèvement de la nôtre. Nous ne savons pas encore ce que Dieu fera de tout ce que nous sommes ; nous ne connaissons pas la forme définitive de l’œuvre qu’Il accomplit en nous.

Mais Marie nous apprend à ne pas avoir peur du temps, ni même de notre propre petitesse.

Car Dieu voit déjà ce que nous ne voyons pas encore.

Et peut-être est-ce là le plus grand enseignement de cette Nativité : une vie peut commencer dans le silence, grandir dans l’ombre, traverser les siècles et devenir, entre les mains de Dieu, une lumière pour le monde….

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-      LA NATIVITÉ DE LA VIERGE MARIE       -        ************************************°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°...
08/09/2026

- LA NATIVITÉ DE LA VIERGE MARIE -
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UNE NAISSANCE
DANS LE SECRET DU DESSEIN DE DIEU
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Certaines de nos fêtes ne racontent pas toujours un événement dont nous possédons le récit dans l’Écriture…

Pourtant, nous constatons qu’elles ont traversé les siècles… Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elles ont été portées par la prière de l’Église. Elle on été méditées par les Pères. Et elle furent chantées dans notre liturgie.

La Nativité de la Vierge Marie, célébrée le 8 septembre, appartient à ce mystère discret.

L’Évangile ne nous dit rien de sa naissance. Il ne donne ni son jour, ni son lieu, ni le nom de ses parents. Il ne nous montre pas l’enfant que fut celle qui deviendra la Mère du Seigneur. Et pourtant, lorsque l’Église célèbre aujourd’hui sa naissance, elle contemple, dans le secret d’une naissance humaine, l’un des commencements cachés du mystère de l’Incarnation.

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QUAND L’ÉCRITURE GARDE LE SILENCE
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Ce silence de l’Évangile pourrait nous étonner. Nous aimerions connaître Marie avant Marie, pénétrer dans son enfance, savoir comment elle grandit, entendre les premières paroles de celle qui recevra un jour la parole de l’ange. Mais l’Écriture ne nous est pas donnée pour satisfaire cette curiosité. Elle nous conduit vers le mystère du salut. Lorsque Marie apparaît dans l’Évangile, elle apparaît déjà dans cette lumière : une jeune fille de Nazareth, humble et inconnue du monde, à qui Dieu demande de devenir la Mère de son Fils.

Ce que l’Évangile tait, la piété chrétienne a pourtant cherché très tôt à le méditer. C’est dans ce contexte qu’apparaissent les récits que nous appelons apocryphes, notamment le Protévangile de Jacques, composé probablement au IIᵉ siècle. Il raconte que Marie serait née de Joachim et d’Anne, deux époux longtemps privés d’enfant. Leur stérilité devient alors le lieu d’une intervention de Dieu. Comme souvent dans les récits bibliques, lorsque la vie semble humainement fermée, une promesse commence à s’y dessiner. La naissance de Marie apparaît ainsi comme un don reçu là où l’espérance semblait s’être épuisée.

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SAINT JOACHIM ET SAINTE ANNE
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Il nous faut comprendre, ici, ce que l’Église fait de ces récits…

Elle ne les reçoit pas comme une autre Bible et ne leur attribue pas l’autorité qui appartient aux Écritures canoniques. Elle ne transforme pas non plus chacun de leurs détails en chronique historique. Mais elle ne les rejette pas avec mépris. Car un récit apocryphe peut conserver la trace d’une tradition ancienne, porter la mémoire d’une communauté chrétienne et exprimer, à sa manière, une méditation sur le mystère de la foi. L’Église discerne, reçoit certains motifs, en écarte d’autres, et les relit à la lumière de ce qu’elle a reçu des Apôtres.

Ainsi les noms de Joachim et d’Anne ont-ils pris place dans la tradition chrétienne, bien qu’ils ne figurent pas dans les Évangiles. Leur histoire elle-même a nourri la méditation des siècles. Anne, stérile et devenue mère par grâce, rappelle ces femmes de l’Ancien Testament dont l’impossibilité humaine devient mystérieusement le seuil d’une promesse. Elle évoque en particulier Anne, mère de Samuel, et avec elle cette longue histoire biblique où Dieu semble attendre que toute puissance humaine soit épuisée pour faire surgir ce qui vient de lui.

Ce rapprochement n’est pas sans importance. Il montre déjà comment les chrétiens anciens ont lu la naissance de Marie : non comme un prodige isolé, mais comme un événement inscrit dans une histoire beaucoup plus vaste. Dieu prépare. Dieu conduit. Dieu fait mûrir son dessein à travers des générations dont les hommes ne perçoivent pas toujours le sens.

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QUAND LES PÈRES RELISENT LA TRADITION
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Les Pères de l’Église vont précisément accomplir ce travail de lecture…

Ils ne cherchent pas seulement à savoir comment Marie est née ; ils cherchent à comprendre ce que signifie son existence dans le dessein de Dieu.

Jean Damascène, au VIIIᵉ siècle, reprend ainsi la tradition de Joachim et d’Anne et la replace dans toute l’histoire sainte. Il voit dans la naissance de Marie l’aboutissement secret d’une préparation commencée bien avant elle. La stérilité d’Anne lui rappelle les anciennes stérilités devenues fécondes par la puissance de Dieu. Marie appartient à la racine de David et à la promesse faite à Israël. Elle est préparée comme un temple pour celui que les cieux ne peuvent contenir.

Sous sa plume, le récit de la naissance cesse donc d’être une simple histoire touchante. Il devient une contemplation du dessein divin. Marie n’est pas apparue soudainement au bord de l’Évangile : elle appartient à cette longue attente d’Israël qui conduit jusqu’à l’Incarnation. Et si sa grandeur est incomparable, ce n’est pas parce qu’elle serait séparée de l’histoire du salut, mais précisément parce qu’elle en constitue l’un des points les plus secrets et les plus décisifs.

Saint Jean Damascène aime aussi jouer sur le nom d’Anne et sur le thème de la grâce. Il ne s’agit pas là d’une démonstration philologique au sens moderne, mais d’une manière propre aux Pères de faire résonner un nom avec un mystère. Là où l’homme ne voyait qu’une stérilité, Dieu faisait déjà place à la grâce. Et cette grâce devait un jour conduire jusqu’à celle qui porterait dans sa chair le Verbe fait homme.

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LA GRÂCE QUI COMMENCE DANS LE SECRET
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Marie vient ainsi au monde comme un don…

Rien, extérieurement, ne semble encore annoncer ce que cette enfant portera un jour. Le monde ne connaît pas son nom. Jérusalem poursuit son histoire, les empires passent, les puissants inscrivent leurs victoires dans la pierre, tandis qu’une petite fille naît dans une obscurité que l’histoire profane ne juge pas digne de retenir. Et pourtant, aux yeux de la foi, quelque chose commence.

C’est peut-être l’une des beautés les plus profondes de cette fête : elle nous fait regarder Dieu à l’œuvre avant que son œuvre soit visible. Le salut lui-même ne commence pas dans l’éclat d’un palais. Il avance dans le secret d’une famille, puis dans le silence d’un village de Galilée, jusqu’au jour où une jeune femme reçoit la visite de l’ange. Avant le fiat de Nazareth, il y a donc cette longue préparation que Dieu seul connaît.
La Nativité de Marie nous apprend ainsi à regarder l’histoire avec les yeux de la foi. Nous sommes souvent tentés de ne reconnaître comme important que ce qui paraît, ce qui s’impose, ce qui laisse une trace. Dieu agit autrement. Ce qu’il destine à porter une lumière immense peut commencer dans une obscurité presque parfaite.

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DE MARIE AU CHRIST
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Mais cette fête ne trouve son véritable sens qu’en Jésus-Christ. Toute la grandeur de Marie vient de celui qu’elle recevra. Les Pères ne cessent de revenir à cette vérité. Lorsqu’ils la proclament Theotokos, Mère de Dieu, ils ne cherchent pas à détourner vers elle la gloire qui revient au Christ ; ils défendent le mystère même de l’Incarnation. Celui qui naît d’elle est véritablement Dieu fait homme. Celui qu’elle porte dans son sein est le Verbe éternel.

Ainsi la naissance de Marie est déjà tournée vers Jésus. Elle appartient à cette immense préparation par laquelle Dieu conduit l’humanité jusqu’à la venue du Sauveur. Il y a, dans cette enfant encore inconnue, quelque chose de l’aurore : non pas encore le jour, mais ce qui annonce que le jour approche.

C’est pourquoi il faut aussi se garder de projeter sur les paroles des Pères les définitions théologiques des siècles ultérieurs. Lorsqu’ils contemplent la sainteté exceptionnelle de Marie et l’action de la grâce en elle, ils parlent avec le langage spirituel et théologique de leur temps. Ils n’ont pas encore formulé, dans les termes précis de la théologie ultérieure, le dogme de l’Immaculée Conception. Mais ils perçoivent avec une force admirable que celle qui devait devenir la Mère du Seigneur est enveloppée, depuis les profondeurs de son existence, dans un dessein de grâce.

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QUAND LA TRADITION DEVIENT LITURGIE
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Ce qui était raconté dans les anciens récits va peu à peu être contemplé dans la prière de l’Église.

Cette fête de la Nativité de Marie apparaît à Jérusalem, autour d’une dédicace célébrée le 8 septembre, puis elle gagne Constantinople et, au VIIᵉ siècle, Rome. Les siècles passent ; les récits changent de forme ; mais la liturgie demeure.

Et la liturgie accomplit ici quelque chose de remarquable. Elle ne cherche pas à combler le silence de l’Évangile par une prétendue certitude historique. Elle chante le mystère qui se laisse entrevoir à travers ce silence. Dans la tradition byzantine, la Nativité de Marie devient le « prélude de la joie universelle ». Jean Damascène peut alors s’écrier : « Aujourd’hui est pour le monde le commencement du salut. »

Tout est là.

Non pas que le salut commence sans le Christ, mais que commence à paraître celle par qui le Christ recevra de notre humanité sa chair. Le commencement demeure encore caché, mais l’Église sait déjà quelle lumière il porte.

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LA PREMIÈRE LUEUR
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Le 8 septembre, nous nous tenons donc devant une naissance dont l’Évangile ne nous a rien raconté et que pourtant l’Église célèbre depuis des siècles. Ce silence n’est pas un vide. Il nous rappelle seulement que l’œuvre de Dieu commence souvent là où le regard des hommes ne s’arrête pas. Une enfant vient au monde, inconnue encore, et nul ne pourrait deviner ce que Dieu a déposé dans cette naissance.

Marie vient de naître, et déjà l’histoire s’incline silencieusement vers Nazareth, vers l’Annonciation, vers Bethléem. Ce qui paraît n’être qu’un commencement obscur appartient à une histoire qui, depuis longtemps, cherchait son accomplissement.

Peut-être est-ce aussi pourquoi cette fête parle si justement à notre foi. Nous voudrions connaître d’avance le sens de ce que nous vivons, discerner immédiatement le fruit d’un commencement, voir la lumière avant même que l’aube ne paraisse. L’Église nous apprend ici une patience plus profonde : celle qui sait que Dieu peut être à l’œuvre dans ce qui demeure encore caché.

La Nativité de Marie n’est donc pas seulement la mémoire d’une naissance ; elle est la contemplation d’une promesse qui prend chair dans le silence. Et lorsque l’Église se tourne vers cette enfant, elle regarde déjà plus loin qu’elle-même. Car toute sa beauté vient de celui qu’elle recevra, toute sa grandeur de celui qu’elle portera.

Une naissance cachée, et pourtant le commencement d’une joie qui deviendra universelle.

À l’horizon de cette aurore, il y a déjà…. le Christ….

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