28/09/2024
Une homélie, parce qu'elle est écoutée, et non lue, a une courte durée de vie: elle ne dure que le temps que met le prêtre à la dire. Il arrive aussi qu'elle crée un sillage dans nos mémoires, quand nous en retenons ce qui nous a touchés.
Il peut advenir toutefois, que dans les temps cruels que nous vivons, semés de guerres, de violences, d'exclusions, d'indifférence à ce que la télé ne met pas en exergue, un mot, un seul mot retienne toute notre attention: il s'agit ici de "la fraternité", sur laquelle le Père Louis a réfléchi, et a tenu à nous partager sa réflexion au cours de la messe du jeudi 26 septembre, dédiée à la paix:
"Notre monde serait-il devenu fou ? La fraternité serait-elle devenue un vain mot? On se dresse les uns contre les autres. Notre monde semble être dépourvu de fraternité. A force de traiter les autres d’étrangers on devient étrangers de Dieu. On se replie et se rassemble autour de ceux qui sont comme nous. La fraternité est confondue avec le clanisme.
Dans le livre de la Genèse Quand Caïn a tué Abel, Dieu lui pose la question : Où est ton frère ? Caïn répond suis-je le gardien de mon frère ? et la réponse de Dieu le rappelle à la fraternité : Qu’as-tu fait de ton frère ?
Chers amis,
Si nous nous posons encore la question de qui est notre frère alors relisons la parabole du bon samaritain (Lc 10, 25-37).
Si nous ne savons pas ce que veut dire être fraternel alors relisons la parabole du Jugement dernier (Mt 25, 31-46).
Relisons les Evangiles et fondons notre action sur la Parole de Dieu.
Ce que j’entends depuis longtemps et plus particulièrement depuis quelques jours me met en colère. On se dit chrétiens et on laisse mourir des personnes qui cherchent une vie meilleure. On justifie la mort d’enfants par le fait qu’ils pourront peut-être devenir terroristes. On relativise le déplacement, l’exode de populations, parce qu’elles n’ont pas la même religion que nous. Le Seigneur nous a placés en gardien pour nos frères, alors qu’avons-nous fait de nos frères ?
En cherchant notre sécurité et notre confort, nous devenons indifférents ! Agissons pour la paix. Prions pour la Paix. Soyons des instruments de paix !
« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »
On ne combat pas le mal par le mal. On combat le mal par le
bien !"