Église saint Jean de Patmos

Église saint Jean de Patmos Église ésotérique indépendante et libérale, dans les successions apostoliques d'Antioche, Alexa

J’ai lu ce livre de Thérèse d’Avilla il y a quelques années , et je le considère comme un chef-d’œuvre.Je le conseille v...
07/06/2026

J’ai lu ce livre de Thérèse d’Avilla il y a quelques années , et je le considère comme un chef-d’œuvre.
Je le conseille vivement à toute personne qui s’intéresse à sa transformation intérieure.

Cette image du château de cristal demeure inoubliable : l’âme n’est pas une chose misérable cherchant Dieu à l’extérieur ; elle est déjà un palais lumineux dont le centre est habité par la Présence.
C’est une vision à la fois très chrétienne et profondément universelle.

Thérèse compare l’âme à un château de cristal composé de sept demeures.

Au centre du château réside Dieu, comme un soleil intérieur.

Le chemin spirituel consiste à passer de la périphérie obscure vers ce centre lumineux.

Première demeure
L’éveil

L’âme commence à prendre conscience de son existence spirituelle.
Elle vit encore tournée vers le monde extérieur, les distractions, les passions et les préoccupations ordinaires.
Elle aperçoit la lumière du château mais reste à la porte.
Mot-clé : Réveil.

Deuxième demeure
L’appel intérieur

L’âme entend l’appel de Dieu plus clairement.
Elle commence la prière régulière, la lecture spirituelle et les efforts de transformation.
Le combat intérieur devient plus intense.
Mot-clé : Persévérance.

Troisième demeure
La vertu stabilisée

L’âme mène une vie morale sérieuse. Elle est disciplinée, pieuse et vertueuse.
Mais un danger apparaît : la satisfaction spirituelle et l’orgueil subtil.
On croit être arrivée alors que le voyage ne fait que commencer.
Mot-clé : Humilité.

Quatrième demeure
La grâce intérieure

C’est un tournant majeur.
L’effort humain laisse progressivement place à l’action divine.
L’âme découvre une paix nouvelle qui ne provient plus uniquement de sa volonté.
Thérèse parle ici de la célèbre « prière de quiétude ».
Mot-clé : Abandon.

Cinquième demeure
La transformation

L’image utilisée est celle du ver à soie qui devient papillon. L’ancien être commence à mourir.
Une vie nouvelle apparaît.
L’âme connaît des expériences profondes de présence divine.
Mot-clé : Métamorphose.

Sixième demeure
Les fiançailles spirituelles

L’âme vit de grandes grâces mystiques mais aussi de grandes épreuves.
Extases, visions, intuitions spirituelles peuvent survenir.
Mais également souffrances, nuits de l’âme, incompréhensions et purification profonde.
Pour Thérèse, les épreuves augmentent à mesure que l’on s’approche du centre.
Mot-clé : Purification.

Septième demeure
Le mariage spirituel

C’est l’union avec Dieu.
L’âme demeure dans une paix profonde.
Elle ne cherche plus les phénomènes extraordinaires.
Elle devient simple, rayonnante et totalement offerte.
Le véritable signe de cette union n’est pas l’extase mais l’amour.
Mot-clé : Union.

Ce qui est remarquable
c’est de constater que ces sept demeures ressemblent à une véritable initiation intérieure .

Thérèse d’Avila ne cherche pas à construire un système théologique compliqué. Elle parle de ce qu’elle a vécu. On sent derrière chaque page une expérience directe de la vie intérieure.

En le relisant des années plus t**d chaque demeure prend un sens différent selon le chemin parcouru.

C’est pourquoi ce livre a souvent été rapproché des degrés initiatiques ou encore des étapes de la réintégration chez Louis-Claude de Saint-Martin.

Mais Thérèse reste très concrète : elle ne cherche pas à décrire des mondes invisibles ou des hiérarchies célestes. Elle parle avant tout de ce qui se passe dans le cœur humain lorsque celui-ci se rapproche progressivement du divin

Daniele Balland

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Les Grands InitiésPublié en 1889, ce livre a marqué plusieurs générations de chercheurs spirituels.Édouard Schuré (1841-...
06/06/2026

Les Grands Initiés
Publié en 1889, ce livre a marqué plusieurs générations de chercheurs spirituels.

Édouard Schuré (1841-1929) fut l’une des grandes figures de l’ésotérisme français de la fin du XIXᵉ siècle.
Il est surtout connu pour cet ouvrage devenu classique.

L’idée de Schuré est qu’il existe une Tradition primordiale, une sagesse unique transmise sous des formes diverses à travers les âges.
Selon lui, les grandes religions ne sont pas contradictoires ; elles expriment une même vérité adaptée à des peuples différents.

Il présente alors une galerie de grands initiés :

* Rama
* Krishna
* Hermès Trismégiste
* Moïse
* Orphée
* Pythagore
* Platon
* Jésus-Christ

Pour Schuré, chacun d’eux représente une étape dans la révélation progressive de la vérité spirituelle.

Pour Schuré, Jésus n’est pas seulement le fondateur d’une religion.
Il est un grand initié, un révélateur de la divinité intérieure et l’aboutissemen des traditions sacrées de l’Antiquité.

Son Christ est beaucoup plus proche du christianisme mystique que du christianisme dogmatique.

Schuré n’était pas gnostique au sens historique du terme, mais il était très proche d’un esprit gnostique parce qu’il
pensait que la religion extérieure cache une doctrine intérieure.
pour lui les symboles possèdent plusieurs niveaux de lecture et l’initiation permet d’accéder à une compréhension plus profonde des Écritures.

Il disait que les grands maîtres spirituels enseignaient à la fois au peuple et à des disciples plus avancés et que religions sont les branches d’un même arbre, et les grands initiés sont les jardiniers successifs d’une unique sagesse

Son livre a influencé Rudolf Steiner, Papus, Joséphin Péladan, de nombreux martinistes et rosicruciens du XXᵉ siècle.

À une époque, Les Grands Initiés était presque un livre de chevet dans les milieux ésotériques francophones.

Daniele Balland
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Les calvaires font partie de ces présences discrètes qui jalonnent nos campagnes, nos chemins forestiers et nos villages...
06/06/2026

Les calvaires font partie de ces présences discrètes qui jalonnent nos campagnes, nos chemins forestiers et nos villages. Beaucoup passent devant eux sans plus les voir, alors qu’ils portent une histoire millénaire et une profonde charge spirituelle.

Le mot « calvaire » vient du latin Calvaria, traduction du mot araméen Golgotha, le lieu où le Christ fut crucifié.
À l’origine, le calvaire désigne donc la colline du Golgotha à Jérusalem.
Peu à peu, ce nom fut donné aux croix élevées en mémoire de la Passion du Christ.

Dès les premiers siècles du christianisme, les fidèles commencèrent à dresser des croix à l’entrée des villes, aux carrefours ou sur les hauteurs.
Mais c’est surtout au Moyen Âge que les calvaires se multiplièrent à travers toute l’Europe.

Ils remplissaient plusieurs fonctions.
D’abord une fonction religieuse. Ils rappelaient aux voyageurs la présence du Christ et invitaient à la prière. Dans une époque où peu de gens savaient lire, une croix parlait davantage qu’un livre.

Ils avaient aussi une fonction protectrice. Beaucoup de traditions populaires voyaient dans ces croix une protection contre les tempêtes, les maladies, les épidémies ou les influences maléfiques. Les paysans s’y arrêtaient parfois pour demander la bénédiction des récoltes.

Certains calvaires étaient également des ex-voto. Une famille ayant survécu à une épidémie, un naufrage ou une guerre faisait ériger une croix en signe de reconnaissance.

Enfin, ils servaient souvent de repères, à l’époque oas de GPS .
Avant les panneaux routiers modernes, ils indiquaient un chemin, une limite de paroisse ou un lieu de rassemblement pour les processions.

Plusieurs historiens ont remarqué que nombre de calvaires furent élevés sur des lieux déjà considérés comme sacrés avant le christianisme : sommets, sources, carrefours ou anciens sanctuaires.

L’Église ne détruisit pas ces lieux de mémoire ;
elle les christianisa souvent en y dressant une croix.
Ainsi, la croix du Christ vint parfois remplacer l’arbre sacré, le menhir ou la pierre vénérée des anciens païens .

On trouve fréquemment les calvaires aux croisements des chemins.
C’est en Bretagne que l’on trouve les plus impressionnants.
Certains sont de véritables cathédrales de pierre, couvertes de dizaines de statues représentant les scènes de la Passion, les apôtres et les saints.

Ces monuments témoignent d’une foi populaire intense, mais aussi d’un art sacré d’une extraordinaire richesse.

Aujourd’hui encore, même lorsque la foi s’est éloignée, les calvaires voudraient demeurer , mais de nombreux calcaires sont détruits chaque jour . Hélas !

Pourtant , ils veillent au bord des routes comme des gardiens immobiles du temps, avec nostalgie .

Daniele Balland

La Magie d’Arbatel. Le livre publié par le Dr Marc Haven n’est pas simplement une traduction. Haven l’entoure d’une préf...
06/06/2026

La Magie d’Arbatel.
Le livre publié par le Dr Marc Haven n’est pas simplement une traduction. Haven l’entoure d’une préface et de commentaires qui en font presque un manifeste de la magie divine.
Pour lui, l’Arbatel n’est pas un grimoire parmi d’autres : c’est l’un des rares ouvrages qui expose ce qu’il appelle la « véritable magie », celle qui procède de Dieu et non et non de la contrainte des esprits.

La thèse centrale de Marc Haven dès les premières pages : Tout est magie.

Cette formule ne signifie pas que tout est surnaturel. Elle signifie que toute action de l’homme sur le monde, toute pensée, toute prière, toute connaissance est déjà un acte magique. La magie n’est pas un domaine particulier ; elle est la loi cachée qui relie l’esprit, l’âme et la matière.

Pour Haven, le mage véritable n’est pas un sorcier mais un homme qui a compris les correspondances secrètes entre les différents plans de l’univers.

L’auteur enseigne que la magie est la plus ancienne des sciences.

Avant les religions organisées, avant même les philosophies, il existait selon lui une sagesse primordiale transmise aux patriarches.
Cette connaissance aurait été connue d’Abraham, de Moïse, des prophètes et même des premiers disciples du Christ.

Nous sommes très proches ici de ce que la tradition hermétique appellera la Tradition Primordiale.

L’idée est que toutes les véritables traditions procèdent d’une même source lumineuse.

Le mage selon l’Arbatel est un homme pieux .
Le mage doit être charitable, humble, utile à ses semblables.

Cela surprend souvent les lecteurs modernes qui cherchent des recettes opératives.
Mais l’Arbatel affirme que les pouvoirs spirituels apparaissent naturellement lorsque l’âme est accordée au Divin.
Autrement dit la sainteté précède le pouvoir.

L’Arbatel annonce neuf livres de magie, mais un seul nous est parvenu.

L’auteur nous même affirme que l’Arbatel est une magie de réintégration

Lorsque l’on évoque les grimoires de magie, on imagine souvent des cercles tracés au sol, des invocations compliquées ou des pactes avec des entités invisibles.
L’Arbatel se situe à l’opposé de cette vision.
Il ne propose pas une magie de domination mais une magie de participation à l’ordre divin.

Publié à l’origine en 1575, en pleine Renaissance hermétique, l’Arbatel apparaît dans un monde où les enseignements de la Kabbale chrétienne, du néoplatonisme, de l’hermétisme et du christianisme mystique se rencontrent.
Son auteur véritable demeure inconnu, mais son esprit rappelle celui de Marsile Ficin, de Pic de la Mirandole ou encore de Paracelse.

L’idée fondamentale est que l’univers est vivant.

Le monde n’est pas une machine. Il est un immense organisme spirituel traversé par des forces, des intelligences et des hiérarchies invisibles. Chaque étoile, chaque planète, chaque être participe à une harmonie cosmique voulue par Dieu.

L’homme occupe une place particulière dans cet ensemble. Il est un microcosme contenant en lui toutes les puissances du macrocosme. Cette idée, héritée du Corpus Hermeticum, constitue la clé de l’Arbatel.

L’être humain n’est pas séparé du ciel. Il est un ciel miniature.

Ainsi, connaître son âme revient à connaître l’univers.

L’Arbatel affirme quelque chose d’extrêmement rare dans les grimoires :
la puissance magique est proportionnelle à l’élévation morale. Autrement dit la magie est fondée sur les vertus

Plus un homme devient juste, plus il s’accorde aux lois divines et plus il acquiert naturellement une influence sur les plans subtils.

Cette conception rappelle fortement les théurgistes néoplatoniciens comme Jamblique.

Le mage n’agit pas par sa volonté personnelle.
Il devient un instrument de la volonté divine.

C’est pourquoi le livre répète constamment :
-crains Dieu ;
-sois vertueux ;
-garde ton âme pure ;
-évite l’orgueil ;
-recherche la sagesse avant les pouvoirs.
L’orgueil est le véritable démon.

L’enseignement le plus connu concerne les sept Esprits Olympiques.

Beaucoup les prennent pour des anges ou des démons. Ils sont en réalité plus proches des Intelligences planétaires des anciens philosophes.

Ils représentent les forces organisatrices qui administrent la création visible.

Aratron gouverne Saturne.
Bethor gouverne Jupiter.
Phaleg gouverne Mars.
Och gouverne le Soleil.
Hagith gouverne Vénus.
Ophiel gouverne Mercure.
Phul gouverne la Lune.

Chaque esprit préside à un courant particulier de la manifestation :
-Saturne : le temps, le destin, les secrets.
-Jupiter : l’autorité sacrée et la prospérité.
-Mars : l’énergie et le combat.
-Soleil : la lumière et l’illumination.
-Vénus : l’amour et l’harmonie.
-Mercure : la connaissance et la communication.
-Lune : les rêves, les cycles et l’imagination.

Mais ces esprits ne sont pas le but. Ils ne sont que des intermédiaires.

L’Arbatel répète sans cesse qu’ils demeurent soumis à Dieu.

Un aspect souvent oublié est la division de la réalité en plusieurs niveaux.

Le monde élémentaire est celui de la matière.

Le monde céleste est celui des influences astrales.

Le monde intellectuel est celui des archétypes divins.

Le mage véritable apprend à circuler intérieurement entre ces différents plans.

Cette doctrine annonce déjà ce que développeront plus t**d les rosicruciens et certains martinistes : la remontée de l’âme vers son origine.

Une magie proche de la theurgie , ce qui explique l’intérêt de l’Arbatel pour les ésotéristes chrétiens.

Son objectif n’est pas de produire des phénomènes.
Son objectif est la transformation de l’être.

Dans l’esprit de l’Arbatel, l’opération magique parfaite est celle où l’homme devient transparent à la Lumière divine.

Nous sommes loin de la goétie.

Le mage cherche moins à faire descendre les esprits qu’à élever son âme, d’où
une parenté avec celle de la réintégration que développera plus t**d Martinez de Pasqually : l’homme est tombé de son état primordial et doit retrouver sa dignité première.

L’Arbatel ne parle pas explicitement de chute adamique comme Pasqually, il enseigne que l’homme peut retrouver sa royauté spirituelle en se réaccordant avec les lois divines.

Autrement dit, la magie n’est pas l’acquisition d’un pouvoir nouveau, C’est le réveil d’un pouvoir oublié.

Le véritable secret de ce livre tient peut-être dans une phrase que beaucoup de lecteurs négligent :« Possède Dieu et tu posséderas toutes choses. »

L’Arbatel enseigne que les miracles, les visions, les contacts avec les intelligences célestes, les influences astrales et les dons spirituels ne sont que des conséquences secondaires.

Le trésor véritable est l’union de l’âme avec sa source.

Daniele Balland

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http://lemeunier.gilbert.free.fr/HAVEN_Marc_-_La_magie_dArbatel.pdf

Ce conseil, C’est à cause de ceux qui m’insultent ou me conseillent d’aller me confesser .
06/06/2026

Ce conseil, C’est à cause de ceux qui m’insultent ou me conseillent d’aller me confesser .

« Rien ni personne n’est plus à la place où il devrait être normalement ;les hommes ne reconnaissent plus aucune autorit...
05/06/2026

« Rien ni personne n’est plus à la place où il devrait être normalement ;les hommes ne reconnaissent plus aucune autorité effective dans l’ordre spirituel, aucun pouvoir légitime dans l’ordre temporel ; les « profanes » se permettent de discuter des choses sacrées, d’en contester le caractère et jusqu’à l’existence même ; c’est l’inférieur qui juge le supérieur, l’ignorance qui impose des bornes à la sagesse, l’erreur qui prend le pas sur la vérité, l’humain qui se substitue au divin, la terre qui l’emporte sur le ciel, l’individu qui se fait la mesure de toutes choses et prétend dicter à l’univers des lois tirées tout entières de sa propre raison relative et faillible. »
René Guénon, La Crise du monde moderne, 1927. (via Pierre-Emile Blairon que je remercie)

Je suis chrétienne et je le revendique , je suis particulièrement gnostique .J’ai été baptisée j’avais une semaine , j’a...
05/06/2026

Je suis chrétienne et je le revendique , je suis particulièrement gnostique .
J’ai été baptisée j’avais une semaine , j’ai suivi l’instruction religieuse , communion, confirmation , j’ai lu la bible en entier .
Puis vint un jour où le dogme ne me convenait plus.
J’avais un soif de Dieu .
J’ai cherché Dieu , j’ai cherché Dieu partout dans toutes les traditions, croyant que les autres étaient meilleures .
J’ai étudié toutes les traditions de la planète et leurs livres saints .
Il fait dire que je ne suis plus toute jeune.

J’ai été pendant plusieurs années un dévote de la déesse Kâlî.
Je lui ai rendu des rites très compliqués .
Je lui ai écrit un hymne que je vous dévoile ci dessous.

Les initiés disent souvent que l’on ne choisit pas Kali. C’est Kali qui choisit ses enfants.

Kali est une figure mal comprise en Occident. Beaucoup ne voient que son aspect terrible, alors que les maîtres la considèrent comme l’une des manifestations les plus profondes de l’Amour divin.

Lorsque l’âme s’engage sur le chemin initiatique, elle recherche d’abord la lumière. Elle aspire à la paix, à la sagesse et à la connaissance. Pourtant, vient un moment où elle découvre que la véritable illumination exige aussi la traversée des ténèbres.

Son nom signifie « la Noire » mais aussi « celle du Temps » (Kala). Elle n’est pas seulement une déesse. Elle est la puissance même qui dévore les illusions, détruit les attachements et réduit en poussière tout ce qui n’est pas éternel.

Aux yeux du profane, son apparence est effrayante. Son corps est sombre comme la nuit primordiale. Elle est nue car rien ne s’attache en elle. Ses cheveux sont dénoués, des antennes vers l’Infini . Elle porte un collier de têtes coupées , symbole de tous les égos domptés, et une ceinture de bras humains. Dans sa main brille l’épée qui tranche les liens de l’ignorance.

L’initié comprend que ces symboles ne parlent pas de violence extérieure.

Là où d’autres divinités consolent, Kali réveille.
Là où d’autres enseignent, Kali transforme.
Là où d’autres promettent le salut, Kali exige la mort de ce qui fait obstacle au salut.

Elle est représentée dansant sur le corps de Shiva.
Sans son énergie, Shiva demeure immobile, pure conscience silencieuse.
Sans Shiva, Kali serait une puissance sans direction, un Sheva : un cadavre .
Ensemble, ils symbolisent l’union de la Conscience éternelle et de la Force créatrice.

Lorsqu’elle entre dans une vie, elle emporte progressivement tout ce qui est devenu inutile :
les faux attachements, les certitudes, les identités de surface.
Ce processus peut sembler rude, mais il conduit à une liberté que rien ne peut altérer.

Peut-être est-ce pour cela que tant de chercheurs spirituels, après avoir longtemps cherché la lumière, finissent un jour par rencontrer la Grande Déesse Noire.
Ils découvrent alors que l’obscurité sacrée n’est pas l’opposé de la lumière : elle est le sein mystérieux d’où la lumière elle-même est née.

Kali ne détruit pas l’homme.
Elle détruit ce qui l’empêche de connaître sa nature véritable. C’est très gnostique ça !

Dans les traditions tantriques, elle est la Mère terrible et compatissante à la fois.
Terrible pour les illusions. Compatissante pour l’âme captive qui aspire à la liberté.

Elle enseigne que tout ce qui naît doit mourir.
Les royaumes, les civilisations, les croyances, les corps et même les mondes sont emportés par le fleuve du temps.

Face à elle, l’initié apprend à mourir avant la mort .

Il abandonne peu à peu ses certitudes, ses identifications et ses attachements.
Ce processus est douloureux,
mais derrière cette mort symbolique se cache une renaissance.

Car Kali est également la gardienne du seuil qui conduit à l’Immortalité.

Lorsque tout ce qui est faux a été consumé dans son feu, demeure alors la pure conscience, libre, silencieuse et éternelle.

Ainsi, la déesse noire n’est pas l’image de la destruction mais celle de la délivrance suprême.

Dans le silence du cœur, Kali murmure alors son enseignement :
« Tout ce que tu crois être doit disparaître.
Tout ce que tu es réellement demeure à jamais. »

Et lorsque l’âme accepte cette vérité, la Mère du Temps devient la Mère de la Libération.

Kali rejoint d’une certaine manière le symbolisme du phénix, elle est le feu qui consume l’ancien être afin que puisse renaître l’être véritable.
Là où le phénix représente la résurrection, Kali représente souvent l’incinération préalable, cette étape redoutée mais indispensable du Grand Œuvre intérieur.

Kâlî m’a révélée que ce que je recherchais était en moi et qu’il n’était nul besoin d’aller chercher ailleurs ce que ma propre tradition pouvait m’offrir.

Celui qui craint Kali craint encore la mort. Celui qui aime Kali a déjà commencé à la vaincre.

Daniele Balland

Hymne à Kâlî
22 octobre 2011, 11:32

HYMNE à KALI

Louanges à Toi, Kâlî , la noire, la Suprême
Gloire à Toi la souveraine qui trône en majesté
Sur le corps de Ton bien aimé
Hommage à Celle qui règne sur la vie et la mort
Qui fractionne la substance du temps, la divise en 3 aspects
Puis la fait resplendir en elle même en un éternel présent
Destructrice du mal, je Te salue
O puissante Shakti je m’incline à tes pieds sacrés.
Comme un petit enfant je m’adresse à Toi divine mère
Allaite-moi, nourris-moi des rayons qui jaillissent de ton sein
Je vis dans la faim et la privation de ma véritable nature
J’ai grand besoin de Ta Grâce
Je viens vers Toi avec mes imperfections
Que celles-ci justement m’aident à dissoudre l’égo
O source de miséricorde,
Océan de compassion infinie
Guide moi jusqu’à parfaite Réalisation
Et que je chemine toujours sous Ta protection
Viens habiter mon corps
Qu’il devienne Ton temple
Ô sublime émanation de Shakti
Emplis chacun de mes organes
Divinise chacune de mes cellules
Inonde-moi de Ton Essence
Que Tes qualités deviennent les attributs de mon Etre
Afin que rien d’humain ne subsiste
Et que, comme Toi, de l’obscurité émane la vraie Lumière
Fais descendre sur moi Ta pluie de félicité
Qu’elle se déverse tel un torrent en crue
Car auprès de Toi je veux me désaltérer
Que ma terre stérile reprenne vie grâce à ton eau fertilisante
Brûle de Ton feu dévorant les voiles qui obscurcissent ma conscience
Consume tout ce qui en moi doit être détruit
Dissous les limitations et les blocages qui m’entravent
Donne-moi une psychologie saine, base de la Sagesse
De Ton épée tranche les liens qui attachent
De Ton bras qui donne
Ouvre mes yeux à la vision subtile
Afin que dans la caverne de mon cœur
Je reconnaisse spontanément la nature de l’Esprit
De l’autre écarte la crainte, le doute, la peur.
Toi qui porte l’espace comme unique vêtement
Et dont la beauté est l’unique ornement
Dépouille-moi de l’illusion
Dissous tout ce qui en moi divise.
O kâlî, Parfais- moi et mène-moi à l’accomplissement
Toi et moi ne faisons qu’Un, Maman,
Alors révèle Ta véritable essence inséparable du Soi
Déesse aux multiples noms
Lumière de la nuit
Bonheur de Shiva
Je t’implore
Toi qui fais franchir les obstacles
Que Tu as Toi même placés
Ote tout obstacle à ma réalisation
Arrache l’ignorance et les ténèbres
Que jaillisse la connaissance
Toi à qui rien n’échappe
Brise de Ton bâton la coquille qui me retient prisonnière.
Je T offre mon ego,
Bande ton arc et tire. Abats ce menteur
Dévore le, Tue celui qui se prend pour le maître
Et suspend ce cadavre à ton cou
Que ton rugissement fracassant ébranle mon cœur
Et révèle enfin la pure conscience.
De ta bouche ensanglantée avale le devenir
Afin que je demeure dans l’éternel présent
Fais-moi mourir et renaître
Avant la mort, cette initiatrice
Que je ne sois jamais née, effacée
Sans père ni mère, non engendrée
Mort même de la naissance
Née morte et morte née
Libère moi, même de la libération
Mène-moi à l’accès sans accès
Plonge-moi dans le fleuve de l’oubli
Qu’il engloutisse toute histoire personnelle,
Ma propre infirmité.
Fais tomber les masques de ma personnalité
Toutes formes d’imposture
Dénude l’Etre, l’éternel habitant, l’Etreté.
Je T’offre ma dévotion
Transmute là en Foi et Sagesse
O Splendeur immaculée, Mère Adorée
Que Ton nom soit toujours sur mes lèvres
Le jour la nuit dans mes rêves, mon sommeil
Dans mes pensées, dans les instants de labeur
Esprit Suprême
Que Ta présence illumine mon âme
O Toi qui accorde les faveurs à ceux qui Te révèrent
Accorde-moi l’immortalité.
Fais descendre sur moi Ta Grâce
Fais monter en moi Ta Puissance
Pour Toi je brûle le santal, je respire le camphre
Je m’enivre de ton parfum de musc
O Kali je suis émerveillée par Ta radiance
Toi, qui, à l’aube accueille le 1er rayon du soleil
Et qui participe le soir au lever de la lune
Laisse-moi m’absorber en Ta glorieuse manifestation.
Je m’abandonne à la pulsation de Ton cœur divin
Au flux et reflux de tes marées du temps
Je veux t’exprimer toute ma gratitude
O Source de Vie demeure de Joie
Accepte l’offrande du feu de mon Amour
Par Toi avec Toi je veux boire la coupe d’infinitude
Effeuille un à un les pétales de mon cœur
Et fais-moi découvrir le joyau poli par tes kala (1)

Daniele Balland
(1)temps, cycles

Les formes religieuses sont diverses, mais le Soleil qui les éclaire est unique. La véritable spiritualité consiste à re...
05/06/2026

Les formes religieuses sont diverses, mais le Soleil qui les éclaire est unique.
La véritable spiritualité consiste à remonter des formes vers l’Essence.
Daniele Balland

Les Épîtres de Saint PaulLes lettres de saint Paul constituent les plus anciens écrits du christianisme. Adressées aux p...
05/06/2026

Les Épîtres de Saint Paul

Les lettres de saint Paul constituent les plus anciens écrits du christianisme.
Adressées aux premières communautés chrétiennes dispersées à travers l’Empire romain, elles ne sont pas de simples enseignements religieux mais de véritables guides de transformation intérieure.

Ses épîtres tournent autour de quelques grands thèmes.

1. La grâce plutôt que la Loi
C’est probablement son sujet principal.
Paul affirme que l’homme n’est pas sauvé parce qu’il applique parfaitement des règles religieuses, mais parce qu’il accueille la grâce divine.

Dans l’Épître aux Galates, il s’oppose à ceux qui veulent imposer la circoncision et les prescriptions juives aux nouveaux convertis.
Pour lui « La lettre tue, mais l’Esprit vivifie. »
Il ne rejette pas la Loi en elle-même, mais il considère qu’elle ne suffit pas à transformer le cœur.

2. Le Christ intérieur
C’est le thème qui a fasciné de nombreux mystiques.
Paul ne parle pas seulement d’un Jésus historique.
Il parle du « Christ en vous, espérance de la gloire. »
et « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. »
Pour lui, le christianisme n’est pas une croyance mais une transformation intérieure.

3. L’homme ancien et l’homme nouveau
Paul décrit l’être humain comme partagé entre deux tendances :
-l’homme ancien, soumis aux passions, à l’égoïsme et à l’ignorance ;
-l’homme nouveau, régénéré par l’Esprit.
Cette idée rappelle parfois certains thèmes initiatiques : mourir à soi-même pour renaître à une vie supérieure.

4. Le corps spirituel
Dans la première épître aux Corinthiens, Paul développe une idée très mystérieuse.
Il explique qu’après la mort, l’homme ne ressuscite pas avec son corps terrestre.
Il parle d’un « corps spirituel ».
Ce passage a suscité d’innombrables interprétations chez les mystiques, les théosophes et certains gnostiques.

5. Les hiérarchies invisibles
Paul évoque souvent :
-les puissances,
-les dominations,
-les principautés,
-les trônes.

Ces termes désignent des réalités célestes ou spirituelles. C’est notamment ce qui a inspiré plus t**d la doctrine des anges chez Pseudo-Denys l’Aréopagite.

6. L’amour
Le sommet de sa pensée est peut-être là.
Pour Paul, toute connaissance, toute prophétie, toute pratique religieuse est inutile sans l’amour.
Le célèbre chapitre 13 de la Première aux Corinthiens est considéré comme l’un des plus beaux textes spirituels jamais écrits « L’amour est patient, l’amour est serviable ; il n’est pas envieux, il ne s’enfle pas d’orgueil. »

Paul a un vocabulaire étonnamment mystique :
le mystère caché, l’homme intérieur, le Christ en nous , la transformation de gloire en gloire , les cieux multiples , le corps spirituel.

Dans ce sens, il est beaucoup plus proche d’un mystique que d’un simple organisateur religieux.

D’ailleurs, dans la deuxième Deuxième épître aux Corinthiens, il raconte avoir été ravi jusqu’au « troisième ciel » et avoir entendu des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à un homme de répéter.

On découvre chez Paul , un homme qui ne parle pas seulement de morale ou de religion, mais d’une véritable métamorphose intérieure de l’être humain.

Daniele Balland

http://www.liberius.net/livres/Epitres_de_saint_Paul_000000582.pdf

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