02/01/2021
Méditation de l'Épiphanie du Seigneur
Oui, les mages se mettent en route, les yeux levés vers la lumière, non seulement celle d’une étoile, mais celle éclairant le visage d’un nouveau-né, lumière de Dieu.
"Les nations marcheront vers ta lumière." Cette lumière, à quoi sert-elle d’abord ? À voir ! Nous avons vu se lever son étoile disent les mages !
"Quand ils virent l’étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui."
Les bergers et les mages ont donc vu, de leurs yeux, l’Enfant-Dieu et l’ont adoré.
Et nous, que nous est-il donné de voir ? Voir, avec les yeux de la foi ? L’Évangile nous donne de voir et de méditer l’histoire merveilleuse de Dieu avec les hommes, l’histoire du Salut, l’histoire d’une relation dont nous sommes à la fois témoins, avec nos oreilles quand nous écoutons la lecture de l’Évangile, et participants quand, tout en écoutant, nous entrons dans le texte, ou plutôt nous laissons vivre en nous ce texte et sa signification profonde, celle d’une déclaration d’amour de Dieu à notre humanité.
Oui, nous aussi nous pouvons voir l’Enfant-Dieu, avec les yeux de la foi ! Le reconnaître comme celui qui nous donne accès au Père, c’est comme lui offrir l’encens des mages pour honorer sa divinité !
Adorer Dieu, c’est entrer dans un chemin de vie, d’écoute de la Parole de Dieu, c’est dire non à l’esprit jaloux, menteur et assassin d’un Hérode, tentation qui peut tous nous traverser, plus ou moins, à un moment ou l’autre.
Alors, comme les mages ne repartons pas par le même chemin car, après avoir rencontré le Sauveur du monde, nous ne pouvons reprendre la route comme nous sommes venus.
Si nous étions installés, il nous faut bouger ; si nous étions inquiets, il nous faut être en paix ; si nous étions tristes, il nous faut essayer de retrouver la joie ; si nous doutions, il nous faut oser croire.
Alors l’Épiphanie que nous célébrons aujourd’hui doit-être pour chacun d’entre nous une véritable manifestation de Dieu. A nous d’habiter notre quotidien, de laisser mûrir le sens, de le formuler, de ne pas nous résoudre à nous centrer sur nous-mêmes. Comme nous le rappel le synode lancé il y a peu dans notre diocèse, prenons soins les uns des autres.