18/04/2020
Mariages de chrétiens avec des incroyants — Il y a dans le
monde chrétien une indifférence étonnante et alarmante envers les
enseignements de la Parole de Dieu au sujet du mariage des croyants
avec les incroyants. Beaucoup de ceux qui déclarent aimer et craindre
Dieu préfèrent suivre l’inclination de leur propre esprit plutôt que
de solliciter les conseils de la Sagesse infinie. Dans un domaine qui
intéresse d’une manière vitale le bien-être et le bonheur des deux
parties, aussi bien en ce monde que dans le monde à venir, on met
de côté la raison, le bon sens et la crainte de Dieu pour laisser régner
l’aveuglement et l’obstination. Des hommes et des femmes qui, par
ailleurs, sont raisonnables et consciencieux, ferment leurs oreilles
quand on leur donne des conseils ; ils demeurent sourds aux appels
et aux supplications des amis, des parents et des serviteurs de Dieu.
Un avis ou un avertissement sont considérés comme une intrusion
impertinente dans leur vie, et l’ami qui est assez fidèle pour oser
faire une remontrance, est traité comme un ennemi.
Tout se passe comme Satan le désire. Il tisse ses liens autour de
l’âme qu’il séduit et qu’il enivre. La raison lâche les rênes de la maîtrise
de soi au bénéfice de la convoitise ; une passion non sanctifiée
domine, jusqu’à ce que, trop t**d, la victime se voie confrontée à une
vie de misère et d’esclavage. Ceci n’est pas un tableau imaginaire
mais l’exposé de faits réels. Dieu n’approuve pas des unions qu’il a
expressément interdites. *
Les ordres de Dieu sont clairs — Le Seigneur recommandait
au peuple d’Israël de ne pas s’unir par le mariage avec les nations
[60] idolâtres qui l’entouraient : “Tu ne contracteras pas de mariage
avec ces peuples, tu ne donneras point tes filles à leurs fils et tu ne
prendras point leurs filles pour tes fils.” La raison en est donnée.
La sagesse infinie, prévoyant l’issue de telles unions, déclare : “Car
ils détourneraient de moi tes fils, qui serviraient d’autres dieux, et
la colère de l’Eternel s’enflammerait contre vous : il te détruirait
*. Témoignages pour l’Église 2 :144, 145.
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Mariages interdits 51
promptement. ... Car tu es un peuple saint pour l’Eternel, ton Dieu ;
l’Eternel, ton Dieu, t’a choisi, pour que tu fusses un peuple qui lui
appartînt entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre ...”
Le Nouveau Testament contient de semblables interdictions
contre le mariage des croyants avec des incroyants. L’apôtre Paul,
dans sa première épître aux Corinthiens, déclare : “Une femme est
liée aussi longtemps que son mari est vivant ; mais si le mari meurt,
elle est libre de se marier à qui elle veut ; seulement, que ce soit dans
le Seigneur.” 1 Corinthiens 7 :39. Puis, dans sa seconde épître, il
écrit : “Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger.
Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Ou qu’y a-t-il
de commun entre la lumière et les ténèbres ? Quel accord y a-t-il
entre Christ et Bélial ? Ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle ?
Quelle ressemblance y a-t-il entre le peuple de Dieu et les idoles ?
Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit :
j’habiterai et je marcherai au milieu d’eux, je serai leur Dieu et
ils seront mon peuple. C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et
séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et
je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour
moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant.” 2 Corinthiens
6 :14-18. *
La malédiction de Dieu frappe un grand nombre d’alliances
inappropriées et prématurées qui se contractent dans le monde à
l’heure actuelle. Si la Bible laissait ces problèmes dans une lumière
vague et incertaine, la conduite de nombreux jeunes d’aujourd’hui,
dans leurs rapports mutuels, serait plus excusable. Mais les exigences
de la Bible ne sont pas mitigées, elles requièrent une pureté
de pensées, de paroles et d’action parfaite. Nous sommes reconnaissants
à Dieu parce que sa Parole est une lampe à nos pieds, et que
nul ne saurait se méprendre sur ce qu’est le sentier du devoir. Les
jeunes devraient avoir à coeur de consulter ses pages et de suivre [61]
ses conseils, car s’éloigner de ses préceptes conduit toujours à des
erreurs regrettables. *
Dieu interdit les mariages entre croyants et incroyants —
Les enfants de Dieu ne devraient jamais s’aventurer sur un terrain
*. Témoignages pour l’Église 2 :141, 142.
*. Fundamentals of Christian Education, 102, 103.
52 Le Foyer Chrétien
défendu. Les mariages entre croyants et incroyants sont interdits par
Dieu. Mais souvent le coeur inconverti suit ses propres désirs, et des
mariages désapprouvés par Dieu sont ainsi contractés. De ce fait,
un grand nombre d’hommes et de femmes vivent dans ce monde
sans espérance et sans Dieu. Leurs nobles aspirations sont détruites ;
un concours de circonstances les maintient dans les pièges de Satan.
Ceux qui se laissent dominer par la passion et les impulsions
récolteront dans cette vie une amère moisson, et leur comportement
risque d’entraîner la perte de leur âme. *
Ceux qui prétendent suivre la vérité foulent aux pieds la volonté
de Dieu en épousant des incroyants. Ils perdent sa faveur et rendent
la repentance bien difficile. L’incroyant peut être d’une excellente
moralité ; mais le fait qu’il (ou elle) n’ait pas répondu aux appels de
Dieu et qu’il (ou elle) ait négligé un si grand salut doit suffire pour
faire renoncer au mariage. Le caractère de l’incroyant peut ressembler
à celui du jeune homme auquel Jésus disait : “Il te manque une
chose” ; et cette chose, c’est l’essentiel. *
L’exemple de Salomon—Il y a des hommes pauvres et obscurs
dont Dieu voudrait employer la vie pour la rendre utile sur cette terre
et en faire une source de gloire pour le ciel. Mais Satan travaille avec
ténacité à l’anéantissement des projets divins ; il s’efforce de mener
ces personnes à la ruine par leur mariage avec des partenaires dont
le caractère les porte à se mettre résolument en travers de la route
qui conduit à la vraie vie. Très peu d’entre elles parviennent à sortir
victorieuses d’un tel piège. *
Satan connaissait bien les effets qui résulteraient de l’obéissance.
Durant les premières années du règne de Salomon — années glorieuses
marquées par la sagesse, la générosité et la droiture du roi
—il s’efforça d’introduire dans la vie du monarque des influences
[62] destinées à saper insidieusement sa loyauté à l’égard des principes
et à l’amener à se séparer de Dieu. Par le récit biblique, nous savons
que Satan réussit dans son entreprise : “Salomon s’allia par mariage
avec Pharaon, roi d’Egypte. Il prit pour femme la fille de Pharaon,
et il l’amena dans la ville de David.” 1 Rois 3 :1.
*. Fundamentals of Christian Education, 500, 501.
*. Témoignages pour l’Église 1 :663.
*. Testimonies for the Church 5 :124.
Mariages interdits 53
En contractant une alliance avec une nation païenne, et en la
scellant par son mariage avec une princesse idolâtre. Salomon méconnut
imprudemment les sages dispositions que Dieu avait prises
pour maintenir la pureté de son peuple. L’espoir que cette femme
égyptienne pourrait se convertir constituait une bien faible excuse à
ce péché. En transgressant l’ordre précis qui enjoignait la séparation
entre Israël et les autres nations, le roi unit son pouvoir à une force
purement humaine.
Pendant un certain temps, malgré cette grave faute, Dieu. dans sa
miséricordieuse sollicitude, ferma les yeux. La femme de Salomon
se convertit ; et le roi, par un sage comportement, aurait pu agir efficacement
pour contenir les forces malfaisantes que son imprudence
avait libérées. Mais Salomon commença à perdre de vue la source
de son pouvoir et de sa gloire. Ses inclinations prirent l’ascendant
sur sa raison. A mesure que sa confiance en lui-même s’affirmait, il
s’efforça de réaliser par lui-même les desseins de Dieu. ...
Nombre de soi-disant chrétiens pensent, comme Salomon, qu’ils
peuvent s’unir aux incroyants, du moment que leur influence peut
s’avérer bénéfique pour ceux qui sont dans l’erreur ; mais trop souvent
ils se trouvent eux-mêmes pris au piège et vaincus, finissant
par sacrifier leurs principes et se séparer de Dieu. Un faux pas en
entraîne un autre, jusqu’au jour où il leur est impossible de briser
les chaînes qui les emprisonnent. *