Culte Évangélique Libre

Culte Évangélique Libre Communauté chrétienne franco-allemande d'hommes et de femmes de toutes nations. Tous sont cordialement invités à se joindre à nous.

Nous voulons créer une communauté chrétienne avec des hommes et des femmes de toutes nations. Nous consacrer à Dieu, rencontrer Jésus, apprendre à nous connaître dans la diversité de nos cultures. Nous souhaitons une église au sein de laquelle les hommes et les femmes de différentes cultures se sentent chez eux ; une communauté qui vive réconciliation et intégration et qui soit disposée avec l’aid

e de Dieu à surmonter les différences ethniques, linguistiques, culturelles et sociales. Pour l’instant, nous proposons, tous les deuxièmes vendredis du mois à 19 h (sauf exception - merci de faire attention aux publications) une soirée dans notre petit café avec repas, prédication et prière en allemand et en français.

2 Corinthiens 1 : 1-9, Être consolé pour consolerPar le Pasteur Emmanuel MbienePourquoi la souffrance dans nos vies ? Po...
20/04/2024

2 Corinthiens 1 : 1-9, Être consolé pour consoler
Par le Pasteur Emmanuel Mbiene
Pourquoi la souffrance dans nos vies ? Pourquoi mon enfant a-t-il tel problème ? Pourquoi cette injustice ? Dieu ne répond pas à toutes nos questions. Job n’a reçu de Dieu aucune explication. C’est plutôt lui qui s’est fait bombarder de questions : « Où donc te trouvais-tu quand je fondais la terre ? (…) T’es-tu fait une idée des dimensions du monde ? (…) Connais-tu les lois du ciel ? (Job 38 : 4,18). Joseph en Egypte, ne savait pas pourquoi il devait croupir en prison. C’est seulement plus t**d qu’il a compris le plan de Dieu. L’apôtre Paul a beaucoup souffert. A-t-il toujours compris la raison ? L’important c’est qu’il pouvait louer Dieu, comme il l’a fait au verset 3. Comment comprendre ? Paul pouvait bénir Dieu dans le contexte de ses afflictions. Dieu ne nous explique pas tout, mais l’important c’est qu’il nous donne sa consolation. Pourquoi la souffrance ? D’abord c’est l’occasion de goûter à la consolation de Dieu, et ensuite c’est un appel à devenir porteur de cette consolation auprès d’autres qui souffrent.
Notre texte nous rappelle que nous sommes consolés pour pouvoir consoler à notre tour. Notre Dieu est le Dieu de toute consolation, il nous console dans toutes nos afflictions, afin que nous puissions consoler ceux qui ont toute sorte d’afflictions. L’apôtre Paul bénit son Dieu. Il a de bonnes raisons pour louer Dieu et nous raconte l’expérience très pénible qui lui est arrivée. « C’est lui aussi qui vous affermira jusqu’à la fin pour que soyez irréprochables le jour de notre Seigneur Jésus-Christ ». Paul en avait vu d’autres, mais là, c’était au-dessus de ses forces, il était même résigné à mourir. Et voilà qu’il commence sa lettre en bénissant Dieu. Paul parle par expérience. Il a goûté à la compassion de son Père. Il a reçu la consolation de son Dieu. Cette consolation a produit un effet puissant dans son être, à tel point qu’après la tourmente, son cœur déborde d’adoration.
Le mot « consoler » signifie se tenir à côté de quelqu’un pour l’encourager et le fortifier dans sa peine. Dieu est venu à nos côtés en Jésus-Christ pour nous consoler, nous encourager dans nos plus grandes peines. Jésus a été tenté comme nous le sommes, il a souffert plus que nous, il compatit. Il sait ce que nous vivons. Il connaît nos luttes. Il a souffert pour ôter la culpabilité de nos péchés. Par ses souffrances, nous sommes pardonnés. Nos souffrances deviennent alors une occasion de recevoir sa consolation.
Dans les versets 3 à 7, Paul utilise dix fois les mots « consoler » et « consolation ». Son cœur est débordant de cette consolation reçue d’en haut. Le message est clair : tout enfant de Dieu affligé a la promesse d’une profonde consolation. Dieu ne nous abandonne pas à nos peines. Il ne nous prive pas de son secours. Ceux pour qui Jésus est mort reçoivent le soutien de son Esprit et de sa Parole.
Comment rechercher cette consolation ? En lui faisant confiance. Paul dit au verset 9 : « Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils, Jésus-Christ notre Seigneur ». Paul s’est abandonné à Dieu et Dieu l’a consolé. Pour vraiment goûter à la consolation, il faut cesser de critiquer les voies de Dieu. Il faut lui laisser la direction de nos vies et faire confiance en Dieu seul. Si nous résistons à la volonté de Dieu, si nous sommes toujours mécontents de lui, nous serons très peu disposés à recevoir sa consolation. Cette consolation est reçue par la foi au Seigneur Jésus et par son Esprit. Il nous donne la paix intérieure, qui surpasse toute compréhension. Comment expliquer cette paix ? Aucun raisonnement humain ne peut expliquer la consolation divine. Comment expliquer la paix au milieu d’une souffrance ? Comment expliquer les chants de louange au milieu d’une tristesse ? La consolation est un miracle que Dieu produit dans nos cœurs. Oui béni soit le Père compatissant et le Dieu de toute consolation !
Est-il le Dieu de quelques consolations ? Non, il est le Dieu de toute consolation ! La consolation vient de Dieu seul, par Jésus seul. N’en cherchons pas d’autres. Ne cherchons pas nos consolations dans le garde-manger, dans l’alcool, dans la drogue, dans la pornographie, dans les loisirs, dans le travail incessant, dans les techniques de méditation. Tous ces moyens essaient de nous faire oublier nos souffrances, sans jamais y arriver. La seule vraie consolation est celle qui nous est offerte par le Seigneur Jésus. Il nous la donne par sa Parole et par son Esprit. Recevons-la par la foi, en lui faisant confiance dans nos difficultés.
Souvent, quand nous souffrons, nous avons tendance à être mécontents ou à nous retirer, peu disposés à adorer Dieu. Et pourtant, quand nous souffrons, c’est l’occasion de recevoir sa consolation. Ça devrait nous motiver à venir ensemble adorer Dieu et bénir le Dieu de toute consolation. Nous arrive-t-il d’être moins disposés à l’adorer parce que nous passons par une phase difficile ? Alors, posons-nous la question : ai-je reçu la consolation que Dieu me promet ? Est-ce que je la recherche activement ? En recevant par la foi le cadeau de sa consolation, nous viendrons à nouveau l’adorer le cœur apaisé. Il nous console dans toutes nos afflictions. Non seulement la vraie consolation se trouve en Dieu seul par son Fils Jésus-Christ, mais ce Dieu, nous dit Paul : « nous console de toutes nos afflictions ». Dieu nous console dans toutes nos afflictions. Peu importe la souffrance que nous traversons, il existe une consolation divine. C’est certain que les chrétiens de Corinthe pouvaient recevoir les mêmes consolations. Les chrétiens d’aujourd’hui peuvent recevoir encore les mêmes consolations. Pourquoi ? Parce que nous sommes branchés à la même source. Le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, est aussi notre Père céleste. Le Père compatissant et le Dieu de toute consolation.
Peut-être dirions-nous : « Oui, dans toute la liste des souffrances de Paul, je ne vois pas celle dont, je souffre en ce moment. Dieu a-t-il vraiment une consolation pour moi, dans ma situation particulière ? ». Il nous arrive de penser : « Ma douleur est pire que tout, je ne pourrai jamais trouver d’apaisement. C’est vrai que Paul n’a pas souffert toutes les gammes de nos souffrances. Il en existe d’autres. Des problèmes de santé, des tensions conjugales, le stress de la vie moderne. Mais disons-le-nous, pour quelle souffrance Dieu n’a-t-il pas de consolation en réserve ? A quelle douleur Jésus ne peut-il pas compatir, lui qui a souffert tellement plus que nous, lui qui a souffert pour nous ? Voici la promesse : le Dieu de toute consolation nous console dans toutes nos afflictions, sans exception. Recherchons-la, recevons-la par la foi, afin de bénir Dieu encore.
Afin que nous puissions consoler ceux qui ont toute sorte d’afflictions. Les souffrances et les consolations de Paul avaient pour but la consolation de ses frères et sœurs en Jésus-Christ qui souffraient eux aussi. Nous ne sommes pas l’apôtre Paul, bien sûr. Nous n’avons pas souffert toutes les afflictions qu’il endurées. Nous n’avons pas reçu la même mission que lui d’encourager toutes les Églises de l’Empire romain. Mais nous avons le même Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, la même foi qui nous unit, la même connaissance du Père compatissant et du Dieu de toute consolation. Quand nous souffrons, Dieu nous console, nous aussi, et quand Dieu nous console, nous devenons, à notre tour, des agents de consolation. Être consolés afin de pouvoir consoler.
Si nous avons déjà été consolés par Dieu dans nos souffrances, nous sommes capables d’en consoler d’autres avec la vraie consolation du Christ. C’est devenu notre mission. On ne peut pas seulement recevoir les consolations de Dieu pour soi-même et pour son bien-être personnel. Ça doit déborder vers les autres. Être consolé pour aller consoler. Quand nous souffrons, sommes-nous prêts à recevoir humblement la consolation d’un frère ou d’une sœur dans la foi ? Nous entendons parfois ce genre de remarque : « Tu ne peux pas comprendre ma souffrance, tu n’es pas passé par-là, tu n’as aucune idée, tu ne peux pas m’aider ». Faisons attention ! une telle attitude nous coupe de la communion fraternelle dans la communauté ! Elle nous garde isolé dans nos problèmes personnels. Est-il vrai que pour aider quelqu’un qui souffre, il faut nécessairement être passé par la même souffrance ? « Pourquoi est-ce que je dois souffrir ? ». Parce qu’il y a dans l’église d’autres personnes qui vivent aussi des difficultés et qui ont besoin de notre aide. Dans notre souffrance, Dieu nous promet sa consolation, pour que nous soyons capables ensuite d’aider une personne autre. Quand on souffre, il est facile de se renfermer sur soi-même, en attendant que les choses aillent mieux. Notre souffrance devient alors une excuse pour rester isolés des autres. Ça se comprend, mais c’est très malsain. Non seulement nous perdons l’occasion d’être aidé par les autres, en plus nous perdons l’occasion d’être, à notre tour, utilisés par Dieu pour consoler d’autres. Nous ne pouvons pas tous devenir pasteur, missionnaires, anciens ou diacres, mais nous pouvons tous devenir des consolateurs. Avons-nous besoin d’un don spécial ? Non, nous avons seulement besoin d’être à l’école de Dieu. Que nous faut-il pour consoler une personne qui souffre ? Avoir connu la souffrance et avoir reçu la consolation de Dieu. C’est tout. Nous pouvons tous consoler les autres.
Pour ce qui est des cœurs brisés à consoler, on en trouve tout auprès de nous : des personnes seules, des gens dépressifs, des handicapés, des malades, des détresses de toute sorte, la liste est longue. Que veut dire le mot « consoler » ? Il veut dire, se tenir à côté de quelqu’un, pour l’encourager dans sa peine. Pas besoin de grands mots savants ou de phrases bien tournées. Il suffit d’être à côté. Écouter quelqu’un pleurer, compatir avec, lui ou elle. Lui lire un verset qui nous a déjà encouragé, prier avec la personne. Sommes-nous des agents de consolation dans notre entourage ?
Jésus-Christ a donné sa vie pour ses brebis. Il a souffert jusqu’à la croix pour nous pardonner tous nos péchés. Il est ressuscité victorieux, libéré de toute souffrance. Il est monté au ciel dans la gloire lumineuse et la joie parfaite de son Père. Il nous donne son Esprit consolateur pour nous consoler dans toutes nos souffrances, mais aussi pour faire de nous des consolateurs auprès des autres, qui souffrent. Connaissons-nous la souffrance ? Alors venons au Père céleste par Jésus-Christ pour recevoir sa consolation. Connaissons-nous la consolation ? Alors, levons-nous et allons vers notre frère ou notre sœur qui souffre pour lui donner la même consolation. Et alors, tous ensemble en communauté, nous viendrons adorer Dieu en lui disant : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père compatissant et le Dieu de toute consolation. »

03/04/2024

Le culte du 05 avril 2024
aura lieu à 19:00
Lieu: Christuskirche, Harksheider Weg 166, 25451 Quickborn

05/03/2024

Le culte du 08 mars 2024
aura lieu à 19:00
Lieu: Christuskirche, Harksheider Weg 166, 25451 Quickborn

Hébreux 2 : 11-18, Le Fils, frère des hommesPar le Pasteur Emmnuel MbieneLa mort nous épouvante si nous devons l’affront...
24/02/2024

Hébreux 2 : 11-18, Le Fils, frère des hommes
Par le Pasteur Emmnuel Mbiene
La mort nous épouvante si nous devons l’affronter sans l’aide du grand vainqueur de la mort qu’est Jésus-Christ. Mais si nous sommes unis au Fils de Dieu par la foi, il n’y a pas de crainte à avoir. Nous pouvons dire à ce moment-là avec le psalmiste : « Seigneur, quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi ».
Le texte que nous avons lu, parle de ceux qui par crainte de la mort, sont toute leur vie, retenus dans l’esclavage. Quelle misérable existence : toute leur vie, ils sont retenus esclaves par crainte de la mort ! Ils ont peur de la mort. Pourquoi ? Parce qu’ils savent très bien au plus profond d’eux-mêmes qu’ils devront rencontrer à ce moment-là leur créateur à qui tous doivent rendre compte (Hébreux 4,13). Nous avons l’habitude d’entendre de certaines personnes : « Moi je n’ai pas peur de la mort ! ». Nous en connaissons peut-être qui le disent, mais sont-elles honnêtes ? Elles se vantent d’être sans peur, nous ne sommes sûr qu’elles sont sincères, mais supposons qu’elles le soient : Nous pouvons être sûrs d’une chose, c’est qu’elles vont changer d’idée lorsque la mort sera à leur porte. L’histoire nous renseigne suffisamment dessus, sur des personnalités ayant changé d’avis.
La crainte de la mort ne se manifeste pas en toute personne également, avec la même intensité, à force de légèreté de distractions mondaines, d’oubli de Dieu et d’elles-mêmes. Il y a des personnes qui parviennent à se soustraire dans une certaine mesure à cette crainte pendant un temps. Mais ce n’est que pour se préparer un réveil d’autant plus brutal. Blaise Pascal a dit : « Les hommes n’ayant pu guérir la mort, se sont avisés, pour se rendre heureux de n’y point penser ». Même si on fait tout pour se divertir, pour se changer les idées, la mort arrivera quand même tôt ou t**d. La mort rattrape qui la fuit. Nous avons tous rendez-vous avec elle.
La parole de Dieu nous annonce une merveilleuse nouvelle : on peut être délivré pour toujours de la crainte de la mort ! On peut envisager cet ultime rendez-vous avec sérénité et paix. C’est possible ! Quelle bonne nouvelle ! Mais comment ? Comment être délivré de la crainte de la mort ? Nous allons dans notre texte : comment le Seigneur délivre les esclaves de la crainte de la mort. Cherchons à bien comprendre ce que cette parole inspirée de Dieu nous révèle. Relevons 3 vérités capitales de notre texte. -Le diable détenait le pouvoir de la mort, -Jésus est venu écraser celui qui détenait le pouvoir de la mort, -Ceux qui sont unis au Christ sont délivrés de la crainte de la mort.
-Le diable détenait le pouvoir de la mort : Qu’est-ce que cela veut dire ? Que devons-nous comprendre, quand il dit que le diable détenait le pouvoir de la mort ? Faisons attention ici. N’est-ce pas Dieu seul qui contrôle la vie et la mort ? Nous savons avec certitude que nos vies ne sont pas à la disposition du diable pour qu’il en fasse tout ce qu’il veut. Nos vies sont dans la bonne main puissante et invincible de Dieu. Nous vivons parce que Dieu nous donne la vie et nous mourons quand Dieu décide que notre vie est terminée. Selon la Bible, Dieu est le maître suprême de la vie et de la mort (Genèse 2,17).
Le diable détient le pouvoir de la mort dans le sens que c’est lui qui l’a introduite dans l’humanité, la mort étant l’effet pénal du premier péché de l’homme (Romains 5,12). Le Fils de Dieu nous a solennellement avertis que Satan est menteur et le père du mensonge. Décidément le diable en a capturé plusieurs par ses mensonges. Jésus dit aussi que le diable est « meurtrier ». Toute mort dans le monde peut être considérée comme œuvre du diable, dans le sens que c’est le diable qui a fait entrer le péché dans le monde, et il s’en est suivi la mort (Romains 6,23) : tous ont péché, donc tous devront mourir. Donc, le diable détenait le pouvoir de la mort dans le sens que c’est lui qui a introduit la mort dans l’humanité en poussant l’homme à pécher. Mais ce n’est pas la fin de l’histoire, heureusement !
-Jésus est venu écraser celui qui détenait le pouvoir de la mort. Au verset 14, il nous est dit que Jésus-Christ est venu sur la terre afin d’écraser par sa mort celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable. Pourquoi Jésus ? C’est le contexte qui nous l’indique. Dans les versets 10 à 18 que nous avons lus, il est question de la souffrance de Jésus. Il est mentionné qu’il est l’auteur de notre salut, c’est lui qui nous sanctifie, c’est lui par qui et pour qui tout existe, il nous appelle ses frères, nous sommes les enfants que Dieu lui a donnés. Il a participé au sang et à la chair, par sa mort, il a écrasé le diable, il vient en aide à la descendance d’Abraham (c’est-à-dire aux croyants, Galates 3,7). Il est souverain miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple, du fait qu’il a souffert lui-même quand il fut tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés.
Tous ces éléments ne se trouvent que dans le CV du Fils de Dieu. Par sa mort, Jésus a écrasé le diable. L’apôtre Jean écrit : « Le Fils de Dieu est apparu afin de détruire les œuvres du diable », ici sous-entendue bien sûr, la résurrection de Jésus. Si la mort avait eu le dernier mot sur le Fils de Dieu, comment pourrions-nous dire que par sa mort il a vaincu le diable ? Mais il est ressuscité ! Si nous avons une arme plus puissante que l’arme de notre ennemi, l’arme de notre ennemi devient inutile. Si nous avons un char d’assaut et que notre ennemi a un arc et une flèche, il n’est pas de taille. L’arme du diable est le péché qui cause la mort. L’arme de Jésus est sa vie sans péché et la résurrection qui vainc la mort. L’arme de Jésus est plus puissante que l’arme du diable. C’est pourquoi notre texte dit que Jésus « a écrasé par sa mort le diable ». La victoire de Jésus est donc écrasante.
Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Dans quel sens le diable est-il écrasé ? Jésus-Christ a écrasé le diable dans le sens qu’il a annulé sa capacité de détruire, de condamner les élus et de les précipiter dans le châtiment éternel. Laissés à nous-mêmes, nos péchés nous condamnent et nous précipitent au châtiment éternel. C’est ce que veut le diable. Jésus a dit que le diable vient pour tuer et détruire (Jean 10,10). Un des noms donnés au diable dans le livre de l’Apocalypse est « Apollyon » (Apoc 9,11), ce qui veut dire le destructeur, celui qui conduit à la perdition.
Jésus-Christ a écrasé le diable dans le sens qu’il a annulé pour toujours la capacité de diable de condamner les élus et de les jeter dans la perdition éternelle. Dans ce sens, le diable est désormais impuissant. Tous ses efforts dans ce sens sont nuls (Romains 3,31), inefficaces, rendus sans effet, réduits à rien (1Cor. 1,28). Et si le diable est écrasé depuis la croix et la résurrection du Fils de Dieu, pourquoi alors est-il encore à l’œuvre dans le monde ? Comment se fait-il qu’il rôde encore comme un lion rugissant qui cherche quelqu’un à dévorer (1 Pierre 5,8) ? Son pouvoir est temporaire et limité. Il est comme un chien qui aboie après nous, mais il est retenu par une chaîne qui l’empêche de nous atteindre. Il est neutralisé quant à sa capacité de détruire les élus. Nous avons vu premièrement que le diable détenait le pouvoir de la mort. Nous avons vu deuxièmement, que Jésus-Christ est venu sur la terre afin d’écraser par sa mort, celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable.
-Ceux qui sont unis au Christ sont délivrés de la crainte de la mort. Troisièmement, ceux qui sont unis à Jésus-Christ par la foi sont délivrés de la crainte de la mort. C’est le verset 15 qui nous en parle. Délivrés, quel beau mot ! Oui Délivrés ! Nous étions esclaves de la peur de la mort. C’est fini ! Le Fils de Dieu nous a délivrés. Personne d’autre que lui ne pouvait opérer une telle délivrance, personne ! L’apôtre Paul écrit aux chrétiens de Thessalonique : « Jésus nous délivre de la colère à venir » (Thessaloniciens. 1,10). Nous sommes désormais en paix. A cause de nos péchés, nous étions en route pour la mort spirituelle éternelle qui est la séparation d’avec Dieu. Mais le Christ Jésus nous a libérés de ce terrible sort que nous méritions. Le diable a apporté le péché dans le monde : Jésus ôte le péché du monde (Jean 1,29).
Jésus nous délivre par sa mort et sa résurrection. Ici, est soulignée la formidable puissance, l’efficacité irrésistible de la mort du Fils de Dieu en faveur de son peuple. Cette mort inexorable, destin et certitude sinistre qui étend une ombre glacée sur la totalité de la vie des hommes et qui créé de multiples angoisses, le Fils de Dieu l’a vaincu pour nous. L’œuvre du Fils de Dieu en notre faveur nous démontre à quel point il nous aime. Grâce à lui, nous sommes désormais hors du danger dans la tyrannie du diable. Nous ne sommes plus sous la condamnation et sous la malédiction. Cette délivrance est la consolation des consolations ! Ça éveille en nous une gratitude pleine d’adoration à l’égard de notre libérateur.
La victoire de Jésus-Christ ne nous a pas délivrés de la mort d’une façon absolue et à tous points de vue, dans le sens que nous aurons à mourir physiquement à un moment donné ou à un autre, si Jésus ne revient pas avant. Mais Jésus a enlevé, pour nous, les chrétiens tout ce qui était épouvantable en la mort. Pour les chrétiens, la mort physique est comme le dit un certain catéchisme, celui de Heidelberg, non pas un paiement pour le péché, mais une entrée dans la vie. Nous avons placé nos vies dans les bonnes et sûres mains du grand conquérant de la mort. Bien qu’il nous faille passer par la mort physique à un moment donné, nous sommes en repos et en sûreté face à cette perspective, parce que nous nous appuyons sur le Christ Jésus qui a promis d’être avec nous. Si quelqu’un parmi nous ne peut pas apaiser son esprit par cette certitude, qu’il prie Dieu sans relâche d’augmenter sa foi dans les promesses du Vainqueur de la mort.
Pour les enfants de Dieu, donc, la mort n’est plus un mal pénal. Pour les croyants, la mort consigne le corps à la terre dans l’espérance sûre et certaine d’une glorieuse résurrection. La mort introduit l’âme libérée dans les gloires du paradis céleste. Pour les chrétiens, la mort physique est la fin de toutes leurs peines et de toutes leurs souffrances. Elle est la résurrection de toutes les joies. Pour eux, la mort ne signifie pas le jugement, mais la bénédiction, pas l’esclavage, mais la libération. Pour le chrétien, la mort est un gain, comme dit l’apôtre Paul, oui un gain. C’est de beaucoup meilleur que la vie de ce côté-ci du ciel.
Ce qui rend la mort terrible et terrifiante, c’est la culpabilité de nos péchés devant notre Créateur 3 fois saint à qui toute créature doit rendre des comptes. C’est pour cela qu’après avoir péché, Adam et Ève sont allés se cacher parmi les arbres du jardin. Ils espéraient que Dieu ne puisse pas les trouver. Mais Dieu nous trouve toujours évidemment ! Quand Dieu confronte Adam, Adam dit à Dieu pourquoi il s’était caché. Il dit : « J’ai eu peur » (Genèse 3,10). Il a eu peur parce qu’il venait de désobéir à Dieu, il savait qu’il y avait des conséquences qui ne seraient pas agréables.
Sans l’espérance en Jésus-Christ, la mort représente certainement une expérience effrayante, la plus effrayante qui soit. Comment celui qui n’a aucun espoir de bénéficier de la grâce et de la clémence de Dieu en Jésus-Christ peut-il regarder la mort en face sans crainte ? C’est impossible ! La Bible lève un pan de ce voile, pour nous montrer la terreur de ceux qui ne se sont pas refugiés en Jésus-Christ et qui doivent rencontrer Dieu. Écoutons attentivement Apocalypse 6 : 15-17. « Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers ; tombez sur nous et cachez-nous loin de celui qui est assis sur le trône et loin de la colère de l’Agneau. En effet, le grand jour de sa colère est venu, et qui peut résister ? ».
Lorsqu’elles étaient sur terre, ces personnes ne priaient jamais Dieu. Maintenant que leur fin est là, elles prient les montagnes et les rochers de les cacher de Dieu, comme si c’était possible. Le salut n’est plus possible maintenant. Elles désirent la destruction pour ne pas avoir à subir l’ardeur de la colère de Dieu. Mais elles n’échapperont pas, Lorsqu’on refuse et rejette le précieux sang de l’Agneau de Dieu, qu’il a versé pour faire l’expiation des péchés comme le dit notre texte au verset 17, il ne reste que la colère de l’Agneau. Quel horrible sort attend ceux qui ont méprisé le sang du Fils de Dieu ! Nous irons tous à la rencontre de l’Agneau de Dieu, d’une façon ou d’une autre. Soit son sang nous couvre maintenant parce que nous nous sommes repentis de nos fautes et nous croyons en lui, soit nous ferons face à sa colère en ce terrible jour.
Nous avons vu, premièrement, que le diable détenait le pouvoir de la mort, nous avons deuxièmement vu, que Jésus-Christ est venu sur terre afin d’écraser par sa mort celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable. Nous avons vu, troisièmement que ceux qui sont unis à Jésus-Christ par la foi sont délivrés de la crainte de la mort. C’est la parole vraie et certaine que Dieu nous envoie pour notre bien. Que le Seigneur nous prenne en charge, lui notre salut. Qu’il nous donne les moyens de nous sortir de la mort.

23/02/2024

Le culte du 23 fevrier 2024
aura lieu à 19:00
Lieu: Christuskirche, Harksheider Weg 166, 25451 Quickborn

Amos 5 : 21-24, Un culte qui plaît à DieuPar le Pasteur Emmanuel MbieneDieu ne supporte pas un culte qui n’est que la fa...
10/02/2024

Amos 5 : 21-24, Un culte qui plaît à Dieu
Par le Pasteur Emmanuel Mbiene
Dieu ne supporte pas un culte qui n’est que la façade. Il déteste que l’on fasse semblant de l’adorer, juste pour faire bon effet. Si nous nous servons de coutumes et de traditions religieuses pour paraître bons, tout en vivant dans le péché, Dieu méprise notre adoration et refuse nos offrandes. Il veut des cœurs sincères, pas la louange d’hypocrites. Sommes-nous plus préoccupés par notre image ou par notre attitude de cœur envers le Seigneur ?
Ce passage d’Amos est l‘un des passages les plus frappants concernant l’adoration dans toute la Bible. Amos prononce les paroles que le Seigneur lui avait données concernant l’état du culte de Dieu par le peuple juif. Ils voulaient désespérément obéir à Dieu. Ils ont donc continué à se présenter au Temple pour l’adorer aux heures appropriées. Malgré leur désir d’obéissance, leur culte ne valait rien. Cela ne valait rien parce que leur cœur n’y était pas. Souvent notre culte de Dieu, que ce soit en privé ou à l’église, peut arriver au même endroit. Dieu a dit qu’il détestait leurs fêtes religieuses et qu’il ne pouvait pas supporter leurs assemblées religieuses.
Nous frémissons à l’idées que nos pratiques religieuses puissent en réalité être haïes par Dieu ! Nous pouvons être au bon endroit, au bon moment, apportant la bonne offrande en chantant les bonnes chansons… et Dieu déteste ça ! La raison en est que Dieu regarde le cœur et que leurs cœurs sont devenus froids envers lui. Ils n’adoraient pas Dieu avec leur cœur. Ils faisaient simplement des mouvements. Cela a mis Dieu en colère. Nous pouvons tomber dans la même routine ; prier et lire nos Bibles tous les jours afin que nous puissions les rayer de notre « liste des choses à faire spirituellement ». Peut-être que nous venons à l’église uniquement parce que cela est attendu ou parce que nous avons un engagement à remplir.
Lorsque nous arrivons à cet endroit, nous faisons la même chose que le peuple de Dieu faisait quand Amos écrivait ces mots. Dieu ressent la même chose aujourd’hui qu’à l’époque. Il déteste ça !
Dieu dit que même s’ils lui apportaient des offrandes, il n’en voulait pas. Dieu n’a pas besoin de notre argent. Dieu n’a besoin de rien de ce que nous pouvons lui apporter. Ils pensaient qu’ils plaisaient à Dieu et qu’ils l’aidaient en lui apportant ces choses. Dieu ne s’intéresse pas à ce que nous pouvons lui donner. Dieu souhaite que nous ayons un cœur plein d’amour pour lui. Il veut que nous lui apportions une offrande de la même manière que nous le faisons pour les personnes que nous aimons, non par obligation, mais par amour. Lorsque nous offrons à Dieu une offrande, il s’intéresse à ce qu’elle représente. Nos offrandes pour lui représentent-elles un cœur plein d’amour pour lui ? La dernière chose que Dieu dit à son peuple dans ce passage à propos de son culte est qu’il doit retirer sa musique. Il appelle ça du bruit. Lorsque nous chantons une chanson à Dieu, nous voulons qu’elle lui plaise. Si nous chantons pour une raison autre que notre amour pour lui, c’est du bruit pour lui. Il a dit à son peuple de faire disparaître son bruit. Ce même principe est vrai pour nous aujourd’hui. Que nous chantions un cantique vieux de 200 ans ou un chant nouveau, cela peut devenir du bruit pour Dieu, s’il n’est pas chanté avec un cœur pur.
Dieu ne s’intéresse pas à l’âge, au temps, au style ou au volume de nos chansons. Il s’intéresse au cœur de ceux qui chantent. Dieu ne s’intéresse pas à ce que nous venions à l’église au bon moment, il s’intéresse à ce que nous ayons un cœur qui l’aime. Comment prétendre aimer Dieu qu’on ne voit pas si on n’aime pas notre prochain ?
Alors que je préparais mon cœur à notre rencontre ce soir, j’ai été particulièrement frappé par l’avertissement donné à l’Eglise par le prophète. Comment Dieu considère-t-il le culte que nous lui rendons en tant qu’Eglise ? Avec plaisir ou avec mécontentement ? Notre passage nous rappelle que notre culte est inextricablement lié à notre éthique sociale. Cela nous rappelle que la justice pour les plus défavorisés n’est pas simplement une question sociale, mais une question religieuse et cultuelle. C’est si important pour Dieu, car rendre justice prouve que nous avons vraiment cru et embrassé le Dieu de l’Evangile qui suprêmement et glorieusement à la fois comme le Dieu de justice et de miséricorde. Au milieu des injustices que nous constatons dans notre monde aujourd’hui, que faisons-nous pour nous préparer au culte ? Commençons par faire un examen de conscience et nous engager dans le repentir. Prions pour que la ville nouvelle entende l’appel de Dieu à l’Eglise : « Que la justice coule et la droiture comme un ruisseau qui coule sans cesse ».
Martin Luther King a dit un jour : « La plus grande tragédie de cette période de transition sociale n’a pas été la clameur stridente des méchants, mais le silence épouvantable des bons ». Silence épouvantable ! Alors que Martin Luther King se tenait sur les marches du Lincoln Memorial le 28 août 1963, il prononçait son discours prophétique : « J’ai un rêve ». Dans son discours, il a parlé de la pauvreté des Noirs, du droit de vote, de la brutalité policière et de la justice biblique. Pendant qu’il prêchait, il citait le prophète Amos. « Mais que la justice coule comme des eaux et la justice comme un courant puissant ». Nous ne pouvons pas avoir une communauté juste sans une bonne relation avec Dieu, ni une bonne relation avec Dieu sans une communauté juste. Martin Luther King a compris que la justice et la droiture sont une paire et a parlé pour les 2 alors qu’il se tenait au Washington Mall et rencontrait en privé le président Lyndon B. Johnson pour adopter la loi sur les droits de vote de 1965.
Aujourd’hui, pensons à l’état de notre cœur lorsqu’il s’agit d’adorer Dieu. Assurons-nous que notre culte ne soit pas une routine, mais qu’il vient d’un cœur qui aime Dieu. Ne laissons pas notre culte être sans valeur

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