05/04/2026
Special culte d’adoration avec repas en commun
Extrait de la Prédication du 05/04/2026
Thème : Marcher dans la lumière : Le test moral de la Foi. 1 Jean1 : 5 à 2: 2
“Walking in the light is different from walking according to the light.”
“Walking in the light means allowing yourself to be transformed by Jesus Christ, who Himself is the light.”
Dans les quatre premiers versets que nous avons examiné la dernières fois, Jean pose le fondement de notre foi. Il nous fait comprendre que l’incarnation de Christ est centrale à notre foi ; Christ est réel. Son témoignage, le message qu’il nous annonce, repose sur ce qu’il a vécu comme témoin oculaire ; il annonce ce qu’il a entendu de Christ, il témoigne de Christ qu’il a vu de ses yeux, ayant eu l’occasion de contempler sa gloire et le privilège de le toucher de sais mains. Il nous assure du fait que, nous sommes en communion avec le Père et Fils, nous qui avons cru en son sacrifice. Cela est établi et rien n’y changera !
Maintenant que nous sommes en communion avec Dieu, comment est-ce que nous devons la vivre ? Si je dis que je connais Dieu et j’ai une relation avec lui, est-ce que cela s’arrête là ? Est-ce que cela ne devrait pas se voir dans ma façon de vivre ? Dans cette section que voyons ce matin, Jean nous aide à répondre à ces questions. C’est facile de clamer notre appartenance à Dieu, notre relation Père-enfant avec Dieu. Mais il y a une question qui se pose. Est-ce que notre vie reflète cette réalité-là ? Est-ce qu’il n’y a pas un décalage entre ce que nous confessons ou déclarons et ce qu’est notre marche au quotidien ? Dans ces versets que nous allons lire ce matin et les autres versets de qui vont suivre, Jean va nous amener à comprendre qu’on ne doit pas dissocier la foi de la vie quotidienne. Il ne doit pas y avoir un décalage entre la doctrine et la pratique. La moralité doit suivre la spiritualité dans l’expression de notre foi. Après avoir établi que Jesus Christ est une réalité vivante, historique et incarné, Jean va aussi nous faire comprendre qu’il n’est pas seulement réel, il est aussi saint, c’est -à- dire qu’il est séparé du péché. Il ouvre le verset 5 avec une forte déclaration : « Dieu est lumière, et il n’y a point en lui de ténèbres ». Ce verset constitue la base de tout cde que Jean nous dira dans la fin de ce chapitre 1 et dans presque tout le chapitre 2.
1Jn 1:5 La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c'est que Dieu est lumière, et qu'il n'y a point en lui de ténèbres.
1Jn 1:6 Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité.
1Jn 1:7 Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.
1Jn 1:8 Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous.
1Jn 1:9 Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.
1Jn 1:10 Si nous disons que nous n'avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n'est point en nous.
1Jn 2:1 Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste.
1Jn 2:2 Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.
Pour commencer, rappelons-nous que l’objectif de Jean dans cette lettre, c’est la communion, la communion avec le cercle des apôtres, la communion avec le Père et le Fils. Dans les versets que nous lisons ce matin, il nous met face aux principes de base qui constituent le fondement d’une véritable communion avec Dieu. Ces principes, il faut le noter, sont essentiellement pratiques et par conséquent, ils doivent faire partie de la vie quotidienne du croyant. Par ces principes, le croyant peut évaluer sa communion personnelle avec Dieu. Ils peuvent s’autoévaluer pour savoir s’ils connaissent véritablement le Dieu avec qui ils sont en communion.
À l’entame du verset 5, il nous annonce une nouvelle/ un message/, celle qu’il a apprise ou entendu du Seigneur avec qui il a marché pendant 3 bonnes années. Et qu’elle est ce message ? « Dieu est lumière, et il n’y a en lui point de ténèbres. » Jean met ici en opposition deux choses qui apparaissent clairement dans le verset : la lumière et les ténèbres. Il nous annonce que « Dieu est lumière. » Remarquons qu’il ne dit pas que Dieu est la lumière, mais plutôt, que Dieu « est lumière. » Cette présentation de Dieu est particulière à Jean. Les autres auteurs de la Bible présentent Dieu comme la source de la lumière, ou encore le Père de la lumière, le possesseur de la lumière ou enfin celui qui habite dans la lumière (Jacques 1.17, 1 Pierre 2.9, 1 Timothee 6.16). Jean, dans son évangile et dans cet épître décrit Dieu comme étant la lumière (Jean 1.4-5, 7-9,3.19-21 ; 8.12 ; 9.5 ; 12.35-36,46 ; Apoc.21.23). Cette description met l’accent sur la nature même de Dieu ; sur ce que Dieu est. C’est pareil lorsque nous disons que Dieu « est » amour. Nous ne parlons pas de l’amour de Dieu en tant caractère, mais nous nous referons à ce que Dieu est, à sa nature. Jean, en compagnie de Pierre et Jacques, a contemplé cette lumière, cette gloire de Dieu sur la haute montagne ou le Seigneur Jésus a été transfiguré (Mat.17.1-2). Dieu leur a révélé sa gloire et Jean peut témoigner que « Dieu est lumière » et en ce Dieu il n’y a non seulement aucune trace de ténèbres, mais aussi, les ténèbres ne peuvent pas subsister dans sa sainte présence. La lumière est l’expression ou symbole de pureté, de perfection, de la croissance, de la beauté et même de la joie. La lumière de Dieu exprime une bonté et une vérité infaillible ; cette bonté et cette vérité qui cherchent constamment à se propager, à envoyer des rayons qui pénètrent partout et éloignent les ténèbres. Les ténèbres, a l’oppose, symbolise tous les éléments du mal qui conduisent inévitablement à la perdition, à la mort. Jean insiste sur le fait, qu’en Dieu, il ne peut y avoir aucune trace du mal. Les ténèbres existent sur toutes ses formes que ce soit physique, intellectuelle, morale ou spirituelle. Elles se manifestent par une abondance d’obscurité, de dépravations, de péché, de toute sorte d’horreur. Jean nous fait comprendre qu’il n’y a même pas l’ombre de toutes ces choses en Dieu. Il est lumière !
Le verset 6 est une conséquence logique du verset 5. Au verset 3, Jean est formel sur le fait que nous sommes en communion avec le Père et avec le Fils, nous qui avons cru au sacrifice de Jesus Christ incarne. Il n’a pas de doute à ce sujet ! Toutefois, il nous rappelle au verset 6 qu’être en communion avec Dieu, qui est lumière, est totalement incompatible avec une vie de péché. Il dit que nous sommes menteurs si nous marchons dans les ténèbres, c’est-à-dire vivre continuellement dans le péché, alors que nous prétendons être en communion avec la lumière. Les ténèbres et la lumière ne font pas bon ménage ensemble ; ils ne peuvent jamais véritablement cohabiter. Jean savait, que parfois les chrétiens, tout en professant une certaine spiritualité, pouvaient aussi se livrer à des actes de désobéissance à l’égard de Dieu. Paul a dû reprendre les chrétiens de Corinthe parce qu’il y avait au sein de leur assemblée des croyants qui pratiquaient des péchés tels qu’on n’en voyait même pas chez les païens (1 Cor.5 :1-5). Il a dressé une liste de péchés qui devaient faire l’objet d’une mise sous discipline pour quiconque serait coupable (1 Cor.5 :9-13). Jean utilise le mot « ténèbres » dans son évangile et dans cette épître pour se référer au péché. Tout chrétien, qui dit qu’il est en communion avec Dieu doit marcher dans la lumière. Souvenons-nous que si nous ne sommes pas sauvés par les œuvres, nous sommes sauvés pour les œuvres et par elles nous démontrons notre foi. Ma marche quotidienne est une preuve de ma soumission ou non à Dieu.
Et c’est cette pensée qu’il développe dans le verset 7. « Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. » permettez-moi bien aimés, de relever trois choses de ce verset.
La première c’est que Jean ne nous demande pas de marcher selon la lumière. Marcher selon la lumière demande la perfection et dans ce cas la communion avec Dieu serait quasi impossible vu qu’aucun homme ne peut atteindre la perfection aussi longtemps qu’il vit dans la chair. Le standard de Dieu en réalité c’est la perfection. Dieu sait que c’est mission impossible à demander à l’homme étant donné que le vieil homme, avec ses désirs charnels, vit encore en peu cacher en nous. Jean dans ce verset nous dit spécifiquement que nous sommes en communion avec Dieu « si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière. » Il y a une différence entre marcher dans la lumière et marcher conformément ou selon la lumière. Marcher dans la lumière revient dans ce contexte à nous identifier à lui. Non pas dans le même dégrée de que lui puisqu’il y aura toujours un abime entre Dieu et nous. Marcher dans la lumière C’est accepter sa vérité, sa justice. C’est demeurer dans sa présence afin de nous laisser éclairer par sa lumière, par sa parole qui est la vérité afin de se laisser transformer par elle chaque jour. Plusieurs passages de la Bible nous disent que nous identifient comme les enfants de la lumière et nous invitent à ne pas marcher commendes enfants de ténèbres. Dans Romains 13.12 Paul nous invite nous dépouiller des œuvres des ténèbres et de revêtir les armes de la lumière. Aux Ephésiens il écrit, « Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière ! Et ne prenez point part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les » (Éphésiens 5.8,11). Aux Corinthiens il pose la question, « Qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? » (2 Cor.6.14).
La deuxième chose que je voudrais relever dans ce verset c’est que si nous marchons dans la lumière ou Dieu est (Il est lui-même dans la lumière), nous sommes en communion avec Dieu et Dieu est en communion avec nous. La lumière, symbole de la vérité et de la justice, que nous partageons devient l’élément de base de notre communion. Ainsi donc, la communion avec Dieu selon Jean, ne se résume pas à venir à l’église chaque dimanche et à chanter des cantiques. Il s’agit plus concrètement de vivre dans cette sphère ou on est constamment exposé à cette lumière qui nous fait voir qui est Dieu et ce que Dieu veut. Il s’agit de vivre dans cet état d’esprit dans lequel nous sommes disposés à reconnaitre, à accepter tout ce que la lumière met au grand jour, y compris nos fautes, nos égarements. Oui parce qu’en réalité, bien-aimés, il n’y a que la lumière de Dieu qui puisse exposer la méchanceté de nos cœurs, le caractère ignoble de nos pensées et nos égoïsmes qui sont tous les œuvres des ténèbres. Dans le Psaumes 139 :23, le psalmiste prit : « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes pensées ! » Seul Dieu connait véritablement la pensée de nos cœurs.
La troisième chose à relever c’est la fin du verset. Il ajoute à la fin du verset que « le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. » Je vais commencer par souligner le temps verbal du verbe purifier dans ce verset. Il est au présent de l’indicatif a la voix active. Il ne dit pas que le sang de Jesus Christ nous a purifie de tout péché. Ce qui est vrai étant donné que c’est ce qui s’est passé lorsque Jesus est mort à la croix du calvaire. Son sang nous a lavé et nous a purifié de tout péché, une fois pour toute. Il n’y aura plus un autre sacrifice à cet effet. Jesus est apparu une fois pour toute pour détruire les œuvres du diable et nous appeler des ténèbres a son admirable lumière (1 Jean 3.8 ;1 Pierre 2.9). Dans ce verset 7, Jean a plutôt en tête la sanctification que Christ opère chaque jour dans nos vie (Jean 13.10). Jean nous enseigne que si nous marchons dans la lumière, le sang de Christ continue de nous laver, de nous purifier tous les jours aussi vrai que nous nous égarons souvent même sans le savoir. Dieu décide de garder propre ce qu’il a choisi de purifier. Aussi longtemps que nous sommes dans la lumière de Dieu, nos fautes, nos péchés, sont constamment couvert, laver par le sang de Jésus christ qu’Il a verset a la croix. La communion entre nous et Dieu n’est possible que par Jésus-Christ.
Pour nous résumer, si nous marchons dans la lumière de Dieu, nous sommes en communion avec lui et lui avec nous et le sang de Christ nous purifie continuellement, consolidant et solidifiant notre communion.
Dans la même veine, Jean va faire une sorte de mise en garde dans le verset 8. Il est vrai que Jésus a verset son sang a la croix pour que nous délivrer de la puissance du péché, pour nous amener des ténèbres à la lumière. Cependant, Jean nous met en garde contre le danger de nous égarer nous-même. Il dit que si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous même et la vérité n’est point en nous. Pourquoi est-ce qu’il le dit ? On peut évoquer deux raisons. La première est que la parole de Dieu expose la dépravation de l’homme. Même étant sauve, l’ancienne nature, le vieil homme est tapi en nous et à la moindre occasion il s’exprime en nous entrainant sur le chemin contraire à la vérité. Le fait qu’on ne soit pas conscient de nos égarements ne veux pas dire qu’il n’en n’existe pas. Si nous marchons dans la lumière et que la vérité est ne nous, l’une des conséquences directes serait de reconnaitre nos faiblesses, nos limites et par conséquent notre besoin permanent d’être purifier par le sang de Christ. Le péché désigne la corruption de l’ancien homme qui est toujours présent en nous, ainsi que la souillure causée par les péchés concrets qui découlent de cette ancienne nature en nous. Confesser notre besoin d’être purifiés de nos péchés actuels est essentiel pour « marcher dans la lumière » ; en effet, la présence d’un quelconque péché est incompatible avec notre « marche dans la lumière » dans l’ensemble. Mais le croyant déteste le péché, le confesse et aspire à en être délivré, car le péché est ténèbres. Au verset 9, Jean nous donne l’assurance que Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner et nous purifier de toute iniquité lorsque nous nous confessons à lui. Gloire à Dieu, nous avons un défenseur auprès du Père, Jesus Christ, qui prend notre défense à chaque fois que nous nous égarons ! Au chapitre 2 Jean dit qu’il notre « avocat auprès du Père. »
Selon Jean, au verset 10, si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous mentons à nous-même mais également et pire, nous faisons de Dieu menteur et sa parole n’est point en nous. Ce verset doit être lu en connexion direct avec le verset 9. Lorsque je suis confronté par la parole de Dieu par rapport à un péché quelconque, je dois l’admettre et demander pardon. Ignorer ou rejeter cela c’est rejeter la lumière, c’est rejeter la parole de Dieu et par conséquent déclarer que Dieu ment. Jean dit dans le verset 1 du chapitre 2 que l’idéal c’est que nous ne péchions point, mais si nous péchons, au lieu de cacher ou nier notre transgression, nous devons savoir que Jesus Christ le Juste, notre avocat, est mort pour que nos péchés soient expiés, pardonner. Lui qui n’a connu aucun péché a été crucifie à notre place. C’est pour cela qu’aujourd’hui il est pleinement qualifié pour être notre défenseur auprès du Père, nous qui croyons en son sacrifice expiatoire (Hébreux 8,9,10).
Pour conclure, retenons ce Jean nous enseigne ce matin. Dieu est lumière, en lui il n’y a point de ténèbres. La question ici n’est plus qu’est-ce que je dis de Dieu ? Mais plutôt, Comment est-ce que je vis devant Dieu ? est-ce je me mens à moi-même en marchant dans les ténèbres tout en professant mon appartenance à Dieu ? Est-ce je me séduis moi-même en disant que je n’ai pas de péché ou que je n’ai jamais péché ? sachons bien aimes que Dieu ne nous demande pas la perfection. Il nous demande la vérité. Il veut que nous marchions en toute humilité dans la lumière, sa lumière. Pose-toi la question, Suis-je dans la lumière ? ou suis-je dans les ténèbres ? peut-être que tu caches quelques choses. Peut-être que tu vis une double vie. Peut-être que tu te trompes toi-même. Mais saches ceci, lorsque Dieu nous expose à sa lumière, ce n’est jamais pour détruire. C’est toujours pour nous guérir et nous restaurer. Chers frères et sœurs en Christ, on ne marche pas avec Dieu dans l’obscurité. On marche avec lui dans la lumière, dans la vérité et dans la repentance. Dieu ne bénit pas les apparences ; Il transforme ceux qui marchent avec lui dans la lumière. Puissions-nous marcher dans la lumière !
Amen !