01/05/2026
« Monsieur, payez mon argent ! »
Cette phrase, pleine d’émotion, résonne fortement à la fin du mois, surtout lorsque l’employeur abuse de l’employé.
On dit souvent que le travail éloigne de nous le vice, l’ennui et le besoin. Mais de quel travail parle-t-on ? À quel moment peut-on réellement manger à la sueur de son front quand on n’a aucun jour de repos, quand on reçoit un salaire dérisoire, quand on ne bénéficie d’aucune couverture sociale ni allocation ?
Ce qui se passe dans notre pays n’est parfois pas très différent de l’esclavage moderne. Certains disent être partis de rien pour bâtir un empire, mais ils ont bâti leur empire sur l’exploitation silencieuse des autres.
De l’autre côté, il y a aussi des personnes qui ont eu la grâce d’avoir un travail qui les nourrit, mais qui ne le prennent pas au sérieux : retards, absences injustifiées, négligence, manque de respect pour l’emploi reçu. Elles oublient qu’il y a une différence entre passer une journée au travail et accomplir réellement une journée de travail.
La fête du Travail doit nous interpeller tous. Les employeurs doivent rester humains et traiter leurs employés comme des personnes dignes. Les employés, eux aussi, doivent mériter honnêtement leur salaire.
En passant, chers employeurs, allez payer les deux, trois ou quatre mois d’arriérés de salaire de vos employés. Ils ont eux aussi des mois de loyers impayés, des familles à nourrir, des dettes à gérer et une dignité à préserver.
Bonne fête du Travail à tous.
En passant mon prénom principal c'est Joseph et nous fêtons Saint Joseph patron des travailleurs bonne fête à moi même donc...
Copyright : Père Joseph Dieudonné Atangana