25/05/2026
PRÉDICATION DU DIMANCHE DE LA PENTECÔTE
Actes 2 : 1-11 | 1 Corinthiens 12 : 3-13 | Jean 20 : 19-23
Dimanche 24 mai 2026
Banengo 1 « Communauté Famille Féconde »
VERSETS CLÉS
« Ils étaient tous ensemble dans un même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. »
Actes 2 : 1-2
« Il y a diversité de dons, mais le même Esprit. Il y a diversité de ministères, mais le même Seigneur. Il y a diversité d'opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. »
1 Corinthiens 12 : 4-6
« Jésus leur dit encore : La paix soit avec vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. Après ces mots, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit. »
Jean 20 : 21-22
INTRODUCTION
Bien-aimés dans le Seigneur,
Aujourd'hui nous célébrons la Pentecôte. Cette fête chrétienne qui commémore la descente du Saint-Esprit sur les disciples. Mais savez-vous que cette fête n'est pas née avec le christianisme ?
Dans l'Ancien Testament, il y avait déjà une fête appelée la fête des semaines et de la moisson. Une fête qui commémorait la réception des dix commandements et le temps des récoltes. Une fête de l'abondance. Une fête où Dieu faisait pleuvoir Ses bénédictions sur Son peuple.
La Pentecôte en est l'accomplissement prophétique. Car ce jour-là, Dieu a fait pleuvoir, non pas de l'eau ni du grain, mais Son Esprit. Sur Ses disciples. Pour consacrer des ouvriers pour le temps de la moisson.
Car comme le chante l'UFC, « La moisson est si grande, mais il y a peu d'ouvriers. » La moisson est grande. Et Dieu a envoyé Son Esprit pour susciter, équiper et envoyer des ouvriers dans ce champ immense.
Bien-aimés, nous sommes au temps du Saint-Esprit.
I. LES TROIS TEMPS DU PLAN DE SALUT DE DIEU
Pour comprendre pleinement l'importance de ce jour, il faut comprendre les trois temps du plan de salut de Dieu pour l'humanité.
Le premier temps, c'est le temps du Père. Celui de l'Ancien Testament. Le Père crée toutes choses et les voit bonnes. Mais la créature se révolte. Adam et Ève désobéissent. Et dans tout l'Ancien Testament, on voit l'image d'un Père qui frappe quand il faut, qui rend justice, qui vole au secours de Ses enfants, qui punit et qui se fâche. C'est un Dieu de justice, un Dieu de guerre, un Dieu qui maintient l'ordre dans Sa création.
Le deuxième temps, c'est le temps du Fils. Celui du Nouveau Testament avec les quatre Évangiles. Le Fils vient par amour et par compassion. Il vient vivre notre réalité. Palper du doigt nos souffrances. Porter nos peines sur Lui pour nous décharger. Il est la figure de l'amour inconditionnel, qui même sur la croix, en pleine souffrance, dit encore « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font. » Il accomplit Sa mission. Il dit « Tout est accompli. » Et Il est élevé au Père.
Le troisième temps, c'est le temps du Saint-Esprit. C'est le temps dans lequel nous vivons maintenant. Christ a promis à Ses disciples qu'après dix jours, Il enverrait le Saint-Esprit. Et le Saint-Esprit est venu. Nous sommes au temps du Saint-Esprit.
Dis-le à ton voisin ce matin. Nous sommes au temps du Saint-Esprit.
Est-ce que tu sais que le véritable conducteur, le véritable maître, le véritable guide de l'église aujourd'hui, c'est le Saint-Esprit ? C'est la troisième personne de la Trinité. Une personne comme le Père. Une personne comme le Fils. Et les trois ne font qu'Un. Le respect que tu penses devoir au Père ou au Fils, ce même respect, tu le dois au Saint-Esprit.
II. LE SAINT-ESPRIT, LA PERSONNE LA PLUS MALMENÉE DE L'ÉGLISE
Mais bien-aimés, au regard de l'église aujourd'hui, on est en droit de se poser une question sérieuse.
Qui conduit vraiment l'église aujourd'hui ?
Est-ce le Saint-Esprit ? Ou est-ce chaque pasteur selon sa vision ? Ou est-ce chacun qui se conduit selon son propre esprit ?
Car si nous regardons honnêtement autour de nous, le Saint-Esprit est la personne la plus malmenée, la plus ignorée, la plus négligée et la plus sabotée dans nos communautés chrétiennes.
Et pourtant Jésus dit que tout péché contre le Père ou contre le Fils peut être pardonné, mais que le blasphème contre le Saint-Esprit ne sera pas pardonné. Pour dire que si le Père était rigoureux, si le Fils était rigoureux, le Saint-Esprit l'est encore davantage. Mais paradoxalement, c'est Lui que nous négligeons le plus.
Mais pourquoi donc ? Pourquoi le Saint-Esprit est-il si malmené ? Pourquoi n'est-il pas respecté comme les autres personnes de la Trinité ? Pourquoi, alors que nous vivons Son temps, le négligeons-nous autant ?
La réponse bien-aimés est simple. Elle est visible. Elle est criante.
C'est la division.
La division dans nos communautés est la preuve la plus évidente que le Saint-Esprit est négligé. Regardez autour de vous. De l'église catholique à l'église protestante. De l'église protestante à l'église pentecôtiste. De l'église pentecôtiste aux réveillez-vous. Et dans chaque courant, encore des sous-divisions. Aujourd'hui dans une même communauté, tel groupe se sépare pour aller créer sa part. Et même dans les groupes, il y a des clans, des camps, des coteries.
Et attention bien-aimés. Être ensemble ne veut pas dire être unis. On peut être dans la même salle et se regarder en chiens de faïence. On peut chanter ensemble et se haïr dans le cœur. On peut prier ensemble et se combattre dans les couloirs.
L'ensemble de ces divisions traduit à coup sûr une seule réalité. Le Saint-Esprit est négligé dans nos communautés.
Et c'est précisément ce que nos trois textes de ce matin nous enseignent. Le tronc commun entre ces trois textes est le suivant. Là où il y a le Saint-Esprit, il y a l'unité. Là où il n'y a pas le Saint-Esprit, il y a la division.
D'où le thème de notre prédication de ce jour.
L'unité est la condition pour recevoir le Saint-Esprit et la preuve de Sa présence.
III. L'UNITÉ, CONDITION POUR RECEVOIR LE SAINT-ESPRIT
Revenons maintenant à nos trois textes et observons ensemble.
Dans Actes 2, il nous est dit que les disciples étaient tous ensemble dans un même lieu. Tous ensemble. Dans un même lieu. Et c'est là que le Saint-Esprit est descendu comme un vent impétueux.
Dans Jean 20, par crainte des Juifs, les disciples étaient tous réunis dans une même pièce, portes fermées. Ensemble. Et c'est là que Jésus est entré et a dit « Recevez le Saint-Esprit. »
Le trait commun est celui-là. Ils étaient ensemble. Unis. Et c'est là que le Saint-Esprit est venu.
Car là où deux ou trois sont rassemblés en Son nom, Il est au milieu d'eux. Le Saint-Esprit n'est que là où il y a l'unité.
Et voilà pourquoi dans certaines communautés, des gens se plaignent en disant « Depuis que je suis dans cette communauté, rien ne marche dans ma vie. Pas de véritable témoignage malgré mes prières. » Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas le Saint-Esprit. Et pourquoi il n'y a pas le Saint-Esprit ? Parce qu'il y a la division.
Là où il y a la division, le Saint-Esprit ne peut pas agir. Et sans le Saint-Esprit, c'est la guerre, la stagnation et l'absence de témoignages.
Mais pourquoi y a-t-il la division ?
Parce que nous arrivons dans une salle, dix personnes, avec dix esprits différents. Chaque esprit humain s'est bâti au fil des années à travers l'éducation reçue, le tempérament, l'appartenance ethnique, la classe sociale, le sexe et les expériences vécues. Et quand chacun se fie à son propre esprit, c'est la division. C'est inévitable.
Mais quand le Saint-Esprit est là, c'est l'unité. Car un même Esprit ne peut pas se diviser.
Vous voulez que Dieu vous exauce ? Vous voulez vous sentir visités ? Vous voulez affronter courageusement les épreuves et les difficultés ? Alors unissez-vous. Accueillez le Saint-Esprit. Car le Saint-Esprit est le frère jumeau de l'unité.
IV. L'UNITÉ, PREUVE DE LA PRÉSENCE DU SAINT-ESPRIT
Mais l'unité n'est pas seulement la condition pour recevoir le Saint-Esprit. Elle est aussi la preuve que le Saint-Esprit est là.
Et c'est là qu'intervient notre deuxième texte, celui de 1 Corinthiens 12.
À Corinthe, Paul prêche. Une communauté est fondée. Le Saint-Esprit descend. Et Il distribue Ses neuf dons. Le don de parler en langues. Le don de guérison. Le don de miracles. Le don de prophétie. Le don de discernement des esprits. Le don de foi. Le don de sagesse. Le don de connaissance. Le don d'interprétation des langues. Neuf dons, distribués à différentes personnes, pour l'utilité commune.
Mais voici le problème. Ces dons qui devaient les unir ont fini par les diviser. Chacun se prévalait du don qu'il avait reçu. Chacun se croyait supérieur à l'autre. Certains allaient jusqu'à juger les autres en disant « Tu n'as pas le Saint-Esprit » parce que l'autre n'avait pas tel ou tel don.
Et Paul leur rappelle avec force. Il y a diversité de dons, mais le même Esprit. Diversité de ministères, mais le même Seigneur. Diversité d'opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous.
Pour leur dire clairement. Vous avez tous reçu vos dons d'une même personne. Comment cette même personne peut-elle vous diviser ? Si vos dons vous divisent, c'est que vous ne les exercez plus par le Saint-Esprit. Vous les exercez par votre propre esprit.
Et quand le don est exercé par l'esprit humain, il divise. Quand il est exercé par le Saint-Esprit, il unit, il édifie et il fait avancer.
Si ton don ne sert pas l'utilité commune, il ne vient plus du Saint-Esprit.
V. LE SAINT-ESPRIT BRISE LES BARRIÈRES
Et regardez maintenant ce que le Saint-Esprit a accompli le jour de la Pentecôte.
Les disciples se mettent à parler en d'autres langues. Et tous les peuples qui s'étaient réunis à Jérusalem pour la fête de la moisson, des peuples de toutes nations et de toutes langues, les entendaient chacun dans sa propre langue.
Qu'avait fait le Saint-Esprit ? Il avait brisé les barrières de la langue.
Rappelons-nous. Ces langues différentes sont nées à Babel. Quand les enfants de Noé ont voulu construire une tour pour rivaliser avec Dieu. Orgueil. Péché. Et Dieu les a divisés par les langues. Ils ne se comprenaient plus.
La division qui a été causée par le péché à Babel, le Saint-Esprit est venu la briser à la Pentecôte.
Et aujourd'hui, dans cette communauté de Banengo 1, il y a des Bamilékés, des Baham, des Bayangam, des Bafang, des Sawas. Des gens de toutes origines. Mais quand le Saint-Esprit est là, on ne regarde plus qui est Sawa, qui est Bamiléké. Le Saint-Esprit nous unit. Nos différences ne sont plus des faiblesses. Elles deviennent des richesses.
Moi-même, je suis Bâtie, venu à Bafoussam. J'ai même épousé une Bafoussam. Et dans cette même communauté, nos différences s'enrichissent mutuellement. C'est le Saint-Esprit qui fait cela.
Si nous nous laissons conduire par le Saint-Esprit, nos différences s'enrichissent mutuellement. Et nous devenons une communauté famille féconde, comme notre slogan le dit si bien.
VI. MARCHER PAR L'ESPRIT, PAS PAR NOS ESPRITS
Bien-aimés, voici l'appel concret de ce matin.
Si tu viens à l'église non pas parce que tel pasteur te plaît, mais parce que le Saint-Esprit te l'a demandé, on ira loin.
Si tu apportes ton offrande non pas parce qu'on te l'a demandé, mais par obéissance au Saint-Esprit, on ira loin.
Si tu chantes dans ta chorale non pas par formalité, mais parce que le Saint-Esprit te le demande, on ira loin.
Si toi, ancien d'église, tu fais ton travail de service non pas pour plaire à un homme, mais parce que Dieu te le demande, on ira loin.
Si ceux qui s'occupent de la sonorisation se lèvent tôt le dimanche matin pour venir installer les instruments non pas pour un homme, mais pour Dieu, on ira loin.
Je veux interpeller certains ce matin. Je vois parfois le zèle avec lequel certains s'occupent des instruments quand il s'agit de sorties pour les deuils. Mais cette même énergie, cette même motivation, où est-elle quand il s'agit de servir l'église le dimanche matin ?
Bien-aimés, ne résistons pas au Saint-Esprit.
Rappelons-nous ce que le Saint-Esprit a accompli le jour de la Pentecôte. Pierre, ce même Pierre qui avait tremblé devant une servante, s'est levé et a prêché. Et trois mille personnes se sont converties en un seul jour.
Voilà la puissance du Saint-Esprit. Si l'église dort aujourd'hui, si l'église n'avance pas, ce n'est pas un défaut d'activité. C'est parce que nous n'avons pas compris le temps que nous vivons. Et nous négligeons cette personne que Christ nous a donnée pour tout bouleverser.
CONCLUSION
Bien-aimés de Banengo,
En cette fête de la Pentecôte, l'appel est clair.
L'unité est la condition pour recevoir le Saint-Esprit.
L'unité est la preuve de la présence du Saint-Esprit.
Si tu n'as pas encore reçu le Saint-Esprit, demande-Lui de venir. En ce jour de commémoration, en cet anniversaire de Sa descente, demande que le Saint-Esprit entre en toi. Pour que dans Son champ, tu ne travailles plus avec ton propre esprit, mais avec Son Esprit.
Et si tu L'as reçu, laisse-Le être le véritable maître. Pas ton pasteur. Pas ta culture. Pas ton tempérament. Le Saint-Esprit.
Car si nous nous laissons tous conduire par l'Esprit de Dieu dans cette communauté, dans nos familles, dans nos lieux de service et partout où Dieu nous a placés, nos différences deviendront des richesses, nos divisions deviendront de l'unité, nos faiblesses deviendront des forces. Et cette communauté deviendra véritablement une communauté famille féconde.
Que le Seigneur nous donne de marcher par Son Esprit. Que le Saint-Esprit soit le véritable maître de cette communauté. Que nos différences s'enrichissent mutuellement. Et que nous soyons une communauté féconde pour Sa gloire. Amen. 🙏
Pasteur Proposant DP KAMWA KENMOE Paul Simplice
Paroisse de Banengo 1 — « Communauté Famille Féconde »
Dimanche de la Pentecôte — 24 mai 2026