11/02/2026
et
Mon apport.
Je n'avais pas l'intention de me prononcer sur ce débat jusqu'à ce que plusieurs personnes m'ont demandé ma contribution.
Je vais apporter ma petite contribution, sans esprit de dĂ©bat, ni dans le souci d'appuyer lâun et de contredire lâautre.
Je serai trĂšs long comme d'habitude ; alors si tu ne lis pas assez, passe ton chemin.
1. LâINSPIRATION
Le mot inspiration ne se retrouve nulle part dans la langue grecque ancienne ; par conséquent, c'est un mot qui n'a pas de référence biblique directe.
Pour parler d'une chose qui a été dictée par une entité (surtout spirituelle), les Grecs utilisaient :
đ Le nom de cette entitĂ© + le verbe pneĂŽ (enregistrer, respirer ou souffler).
Ce verbe pneÎ a donné le substantif : pneuma : Esprit.
De ce fait, pour parler d'une inspiration qui vient, par exemple, d'un homme, les Grecs disaient : anthrĂŽpneustos : inspirĂ© par lâhomme.
C'est dans cette logique que l'apÎtre Paul utilise le mot theopneustos (qui vient de Theos : Dieu, et pneÎ : enregistré) et qui a le sens de : enregistré par Dieu ou inspiré par Dieu.
Cependant, pour la premiĂšre fois que ce terme apparaĂźt dans la Bible, c'est eN 2 Thessaloniciens 2,2 ou le mot ne signifie pas : Insiparion (comme l'a traduit LS, mais il signifie esprit).
Ce qui signifie que dans l'étymologie du mot : Inspiration, a le sens de : s'enregistrer dans une personne, c'est donc l'Esprit qui vient s'enregistrer dans sa totalité en une personne, de sorte que cette personne ne sera qu'une radio qui répÚte en boucle ce qui est enregistré par cet esprit.
Et cette idée se trouve en Matthieu 10,19-20 :
« Ce que vous aurez Ă dire vous sera donnĂ© Ă lâheure mĂȘme⊠car ce nâest pas vous qui parlerez, mais lâEsprit de votre PĂšre qui parlera en vous. »
C'est-Ă -dire : ouvrez juste la bouche, ne vous inquiĂ©tez pas, le Pneuma (lâEsprit) va lui-mĂȘme commencer Ă parler.
Le mot « vous sera donné » (en grec didomi) signifie : il vous sera accordé sur place.
Ce qui revient Ă dire que l'Esprit de Dieu s'incarne dans l'inspiration, il EST son inspiration, et ne peut ĂȘtre dissociĂ© de son enregistrement, de son inspiration.
2. LE TEXTE
Le texte est une Ćuvre littĂ©raire engendrĂ©e par l'inspiration. Cela voudrait dire que le texte est nĂ© de l'Esprit, mais rĂ©digĂ© Ă travers la fragilitĂ© humaine, d'oĂč quelques divergences telles que :
đ 2 Rois 24,8 et 2 Chroniques 36,9 : dans le premier, Jojakin prend le trĂŽne Ă 18 ans ; dans le deuxiĂšme, il le prend Ă 8 ans.
đ 2 Rois 8,26 et 2 Chroniques 22,2 : dans le premier, Achazia avait 22 ans lorsqu'il devint roi ; dans le deuxiĂšme, il avait 42 ans.
đ En 2 Chroniques 21,20, Joram avait 32 ans lorsqu'il devint roi ; il rĂšgne 8 ans et meurt donc Ă 40 ans. Son fils Achazia lui succĂšde Ă 42 ans ; donc Achazia serait plus ĂągĂ© que son propre pĂšre (Achazia est le grand frĂšre de son propre pĂšre avec deux ans d'avance) đ.
đ En GenĂšse 46,27, les descendants de Jacob sont au nombre de 70 ; mais en Actes 7,14, ils sont 75.
đ En 2 Samuel 24,24, David paie Ă Ornan 50 sicles dâargent ; mais en 1 Chroniques 21,25, il paie 600 sicles dâor.
đ Matthieu 1,16 : le grand-pĂšre paternel de JĂ©sus (donc le pĂšre de Joseph) est Jacob. Mais en Luc 3,23, le grand-pĂšre paternel de JĂ©sus est HĂ©li.
Il y en a plusieurs comme cela.
Ces nuances relÚvent de l'écriture et non de l'inspiration, car l'Esprit ne peut pas dire une chose et son contraire.
Cela manifeste que l'Ă©criture est nĂ©e de l'inspiration, mais quâelle est passĂ©e par le filtre humain ; voilĂ pourquoi il y a quelques faiblesses humaines.
C'est pourquoi l'apÎtre Paul appelle le texte : « la lettre ». Et celle-ci peut tuer.
3. HISTORIQUEMENT
Il nous faut savoir que la Bible est une collection trÚs complexe de livres qui nous parviennent de plusieurs contrées et de différentes périodes.
L'histoire de la Bible démontre qu'elle couvre une longue période de plus de quinze siÚcles de rédaction avant de nous parvenir dans sa forme actuelle.
D'Esdras, lâun des premiers scribes et compilateurs de lâAncien Testament, jusquâau Ve siĂšcle lors des conciles qui ont fixĂ© le canon, le texte biblique a traversĂ© plusieurs pĂ©riodes, Ă savoir :
â¶ïž LâĂ©criture : pĂ©riode oĂč les textes ont Ă©tĂ© rĂ©digĂ©s.
â¶ïž Les copies et erreurs : pĂ©riode oĂč les copistes ont insĂ©rĂ© des erreurs involontaires, ou parfois volontaires pour corriger ou nuancer un texte.
â¶ïž La fusion avec les traditions orales : pĂ©riode oĂč les traditions orales ont commencĂ© Ă influencer lâinterprĂ©tation du texte.
â¶ïž La perte de certains manuscrits : pĂ©riode oĂč certains textes ont Ă©tĂ© perdus et remplacĂ©s par des traditions orales ou Ă©crites postĂ©rieurement.
Ces périodes ont relativement influencé le texte d'une maniÚre ou d'une autre.
đš Mais il faut comprendre que l'Ăcriture nous a Ă©tĂ© donnĂ©e comme canon, source de notre foi ; toutefois, elle ne limite pas Dieu.
Dans cette approche, il faut savoir que l'Ăcriture vient de Dieu, mais l'inspiration est l'Esprit mĂȘme de Dieu.
đ§ Entre celui qui engendre et ce qui est engendrĂ©, surtout quand cela passe par le filtre humain, il y a matiĂšre Ă rĂ©flexion.
đ€ Nos pĂšres qui ont vĂ©cu dans les coins reculĂ©s avant que la Bible ne soit traduite en leur langue (tshiluba, kiluba, kikongo, etc.), ils enseignaient avec quoi ? Avec quelle Ăcriture ?
đ€· Les ba Papa Abele, les ba Mama Adishi kumusao, les ba Papa Nkogolo, ils enseignaient avec quelle Bible, sachant que la Bible n'Ă©tait pas traduite dans leur langue ?
Si la Bible ne leur était pas encore parvenue, l'inspiration, elle, oui ; et ils ont enseigné des choses scripturaires.
đą En Matthieu 5, JĂ©sus a montrĂ© qu'il Ă©tait au-delĂ de l'Ă©criture, car celle-ci est passĂ©e par le filtre humain [au commencement (lors de l'inspiration) il n'en Ă©tait pas ainsi]:
C'est pourquoi il dit :
â¶ïž « Vous avez appris quâil a Ă©tĂ© dit⊠» â
« Mais moi, je vous dis⊠»
đ Ils ont appris qu'il ne fallait rien faire pendant le sabbat ; mais lui a guĂ©ri des hommes le jour du sabbat et a dit quâil est le maĂźtre du sabbat.
đ Ils ont appris quâil ne fallait pas de sacrifice humain ; mais lui-mĂȘme sâest offert en sacrifice.
đ Ils ont appris que la prostituĂ©e Ă©tait en abomination ; mais Dieu demande Ă OsĂ©e dâĂ©pouser une prostituĂ©e.
â
MA CONCLUSION
DIEU EST PLUS GRAND QUE L'ĂCRITURE. MAIS DIEU EST SA PAROLE, QUI EST ESPRIT (PNEO : inspiration) ET VIE.
đš MAIS L'INSPIRATION DOIT ĂTRE EXAMINĂE ET DISCERNĂE POUR SAVOIR SI ELLE VIENT VRAIMENT DE L'ESPRIT DE DIEU, AFIN QUâELLE NE SOIT PAS UN ENSEIGNEMENT DE DĂMONS.
đšCEPENDANT, L'ĂCRITURE EST UN CANON QUI NOUS PERMET DE NE PAS RECHERCHER DES INSPIRATIONS QUI PEUVENT NOUS DĂVIER DE LA VĂRITĂ, CAR PLUSIEURS « INSPIRATIONS » SONT DĂMONIAQUES.
AINSI :
â
L'ĂCRITURE PARLE DE DIEU, MAIS IL NOUS FAUT DE L'ILLUMINATION POUR L'ĂCOUTER, TANDIS QUE L'INSPIRATION DEMANDE UNE SENSIBILITĂ Ă L'ESPRIT.
â
L'ĂCRITURE DOIT ĂTRE EXAMINĂE EN INTERROGEANT SES DIFFĂRENTS CONTEXTES POUR BIEN LâINTERPRĂTER, TANDIS QUE L'INSPIRATION DEMANDE UNE COMMUNION VĂRITABLE AVEC LE SAINT-ESPRIT POUR ĂTRE SĂR DE SA SOURCE.
â
L'ĂCRITURE EXIGE DES ĂTUDES APPROPRIĂES POUR LâĂLUCIDER, TANDIS QUE L'INSPIRATION EXIGE L'INTIMITĂ AVEC LE SEIGNEUR, LA SANCTIFICATION ET LA MATURITĂ SPIRITUELLE NĂCESSAIRES POUR NE PAS TRANSMETTRE DES HĂRĂSIES AU NOM DU SEIGNEUR.