Carmel d'Ekali

Carmel d'Ekali Prière, Retraite, Récollection, Journée de désert, Séminaire/réunion Silence/Repos, Discernement/Accompagnement spirituel

*« Ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. Les fils sont libres de l’impôt »**Lundi 9 août 2021*Sainte Th...
09/08/2021

*« Ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. Les fils sont libres de l’impôt »*

*Lundi 9 août 2021*

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein), martyre

*Couleur liturgique : vert*

Évangile selon saint *Matthieu 17, 22-27*

En ce temps-là, comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » Et ils furent profondément attristés. Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? » Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? De leurs fils, ou des autres personnes ? » Pierre lui répondit : « Des autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres. Mais, pour ne pas scandaliser les gens, va donc jusqu’à la mer, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour moi et pour toi. »

*Prière*

Merci, Seigneur, pour ce jour nouveau, pour ce cadeau qui me permet encore de grandir, de mieux servir, de mieux aimer et ainsi de me rapprocher de toi !

*Demande*

Permets-moi de célébrer ce jour à sa juste valeur et d’en faire une occasion de plus pour que ta volonté soit faite !

*Réflexion*

*« Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. »*
Jésus et ses disciples arrivent en Galilée pour la dernière fois avant sa Passion. La tristesse au cœur, Jésus répète sa prophétie sur sa mort prochaine et sa Résurrection. Cette fois-ci, Pierre ne la renie pas avec colère ; saint Matthieu nous indique plutôt que les disciples réagissent avec une grande tristesse. Peut-être est-ce là un signe qu’ils croient et acceptent enfin la vérité de la déclaration du Christ, aussi choquante soit-elle ? Pourtant, le poids de ces paroles est encore plus lourd à porter puisque Jésus spécifie que ce n’est plus aux mains des Anciens qu’il sera livré, mais bien aux mains des hommes. Il sera livré entre nos mains à tous…

*« Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? »*
Saint Matthieu ne nous laisse pas dans la tristesse, il poursuit l’Évangile par l’anecdote des percepteurs du Temple qui nous montre combien le Seigneur est Dieu, mais aussi humain. Lorsque Pierre rentre à la maison, Jésus lui demande son avis et lui donne peu après un enseignement empreint d’une grande compassion. Pierre, profondément humain, est ancré dans sa réalité humaine d’habitant de Capharnaüm. Jésus poursuit toutefois en lui rappelant qu’il est Fils de Dieu et, qu’en tant que tel, il n’a pas à payer d’impôt à son Père. Pour ne pas choquer les gens, il propose à Pierre de pêcher un poisson duquel il retirera la pièce de quatre drachmes pour payer l’impôt. Jésus montre ainsi clairement à Pierre qu’il est là pour lui — comme pour nous — dans les petites et les grandes choses de la vie.

*Dialogue avec le Christ*

Seigneur, comment porter la responsabilité de ta mort ? Comment vivre avec une telle douleur ? Je vois dans la deuxième partie de l’Évangile un début de réponse à ces questions. Après ta révélation si troublante, tu nous fais revenir sur terre avec les précepteurs de taxes et le poisson — banquier de Pierre. Je vois dans cette anecdote beaucoup de ta tendresse et un brin de fantaisie. Tu sais que nous sommes fragiles et tu le démontres avec une telle compassion ! Tu ne nous laisses pas dans la détresse. Après tout, tu es mort, mais tu es surtout ressuscité !

*Résolution*

Je choisis de vivre en fils/fille de ressuscité, d’investir mes énergies dans la beauté de cette réalité plutôt que de me complaire dans la lourdeur de la vie quotidienne. Comme dans la prière de saint François, que « je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler ».

Lyne Champoux

*Marie-Madeleine au tombeau**Jeudi 22 juillet 2021**Sainte Marie-Madeleine**Couleur liturgique : blanc*Évangile selon sa...
22/07/2021

*Marie-Madeleine au tombeau*

*Jeudi 22 juillet 2021*

*Sainte Marie-Madeleine*

*Couleur liturgique : blanc*

Évangile selon saint *Jean 20, 1.11-18*

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

*Prière*

Seigneur, me voici pauvrement devant toi. Je sais que tu es la source de mes désirs, je veux t’adorer et te rendre grâce pour la vie que tu me donnes et que tu donnes au monde par ta Résurrection.

*Demande*

Envoie-moi ton Esprit, Seigneur, afin qu’il puisse me rendre attentive à ce que tu veux me dire aujourd’hui.

*Réflexion*

*« Femme, pourquoi pleures-tu ? »*
Dans cet Évangile de la Résurrection que nous transmet saint Jean, Marie-Madeleine s’est rendue de grand matin au tombeau pour y honorer le corps de Jésus, son ami si cher. Elle trouve la pierre roulée et le tombeau vide. Comment faire le deuil s’il n’y a plus de corps ? C’est ce désarroi qu’elle exprime en réponse à la question : « Pourquoi pleures-tu ? » Alors que pour Jean, qu’elle était allée chercher, le tombeau vide affermit immédiatement la foi : « Il vit, et il crut » (Jn 20, 8), Marie-Madeleine doit encore réaliser un chemin de conversion qui lui permettra d’aller au-delà de cette absence physique et de s’ouvrir à une présence autre.
À quoi ma foi s’attache-t-elle ? Suis-je attaché à une foi sensible ?

*« Qui cherches-tu ? »*

C’est alors que Jésus, que Marie-Madeleine ne reconnaît pas encore, lui pose cette question qui lui permet d’aller plus loin dans son désir que son désarroi et son chagrin. Au milieu des tempêtes de ma vie, des soucis, des découragements est-ce que, moi aussi, j’accepte que le Seigneur me pose cette question : « Qui cherches-tu ? » Est-ce que je cherche au bon endroit ?
Il suffit alors que le Seigneur l’appelle par son nom « Marie ! » pour que ses yeux s’ouvrent et qu’elle le reconnaisse.
Il est bon que je puisse m’ouvrir au Seigneur en cœur à cœur afin de pouvoir lui dire mon désarroi, ma peine, mes difficultés et qu’il puisse aussi alors m’appeler par mon nom, c’est-à-dire qu’il puisse me répondre au cœur. Est-ce que je prends ce temps de cœur à cœur avec lui ? Régulièrement ? Ai-je conscience que mon propre désir de le trouver ne fait que répondre au sien de m’attirer à lui ?

*« Ne me retiens pas (…) Va (…) »*

Par ces mots, le Seigneur lui révèle que, si sa mission à lui est de retourner vers le Père dans son corps glorieux, la sienne est de s’en aller vers les hommes. La résurrection ne peut être un retour à la vie d’avant. « Le tombeau est vide, ma place est là-haut, semblent dire ces mots du Christ, mais toi, un apostolat nouveau t’attend ! » Jésus permet ainsi à Marie-Madeleine d’approfondir sa foi et d’accueillir cette présence qui sera désormais différente, moins sensible, mais tout aussi réelle. Et c’est de cette expérience de foi enracinée qu’elle pourra trouver l’énergie d’aller l’annoncer. C’est ainsi que l’Église nous dit que Marie-Madeleine devient l’apôtre des apôtres.
Ai-je parfois la tentation aussi de vouloir retenir Jésus pour moi ? De vouloir me construire un Jésus à ma mesure sans accepter d’être dépassé par le mystère de la Résurrection ? De me complaire ou de vouloir rechercher des émotions spirituelles, alors que le Christ attend peut-être de moi d’épurer ma foi, d’accueillir cette présence autre et d’aller l’annoncer ?

*Dialogue avec le Christ*

Seigneur, permets-moi de prier avec ce passage du Cantique des cantiques : « J’ai trouvé celui que mon âme désire : je l’ai saisi et ne le lâcherai pas. » (Ct 3, 4) Donne-moi, Seigneur, la fidélité dans la foi.

*Résolution*

Cette semaine, je prendrai un temps de cœur à cœur avec Jésus pour raviver ma foi et mon courage de l’annoncer.

Nicole Guérin, membre de Regnum Christi

*« Voici que le semeur sortit pour semer »**Mercredi 21 juillet 2021**Saint Laurent de Brindisi, prêtre et docteur de l’...
21/07/2021

*« Voici que le semeur sortit pour semer »*

*Mercredi 21 juillet 2021*

*Saint Laurent de Brindisi, prêtre et docteur de l’Église*

*Couleur liturgique : blanc*

Évangile selon saint *Matthieu 13, 1-9*

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il m***a dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

*Prière*

Merci, mon Dieu, pour ce moment que tu me donnes de passer avec toi. Je te remercie car je n’ai pas de compte à rendre, je viens parler avec un ami. Je te remercie car, avant toute chose, tu m’aimes, indépendamment de ce que je peux faire. Merci pour ce regard d’amour inconditionnel avec lequel tu m’accueilles à chaque fois que je me tourne vers toi.

*Demande*

Seigneur Jésus, fais-moi connaître la liberté et la gratuité de ton amour pour moi.

*Réflexion*

*« Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison (…) »*
Jésus me dit : je suis un Dieu qui sort à la rencontre. Déjà, au commencement, j’aimais me promener dans le jardin en Éden pour rencontrer Adam et Ève (cf. Gn 3, 8) et je trouvais mes délices avec les fils des hommes (cf. Pr 8, 31). C’est que, à la différence des autres créatures, vous êtes créés à mon image et à ma ressemblance, vous êtes des personnes libres que je peux rencontrer, avec lesquelles je peux dialoguer. Mais vous avez perdu la confiance en moi sans vraiment me connaître, vous éloignant de moi et de votre béatitude. C’est pourquoi, ce jour-là, je suis sorti à nouveau de chez moi pour aller à votre rencontre et semer généreusement ma Parole en vos cœurs.

*« Il leur dit beaucoup de choses en paraboles. »*
Si je vous ai créés libres, ce n’est pas pour reprendre ensuite votre liberté. C’est pourquoi je vous parle en paraboles, afin que ton esprit ne soit pas limité par ta raison mais écoute aussi les raisons du cœur. La parabole te donne une piste, tu es libre ensuite de demander plus ou de repartir chez toi. Ceux qui repartent resteront avec une semence stérile, ne sachant quoi en faire. Mais ceux qui demandent plus me trouveront moi, en chacune de mes paroles, qui viens à leur rencontre.

*« Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »*
Parmi la foule qui se tenait sur le rivage, il n’y avait pas ce jour-là de personne sourde. En d’autres termes, cela ne dépend pas seulement de ta capacité d’écouter et de raisonner. J’en appelle donc à ta liberté de retourner chez toi, ou bien d’écouter ce qu’a à dire ce Dieu qui aime à te rencontrer et à te parler. Lui n’a rien à perdre, toi tu as tout à gagner, même s’il a décidé de tout perdre afin que tu regagnes plus que ce que tu avais perdu.

*Dialogue avec le Christ*

Jusqu’où t’a porté ton amour pour nous, Seigneur ? Tu ne te lasses pas de venir chaque jour à ma rencontre, avec grande délicatesse, car tu ne veux pas me forcer la main. Je ne vois en cela qu’une preuve supplémentaire de ton amour pour moi. Tu me dis ton amour par la beauté de ce monde et par toutes les créatures qui me consolent au quotidien, du chant des oiseaux au matin aux rayons du soleil couchant le soir. Mais cela ne te suffit pas, tu décides de venir toi-même me rencontrer, toujours aussi discrètement, dans le pain de ton Eucharistie. Merci, Seigneur !

*Résolution*

Prendre un moment à la fin de ce jour pour contempler la manière dont le Seigneur est venu me rencontrer tout au long de cette journée.

Frère Martin Baud, LC

Letter to the Carmelite Family for the Celebration of the Solemnity of the BlessedVirgin Mary of Mount Carmel – 2021Dear...
16/07/2021

Letter to the Carmelite Family for the Celebration of the Solemnity of the Blessed

Virgin Mary of Mount Carmel – 2021

Dear Sisters and Brothers in the Carmelite Family

It is my particular desire this year to draw your attention to the bond that Carmelites have with the land of Jesus’ birth and earthly life and the land in which the Carmelite Order and Tradition was founded. It is the land that we continue to honour in our devotion to Mary, whom we recall and honour as Our Lady of Mount Carmel, the Lady of the Place. It is that land that pilgrims and crusaders longed to visit and to protect. It is a land that today cries out for an end to hostilities and the fulfilment of a dream of peace for the many nations and peoples who are represented among its populations.

The Place Where We Were Founded
Our Marian tradition has in roots in the dedication to Mary of the first oratory built by the hermits in the midst of their cells, close to Elijah’s spring, in one of the peaceful valleys on Mt Carmel. This meant that they were acknowledging her, the Mother of their Lord, as the Lady of the Place. Both oratory and spring, on that mountain in the Holy Land, continue to remind us that our forebears chose to live in allegiance to Jesus Christ, under the loving gaze of Mary and in imitation of her and of the prophet Elijah, whose solemnity we also celebrate in July.

Our forebears were among the many medieval pilgrims who flocked to the Holy Land. Like other pilgrims, they chose to remain there, and eventually sought to form an eremitic community on the slopes of Mt Carmel. Together they lead a life of penance, that is, of ongoing conversion, that they might «live in allegiance to Jesus Christ and serve him from a pure heart and a good conscience» (Rule, 2). The notion of allegiance as conceived and lived out in the Middle Ages, meant that these hermit-brothers of Carmel would have developed a living bond with the Holy Land that was then considered to constitute the actual patrimony and kingdom of their Lord. They committed themselves to remain in this land, in their hermitage, engaged in a spiritual battle (Rule, 18-19) in the service of their Lord.

From Mount Carmel to the Rest of the World
This commitment was put heavily under pressure when, in the 1230s, the political situation in the Holy Land became more precarious and some of the hermits of Carmel, fearing persecution, wished to leave the Holy Land and return to their native countries in Europe and make foundations there. It was not a trivial issue. Felip Ribot, in his The Ten Books on the Way of Life and Great Deeds of the Carmelites, commonly known as The Institution of the First Monks, from the title of its first seven books, gives us a vivid picture of a community chapter on Mt Carmel, in which the brothers discussed whether they could «leave the Holy Land or build houses of the Order outside it». It was so important an issue that they met to discern prayerfully God’s will for them seeking light from the Holy Scriptures. As if this were not enough, the story goes that only after being «warned by Christ and the blessed virgin Mary, his mother, in a dream», did the prior give «permission to some of the brothers to leave the Holy Land and return to their own countries and build monasteries of their Order there» (Book 9, chapter 3).

Whether or not it is historically true, this account shows how medieval Carmelites conceived their relation with the Holy Land. It was not simply their cradle, which they could leave once they grew up. They were bound to remain there by vow.

Eventually the brothers began to leave the Holy Land and settle first in Cyprus and then in various parts of Europe. Finally, in 1291, the whole of the Holy Land came under Muslim rule and the original monastery on Mt Carmel, together with two other foundations in the Holy Land, in Acre and Tyre, was destroyed. Thus the Carmelites were eradicated from Mt Carmel and from the Holy Land. But by now, they had already made numerous foundations all over Europe. Wherever they went, they carried with them the memory of Mt Carmel and the Holy Land and kept hoping that one day they would return. Mt Carmel gave them their name and became their major spiritual symbol. The pilgrimage to the Holy Land undertaken by their forebears now became a parable of their spiritual journey. They held on with some nostalgia to the memory of the Holy Land by taking with them the Rite of the Holy Sepulchre. For many centuries and up to the liturgical reform promoted by the Second Vatican Council, the Rite was the Order’s living bond with the Holy Land. Another way in which they kept alive their relation with the Holy Land was the retention of a Province of the Holy Land in Cyprus, and when even the foundations on that island were lost, the title of Provincial of the Holy Land, that, even though only titular, continued for various centuries to be given to a friar who then had the right to take part in the General Chapter. Some of the early foundations of the Order, even today, include the Latin cross of Jerusalem in the Carmelite crest.

Keeping the Original Spirit Alive
What does the Holy Land represent for the Order today? It certainly reminds us of our origins. But this should be more than a mere sentimental bond with the past. Recalling the Holy Land, we are invited to keep alive the spirit that animated those men who left their countries in pilgrimage to the Holy Land and vowed to settle there, living in allegiance to Jesus Christ. These three aspects, being on pilgrimage, remaining, and living allegiance to Christ lie at the core of our vocation. They no longer have the concrete local meaning that they had for the first Carmelites. But we still see ourselves as people on a journey, people who need a stable abode, and people completely dedicated to Christ and to his service.

A Journey of Transformation in Community
Our journey is above all an interior one, “a journey of transformation.” This is the core of our vocation and mission. But there is also another aspect. As the pilgrimage of our hermit fathers to the Holy Land was transformed into the itinerancy of mendicant friars, so journeying for us today implies our walking side by side with the men and women of our times, sharing their joys and their difficulties, sharing with them Christ and the richness of our spirituality.

With the transformation of the order from hermits to mendicant friars, settling down in one place, and even more establishing themselves exclusively in the Holy Land, was no longer the case. But the idea of «remaining», of having a stable abode, persisted and is still part of our vocation. The Rule calls us to remain in our cells, «meditating day and night on the Law of the Lord and keeping vigil in prayer» (Rule, 10). The spirituality of remaining in our cell has always been an important aspect of our spirituality and it needs to be fostered.

Abiding in our cell reminds us of Jesus’ own invitation to abide in him (cf. Jn 15: 4-10). God is our true abode, whether we are in the solitude of our cell, in community, or serving the people. The idea of settling down, «remaining», having a stable abode, reminds us also of our call to community. The first Carmelite community on Mount Carmel bore the image of the early community of Jerusalem and had it is psyche the idea of being a representation of the New Jerusalem.

These aspects form the concrete way in which we, as Carmelites, are called to live our allegiance to Jesus Christ. He is and remains the foundation stone of Carmel that cannot be replaced. As we celebrate the solemnity of Our Lady of Mt Carmel and that of the Prophet Elijah, and recall our origins on Mt Carmel in the Holy Land, we are invited to commit ourselves to live in a renewed way the propositum of our founding community.

A Question of Identity
The living memory of Mount Carmel located in the Holy Land is manifested in our continued use of that name when referring to who we are. We continue to hold that mountain in our hearts and minds. This living memory reminds us that we are still a people of that mountain, even as we find ourselves caught up in the busy-ness of the city. This tension is life-giving. It calls us back again and again to our identity as contemplatives. For that reason, we see in our saints, Angelo Paoli, the father of the poor, Teresa of Avila the wandering foundress, John of the Cross, poet and spiritual companion, Edith Stein, professor and martyr, and Titus Brandsma, a man for all season, Carmelites all of whom lived with this tension, all of whom were lovers of the name Mount Carmel.
Our July celebrations take us back, as if on a spiritual pilgrimage, to Mt Carmel and the Holy Land. This year in which we have witnessed again political unrest and war in the Holy Land, as we recall the special bond that binds us to that land, our heart goes out to all the people involved in that difficult situation. We earnestly pray that a just solution be found so that all may enjoy stability and safety and live in peace. We are also saddened by the continuous exodus of Christians from the Holy Land and from the whole Middle East, due to the great difficulties in which they live. We want to support them by our prayers and in any other possible way.

Our Prayer for Peace
As we spiritually share the joy of our pilgrim fathers and of the pilgrims of every age, whether Jews, Christians, or Muslims, on arriving in the Holy Land, and sing with them: «Our feet are standing within your gates, O Jerusalem!» (Ps 122: 2), we listen attentively to the psalmist as he exhorts us: «Pray for the peace of Jerusalem» (Ps 122: 3). Let that be our special prayer intention this year as we celebrate Our Lady and St Elijah. While on the one hand we often think that it would be wonderful if the Carmelite Family and particularly the friars had a greater presence in the Holy Land, let us remember that we are there in the presence of the two communities of the Istituto di Nostra Signora del Carmelo, the Italian Carmelite Congregation founded by Beata Teresa Scrilli, and the women and men of the Discalced Tradition. Their safety and the success of their work is also a reason for us to pray.

As we renew our devotion to Mary, we honour her again as the Lady of the Place and place the people of the Holy Land under her motherly care in the confidence that the more fervently we show our desire for peace, that peace that only our God can give, then the surer we are that our prayer will be heard, and there will be peace.

A blessed and joyful Solemnity of Our Lady of Mount Carmel to all!

Fr. Míċeál O’Neill, O. Carm.
Prior General

16/07/2021

Merci de nous avoir revêtu de ton saint Scapulaire.

*« Je suis doux et humble de cœur »**Jeudi 15 juillet 2021* *Saint Bonaventure, évêque et docteur de l’Église* *Couleur ...
15/07/2021

*« Je suis doux et humble de cœur »*

*Jeudi 15 juillet 2021*

*Saint Bonaventure, évêque et docteur de l’Église*

*Couleur liturgique : blanc*

Évangile selon saint *Matthieu 11, 28-30*

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

*Prière*

Je crois en toi, mon Dieu, je crois que tu es présent ici. Je me mets en ta présence, toi qui as tout créé, qui m’as créé, qui remplis tout. Augmente ma foi en toi. J’espère en toi, mon Dieu. J’espère en ta parole, en tes promesses. J’espère en la vie éternelle, cette vie qui est le but de ma vie sur terre. Augmente mon espérance, donne-moi de vivre les yeux fixés sur toi. Je t’aime, ô mon Dieu, mais affermis mon amour si faible et inconstant. Mets en moi ton amour qui pénètre tout et consume tout.

*Demande*

Seigneur, fais que je trouve mon repos et mon bonheur en toi !

*Réflexion*

L’Évangile d’aujourd’hui est certainement l’un des plus beaux de tout l’été, et peut-être aussi l’un des plus renversants.

C’est l’Évangile du joug facile, du fardeau léger, du travail reposant… presque de la difficulté facile !
Cette réflexion
commence par un appel à ceux qui peinent, qui souffrent, qui ploient sous le poids de la vie. « Venez à moi » : comment ne pas me sentir appelé, moi qui arrive si souvent à la fin de la journée avec le corps fatigué, mais surtout avec de la déception, un fond de tristesse et de dégoût dans le cœur. Une vague amertume mêlée de résignation devant cette vie qui, après des années, a perdu le charme d’antan. On n’ose plus désirer le bonheur simple, la joie légère de vivre, la sérénité et la paix, et on se réfugie dans des plaisirs, des distractions accessibles. Et pourtant Jésus nous dit : « Venez à moi ». Précisément, cette interpellation est pour nous qui sentons parfois cette lassitude d’une vie ordinaire, agrémentée de plaisirs qui laissent presqu’aussi vides qu’avant.

*« Je vous procurerai le repos. »*
Le Christ a quelque chose à nous proposer : le repos de nos âmes. Un vrai repos, une joie pleine de paix, qui ne passe pas, et reste ancrée au fond de nous-mêmes au milieu de la souffrance et la difficulté. Comment est-ce possible ? Parce que le Seigneur est doux et humble de cœur. Cette douceur et cette humilité ne sont pas seulement des vertus à apprendre du Christ pour les mettre en pratique dans notre vie, mais ce sont surtout les traits les plus fondamentaux du Cœur de Jésus, qui rendent sa compagnie si douce et si joyeuse. Vivre à la suite de Jésus est profondément reposant, parce que c’est vivre en permanence auprès de celui qui nous aime d’une douceur ineffable, qui nous regarde et nous accepte sans prétention, sans orgueil, sans dureté, avec un amour plein de compassion et de joie. Qui ne désirerait telle compagnie et tel repos ?

*« Prenez sur vous mon joug. »*
Pourtant le Christ ajoute cette phrase mystérieuse : « Prenez sur vous mon joug. » Ne vient-il pas de nous promettre le repos ? Comment peut-il nous demander de prendre un joug, de porter un fardeau qui viendrait s’ajouter à celui – déjà amplement suffisant – de la vie de tous les jours ?
Oui, il nous propose un joug, une croix. Pour celui qui commence la vie à la suite du Christ, qui se propose de vivre comme lui, la tâche s’annonce ardue. Qui n’a pas expérimenté un certain découragement en lisant l’Évangile, et en contemplant la distance qui sépare notre pauvre vie de l’idéal évangélique ? Mais c’est précisément là que le Christ nous appelle : il nous encourage à prendre sur nous ce joug apparent, à relever ce défi, à faire le premier pas. Et à nous rendre compte avec surprise, tout au long du chemin, que ce joug est léger ; que c’est le Christ qui travaille pour nous, qui nous soutient de sa grâce, qui nous fait progresser vers la vraie vie. Lançons-nous donc avec confiance et enthousiasme à la suite du Christ, car ce qui nous semble aujourd’hui un fardeau nous apportera à la fin le vrai repos.

*Dialogue avec le Christ*

Seigneur Jésus, je viens déposer en ce jour auprès de toi mes fardeaux, les lassitudes de ma vie. Je ploie sous la difficulté, et c’est pour cela que je viens à toi. Je désire expérimenter ta douceur et ton repos. Seigneur, accueille-moi auprès de toi ; donne-moi ton joug, ton fardeau. C’est lui que je veux porter et non pas celui qui accompagne les joies du monde. Fais-moi comprendre où se trouve le vrai repos, et donne-moi le courage de faire ce premier pas, de m’abandonner à toi, de prendre ma croix. Je sais que tu me donneras alors le vrai repos, la paix et la joie que je désire tant.

*Résolution*

Ce soir, je prendrai un
moment d’intimité avec le Seigneur pour lui confier les peines de la journée et lui demander de me donner le vrai repos.

Frère Matthieu Boo d’Arc, LC

*« Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive »**Lundi 12 juillet 2021* Saint Nabor et saint Félix, martyrs *C...
12/07/2021

*« Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive »*

*Lundi 12 juillet 2021*

Saint Nabor et saint Félix, martyrs

*Couleur liturgique : vert*

Évangile selon saint *Matthieu 10, 34 à 11, 1*

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la trouvera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé.
Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ;
qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. » Lorsque Jésus eut terminé les instructions qu’il donnait à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole dans les villes du pays.

Méditation

*Prière*

Me voici devant toi, Seigneur, en ce moment de la journée que je te consacre. Je fais silence de tout ce qui peut me distraire de toi, extérieurement et intérieurement. Ces quelques minutes ne m’appartiennent plus, elles sont à toi. Que ton Esprit Saint me guide sur le chemin qui mène à toi.

*Demande*

Ouvre-mon cœur à ta Parole, Seigneur. Qu’elle pénètre au plus profond de moi et fasse lumière dans ma vie pour que ma foi soit fortifiée, que mon espoir s’affermisse et que ton amour se manifeste dans ma vie.

*Réflexion*

*Devenir disciple de Jésus sans effort ?*
Nous terminons aujourd’hui la lecture du chapitre 10 de saint Matthieu qui nous a accompagnés toute la semaine dernière. Son caractère apparemment négatif peut nous dérouter : nous sommes habitués à entendre un Évangile d’amour, de paix, et là, Jésus parle de division au sein des familles, de perdre sa vie au nom de l’Évangile, d’être envoyé comme des brebis au milieu des loups. Pourquoi Jésus n’a-t-il pas plutôt proposé de le suivre « en dix étapes faciles » ?
Nous avions déjà remarqué, lors de l’appel des douze apôtres, que l’évangéliste soulignait de Judas que c’était celui qui allait le livrer. Dès le début de la mission du Christ, la division est présente, comme elle le sera pour ses disciples. Jésus n’est pas là « pour faire du chiffre », nous enrôlant à sa suite par des paroles douces à nos oreilles. Nous avons dans l’Évangile de Matthieu une espèce de litanie de difficultés qui seront rencontrées, comme si Jésus voulait nous prévenir que prendre sa suite ne serait pas toujours facile.
La tension se vit aussi dans le décalage entre l’ampleur de la mission et la petitesse des moyens. Jésus parcourait toutes les villes de Galilée, voyait les foules qui étaient comme des brebis sans berger et nous rappelle de prier le maître de la moisson. « Cinq pains et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ? » Les disciples de Jésus seront toujours confrontés à leur incapacité à satisfaire les besoins de leurs contemporains : « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous. » (Mt 26, 11) Jésus n’a-t-il pourtant pas donné à ses disciples toute autorité sur les esprits impurs, pouvoirs de guérisons ? Ne leur a-t-il pas délégué le pouvoir d’accomplir des miracles ? Mais un peu plus t**d, au chapitre 17, ils seront mis face à leurs propres limites alors qu’ils n’ont pu expulser un démon à cause de leur manque de foi.
La tentation de vouloir résoudre les problèmes par nos propres forces avec un activisme effréné reste aujourd’hui présente. Il nous fait un rappel encore brûlant qu’hors de lui nous ne pouvons rien faire et qu’avant d’agir beaucoup, il faut prier beaucoup.

*Vivre sa foi sans heurts ?*
Celui qui a rencontré Jésus comprend qu’il ne peut vivre sa foi à moitié, ni faire de compromis. Une autre grande tension nous est annoncée : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. » Notre engagement dans la foi n’est pas toujours accepté et peut être source de conflit dans nos familles et dans nos sociétés. Aujourd’hui encore, nombreux sont nos frères chrétiens persécutés pour leur foi. Le père Hamel en a été victime.
Nous qui lisons cette méditation aujourd’hui ne sommes sans doute pas en danger de mort à cause de notre foi. Cependant, nous pouvons nous arrêter quelques instants pour nous demander quels choix nous avons à faire aujourd’hui pour suivre le Christ de manière plus authentique ? Vivons-nous unis à lui, comme le sarment à la vigne, afin de répondre aux défis que nous lance notre foi par la prière et le témoignage ? Y a-t-il des domaines de notre vie qui ne sont pas encore complètement remis à Dieu ?

*« Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »*
Jésus parle quand même de récompense ! La vie chrétienne n’est pas seulement une suite de persécutions, tribulations et douleurs. Vivre sa foi de manière cohérente n’est certes pas facile, mais quelque chose de plus grand et de plus fort que les difficultés nous attend.
Quelle est cette récompense qui nous sera donnée ? L’intimité avec le Christ dans la prière, la foi grandissante qui nous soutient, la joie et la paix intérieure, dont nous faisons l’expérience déjà ici-bas, et la vie éternelle où l’amour sera vainqueur et où il n’y aura plus de divisions. « Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! » (Mt 11, 15)

*Dialogue avec le Christ*

Seigneur, tu connais mes doutes et mes tribulations. Souvent je trouve qu’il est bien difficile de te suivre et, comme sainte Thérèse d’Avila, je m’exclame : « Il n’est pas étonnant que tu aies si peu d’amis si tu les traites si mal ! » Mais au fond de moi, je sais bien que tu me donnes davantage que tout ce que je pourrais espérer. Je prends un moment maintenant pour te remercier de tous tes bienfaits, même ceux qui arrivent au milieu des souffrances ou des persécutions. Je mets ma confiance en toi !

*Résolution*

Je pourrais faire un pas de plus dans la direction que l’Esprit Saint me montre pour vivre ma foi de manière plus authentique, par exemple demander ou donner un pardon, inviter quelqu’un à un moment de prière, faire un choix par rapport à ce que me dit ma conscience.
Amélie Perroy, consacrée de Regnum Christi

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