Sur le chemin de Damas

Sur le chemin de Damas tout sur notre spiritualité

15/06/2021

L'EXORCISME
Du grec exorkizo, « conjurer ». L'exorcisme est un rite de commandement ou d'intimidation, fait au nom de Dieu, pour chasser le diable (force mystérieuse et nuisible) de ces personnes (possédées ou diabolisées) qui sont censées être sous son influence.
Il y a des exorcismes publics, typiques du prêtre avec la permission de l'évêque. Dans l'exorcisme, à côté du mot, il y a les signes appropriés : insufflation, imposition des mains, signature ou aspersion d'eau bénite. Autrefois, les formules d'exorcismes étaient directement dirigées contre le diable ; maintenant, ils se tournent vers Dieu pour demander le don de se libérer de la domination du diable.
Le rituel d'exorcisme consiste en la répétition continue de prières et d'ordres d'expulsion. Et l'utilisation d'objets qui peuvent repousser l'esprit impur, comme les crucifix, l'eau bénite, les reliques, entre autres. L'exorcisme dans la théologie catholique trouve son fondement dans les textes évangéliques où sont racontées les libérations et les expulsions de démons que Jésus a opérées comme avec les diabolisés de Gadara (Mt 8,28 sqq.) À un jeune homme (Mc 9, 21) , mentionnant, par exemple, que pour vaincre certains démons, la pratique du jeûne et de la prière était requise (Mt. 17:19), un pouvoir que même ses disciples avaient (Lc. 10,17), et que même les premiers chrétiens utilisaient objets des apôtres comme reliques pour chasser les démons (Actes 19, 11-12) Sept cas spécifiques de possession sont relatés dans les évangiles.
Dans les premiers siècles, il n'y avait pas de formules précises pour exorciser, bien qu'il y ait eu le charisme d'expulser les démons, qui a été utilisé par les apologistes chrétiens pour montrer la divinité du christianisme, par exemple Tertullien (Apologie. 23) ou Minucio Félix (Octavio 27 ).
Le premier livre avec des formules d'exorcisme est la "Statua Ecclesiae Latinae" à la fin de l'an 500, ainsi une littérature exorciste surgit avec des livres tels que le "Malleus Maleficarum" de 1494 (J. Sprengurus) le "Flagellum Daemonum" de 1606 ( V. Polidorus) et le "Manuale Exorcistarum" (C. Brognolus) 1720.
D'après le Catéchisme de l'Église catholique n°1673 :
Lorsque l'Église demande publiquement et avec autorité, au nom de Jésus-Christ, qu'une personne ou un objet soit protégé contre les ruses du malin et retiré de sa domination, elle parle d'exorcisme. Jésus l'a pratiqué (cf. Mc 1, 25s), de lui l'Église a le pouvoir et l'office d'exorciser. (cf. Mc 3,15 ; 6 :7,13 ; 16 :17). Sous une forme simple, l'exorcisme a lieu lors de la célébration du baptême. L'exorcisme solennel ne peut être pratiqué que par un évêque ou un prêtre avec la permission de l'évêque. Dans ces cas, il faut procéder avec prudence, en observant strictement les règles établies par l'Église. L'exorcisme tente d'expulser les démons ou de libérer le sujet de la domination démoniaque grâce à l'autorité spirituelle que Jésus a confiée à son Église. (...) Tout autre est le cas des maladies, surtout psychiques, dont les soins relèvent de la science médicale. Il est donc important de s'assurer, avant de célébrer l'exorcisme, qu'il s'agit bien d'une présence du Malin et non d'une maladie. (cf. CIC can. 1172).
Principaux critères pour le discernement correct de la possession diabolique selon le nouveau rituel
Ayant été écartées d'une anomalie psychique, elles sont généralement considérées comme des signes de possession diabolique : l'aversion véhémente envers Dieu, la Vierge, les Saints, la croix et les images sacrées.
De plus, ce sont des signes de possession :
Parler des langues inconnues que le sujet n'a en aucun cas pu apprendre par lui-même.
Rendez les choses distantes ou cachées présentes.
Démontrer plus de forces que la normale.
Pour la pratique de l'exorcisme il faut :
Tout d'abord, soyez un prêtre de l'Église catholique.
L'autorisation de l'évêque du diocèse correspondant sur recommandation d'un tribunal ecclésiastique compétent en la matière, qui peut être accordée ponctuellement pour chaque cas particulier ou généralement pour une durée déterminée au prêtre qui exerce le ministère d'exorciste dans le diocèse, généralement que l'autorisation est valable pour trois ans, cette validité s'entend expirée après trois ans à compter de sa délivrance ou s'il y a un changement d'évêque dans ce diocèse, pour lequel ce permis doit être renouvelé.
bonne lecture

15/06/2021

Le mot ÉVÊQUE trouve sa racine dans le mot grec episkopos. Le préfixe epi signifie « sur »; skopeo signifie « regarder » ou « veiller sur ». Ainsi, episkopos signifie gardien, quelqu’un qui veille sur les autres. C’était un terme qui était utilisé pour les premiers dirigeants de l’Église. En latin, le mot est devenu episcopus, en vieux français evesque et en français moderne, évêque.

Tous les évêques descendent directement des Douze que Notre Seigneur a appelés à Le suivre et que l’on désigne traditionnellement sous le nom d’Apôtres.
La succession apostolique est la ligne ininterrompue d’évêques, en communion avec l’Église universelle, remontant aux Apôtres.
Par succession apostolique, on entend la succession continue de la vivante Tradition de l’Église depuis les Apôtres jusqu’à nos jours et aussi la transmission de la même foi apostolique.

Par leur ordination épiscopale, les évêques (choisis parmi les prêtres) reçoivent, comme les apôtres, la plénitude du sacrement de l’ordre.

Le peuple de Dieu est réparti en diocèses ou «Églises particulières», chacun d’eux étant dirigé par un évêque, qui est lui-même assisté par des prêtres, des diacres et des agents de pastorale.

Le pape, en tant que chef du Collège des évêques, est aussi le premier pasteur de l’Église universelle.

On appelle « insignes pontificaux » les marques extérieures et distinctives de la dignité épiscopale : habituellement l’anneau pastoral et la croix pectorale ; dans les cérémonies pontificales, ces principaux insignes sont la crosse et la mitre.

Source: CECC (Conference des Eveques Catholiques du Canada).
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Être Catholique c’est pas du jeu.

Vive l’Eglise.
Vive Jésus.

21/01/2020

De retour avec vous

11/05/2019

« Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent »


L’image du Bon Pasteur est la plus ancienne représentation de Jésus dans l’iconographie chrétienne. Au cours des premiers siècles, on la retrouve dans les catacombes, les salles de réunions, les maisons des disciples du Christ. On voit habituellement un jeune berger avec une brebis épuisée ou blessée sur ses épaules.

Pour bien comprendre cette représentation de « Jésus, bon pasteur », il faut nous débarrasser de l’idée romantique que nous avons du berger et des brebis. Le berger était un homme robuste, courageux, sans peur qui protégeait le troupeau des voleurs et des animaux sauvages. Souvent, le soir, il mettait ses brebis dans le corral avec les brebis d’autres pasteurs. Cela permettait aux bergers qui n’étaient pas de garde cette nuit-là de se reposer. Le matin suivant, la seule façon de retrouver les brebis était l’appel que faisait chaque berger. Les brebis connaissaient sa voix. Elles venaient le retrouver et allaient avec lui vers de nouveaux pâturages.

Avec le Seigneur, les brebis ont une grande liberté : «vous pourrez aller et venir... Vous trouverez du pâturage»... image de fraîcheur et de joie de vivre ! À ceux et celles qui écoutent sa voix, il indique le chemin à suivre.

Malgré toutes nos revendications d’autonomie, nous avons besoin, nous aussi, d’être guidés vers le bonheur, vers une vie pleine et entière.

En préparation à cette réflexion, je relisais l’histoire du Bismark, le fameux bateau de guerre allemand qui, pendant la deuxième guerre mondiale, semait la terreur et avait la réputation d’être indestructible. C’était le plus gros bateau de combat au monde et grâce à son arsenal imposant, les armées de Hi**er dominaient les mers. Le Bismark coula des dizaines de bateaux anglais et américains.

Malgré tout, les Britanniques réussirent à l’envoyer par le fond… et une seule torpille suffit, une torpille qui frappa le gouvernail du géant des mers et le bloqua comp

11/05/2019

QUE DIRE ? SI CE N'EST QUE C'EST À L'OEUVRE QU'ON RECONNAIT L'OUVRIER

SACERDOCE DE PERSÉCUTION, DE DANGERS, MAIS SURTOUT D'AMOUR, DE PERSEVERANCE ET DE FOI INTENSES 🙏🏿🙏🏿🙏🏿🙏🏿🙏🏿🙏🏿🙏🏿🙏🏿

Le malheur d'un prêtre

Quoi qu'il fasse, le prêtre a toujours tort:

Restaure-t-il les bâtiments paroissiaux, il gaspille l'argent ;

S'il ne fait pas, c'est un destructeur.

S'il fait des visites, il ne reste pas au presbytère ;

Reste-t-il à la cure, il ne fait pas de visites ;

Si au confessionnal il prend son temps, il est trop long ;

S'il se dépêche, il n'écoute pas les gens ;

S'il commence la messe à l'heure exacte, c'est un homme pressé ;

S'il commence la messe en re**rd, il n'est jamais à temps ;

Si à l'occasion il prolonge le sermon, c'est un bavard ;

S'il raccourcit le sermon, il est préoccupé par ses affaires ;

S'il élève la voix au cours du sermon, il est nerveux ;

S'il baisse la voix, il a peur des gens ;

S'il demande l'offrande, il aime trop l'argent ;

S'il s'organise et ne demande rien, c'est un orgueilleux ;

S'il est jeune, il n'a pas d'expérience ;

S'il est vieux, il doit prendre sa retraite ;

S'il ne fait que la pastorale, il n'est pas intelligent ;

S'il est professeur, il ne fait pas son ministère ;

S'il habite la campagne, c'est un curé de brousse ;

S'il habite la ville, il ne connaît pas la pastorale ;

S'il porte la soutane, l'habit ne fait pas le moine ;

S'il porte la veste, c'est un bourgeois vantard ;

S'il porte le chapeau, il a la nostalgie de l'époque coloniale ;

S'il ne porte pas de chapeau, on crie sur les prêtres de ces jours ;

S'il a une voiture personnelle, c'est un matérialiste ;

S'il n'en a pas, c'est un miséreux ;

S'il porte des beaux souliers, c'est un mondain ;

S'il ne porte que des babouches, c'est un négligent ;

S'il danse, il n'est pas sérieux ;

S'il ne danse pas, il est hypocrite ;

S'il est gros, c'est un gourmand ;

S'il est mince, il a beaucoup de soucis ;

S'il porte secours aux pauvres habitant

13/06/2018

À présent nous vous revenons avec des méditations et nous en excusons pour la longue absence

13/12/2016

Méditons l'Évangile d'aujourd'hui

Jour liturgique : Temps de l'Avent - 3e Semaine: Mardi
Martyrologe 13 décembre: Sainte Lucie, vierge et martyr

Texte de l'Évangile (Mt 21,28-32): Jésus disait aux chefs des prêtres et aux anciens: «Que pensez-vous de ceci? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit: ‘Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne’. Celui-ci répondit: ‘Je ne veux pas’. Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit: ‘Oui, Seigneur!’ et il n'y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père?». Ils lui répondent: «Le premier». Jésus leur dit: «Amen, je vous le déclare: les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole».
Commentaire: Abbé Llucià POU i Sabater (Granada, Espagne)

«‘Je ne veux pas’. Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla»
Aujourd'hui, nous contemplons un père qui a deux fils, il dit au premier: «Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne» (Mt 21,28). Celui-ci répondit: «‘Je ne veux pas’. Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla» (Mt 21,29). Il dit la même chose au deuxième. Celui-ci répondit: «‘Oui, Seigneur!’», mais n'y vas pas (cf. Mt 21,30). L'important ce n'est pas de dire "oui", l'important c'est de le "faire". Il y a un proverbe qui dit: «Ce qui n'est pas dans les actes n'est pas dans le monde».

Dans un autre passage, Jésus fera l'enseignement de cette parabole: «Il ne suffit pas de me dire: ‘Seigneur, Seigneur!’, pour entrer dans le Royaume des cieux; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux» (Mt 7,21). Comme disait Saint Augustin: «deux volontés existent. Ta volonté doit se façonner pour s'identifier à la volonté de Dieu, ce n'est pas à la volonté de Dieu de se déformer pour s'accommoder à la tienne». En langue catalane nous disons qu'un enfant “creu” (“croit”), quand il obéit: croire!, c'est-à-dire, nous identifions l'obéissance avec la foi, nous avons confiance en ce qu'on nous dit.

Obéissance veut dire “ob-audire”: écouter avec attention. Cela se manifeste par la prière, en ne faisant pas la sourde oreille à la voix de l'Amour. «Nous autres les hommes, nous avons tendance “à nous défendre”, à nous attacher à notre égoïsme. Dieu exige qu'en obéissant, nous exercions notre foi (...). Il arrive en effet au Seigneur de suggérer son vouloir comme à voix basse, tout au fond de la conscience: il faut alors l'écouter avec attention, pour percevoir cette voix et lui être fidèles» (Saint Josemaria Escriva). Accomplir la volonté de Dieu c'est être saint; obéir ce n'est pas uniquement être une marionnette entre les mains d'un autre, mais réfléchir à ce qu'il faut accomplir et ainsi le faire parce que “nous en avons envie”.

Notre Mère la Sainte Vierge Marie, maîtresse dans “l'obéissance dans la foi”, nous montrera le moyen d'apprendre à obéir à la volonté du Père.

12/12/2016

Méditons l'Évangile d'aujourd'hui

Jour liturgique : 3e Dimanche (A) de Temps de l'Avent
Texte de l'Évangile (Mt 11,2-11): Jean le Baptiste, dans sa prison, avait appris ce que faisait le Christ. Il lui envoya demander par ses disciples: «Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre?». Jésus leur répondit: «Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez: Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui qui ne tombera pas à cause de moi!».

Tandis que les envoyés de Jean se retiraient, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean: «Qu'êtes-vous allés voir au désert? Un roseau agité par le vent?... Alors, qu'êtes-vous donc allés voir? Un homme aux vêtements luxueux? Mais ceux qui portent de tels vêtements vivent dans les palais des rois. Qu'êtes-vous donc allés voir? Un prophète? Oui, je vous le dis, et bien plus qu'un prophète. C'est de lui qu'il est écrit: ‘Voici que j'envoie mon messager en avant de toi, pour qu'il prépare le chemin devant toi’. Amen, je vous le dis: Parmi les hommes, il n'en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui».
Commentaire: Abbé Johannes VILAR (Köln, Allemagne)

«Parmi les hommes, il n'en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste»
Aujourd'hui comme le dimanche précédent, l'Église nous présente la figure de Jean-Baptiste. Il avait de nombreux disciples et enseignait une doctrine claire et adaptée: pour les publicains, pour les soldats, pour les pharisiens et les saducéens… Tout son effort est de préparer la vie publique du Messie. D'abord, il envoya Jean et André, aujourd'hui il en envoie d'autres pour faire sa connaissance. Ils arrivent avec une question sur les lèvres: «Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre?» (Mt 11,3). Jean savait bien qui était Jesus. Lui-même en témoigne: «Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit: ‘Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit Saint’» (Jn 1,33). Jésus répond par des actes: les aveugles voient, les boiteux marchent…

Jean avait un caractère ferme dans ses moeurs et dans son maintien de la Vérité, ce qui lui dut la prison et le martyre. Même en prison, il parle efficacement avec Hérode. Jean nous enseigne à concilier fermeté de caractère et humilité: «Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales» (Jn 1,27); «il faut qu'Il grandisse et que moi je diminue» (Jn 3,30); il se réjouit de ce que Jésus Christ baptise davantage que lui, car il se considère seulement comme "ami de l'époux" (cf. Jn 3,26).

En un mot, Jean nous enseigne à prendre au sérieux notre mission sur la terre: être des chrétiens cohérents, qui se savent et agissent comme fils de Dieu. Demandons-nous: —Comment Marie et Joseph devaient-ils se préparer à la naissance de Jésus? Comment Jean a-t-il préparé les enseignements de Jésus? Comment nous préparons-nous pour le commémorer et pour la seconde venue du Seigneur à la fin des temps? Car, comme saint Cyrile de Jérusalem le disait, «nous annonçons la venue du Christ, non seulement la première, mais aussi la seconde, beaucoup plus glorieuse. Car l'une a été imprégnée de souffrances, mais l'autre apportera le diadème de la divine gloire».

12/12/2016

Méditons l'Évangile d'aujourd'hui

Jour liturgique : Temps de l'Avent - 3e Semaine: Lundi
Martyrologe 12 décembre: Sainte Jeanne Françoise de Chantal, religieuse

Texte de l'Évangile (Mt 21,23-27): Jésus était entré dans le Temple, et, pendant qu'il enseignait, les chefs des prêtres et les anciens du peuple l'abordèrent pour lui demander: «Par quelle autorité fais-tu cela, et qui t'a donné cette autorité?». Jésus leur répliqua: «A mon tour, je vais vous poser une seule question; et si vous me répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela: le baptême de Jean, d'où venait-il?, du ciel ou des hommes?» Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement: «Si nous disons: ‘Du ciel’, il va nous dire: ‘Pourquoi donc n'avez-vous pas cru à sa parole?’. Si nous disons: ‘Des hommes’, nous devons redouter la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète». Ils répondirent donc à Jésus: «Nous ne savons pas!». Il leur dit à son tour: «Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais cela».
Commentaire: Abbé Melcior QUEROL i Solà (Ribes de Freser, Girona, Espagne)

«Par quelle autorité fais-tu cela, et qui t'a donné cette autorité?»
Aujourd'hui, l'évangile nous invite à contempler deux facettes de la personnalité de Jésus: l'astuce et l'autorité. Regardons d'abord l'astuce: Jésus connaît profondément le cœur de l'homme, il connaît l'intérieur de chaque personne qui l'approche. Et quand les grands prêtres et les notables du village l'approchent pour lui demander avec malice: «Par quelle autorité fais-tu cela, et qui t'a donné cette autorité?» (Mt 21,23), Jésus, qui connaît leur fausseté, leur répond par une autre question: «le baptême de Jean, d'où venait-il?, du ciel ou des hommes?» (Mt 21,25). Ils ne savent plus comment répondre, car s'ils disent qu'il venait de Dieu ils se contrediraient eux-mêmes puisqu'ils n'ont pas cru en lui, et s'ils disent qu'il venait des hommes ils auraient été mal vus par le peuple, car le peuple tenait Jean pour un prophète. Ils sont donc dans un cul-de-sac. Jésus leur a dit la vérité, et très astucieusement, en leur posant une seule question Il dénonce leur hypocrisie. La vérité dérange toujours, elle nous fait vaciller.

Nous aussi nous sommes appelés à être astucieux comme Jésus, afin de faire chanceler le mensonge. Les fils des ténèbres utilisent si souvent l'astuce pour amasser plus d'argent, plus de pouvoir et plus de prestige; tandis que les fils de la lumière semblent avoir l'astuce et l'imagination un peu endormies. De la même façon qu'un homme du monde utilise son imagination à ses fins, les chrétiens doivent employer leurs talents au service de Dieu et de l'Évangile. Par exemple: quand nous sommes face à quelqu'un qui dit du mal de l'Église (chose qui arrive très souvent), répondons-nous aux critiques négatives avec astuce? Ou encore, dans notre milieu de travail, avec un collègue qui ne vit que pour lui, et n'en a rien à faire des autres, est-ce que nous lui rendons un bien pour un mal avec astuce? Si nous l'aimons, comme Jésus, notre présence lui sera “gênante”.

Jésus exerçait son autorité grâce à sa connaissance approfondie des personnes et des situations. Nous aussi, nous sommes appelés à exercer cette autorité. C'est un don qui nous vient du ciel. Plus nous nous entraînerons à mettre les choses à leur place —c'est-à-dire les petites choses de tous les jours— mieux nous saurons orienter les personnes et les situations, grâce aux inspirations de l'Esprit Saint.

11/07/2016

Méditons l'Évangile d'aujourd'huiJour liturgique : Temps ordinaire - 15e Semaine: LundiMartyrologe 11 juillet: Benoit, Patron d'EuropeTexte de l'Évangile (Mt 10,34--11,1): «Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre: je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer l'homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère:on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.»Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi; celui qui ne prend passa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. Qui veut garder sa vie pour soi laperdra; qui perdra sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m'accueille;et qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète; qui accueille un homme juste en sa qualité d'homme juste recevra une récompense d'homme juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis: il ne perdra pas sa récompense».Jésus acheva ainsi de donner ses instructions aux douze disciples, puis il partit de là pour enseigner et prêcher dans les villes du pays.Commentaire: Abbé Valentí ALONSO i Roig (Barcelona, Espagne)«Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi»Aujourd'hui, Jésus nous offre un cocktail explosif de recommandations, c'est comme un buffet à la mode où il y a des petits plats à déguster. Il s'agit de conseilsprofonds et difficiles à avaler, destinés à ses disciples et qui sont le centre du processus de leur formation et préparation à leur mission (cf. Mt 11,1). Afin de bien les déguster nous devons les contempler un par un.Jésus commence par leur révéler les bienfaits de l'enseignement. Au-delà des séquelles positives, évidentes dans l'attitude du Seigneur, l'Évangile évoque également les contretemps et effets secondaires de la prédication «on aura pour ennemis les gens de sa propre maison» (Mt 10,36). C'est cela le paradoxe de vivre la foi: le risque de nous confronter, même à nos proches, quand nous ne comprenons pas qui est Jésus, le Seigneur, et nous ne le percevons pas comme le Maître de l'union.Ensuite, Jésus nous demande de le placer au plus haut niveau sur l'échelle de l'amour: «Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi…» (Mt 10,37), «celui quiaime son fils ou sa fille plus que moi» (Mt 10,37). Ainsi, Il propose de nous laisser accompagner par Lui en tant que présence de Dieu, car «qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé» (Mt 10,40). La conséquence de vivre accompagné par le Seigneur, quand on l'accueille chez soi, est de j***r de la récompense des prophètes et des justes, car nous avons accueilli chez nous un prophète et un juste.Le Maître finit ses recommandations en donnant beaucoup de valeur aux petits gestes d'aide et de soutien que nous devons avoir envers ceux qui vivent en Sa compagnie: ses disciples, c'est à dire, nous les chrétiens «et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple» (Mt 10,42). De ce conseil naît une responsabilité: celle du respect d'autrui,nous devons prendre conscience que celui qui vit dans le Seigneur, qui que ce soit, doit être considéré comme si c'était Jésus Lui-même. Saint Jean Chrysostome nous dit: «Si l'amour était parsemé partout, cela donnerait une foule de biens».

05/07/2016

Méditons l'Évangile d'aujourd'huiJour liturgique : Temps ordinaire - 14e Semaine: MardiTexte de l'Évangile (Mt 9,32-38): On présenta à Jésus un possédé qui était muet. Lorsque le démon eut été expulsé, le muet se mit à parler. La foule fut dans l'admiration, et elle disait: «Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël!». Mais les pharisiens disaient: «C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons».Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaientfatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples: «La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson».Commentaire: Abbé Joan SOLÀ i Triadú (Girona, Espagne)«Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson» Aujourd'hui, l'Évangile nous parle de la guérison d'un possédé qui provoque des réactions différentes chez les Pharisiens et dans la foule. Alors que les Pharisiens, devant l'évidence indéniable de ce prodige, ils l'attribuent à des pouvoirs maléfiques —«C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons» (Mt 9,34)—, la foule fut dans l'admiration: «Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël!» (Mt 9,33).En commentant ce passage de l'Évangile, Saint Jean Chrysostome, nous dit: «Ce qui vraiment gênait les Pharisiens c'était de considérer Jésus supérieur à tous, et non pas seulement a ceux qui existaient à l'époque, mais à tous ceux qui avaient existé auparavant».Or, Jésus ne se préoccupe guère de l'animadversion des Pharisiens, car Il continuefidèle à sa mission. Mieux encore, devant l'évidence que les guides d'Israël, au lieu de soigner et faire pâturer leur troupeau ne font que contribuer à l'égarer, à la vue des foules Jésus en eu pitié, car ces gens étaient las et prostrés comme des brebis qui n'ont pas de berger.Que les foules souhaitent et remercient un bon guide a été vérifié par les visites pastorales du Pape Jean Paul II à tant de pays du monde. Que de foules s'entassaient autour de lui! Et comment elles écoutaient ses paroles, surtout les jeunes! Et cela, malgré que le Pape n'affaiblissait pas l'Évangile, mais il le prêchait avec toutes ses exigences.Nous tous, «si nous étions conséquents avec notre foi, —nous dit saint Josemarie Escrivá— en regardant autour de nous, en contemplant le spectacle de l'histoire et du monde, nous ressentirions en notre cœur ces sentiments de Jésus», ce qui nous mènerait à une généreuse tâche apostolique.Mais il est évident la disproportion existante entre les foules qui espèrent la prédication de la Bonne Nouvelle du Royaume et la manque d'ouvriers. La solutionnous est donnée par Jésus à la fin de l'Évangile: «Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson» (Mt 9,38).

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