16/07/2026
✡️ Les 16 et 17 juillet 1942, plus de 13 000 Juifs de la région parisienne — hommes, femmes et enfants — étaient arrêtés à leur domicile, en pleine nuit et au petit matin, lors de ce qui reste comme l’une des pages les plus sombres de l’histoire de France : la rafle du Vélodrome d’Hiver.
Cette opération, connue sous le nom de code « Vent printanier », a été planifiée par les autorités allemandes d’occupation mais exécutée par la police française elle-même, sur ordre du gouvernement de Vichy. Près de 9 000 policiers et gendarmes français ont participé aux arrestations, munis de listes établies à partir du recensement des Juifs imposé dès 1940. Environ 4 000 enfants figuraient parmi les victimes.
Une partie des personnes arrêtées — près de 8 000, principalement des familles avec enfants — fut conduite au Vélodrome d’Hiver, dans le 15e arrondissement de Paris, un stade cycliste couvert transformé en lieu de détention de fortune. Elles y furent parquées durant plusieurs jours, dans des conditions inhumaines : sans nourriture suffisante, sans eau potable, sans installations sanitaires, sous une chaleur étouffante et une lumière crue en permanence allumée, avec l’interdiction de sortir. D’autres familles, sans enfants, furent envoyées directement au camp de Drancy.
Depuis le Vel’ d’Hiv, les victimes furent transférées vers les camps d’internement du Loiret — Pithiviers et Beaune-la-Rolande — avant d’être déportées vers le camp d’Auschwitz-Birkenau, où la quasi-totalité d’entre elles furent assassinées. Très peu survécurent. Cette rafle constitue la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France durant la Seconde Guerre mondiale.
Qualita