Les Missionnaires de Jésus-Christ

Les Missionnaires de Jésus-Christ Évangélisations, Enseignements, Témoignages, Prières

INTRIGUES (ÉPISODE 19)Demain, j'avais des malades à opérer. A peine ai-je fait quelques mètres que je fais une rencontre...
22/05/2026

INTRIGUES (ÉPISODE 19)

Demain, j'avais des malades à opérer. A peine ai-je fait quelques mètres que je fais une rencontre totalement inattendue. Je fus très surpris.

Nous nous regardons étrangement et je décide de l'aborder.

- Bonjour Mademoiselle. Il me semble que je vous ai déjà rencontré.

- Moi aussi, j'ai l'impression de vous avoir déjà vu.

- Je ne sais pas si c'est une erreur, mais je vous ai vu dans un autre pays, précisément au Cameroun.

- C'est bien possible, j'y étais il y a peu de temps pour rendre visite à mon père qui vit là-bas.

- Je ne me suis pas trompé alors. Moi, c'est Ephrem.

- Ravie de faire votre connaissance Ephrem, je m'appelle Cathie.

Nous nous sommes serrés la main. Une douce chaleur a envahi tout mon corps. Je n’arrivais pas à détacher mon regard du sien. Je ne la trouvais pas si extraordinaire, mais j’étais comme envoûté. Ces sensations étranges m’ont déstabilisé. Je l’interroge:

- Où alliez-vous ?

- Chez une amie qui travaille dans cet hôtel.

- Ok, c’est l'hôtel où je loge, est-ce qu'après avoir fini avec votre amie, vous pourriez venir me voir pour que nous échangions ?

Elle sourit et répond:

- Je préfère que nous discutions dans le hall de l'hôtel.

- Ok, je vous y attendrai.

Je retourne à l'hôtel et prend place dans le hall pour attendre Cathie. Je suis réellement content de la croiser à nouveau sur mon chemin. La première fois où je l'ai vu, c'était au Cameroun le jour où Victor me faisait des révélations. Elle m'avait plu mais je ne l'avais pas abordé. A quoi bon? Je n'étais que de passage. Maintenant que je l'ai revu, je vais essayer de maintenir un contact avec elle, on ne sait jamais.

J'aurais vivement souhaité l'avoir comme compagne mais malheureusement, on ne peut juger une personne par son apparence. Et ce n'est pas que l'aspect physique qui fait le mariage. Il y a aussi d'autres critères tels que le caractère. La beauté de la femme attire l'homme mais c'est son caractère qui le fait rester.

Après environ une trentaine de minutes, Cathie me rejoint dans le hall de l'hôtel. Elle s'assoit et nous commençons à discuter. Cathie m'apprit qu'elle est une Sage-femme et elle travaille depuis une année à l'hôpital où j'allais opérer des malades le lendemain. Je lui fais savoir que je suis médecin et que mon séjour allait se dérouler à l'hôpital central où elle travaille.

Elle s'extasie:

- Ah! C'est vous le docteur Ephrem NOUFI! Vous avez une grande réputation et tout l'hôpital ne parle que de vous.

Elle était pleine d'admiration. Bon point, me suis-je dit.

Elle me donne son numéro de téléphone. Moi, je n'en ai pas à utiliser. Je n'avais que dix jours à faire. Elle me promet de m'apporter une carte sim du pays que je pourrai insérer dans mon téléphone pour effectuer et recevoir des appels.

Après que Cathie soit partie, je pensai longtemps à elle. Quelle coïncidence que je la retrouve ici. De plus, elle est dans le corps médical. Cathie me plaît. Mais elle vit dans ce pays, loin du Luxembourg. Si elle acceptait la proposition que je lui ferai certainement avant de partir, ce serait alors un amour à distance. Je n'aurai pas le temps de bien la connaitre, préalable important à toute union.

Comment résoudre cette équation ? Bref, je verrai bien.

Je repars dans ma suite d'hôtel et je prends mon ordinateur. Je me connecte à internet et je consulte mes courriels. Ils sont pour la plupart professionnels. Mais j'en découvre un, provenant de D**o et qui me faisait comprendre que mon père était introuvable. Il me faisait la proposition de faire un communiqué à la radio et à la télévision. Je ne pense pas que cela soit une bonne idée. Après tout, c’est le beau-père du Président et le peuple s’étonnerait de ce qu’il soit recherché; nous n’allons pas exposer les secrets familiaux; ne dit-on pas que le linge sale se lave en famille ? Je me dis qu’il est peut-être mort ; de toute manière, je m’en foutais mais il m’aurait bien plu de voir la tête de la femme de mon père qui se rendra compte que nous avons tout découvert; elle tremblerait comme une feuille morte, pensant que nous avons des preuves pour la dénoncer.

Qu’à cela ne tienne ! Si on les retrouve, tant mieux ! Autrement, la vie continue, je n’ai pas besoin de cet héritage pour vivre; d’ailleurs est-ce qu’il y a encore héritage ? Les deux compagnies que géraient mon père et sa femme ont été également vendus.

Si cela se trouve, ils sont morts où ils ont quitté le pays. L’idée me vient de demander à Paterson d’impliquer la police dans les recherches mais je réfute rapidement cette idée; en effet, de bouche à oreille, la nouvelle se répandra et il vaut à tout prix préserver la réputation du couple présidentiel.

On se connaît dans le pays ! Rapidement, apparaîtra en gros titre dans les journaux « Le père de la première dame est recherché ».

Que voulez-vous ? Il faut bien que les journalistes vivent aussi ! Les adversaires politiques iraient fouiller dans le passé de Josiane et utiliseraient la moindre information pour nuire à la réputation du Chef de l’Etat. C’est ainsi que cela se passe; il vaut donc mieux ne pas réveiller le chat qui dort.

Je réponds à D**o d’oublier cette idée de médias et de continuer dans la mesure du possible les recherches sous-marines.

Pour l’heure, j’ai hâte d’être à demain afin de revoir la belle Cathie. Je ressens vraiment le béguin pour cette jeune femme. Je crois que j’ai le coup de foudre: l'amour dès le premier regard.

Cette rencontre soudaine et violente jette le trouble en nous et nous ensorcelle.
Le coup de foudre est un choc violent qui provoque un mélange de bonheur et de souffrance interne.

D’un côté, on nage en pleine euphorie, de l’autre on est troublé, voire angoissé par sa violence. Le corps est dans tous ses états. Et si nous étions prédestinés à nous rencontrer ? Cette âme sœur comblera t-elle mes désirs? Je n’en sais rien, mais je sais une chose: elle a définitivement effacé Gloria de ma tête.

L'amour a toutes sortes de chemins pour nous tomber dessus aux moments les plus improbables. Il n’y a que le coup de foudre qui frappe sans crier gare. Je prie juste pour que Cathie ne soit pas déjà fiancée.

C’est avec une grande joie que je la revois le lendemain et mon cœur a chaviré rien qu’en lui serrant la main: je crois que je suis conquis et amoureux.

Pendant le reste de mon séjour, j’opérais les malades et les surveillait en journée; mes soirées, je les passais avec Cathie qui me faisait découvrir la ville sauf les jours où elle est de garde à l’hôpital; je n’ai toujours pas le courage de lui avouer mes sentiments car j’avais peur d’un éventuel refus.

Un soir, je m’en ouvris à Josiane au téléphone.

- Ephrem, tu me déçois ! ne sais-tu pas que tu n’es plus le petit Ephrem mais un grand médecin international ? Vas-y, dis-lui, elle n’attend que cela; crois-moi, une femme ne perd pas ses soirées avec un homme pour rien; tu dois certainement lui plaire aussi.

Oui, parfois, quelle que soit notre force, nous avons besoin que l’on nous booste, que l’on nous pousse à agir. Après la discussion avec Josiane, je choisis de passer à l’attaque en l’invitant au restaurant; il restait deux jours avant mon départ mais pour elle, je prolongerai volontiers mon séjour.

Contrairement, à ce que je pensais, il y avait plus de peur que de mal; je n’eus même pas besoin de parler, tout est arrivé naturellement lorsque j’ai créé les conditions nécessaires pour une soirée romantique.

Avant mon départ, nous avons longuement discuté, Cathie et moi de cette idylle naissante et nous avons conclu que dans mes multiples périples, je trouverai chaque fois une occasion pour lui rendre visite.

Dès mon retour à Luxembourg, je prends les dispositions pour lui trouver une bourse de perfectionnement au Luxembourg car je la voulais près de moi, pour mieux la sentir et la découvrir ; mais pour l’instant, il va falloir que je patiente jusqu’au début de sa formation dans quatre mois.

Tout se déroulait normalement jusqu’au jour où l’on me dit que je dois aller opérer d’urgence deux malades dans mon propre pays; là, je ne me fis pas prier car chaque occasion pour retrouver Tante Emilienne, Josiane, D**o et Paterson est une véritable joie. Je sauvais les malades dans d’autres pays; il faut que mon pays d’origine aussi bénéficie de mes compétences.

Je demandai à Cathie de prendre des congés afin de me rejoindre dans mon pays; je voulais que Tante Emilienne, Josiane et D**o fassent sa connaissance et me donnent leurs avis.

Parlant de D**o, je l’ai appelé hier sans succès mais il ne m’a pas rappelé comme d’habitude. De toute façon, je le verrai demain puisque je rentre. Mon billet vient d’ailleurs de m’être envoyé par le comptable de l’hôpital. J’avais hâte car Cathie, ma merveille, me retrouverait sur place. Je tâcherai d’opérer les malades dès mon arrivée puis je lui consacrerai le reste de mon temps. Ah Cathie ! Comme tu m’enchantes ! Pourvu que tu sois différente de Gloria!

J’atterris au pays et dès le lendemain, je me rendis à l’hôpital avant même de voir Joisiane et D**o; j’ai vu tante Emilienne car c’est chez elle que je loge. Je rencontre le directeur de l’hôpital pour un bref entretien.

- Nous avons un problème d’équipement docteur NOUFI; les deux malades sont dans un état critique mais avec le matériel dont nous disposons, vous ne pourrez opérer les deux aujourd’hui; l’autre devra attendre demain que le matériel soit à nouveau prêt et pendant ce temps, sa vie est en danger, il pourrait trépasser; vous devez donc choisir qui opérer en premier, amenuisant les chances du second.

Je suis franchement déçu ; un hôpital doit normalement être bien équipé et avoir plusieurs matériels à disposition ; il faut que j’aide les hôpitaux dans ce pays en leur faisant bénéficier de dons de ma seconde patrie. Faire de tels choix s’avère difficile, mais notre métier de médecin nous impose parfois des choses terribles.

Je demande à ce que l’on m’apporte les dossiers des deux patients pour qu’après examen, je décide qui opérer en premier, tout en priant que l’autre ne perde pas la vie, le temps que les matériels nécessaires soient à nouveau prêts. Mais tel qu’on m’avait exposé les cas au téléphone, aucun des deux malades ne pourrait attendre longtemps.

Je prends les dossiers et je me rends en même temps dans la salle où les deux malades sont installés pour ne pas perdre du temps; ainsi j’étudierai les dossiers tout en les ayant devant moi.

Je rentre dans la salle et je n’en crois pas mes yeux.

👉A SUIVRE

INTRIGUES (ÉPISODE 18)- Mais je ferai les enquêtes, Ephrem pour connaître où habite maintenant ton père, ne t’inquiète p...
18/05/2026

INTRIGUES (ÉPISODE 18)

- Mais je ferai les enquêtes, Ephrem pour connaître où habite maintenant ton père, ne t’inquiète pas. Tu sais, Gloria a parlé de toi ; elle dit qu’elle t’aime tellement; elle m’a demandé si tu es marié et où tu vis ; ce que tu es devenu ?

- 😂😃😄🤣 J'éclate de rire. Je ris et je ris encore.

- Mais pourquoi tu ris? Qu'y a t-il de drôle?

- C'est ce que tu viens de me dire qui est drôle. Je ne suis pas bête. Gloria a sûrement appris que je suis devenu un médecin réputé et elle veut revenir. Elle se trompe. Elle m'aime tellement mais elle n'a pas pu m'expliquer que Christophe lui faisait non seulement la cour mais aussi du chantage. Je suis désolé, quelqu’un qui aime ne se comporte pas ainsi.

- Tu étais en prison. Elle ne voulait pas te faire de la peine Ephrem. Elle ne voulait pas en rajouter à ta douleur;

- D**o, ne défends pas l'indéfendable. Elle aurait au moins pu en parler à ma soeur. Pourquoi a-t-elle demandé l'aide de Christophe et non de tante Emilienne?

D**o, n'insiste pas, le naïf Ephrem est mort en prison. Celui qui en est sorti et qui est devant toi n'est plus un idiot.

Tu me vois prendre les restes de Christophe ? Sans être prétentieux, je pense que je mérite mieux.

- Elle regrette sincèrement cette erreur.

- Que lui as-tu répondu ?

- Je lui ai dit que malheureusement je ne peux lui donner aucune information te concernant pour l'instant. Je ne voulais pas le faire sans ton accord. Elle a tellement parlé de toi que j'ai eu pitié. Elle veut que tu reviennes si c'est encore possible.

- Que je revienne? Est-ce moi qui suis parti ? La dernière fois que je l'ai vu, nous n'avons même pas terminé notre conversation en prison. Qu'elle ne compte pas sur moi pour être avec elle. Je ne peux plus l'aimer.

- En es-tu sûr Ephrem ?

- Sûr et certain.

- Et pourquoi jusque-là, tu es encore célibataire ?

- Parce que je prends mon temps pour ne plus faire de la place à une deuxième Gloria dans ma vie. Je suis prudent.

- Ephrem, oublie le passé et essaie de lui pardonner.

- D**o, un jour, j'ai dit à Gloria que je lui donne mon coeur car j'en étais tellement amoureux. Elle m'a juré qu'avec moi, elle veut rester. Je lui faisais confiance aveuglément. Je lui ai laissé mon coeur sans me réserver. Elle était mon étoile. J'étais prêt à tout pour elle. Mais au moment où j'ai eu besoin de son soutien, elle m'a lâché. Et tu veux que je me remette avec une telle femme ?

Dans mon succès, je ne ferai aucune place à celui qui m'a rejeté dans l'échec. Elle a brisé mon coeur. Que chacun passe son chemin.

- Je suggère quand même que tu parles avec elle et que tu lui exprimes ta déception.

- Pour l'instant, je ne le souhaite pas.

- Ephrem, elle est pleine de remords.

- Remords ? Elle ne peut pas allumer un feu dans sa chambre et se plaindre de la chaleur.

- C'est peut être celle que Dieu t'a réservée.

- Je ne pense pas. Dieu me donnera mieux qu'elle.Tante Emilienne avait les moyens de l'aider mais elle est allée vers Christophe.

- Elle n'a peut être pas eu l'idée. Tu sais qu'elle venait à peine de connaître ta tante revenue fraîchement de l'Europe. Elle ne savait sûrement pas qu'elle pouvait l'aider.

- Pourquoi tu la défends autant ?

- Parce que c'est une fille naïve qui s'est laissée avoir. Tu sais elle m'a dit quelque chose qui m'a ému: elle s'est arrangée exprès pour ne jamais tomber enceinte de Christophe. Elle n'est pas stérile.

- Bonne nouvelle. Qu'elle refasse donc sa vie avec qui elle veut mais de grâce, qu'elle reste bien loin de moi. T'en fais pas, je pourrai lui pardonner mais lui donner une seconde chance, jamais je ne pourrai. Bref, changeons de sujet. Je compte sur toi pour me retrouver mon père.

- Fais-moi confiance.

Je repars à Luxembourg et je continue mon train-train habituel et je suis souvent entre deux avions. Je venais à peine de rentrer d'une longue journée à l'hôpital.

Comme je n'ai ni femme et enfants pour égayer ma soirée, je prends un bain et je m'allonge sur mon lit. Avant de dormir, je consulte mes messages de la journée: vingt-trois appels en absence provenant de Josiane. Je panique et sans attendre je lance l'appel vers son numéro.

- Allô, enfin Ephrem. Je cherche à te joindre depuis le matin.

- Il y a un problème ?

- Pas du tout. J'étais si contente de t'annoncer que Paterson est élu Président. Il faut que tu sois à l'investiture. Ta soeur est première dame;

- C'est la plus belle nouvelle de l'année. J'y serai sans faute.

Trois semaines plus t**d, comme promis à Josiane, je rentre au pays pour l'investiture de Paterson. Il y a des choses qu'il faut vivre pour le croire.

Ma soeur Josiane, première dame de ce pays où la femme de mon père est citoyenne! Dieu n'est pas que grand; il est immense; dans mes rêves les plus fous, je n'aurais jamais prédit un tel avenir pour ma soeur;

L'installation d'un nouveau Président de la République se fait dans le cadre d'une cérémonie solennelle d'investiture.

Le Président élu entre au Palais présidentiel par la cour d'honneur, passe devant un détachement de la garde républicaine. Il a un entretien avec son prédécesseur, le cas échéant, puis il reçoit des mains du grand chancelier de la Légion d'Honneur les insignes de grand'croix de la Légion d'Honneur. La cérémonie d'investiture proprement dite a ensuite lieu dans la salle des Fêtes;

C'est une cérémonie, belle, prestigieuse et émouvante; j'étais fier de voir ma soeur élégamment vêtue, se lever et marchant majestueusement, pour féliciter le Président Paterson DOSSO; Je comprends alors que tant que l'on vit, tout peut arriver et que les mauvaises choses qui nous arrivent nous mènent sur le chemin d'une meilleure suite;

Quand je pense que mon père et sa femme sont sûrement entrain de voir Josiane à la télévision, je me dis que tout moment difficile doit être enduré avec patience car la patience conduit à la victoire; après avoir obligé la première dame à laver ses dessous puantes, la femme de mon père peut-elle oser l'approcher maintenant?

Je résolus que nous devons penser à demain quand nous maltraitons les autres où quand nous voulons leur nuire;

Tante Emilienne et moi sommes revenus tout fatigués par cette belle journée de l'investiture; je fus surpris de voir sur la terrasse une personne qui m'attendait; elle est encore plus jolie que dans mes souvenirs: vous l'aurez déjà deviné, c'est bel et bien Gloria.

Dès qu'elle me voit arriver, elle se lève et s'avance vers tante Emilienne et moi;

- Bonsoir Ephrem; cela fait si longtemps! bonsoir tante Emilienne.

Tante Emilienne répond froidement à sa salutation et rentre à l'intérieur du bâtiment;

- Bonsoir Gloria, comment vas-tu?

- Je me porte bien comme tu peux le constater; du moins physiquement;

- Allons sur la terrasse, nous pourrions mieux discuter;

Je la laisse un moment sur la terrasse pour aller me rafraîchir le visage dans la salle de bain;

- Gloria, maintenant je suis à toi; comment sais-tu que je suis au pays? C'est D**o, n'est-ce pas?

- Non, j'ai quitté la France spécialement pour te rencontrer parce que j'ai imaginé que tu viendrais à l'investiture du mari de ta soeur; et je pense que j'ai vu juste car c'était l'occasion idéale pour enfin te rencontrer;

- Je comprends, alors, que puis-je pour toi?

- Ephrem, je suis venue te demander de me pardonner pour la grave erreur que j'ai commise; je n'avais pas d'autre choix pour sauver ma mère;

Gloria commence à pleurer à chaudes larmes; je suis pris de compassion pour elle et j'essaie de la consoler; je la prends dans mes bras et elle se laisse faire; je ne sais pas comment cela s'est passé, mais nous nous sommes retrouvés à nous embrasser; sans mentir, je me délecte de ce ba**er; je sens son délicieux parfum de femme qui me fait monter la chaleur; j'avais les yeux fermés pour mieux apprécier ce moment; soudain, comme un éclair, le souvenir du passé refait surface comme pour me dire "Attention"; cette vision me rend fort instantanément et je me dégage de cette étreinte;

Gloria m'interroge:
- Pourquoi tu arrêtes Ephrem?

- Parce que je ne veux pas que tu te fasses des illusions Gloria; je n'ai pas d'espoir à te donner; tu as choisi quitter ma vie, tu peux continuer ton chemin;

- Je t'en prie Ephrem; tu sais bien que nous nous aimons; donnons-nous une seconde chance;

- Impossible Gloria; je ne peux pas; mon coeur refuse;

- Trouve une place dans ton coeur pour me pardonner;

- C'est déjà fait; tu es pardonnée et nous pouvons rester des amis; mais oublie l'amour.

Alors Gloria éclata à nouveau en sanglots; voir une femme pleurer me fend le coeur mais je ne changerai pas pour autant ma décision; je ne veux plus d'elle; je lui propose de la ramener là où elle loge; pendant tout le trajet, elle ne cessait de me demander de revoir ma décision et de penser à notre amour; avant de nous séparer, elle voulut m'embrasser encore une fois, mais je résistai à ses tentatives; elle demanda mon contact téléphonique mais je refusai de la lui donner; une énième fois, elle me demanda de bien réfléchir à propos de nous; je le lui promis et je démarrai; deux jours plus t**d, je retournai au Luxembourg.

Cela fait deux mois que D**o recherche mon père sans succès. Je me demande s'il n'est pas mort. J'y pense alors que je suis dans un avion qui m'emmène vers un nouveau pays afin de sauver la vie d'un malade .

Je crois que c'est la mission que Dieu m'a confié sur terre est de sauver les vies. Je suis heureux chaque fois qu'un sourire se dessine sur un visage qui avait perdu l'espoir. Je réfléchis toujours à la discussion avec Gloria. Je ne sais même plus si ce que j'éprouve pour elle est de la pitié, de l'amitié, de l'amour ? Je sais juste que je ne la déteste plus. Je sais aussi que j'ai bien aimé me retrouver en contact avec elle. Mais dans le même temps, je n'ai plus confiance en elle.

Une relation pourrait-elle prospérer sans la confiance en l'autre ? J'ai bien fait de ne pas lui donner mon numéro de téléphone.

L'avion vient d'atterrir. Après les formalités, je fus conduit à l'hôtel. Je me repose un moment et je sors de ma chambre pour une petite promenade autour de l'hôtel, histoire de découvrir la ville et m'aérer l'esprit.

Demain, j'avais des malades à opérer. A peine ai-je fait quelques mètres que je fais une rencontre totalement inattendue. Je fus très surpris.

👉À SUIVRE...

INTRIGUES (ÉPISODE 17)Le jour choisi, Josiane et moi nous nous dirigeons vers la maison de mon père. Cela faisait des an...
13/05/2026

INTRIGUES (ÉPISODE 17)

Le jour choisi, Josiane et moi nous nous dirigeons vers la maison de mon père. Cela faisait des années que nous n'y avons pas mis pied.

Avant notre départ, Tante Emilienne nous donna encore de nouvelles recommandations:

- Avant que vous ne partiez, je voudrais ajouter une dernière chose. Si malgré tout, votre père refuse de vous céder vos droits sur l'héritage de votre mère, ne lui dites rien et retournez-vous. Vous avez de toute façon tout ce dont vous avez besoin. Vous ne manquez de rien. Quand ils vont mourir, on verra s'ils partiront avec les biens.

- Merci tante. Ce que je fais est difficile et c'est pour toi que je le fais. Autrement, eux aussi goûteront à la prison et ils verront ce que c'est.

- C'est ton père après tout, Ephrem. N'attire pas sur toi d'inutiles malédictions. L'essentiel est que sa femme et lui ne soient pas parvenus à leurs fins. Et n'oublie pas qu'il est sous influence mystique. Personne ne peut maudire ce que Dieu a béni. Laissez-entrer en action la justice divine et vous verrez vos ennemis se confondre.

Pendant le trajet, je demande à Josiane à quand remontait la dernière fois où elle avait vu notre père.

- Depuis le jour où je voulais lui présenter Paterson et il m’a chassé; cela fait neuf ans maintenant; quand il a appris plus t**d que j’avais épousé le fils du Président, il a commencé à me téléphoner et je n’ai pas décroché; peu de temps après, j’avais changé mon numéro de téléphone.

- J’espère qu’il est encore en vie; sinon, je n’aurai aucune pitié pour sa femme ; si je ne veux pas les dénoncer, c’est à cause de lui car sa femme n’est pas notre mère.

- Calme-toi Ephrem; en définitive, nous avons réussi et eux ils ont échoué; c’est une grande punition.

- Même si je n’ai rien à faire de cet héritage, jamais je ne le laisserai à Christophe en j***r allègrement avec Gloria.

- Au fait, ce n’est pas de la faute de Gloria si elle t’a abandonné;

- Comment peux-tu parler ainsi Josiane ? Elle pouvait bien me parler de sa mère malade et des difficultés financières qu’ils avaient pour la soigner;

- Qu’est-ce que tu aurais pu faire ? Rien ! Tu n’avais pas d’argent et tu étais en prison;

- Par loyauté, elle aurait dû m’en parler;

- Tu étais en prison, elle n’a peut-être pas voulu te faire de la peine ;

- Josiane, depuis quand défends-tu Gloria ?

- Tu nous a bien raconté comment tu as failli mal juger D**o ; alors, je ne veux pas faire de jugement hâtif sans l’avoir écouter ;

- Tu as raison ; mais Gloria n’est plus mon problème, elle est mariée et il y a bien longtemps que j’ai cessé de l’aimer. Depuis que j’ai appris la vérité, je lui ai pardonné.

- Il faut que tu penses à te marier mon frère.

- Arrête de me mettre la pression Josiane.

Ma sœur éclate de rire suite à mes propos. Nous sommes bientôt arrivés, nous n’avons pas vu le temps passer à cause du bavardage. Le chauffeur de Josiane nous dépose devant la maison de notre père, là où nous avions grandi; en même temps, je me rappelle toutes nos souffrances ainsi que les mauvais traitements auxquels nous avions eu droit dans cette maison ; nous sommes partis de cette maison en n’ayant rien et en n’étant rien mais nous y revenons avec un nom et bien nanti. Je me souviens encore quand mon père me traitait de délinquant ayant déshonoré son nom.

Je constate que la maison vient d’être rénovée ; je me dis intérieurement que notre héritage a été bien fructifiée.

Josiane et moi descendons et je sonnai. Une jeune dame, environ la quarantaine vient nous ouvrir.

- Bonjour Madame

- Bonjour, qui cherchez-vous ?

- Je veux voir mon père, répondis-je.

La dame me toise avant de répondre.

- Votre père ? Mon mari ? Vous n’avez pas son numéro pour l’appeler ?

- Non, malheureusement.

La dame me fusille encore du regard et jette un coup d’œil sur Josiane qui était derrière moi. Elle sursaute puis nous adresse à nouveau la parole.

- On dirait que je vous connais Madame ;

- Moi, pas, répliqua Josiane, déjà énervée par l’attitude de la dame.

Elle réfléchit un moment puis s’écrie:

- Voilà, vous êtes souvent aux côtés du candidat Paterson DOSSO lors de sa campagne présidentielle ; je pense même avoir lu dans un journal que vous étiez sa femme.

Josiane lui répondit que c’était effectif. Alors la dame changea de ton: on aurait cru une autre personne.

- Ah bonjour Madame Dosso ; enchanté ; ravie de faire votre connaissance ; vous savez, j’ai voté pour votre mari.

- Merci ;

- Puis-je avoir votre contact, Madame Dosso?

- Malheureusement non, est-ce que nous pouvons voir notre père à présent ?

- C’est qui votre père ? Mon mari ne m’a pas dit qu’il a des enfants dehors.

Josiane et moi ne comprenions rien.

- Madame, qui êtes-vous ?

- Je suis Madame AGLA ;

- En fait, nous sommes surpris parce que cette maison est celle de notre père ;

- C’est qui votre père ? Quel est son nom ?

- Isidore NOUFI ;

- Ah, je vois ! c’est lui qui nous a vendu la maison ;

- Vendu ? Donc il n’habite plus ici ?

- Non,

- Connaissez-vous où ils habitent ?

- Non, depuis que nous avons acheté la maison, il y a deux ans, nous ne sommes plus en contact avec lui.

- Ok, merci bien.

- Au revoir ; Madame, vous ne voulez toujours pas me donner vos contacts ? J’ai voté pour votre mari au premier tour, je peux lui faire campagne s’il parvenait à être au second tour ; je suis issue d’une grande famille, je peux les convaincre tous de voter pour Monsieur Dosso.

Une fois dans la voiture, Josiane et moi ne pouvons nous empêcher de rire mais en même temps de nous indigner face à l’ondoyance de l’être humain ; cette dame nous lorgnait au début ; il a fallu qu’elle se rende compte que Josiane n’était pas n’importe qui pour qu’elle change automatiquement de ton. Cette manière de minimiser l’autre m’étonnera toujours.

Pourquoi l’être humain pense que celui qui n’a rien ou qui n’est rien, n’a pas droit au respect ? Le manque de considération pour autrui est une attitude à bannir. C'est très important de manifester la considération pour son prochain car nous sommes tous des créatures de Dieu. Celui que nous méprisons aujourd’hui peut être notre sauveur demain.

Après un court moment de silence, Josiane s’exprima:

- Ephrem, pourquoi papa a-t-il vendu cette maison qui lui tenait tant à cœur ?

- C’est peut-être les conseils de son démon de femme ; ou probablement, ils en ont construit une plus grande.

- Comment allons-nous les retrouver maintenant ?

- Je ne sais pas; l’essentiel pour moi était de vous porter les informations; j’ai des patients qui m’attendent au Luxembourg et la semaine prochaine, je pars à Strasbourg pour des interventions chirurgicales; je ne peux donc attendre, je dois partir.

- Tout comme tu as eu toutes ces informations par Victor par hasard, je suis persuadé qu’un jour, de façon inattendue, nous saurons où mon père et sa femme se trouvent.

- En espérant qu’il soit toujours de ce monde ; en tout cas, il y a deux ans il vivait encore puisqu’il a vendu la maison depuis deux ans.

De retour chez tante Emilienne, nous lui avons fait comprendre que notre père avait vendu la maison.

- Mais pourquoi donc, demande Tante Emilienne.

- Il avait sûrement de bonnes raisons, répondis-je ; je vais partir après-demain ma tante.

- J’espère qu’à ta prochaine venue, tu seras accompagné.

Décidément ! Ma chère tante ne voulait pas me coller la paix avec cette histoire de mariage. Je décide d’aller voir D**o avant de partir. Je dus me rendre à son bureau et je lui expliquai que nous n’avons pas pu rencontrer notre père.

- Tu te souviens, il a quelques années, je t’avais dit que Gloria est venue me voir pour avoir tes contacts ?

- Oui, D**o ;

- Elle m’avait comme je te l’avais dit laissé son contact mais depuis toutes ces années, je ne sais pas si elle l’aurait changé ; je me dis qu’elle pourrait connaître où ton père habite, vu que la femme de ton père est sa belle-mère.

- Ok, essaie voir ;

- J’ai noté le numéro dans un agenda; de retour à la maison, je vais essayer.

- S’il te plaît, prends juste les renseignements, ne lui fais pas savoir que je suis là; d’ailleurs, je rentre après-demain.

- On dirait que tu lui en veux toujours;

- Plus comme avant, maintenant que j’ai compris ses raisons ; mais je ne veux plus la revoir.

Le lendemain, tôt le matin, D**o passa me voir chez tante Emilienne avant d’aller au travail pour me rendre compte de son entretien téléphonique avec Gloria.

- Ephrem, par bonheur le numéro a fonctionné et j’ai pu parler avec Gloria.

- Tant mieux, elle t’a renseigné ?

- Non, elle ne sait pas où ils habitent.

- Quoi ! Gloria ne connaît pas où ses beaux-parents habitent ? Mais c’est possible, si elle n’est pas rentrée depuis deux ans, elle ne peut pas savoir.

- Gloria m’avait donné le numéro sur lequel je pouvais la joindre au pays et celui qu’elle utilisait en France; c’est celui d’ici qui a marché.

- Elle est donc ici ?

- Oui, selon ce qu’elle m’a dit; elle est là pour encore deux semaines ;

- Elle est au pays et elle n’a pas rendu visite à ses beaux-parents ?

- Elle m’a fait comprendre qu’elle et Christophe sont divorcés;

- De mieux en mieux; elle t’a dit pourquoi?

- Christophe l’aurait répudié parce qu’elle n’accouchait pas. Il a été soutenu par sa mère; depuis le divorce, elle n’a plus aucune nouvelle d’eux.

- On n’a pas avancé alors;

- Mais je ferai les enquêtes Ephrem pour connaître où habite maintenant ton père, ne t’inquiète pas. Tu sais, Gloria a parlé de toi; elle dit qu’elle t’aime tellement; elle m’a demandé si tu es marié et où tu vis; ce que tu es devenu ?

👉A SUIVRE ...

Adresse

Rue P3
Yopougon
225

Téléphone

+2250709093777

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Les Missionnaires de Jésus-Christ publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager