LA SIPIRITUALITE DES SAINTES PLAIES est axée sur la Personne du Rédempteur, donc christocentrique. Le mystère de la Rédemption s’éclaircit en méditant sur la Passion-Mort-Résurrection de Jésus. Nous rappelons souvent les Plaies douloureuses, mais aussi les Plaies victorieuses, glorieuses et lumineuses. Comme la spiritualité ignacienne est basée sur les écrits et la personne de Saint Ignace de Loyo
la, comme la spiritualité franciscaine trouve sa source dans les écrits et la personne de Saint François d’Assise, la spiritualité des Saintes Plaies se nourrit avant tout :
1. des récits bibliques de la Rédemption et de la Passion-Mort-Résurrection de Jésus,
2. du dogme fondamental de notre foi (Jésus-Rédempteur qui nous a sauvés par sa Croix),
3. de la longue et riche tradition de l’Église qui en témoigne,
4. du sensus fidei (la compréhension intuitive de la foi du peuple). La spiritualité des Saintes Plaies ne consiste pas seulement en quelques pratiques pieuses (chapelet, neuvaine, litanie…), mais inclut le monde, porte le monde, intercède pour le monde, pousse à un engagement concret dans le salut du monde. Jésus demande expressément de prier pour la conversion des pécheurs, pour les âmes du purgatoire, pour les mourants, pour l’Église, pour les besoins de l’humanité… Nous déposons (pour l’effacer) le péché du monde dans les Plaies sanctifiantes et purificatrices de Jésus. Nous les offrons au Père pour la guérison et la Rédemption de l’humanité entière. C’est une spiritualité adaptée et donnée sur mesure à notre époque. Cette spiritualité s’avère même très utile, nécessaire, pour vivre notre foi dans ce quotidien si difficile, technocratisé et aride, en ce troisième millénaire. Alors que l’esprit du monde nous envahit (consommation, plaisir, superficialité, mondanité…), les Saintes Plaies nous invitent à mieux comprendre le prix et la source de notre Rédemption. Cette spiritualité nous rappelle constamment le grand amour du Père si riche en Miséricorde ( Eph 2, 4 ) qui nous a tellement aimés jusqu’à accepter d’offrir en sacrifice son Fils unique, pour nous ( Jn 3, 16; 17, 23; I Jn 4, 9 ). Le pape Innocent VI a écrit : « Qu’y a-t-il de plus saint que ces Plaies ? C’est d’elles qu’est sorti notre salut. »